37ème congrès du PCF – Texte alter – AXES DE LUTTE IMMEDIATE

Situation du PCF – contribution de la section de Thur-Doller (Haut-Rhin)

Camarades. Le Haut-Rhin vous salue bien. Penser l’émancipation et la reconstruction du communisme suppose de ne pas se borner à une approche régionale, mais internationale. Pour affronter la stratégie de globalisation capitaliste, il nous faut regarder ce qui se passe dans les autres pays et ne pas sombrer dans un populiste démagogique. La croissance ne peut plus s’envisager comme une condition de sortie de crise, car la surexploitation des ressources arrive à son terme. L’élection de Macron est la suite logique de l’écroulement du socialisme  laissant au capitalisme un boulevard pour mener à bien toutes les réformes souhaités par ce capitalisme débridé. Des tendances fascisantes recommencent à pointer leur nez. La notion de société divisée en classes bourgeoises et ouvrières semble simpliste et dépassée. Pourtant la lutte des classes que nous avons effacées de notre vocabulaire à mon grand regret, et toujours d’actualité Nous acceptons le terme de dictature du capitalisme, mais nous rejetons le terme de dictature prolétarienne. Il nous faut faire un effort d’explication afin de redonner aux mots tout leur sens. Et là est tout le problème. On cautionne, au nom de notre soutien aux mouvements sociaux, la marchandisation, alors que nous devrions nous battre contre celle-ci en repensant une production rationnelle en envisageant un nouvel modèle de vie et de sociabilité.

Au nom d’un rassemblement social-démocrate nous avons signé la mort de notre parti. Alors Que Faire ?

Nous avons plusieurs défis à relever et la section à laquelle j’ai l’honneur d’appartenir me donne mandat pour aborder 3 sujets.

  • En premier, remettre à l’ordre du jour la doctrine communiste. Pour ce faire, nous devons remettre de la démocratie au sein de notre parti. La structure actuelle du CN n’est plus représentative de la pensée de nombreux camarades. La preuve en est : Le pourcentage à mes yeux calamiteux des réponses au questionnaire. Ne payer qu’une cotisation sans avoir un droit de regard sur les orientations du CN est mortifère pour notre parti, car une grande partie des forces vives restent à la maison. Chaque département doit avoir au moins un représentant, celui-ci étant à même de transmettre les idées et les critiques des camarades.
  • En second lieu réfléchir à comment remédier à l’appauvrissement de l’échange social et à l’individualisme négatif. Les dernières élections montrent que le fossé se creuse entre les tenants d’un libéralisme échevelé et les tenants d’une démocratie participative et délibérative. Notre parti doit faire une analyse très critique de notre stratégie depuis de trop nombreuses années.
  • Troisièmement, nous sommes pour garder un Parti Communiste qui ne se noie pas dans des accords électoraux. Nous voulons même si la restructuration est lente être à même de défendre nos croyances et garder notre identité. Nous souhaitons rester un Parti qui impulse une ligne politique et qui ne se cantonne pas uniquement dans les luttes syndicales.

Pour finir : être communiste c’est admettre que tous les êtres humains ont une valeur égale quelle que soit leur origine, c’est savoir profiter de l’héritage des luttes, et s’est savoir adapter des nouvelles formes de luttes en tenant compte des nouveaux rapports de force.

PCF 2017: Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

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PCF 2017 : la quasi-disparition électorale suit l’abandon de la raison d’être révolutionnaire du Parti.

Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

Nous refusons la poursuite du processus de liquidation du PCF, dont le résultat catastrophique aux élections législatives, après l’effacement complet aux présidentielles, est le reflet. Nous demandons la démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national. Ils doivent assumer leurs responsabilités. C’est le préalable à l’organisation du nécessaire congrès extraordinaire, dans des conditions réellement démocratiques. Ce texte porte  un appel interne dans ce sens.

Dans la perspective de ce congrès, responsables d’organisations locales du PCF, militants, nous décidons de constituer le groupement national « Reconstruire le PCF », considérant la nécessité de dépasser les expressions ponctuelles. Notre base politique est la motion du 37ème congrès « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous trouverez ci-dessous notre analyse de la situation du PCF, au lendemain des élections nationales.

