Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Chômage record chez les médecins en Grèce
Repris du « Zeitung vum Letzebuerger Vollek », quotidien communiste luxembourgeois, daté du 3 avril 2018. Traduction ML pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ». 
La crise économique et financière capitaliste et les mesures d’austérité du gouvernement de Syriza en Grèce ont aussi lourdement touché les médecins. Dans l’agglomération d’Athènes, 28% des médecins seraient au chômage ou employés à temps partiel, d’après ce qu’a déclaré le président de l’Association des médecins de la capitale grecque, Giorgos Patoulis, lors d’une conférence de presse, lundi 2 avril. Le taux de chômage en Grèce atteint, selon les chiffres officiels, 21,1%, mais plus de 27%, selon les estimations des syndicats, ce qui en fait le plus élevé de l’UE.
Dans ce contexte, depuis le début de l’année, 281 médecins ont fait leurs démarches pour émigrer. Les principaux pays de destination sont la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne a indiqué le président de l’Association des médecins athéniens. En moyenne, ces dernières cinq années, rien que de l’agglomération d’Athènes, ce serait 1500 médecins qui auraient quitté le pays. Les associations de médecin estiment le nombre de médecins grecs à avoir émigré depuis 2007 entre 12000 et 18000.
A cause de la crise, très peu de médecins et de personnels hospitaliers ont été embauchés ces six dernières années. Autour de 6000 postes de médecins ne seraient pas pourvu à l’heure actuelle selon l’association nationale des médecins. Et pourtant, en particulier dans les zones rurales, la pénurie d’offre de soin est sévère.
General Electric – Alstom – turbines: NON à la liquidation! Nationalisation!
PCF Saint-Martin-d’Hères, 25 janvier 2018. Février, mars: le scandale d’Etat éclate de plus en plus dans les travaux de la commission d’enquête parlementaire.
En amplifiant la lutte, mettons en échec la liquidation de Général Electric-Hydro, ex Alstom-Neyrpic ! Le mot d’ordre de nationalisation a tout son sens !
Les communistes saluent la mobilisation des salariés de Alstom/GE-Hydro Grenoble. Elle a permis une première victoire : le rejet du plan social patronal de GE-Hydro Grenoble par les inspecteurs du travail. Mettons à profit ce délais pour amplifier la lutte et la solidarité pour le maintien de cette activité hydraulique à Grenoble. La conception et la construction de turbines hydroélectriques sur ce site unique ne doivent pas être détruites et les emplois doivent être maintenus. Avec les licenciements programmés, c’est l’avenir du site tout entier qui est attaqué.
GE-Hydro (ex-Alstom-Neyrpic) : c’est maintenant qu’il faut mettre en échec la liquidation de l’usine de Grenoble par General Electric, avec la complicité des gouvernements français. Exigeons la nationalisation de ce secteur cru-cial : les turbines pour les barrages hydroélectriques !
En 2014, avec l’accord de l’Etat, représenté par Macron, alors ministre de l’économie, Alstom a cédé à la multinationale General Electric ses activités électriques, notamment la production des turbines pour les centrales et les barrages.
Cette opération est un scandale, un sabotage industriel, une aberration environnementale, un massacre social. A peine aux commandes, le groupe américain veut dépecer l’usine grenobloise, fleuron technologique au service des équipements publics en France et des plus grands projets inter-nationaux en matière d’hydroélectricité. A Saint-Martin-d’Hères, nous connaissons bien cette technologie de pointe. L’entreprise d’origine, Neyrpic, y était implantée pendant des dizaines d’années.
L’usine de Grenoble, grâce à un savoir-faire irremplaçable est à l’origine de 25% des installations hydrauliques mondiales, dont la plus grande centrale électrique du monde : le barrage des Trois gorges en Chine. La notoriété de Alstom/GE-Hydro tient à la capacité du site à apporter toutes les garanties nécessaires en termes de sécurité d’utilisation, de fiabilité et de rendement. Sur ce site les fonctions d’ingénierie travaillent avec la chaîne de production, il s’agit d’une richesse à protéger.