 

ELECTIONS 2017 : UN RESULTAT DESASTREUX POUR LE PCF. PAS DE DENI POSSIBLE !    

Au 1er tour des élections législatives, les candidats rattachés au PCF ont obtenu 613.000 voix, soit 2,72% des suffrages exprimés et 1,29% des électeurs inscrits. Ce nombre comprend les voix des candidats également soutenus par FI, le PS ou EELV dès le 1er tour.

En 2012, les candidats PCF, pourtant moins nombreux, avaient totalisé 1.359.000 voix, soit 5,24% (sur les 6,91% du « Front de gauche »).

En voix, le résultat de 2017 est le plus mauvais de toute l’histoire du PCF à une élection nationale. En 15 ans, le PCF subit un 3ème décrochage après les 3,37% de Hue en 2002, le 1,91% de Buffet en 2007 (707.000 voix) : en 2017, effacement total aux présidentielles et descente historique aux législatives.

Dans une grande partie du pays, notre parti est désormais complètement marginalisé électoralement, malgré les efforts des militants, souvent déroutés par la stratégie nationale, pour limiter les dégâts. Seules les positions d’élus ont atténué le recul sur la base des notabilités locales.

La catastrophe électorale est incontestable.

Nous sommes sidérés par le décalage entre le choc vécu par les militants (et de nombreux sympathisants) et les communiqués de la direction nationale se félicitant de l’élection de 11 députés, adhérents au PCF et de la constitution d’un groupe technique avec 4 députés « divers » d’outre-mer. Ceci peut tout juste représenter une mince consolation, même si ces élus locaux perdent en moyenne aussi 40% du vote communiste de 2012. Mais un élu, Stéphane Peu, était candidat de FI (ayant signé la « charte » de fidélité à Mélenchon). Une autre, Marie-George Buffet, est une ralliée de la première heure à Mélenchon. 5 autres élus avaient vu leur candidature également retenue par FI au 1er tour : maigre résultat d’un an de tractations de sommet.

Pour la direction du PCF, depuis un an – en témoignent les réunions du Conseil national -, l’objectif prioritaire, coûte que coûte, était de conserver des postes de députés permettant d’assurer l’avenir de l’appareil et de préparer les prochaines élections locales. Un parti avec des élus, même sans influence politique plutôt qu’un Parti communiste influent avec quelques élus ! Priorité à la présence dans les institutions, à tout prix, plutôt qu’aux luttes : la « Mutation » initiée sous Robert Hue arrive à son terme. La voie est ouverte vers la transformation en Parti radical de gauche bis, avec un plus grand patrimoine historique à brader !

Pour un parti révolutionnaire, dans le cadre de la démocratie bourgeoise, un mauvais résultat électoral peut être dû à la répression, ou au succès d’une offensive idéologique de l’adversaire de classe. Au législatives de 1993, nous avions bien résisté, avec 9,3%, malgré la chute du Mur, la fin de l’URSS et alors que le PS s’effondrait déjà. En 2017, le PCF s’effondre en même temps que le PS. Sous les coups « d’En Marche », de la « France Insoumise »,  de l’indifférence ? La direction du PCF ne peut pas se dérober à ses lourdes responsabilités, le déni de réalité.

LE RESULTAT DE 18 MOIS DE LAMENTABLE RECHERCHE DE COMBINAISONS POLITICIENNES

Depuis le début 2016, les préoccupations et l’expression publique de la direction se concentrent sur les schémas politiciens de recomposition politique de la gauche, en vue prioritairement d’accords électoraux. Tout à tour ont été courtisés Hulot, invité la veille du 37ème congrès, Duflot à la table d’honneur du congrès, Taubira et Montebourg à la Fête de l’Huma, les frondeurs etc. Début 2016, Pierre Laurent s’est déjà engagé lamentablement, sans aucune consultation même du Conseil national, dans les primaires proposées par Cohn-Bendit !

La préparation de la présidentielle a été scandaleuse vis-à-vis des communistes. Le congrès bâclé de juin 2016, les résolutions du CN de l’automne n’ont servi qu’à temporiser, à distraire les camarades avec une candidature virtuelle, rétractable. Les yeux braqués sur les sondages, la direction a changé de cheval fin novembre, ravalé les critiques enfin émises sur le populisme de Mélenchon (que nous avions faites, quant à nous, depuis le début du Front de gauche).

Seul, à nouveau, par voie de presse, le matin du Conseil national, la veille de la Conférence nationale du 3 décembre 2016, Pierre Laurent s’engage et engage le Parti dans l’alignement sur Mélenchon.

Dans les mois suivants, très pénibles pour les camarades, la direction a voulu se faire entremetteur entre Mélenchon et le PS, puis Hamon. Quand l’idéologie dominante a renversé les sondages en février et coulé Hamon, la direction du PCF s’est montrée le soutien le plus zélé et soumis à Mélenchon, malgré le mépris, l’anticommunisme et même les injures du personnage. La préoccupation obsessionnelle, vitale, c’était les tractations pour les législatives dans la vingtaine de circonscriptions où nos positions électives, héritées de l’histoire, laissaient espérer l’élection d’un député.

Sur les contenus, pendant les campagnes, la direction a choisi d’avoir une expression autonome minimale, confidentielle. La brochure « La France en commun », par son intitulé même, se rangeait derrière « l’Avenir en commun » de Mélenchon. Elle n’était visiblement destinée qu’à donner le change aux communistes et aux plus proches sympathisants.

Dans de telles conditions, Mélenchon et la FI, en bons disciples de Mitterrand, ont pu sans mal arracher encore quelques unes des plumes restantes à la volaille communiste.

Les orientations de la direction dans les quelques semaines de campagne pour les législatives, tournées vers la situation des quelques « bonnes » circonscription, ont été désastreuses nationalement. La médiocrité du matériel de base proposé aux centaines de candidats envoyés au casse-pipe le reflète.

Un débat dans le parti, sur le 2nd tour de la présidentielle, était nécessaire et important pour discuter des options – toutes recevables – pour réduire, maintenant et à l’avenir, le danger de l’extrême-droite. Mais il est inacceptable que Pierre Laurent ait court-circuité ce débat, une nouvelle fois depuis les studios de la télévision, le soir du 1er tour. Après la victoire éclatante de Macron, mettre en avant que le PCF a été le plus prompt et efficace (contrairement à Mélenchon) à faire voter pour le banquier-président était absurde. Valoriser l’action des députés PCF sortants a eu un impact très limité nationalement. Le travail de fourmi de leurs collaborateurs et leur représentation dans leur circonscription ne pouvaient pas être perçus largement. En revanche, le soutien au Parlement à l’Union sacrée, à l’état d’urgence, après les attentats de 2015, à la politique d’austérité de Tsipras, l’étonnante passivité devant la réforme ferroviaire ont laissé des traces. Valoriser l’action des élus locaux avait également peu de sens nationalement. Les élus sont souvent parvenus à atténuer, chez eux, le recul aux législatives. Mais nationalement, les collusions avec le PS, dans les grandes collectivités (pensons aux images désastreuses des régionales de 2016 aux côtés du PS Bartolone) ont pesé négativement.

Mais surtout, l’axe consistant à revendiquer le bon résultat de Mélenchon à la présidentielle, jusqu’à utiliser son image comme identifiant, contre sa volonté, a été totalement contre-productif, sauf, peut-être dans quelques circonscriptions. Cela a évidemment fait voter FI !

Le sommet a été atteint dans les négociations, parallèles, avec Mélenchon sur les candidatures communes. Jamais, un accord national n’a été sérieusement envisagé. En position de force, FI a choisi, suivant ses intérêts, les quelques candidats PCF à parrainer dans la liste des circonscriptions quémandées par la direction du PCF. Constamment, FI a tourné les communistes en bourriques publiquement.  Pierre Laurent a accepté d’aller le plus loin : jusqu’à faire le choix de l’humiliation du Parti pour sauver quelques places. Les SMS insultants et assassins de Mélenchon, « vous êtes la mort et le néant », infligés à un secrétaire national sans réaction, ont porté un coup terrible au PCF et aux communistes.

Devant un bilan aussi indéfendable, des décisions personnelles aussi désastreuses depuis 18 mois, devant la défiance envers les adhérents placés devant une série de faits accomplis, devant le choix de l’humiliation du Parti, nous estimons que PIERRE LAURENT ET LE COMITE EXECUTIF NATIONAL DOIVENT ASSUMER : DEMISSIONNER.