Il n’est pas dans la stratégie des profits mondiaux de GE de conserver cette industrie, en France en particulier. GE préfère délocaliser ou délaisser cette activité, après en avoir récupéré d’autres, plus lucratives, avec le cadeau Alstom du gouvernement Valls-Macron. GE a décidé de supprimer 345 emplois sur 800 immédiatement à Grenoble (et des centaines dans la sous-traitance induite). En conséquence l’usine ne pourra plus fonctionner et toute l’activité est condamnée.
Le scandale ne vient pas seulement du fait que GE ait été conseillé par la banque d’affaires Rothschild, qui rémunérait Macron quelques années auparavant. Une enquête parlementaire est en cours. GE avait aussi promis, en échange du bradage d’Alstom-Hydro, de créer 1000 emplois en France d’ici 2018 : en commençant pas en casser 345 en Isère !?
La cession d’Alstom-Hydro devait servir à consolider Alstom-Ferroviaire. Voilà que le gouvernement Macron-Philippe organise l’abandon d’Alstom à la multinationale allemande Siemens, prélude au démantèlement des usines françaises, des TGV, des TER etc
Dans une situation aussi scandaleuse, les forces existent pour sauvegarder l’usine de Grenoble et la filière française des turbines électriques. Le roi Macron est nu. L’Etat ne peut se dégager. Les salariés de GE et Alstom, les populations, les usagers d’EDF, des transports etc représentent une grande force de mobilisation. La bataille est à lier à celle contre la privatisation des barrages d’EDF, au nom de l’UE, à la casse du service public de l’énergie. Voir notre pétition.
La lutte des ouvriers et employés de GE-Alstom-Neyrpic commence à faire du bruit. Le plan des 345 suppressions d’emploi par les patrons a été suspendu par l’inspection du travail en janvier. C’est l’opportunité de renforcer la mobilisation.
Communistes de Saint-Martin-d’Hères, nous nous engageons à fond dans cette lutte. Nous ne manquons d’appeler les personnalités politiques, dont, en priorité, le maire de Grenoble et les élus de la Métropole à être conséquents avec leurs dis-cours en faveur de l’écologie, de la production « propre » d’électricité, de l’emploi en Isère et dans le pays.
Pour nous communistes, l’Etat est directement responsable. La solution passe par l’annulation immédiate du plan de suppressions d’emploi et le maintien du niveau de production de l’usine. Elle passe par une politique de consolidation de la filière et la formation professionnelle d’ouvriers qualifiés. Elle passe par la nationalisation démocratique, sous contrôle populaire, sans cadeau aux patrons liquidateurs de la conception et production Grenobloise et d’ailleurs.
Cette lutte peut et doit rejoindre la mobilisation des autres branches d’Alstom, en premier lieu le ferroviaire. Les conditions de construction d’un rapport de force national pour GE-Alstom-Neyrpic existent. Pour la défense de tous ces emplois un seul mot d’ordre nationalisation des productions indispensables à la satisfaction de nos besoins d’Alstom ferroviaire et énergie/GE-Hydro-Grenoble.
Voir en ligne : Contre la privatisation des concessions hydrauliques et les suppressions d’emplois ! Pour le monopole public de l’énergie ! Signez la pétition !
P.-S.
Sur la pérennité du site de Grenoble les salariés en lutte ne se trompent pas. « Ce qui fait notre force, c’est qu’on maîtrise chaque étape de la chaîne de production, on est capable de livrer un produit unique clé en main. C’est ça qu’ils sont en train de briser en nous enlevant des maillons pour les faire partir à l’étranger ».
Monopole, établissement public, statut contre concurrence, sociétés anonymes et casse sociale : PETITION POUR L’AVENIR DU SERVICE PUBLIC NATIONALISE SNCF :
A la disposition des organisations et militants du PCF, et de tous les autres, « vivelepcf – cahiers communistes », 2 avril 2018
PETITION POUR L’AVENIR DU SERVICE PUBLIC NATIONALISE SNCF :
Je dis NON à l’application en France des règlements et directives de l’UE de marchandisation du rail, NON à la suppression du monopole historique de la SNCF sur les trains de voyageurs (art. 2141-1 du code des transports) et à la livraison de cette activité à la concurrence et au privé.
Je dis NON à l’éclatement de la SNCF et à sa transformation en sociétés anonymes par actions, rendant possible sa privatisation.