C’EST LE SEUL ACTE SUSCEPTIBLE DE MONTRER AUX TRAVAILLEURS ET PAYS QUE LE PARTI A PRIS CONSCIENCE DU DESAVEU POPULAIRE.

C’EST EGALEMENT LE PREALABLE POUR UN CONGRES EXTRAORDINAIRE QUI METTE ENFIN, FRANCHEMENT, DEMOCRATIQUEMENT LES CARTES SUR LA TABLE.

La débâcle électorale des législatives n’est pas un incident de parcours mais s’inscrit dans une série continue depuis 2002. De même, l’effacement total aux présidentielles n’est pas le résultat d’une décision ponctuelle, d’une erreur, de la direction à l’automne 2016. L’état d’effacement du PCF et des positions communistes a atteint un tel niveau qu’il condamnait toute candidature à quelque chose comme le 1% que lui promettaient les sondages. Cela aurait encore davantage compromis la sauvegarde de quelques circonscriptions aux législatives.

Ensemble, puis successivement, depuis 25 ans, Hue (passé chez Macron mais encore sénateur, élu par le Front de gauche), Buffet (qui affiche sa proximité avec Mélenchon) et Laurent ont piloté la stratégie d’effacement de l’identité communiste. « Mutation », « Parti ouvert cherche esprit libre », « Bouge l’Europe », « Collectifs antilibéraux », « Front de gauche », « Primaires de toute la gauche » : les formules se suivent. Peut-être bientôt « Plus fort la gauche » comme le suggère la profession de foi d’un élu député, dont toute référence à « PCF » ou « communiste » a disparu ?

Depuis 2002, les effondrements électoraux successifs sont fondamentalement le résultat de la contradiction entre l’identité historique forte que possède le PCF et la ligne politique de reniement de sa raison d’être.

Dans l’inconscient collectif de notre pays, de sa classe ouvrière, le PCF, a une identité forte, comme branche française de la seule forme d’organisation politique qui s’est opposée de façon conséquente au capitalisme et qui a mis en échec sa domination dans le monde. Cette histoire forte, incomparable, est lourde à porter face à l’anticommunisme, à la domination idéologique désormais quasi-totale du capitalisme, à de nécessaires critiques et autocritiques. Pour ceux qui veulent vraiment rester communistes, c’est une lutte indispensable à l’heure de l’aggravation de la crise globale du capitalisme.

Depuis 25 ans, la direction du PCF n’a insufflé que repentance historique, reniement, abandon des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, notamment de l’organisation du parti de classe et de masse (dont la cellule, l’action à l’entreprise, instrument véritable de démocratie et de rassemblement des travailleurs).

En revanche, la critique superficielle de l’Union de la gauche n’a pas empêché l’aggravation de l’intégration de l’appareil du Parti dans les institutions, dans la démocratie bourgeoise, avec de plus en plus d’alliances électorales avec la social-démocratie sans principes et sans rapport de force. La participation, en cogestion, nationalement (1997-2002) et localement aux exécutifs de « gauche » (PS-EELV) qui relayent plus ou moins la politique de casse sociale du patronat, s’est amplifiée.

Il n’y a pas à s’étonner que la FI et Mélenchon ont capté bien davantage l’électorat restreint (ne perdons pas de vue l’abstention) en attente d’une gauche revendicative, malgré leurs origines socialistes. Alors que les candidats PCF, malgré eux, ont été entraînés dans la sanction des partis « traditionnels ».

Les propositions économiques officielles du PCF ont été globalement occultées de la campagne électorale sous quelques grandes phrases générales, voisines de celles de FI. Peu lisibles, réformistes, illusoires, ces propositions ne correspondent pas à ce qu’on attend d’un PCF révolutionnaire, fidèle à ses positions historiques : « réorientation de la Banque centrale européenne », « réorientation des aides aux entreprises », « modulation de leurs cotisations sociales » etc.

Quand le bateau n’en finit plus de couler, que le capitaine s’obstine à ne pas changer de cap, l’heure est plus que jamais à la mutinerie ! Une révision politique complète, avec des débats théoriques approfondis, avec la participation la plus large des communistes, y compris de ceux qu’on a écartés ou qui se sont écartés ces dernières années, est indispensable.

Logiquement, l’organisation d’un congrès extraordinaire s’impose. Mais il est inconcevable de laisser Pierre Laurent et son Comité exécutif national le bâcler et le verrouiller administrativement comme les précédents « Rallumons les étoiles » et « France en commun ». Ils sont disqualifiés par la série de décisions qu’ils ont prises, seuls, au mépris des communistes et des statuts et qui ont conduit au gouffre. Au passage, nous demandons – point non secondaire – une transparence financière et un moratoire sur les projets de ventes du patrimoine des fédérations, alors que les financements publics vont chuter.

A plusieurs reprises dans les médias, Pierre Laurent a laissé entendre, une nouvelle fois, la mise à l’ordre du jour du l’abandon du nom du Parti. Peut-être seulement, à nouveau pour vider encore un plus la coquille de son contenu, maintenant que les prochaines sanctions électorales nationales sont dans 5 ans. Toujours plus loin dans la liquidation : c’est inacceptable.

La démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national est le préalable indispensable à l’organisation démocratique, à partir des sections, du congrès extraordinaire – un congrès existentiel – qu’impose la situation dramatique du Parti communiste français.

Tous les points de vue sont recevables. Mais ils doivent tous pouvoir être discutés à égalité.

Pour notre part, nous refusons tout autant le gauchisme institutionnel que le réformisme radical qui intègrent le PCF dans la recomposition de la social-démocratie.

Nous pensons logique que les partisans, dans le PCF, de la démarche de Mélenchon rejoignent la « France insoumise ». Plusieurs hauts-dirigeants du Parti viennent d’ailleurs de le faire. Nous n’avons cessé, depuis 2008 et la constitution du « Front de gauche », de dénoncer les conceptions de Mélenchon. Elles se sont accusées : culte de la personnalité, politique politicienne, électoralisme, opportunisme, anticommunisme, positions profondément réformistes, sous une posture radicale – modèle dirigiste de capitalisme, « keynésien », « rooseveltien », aux accents nationalistes -, fausse opposition à l’UE pour canaliser, à la Tsipras le rejet de classe de l’UE du capital etc. Nous n’avons cessé d’alerter sur le danger que son populisme de « gauche », sa perspective d’amendement de la démocratie bourgeoise et de changement de régime n’alimente le populisme de droite.

Nous ne sommes pas davantage favorables à la poursuite, combinable avec l’option précédente, d’un fonctionnement du PCF, vidé de sa raison d’être, réduit à un humanisme vague et à quelques symboles, à un appareil, force d’appoint de ce qui ré-émergera du PS, des clubs Aubry, Hamon, Montebourg ou Hidalgo.

Au nom de l’unité et du rassemblement, on a multiplié ces compromissions stériles. On a sapé la condition essentielle du rassemblement des travailleurs et de l’unité des organisations progressistes: la place du PCF dans le rapport de force.

Il y a urgence absolue à stopper le processus de liquidation du PCF. Le travail de reconstruction, de renforcement du Parti, d’adhésion, notamment parmi la classe ouvrière, est indissociable de l’action communiste dans les luttes, comme parti de classe. Nous voulons y contribuer au service de toutes les organisations du parti, avec ou sans la direction actuelle, même contre. Les mois qui viennent annoncent de dures attaques qui exigent des positions communistes de riposte.

Face au projet de Macron de casser un peu plus le code du travail, dès cet été, après l’échec de 2016, déjouons les manœuvres d’isolement des militants, notamment syndicaux, les plus revendicatifs. Evitons les postures radicales, essayons de toucher le plus grand nombre de salariés.

Face au projet de démantèlement de l’assurance chômage, sachons remettre en avant la définition fondamentale, marxiste, du chômage, dans le capitalisme.

La défense de la Sécurité sociale passe par la défense intransigeante du financement solidaire, gagné en 1945, par la cotisation sociale.

Le 20 septembre 2017 sera le 25ème anniversaire du référendum sur le Traité de Maastricht. C’est l’occasion de reprendre notre argumentation d’alors, confirmée par les faits, notre dénonciation de la nature de l’EU supranationale du capital. Les luttes sociales en France, dans une conception internationaliste,  passent par la rupture avec l’UE du capital, le refus de l’application de ses directives, le rejet de son instrument économique de domination, l’euro.