En conséquence, j’exige qu’E. Macron et E. Philippe retirent leur projet de loi et d’ordonnances visant la SNCF.
Je demande le retour au monopole public SNCF sur les trains de marchandises, activité sinistrée depuis la mise en concurrence. Je demande l’intégration de toutes les activités ferroviaires dans un établissement public SNCF unique, avec le renforcement du statut des personnels correspondant aux conditions de ce service public.
Ce sont des conditions nécessaires pour une politique de transports répondant aux besoins – grandes et petites lignes, horaires, arrêts, gares – de l’économie, des populations, des territoires, dans l’égalité, la sûreté, la maîtrise de la pollution, la transparence des investissements, des coûts et tarifs, avec un contrôle démocratique par les usagers et salariés : les principes du service public nationalisé conquis en 1936 et en 1945.
NOM, Prénom:
Qualité, entreprise:
Adresse postale, code, ville:
Adresse électronique:
Pour signer par internet: renvoyez à cahierscommunistes@orange.fr
PCF questionnaire : de l’enfumage pour tromper encore les communistes (section PCF de Lavaur – Tarn)
La section de Lavaur du PCF réunie le 20/11/2017 a adopté la motion suivante :
Le questionnaire : de l’enfumage pour tromper encore les communistes
On apprend que notre direction, appâtée par quelques « produits de marketing électoral alléchants » nous a donnés en pâture à la multinationale « Yankee » du « marchandising électoral populiste » (au plus mauvais sens du terme), NationBuilder ! Nous voici membre d’une clientèle « de choix » aux côtés de Trump, Juppé, Fillon et Mélenchon… Et voici nos données*, et peut-être même les réponses au questionnaire, exploitées par un spécialiste du fichage et du profilage d’électeurs.
Ce n’est pas un questionnaire d’un PCF ayant pour objectif de rompre avec le capitalisme (c’est un fourre-tout à la fois de questions creuses, parfois aux tournures compliquées, révélant une direction aux abois) mais évitant les questions de rupture avec le capitalisme.
Au regard de la dernière période électorale, qui s’est terminée par un résultat catastrophique (1,25% des inscrits) alors que toute l’activité est centrée sur les élections depuis des années, la direction aurait dû faire un compte-rendu d’activité et proposer une analyse critique de ses orientations, notamment de la stratégie dite du « Front de Gauche » et des stratégies faisant du PCF « la pouponnière permanente de ses propres prédateurs ».
La direction nationale est d’autant plus mise en cause que l’orientation front de gauche n’a jamais été mise en débat en congrès. Elle se défausse de ses responsabilités avec le questionnaire et cherche à donner l’illusion de consulter les communistes pour continuer les transformations du Parti. P. Laurent ne dit jamais clairement de quelles transformations il s’agit. Cette métamorphose dure depuis R. Hue et on a découvert au fur et à mesure de l’effacement du PCF de quoi il s’agissait.
Faut-il continuer dans la dissolution du PCF dans un conglomérat réformiste ou mener une politique indépendante reposant sur une analyse de classe ?
Le rôle du PCF est-il d’accompagner le capitalisme ou de rompre avec lui ?
Depuis de nombreuses années, la direction a fait le premier choix sans le dire explicitement pour tromper les adhérents.
Les fondamentaux du PCF ont changé : le PCF ne propose plus la nationalisation des banques et de nombreux autres secteurs (industrie, transport, eau etc). Cette question n’a jamais été mise en débat lors d’un congrès.
Proposer de subvertir la BCE pour qu’elle joue un rôle pour construire une Europe sociale, pour la faire avaler aux communistes, comme si l’union européenne capitaliste pouvait devenir celle des peuples, le soutien à la politique d’austérité de Tsipras contre celle du KKE, baisser le coût du capital comme si le profit était acceptable, n’ont jamais été débattues mais sont l’expression d’une orientation qui devient réformiste.
Une fois de plus, avec le questionnaire, on cherche à enfumer les adhérents en tentant de leur faire croire qu’ils ont un pouvoir.
*Dans une opération « consultative » de ce type, le répondant n’a bien sûr que l’illusion du pouvoir : il est rendu complice d’un procédé qui le dépossède de sa souveraineté au seul profit du commanditaire.