Dans le PCF, pour notre avenir, échangeons avec les partis communistes des autres pays, notamment ceux qui ont refusé d’être intégrés dans la réformiste « gauche européenne ».

Alors que tous les principaux candidats à la présidentielle demandaient le maintien ou l’augmentation des dépenses militaires,  alors que « l’Europe de la défense » se développe, que l’on prépare l’opinion à de nouvelles interventions militaires françaises à l’extérieur, faisons grandir l’exigence de la baisse des crédits militaires, d’un désarmement unilatéral, du retour de tous les soldats déployés à l’étranger en France, de la sortie de l’OTAN, du refus de toute politique européenne intégrée de défense, comme des interventions impérialistes nationales. Plus aucune ambiguïté là-dessus du côté communiste !

La lutte des classes, du côté des travailleurs, les luttes précises exigent d’être clair sur le capitalisme. Nous ne sommes pas confrontés à la finance, au capitalisme financier, à une dérive du capitalisme, mais au capitalisme tout court, qui connaît une nouvelle phase dans la crise globale qui lui est inhérente.

En système capitaliste, pour la défense des productions répondant aux besoins, le rapport de force peut se construire pour une limitation de la loi du marché (concurrence), pour en s’appuyant sur les acquis de la Libération, des nationalisations démocratiques (municipalisations) de certains secteurs. Cela pose le débat, sous d’autres termes, de ce que nous pensons devoir rester, redevenir, notre projet de société : le socialisme.

Nous allons célébrer le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre. Nous voulons en faire un moment important d’échange et de réflexion sur « qu’est-ce qu’être révolutionnaire de notre temps, en France ».

C’est parce que nous voulons être des militants révolutionnaires, que nous nous battrons pour faire vivre le Parti communiste français.

 

NB : Informations

Ce présent texte d’appel et d’analyse est proposé à la signature des communistes. La liste des signataires (ci-dessous) sera complétée au fur et à mesure.

Il a été rédigé par les initiateurs de la résolution du 37ème congrès « PCF : reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Dans la perspective d’un congrès extraordinaire en 2018, ces responsables de fédération, de section, ces militants communistes annoncent  la constitution d’un groupement national, dénommé « Reconstruire le PCF ». Une liste de porte-parole nationaux et de contacts départementaux sera communiquée.

 

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PETITION: "Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !"

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257Danielle RALLIERES81 - Les Bastidesjuil 05, 2017
256Marie LlorenteMoantes-la-Joliejuil 05, 2017
255Jean-Jacques SUZANNEOrlyjuil 05, 2017
254Monique CHATAINcarqueirannejuil 04, 2017
253Sauvane GariteyMarseillejuil 04, 2017
252Jean Claude LavisseSix foursjuil 04, 2017
251Aurelien Alphon-Layrejuil 03, 2017
250Bertrand Zolla Saumur juil 03, 2017
249Alain Van GindertaelNiort 79juil 03, 2017
248bertrand gillesmontluçon juil 02, 2017
247Georges HallermayerSarregueminesjuil 02, 2017
246Ysaline WagnerMarseillejuil 02, 2017
245Christian GrauxCréteiljuil 02, 2017
244Robert JEANOLMETA DI CAPICORSUjuil 02, 2017
243Yann CrouzetLillejuil 02, 2017
242Alain Beniellieccica suarellajuil 02, 2017
241Denis HUETVilleneuve d'Ascqjuil 02, 2017
240Jean Pierre BARNIER75018 Parissjuil 02, 2017
239Marie-Rose LafleurTarnjuil 01, 2017
238Michel LafleurTarnjuil 01, 2017
237René Bardesection de Lavaur 81juil 01, 2017
236Majo DucosMont d'Origny 02juil 01, 2017
235André DUCOSMont d'Origny 02juil 01, 2017
234Benjamin RabbiaMarseille 15emejuil 01, 2017
233yannick rainMeauxjuil 01, 2017
232michèle GaglianoSt Etiennejuil 01, 2017
231SIMONIS JEAN LUCSAINT QUENTIN juin 30, 2017
230jean marc lariveport de boucjuin 30, 2017
229Jean-Marc PETITsection de Lavaur 81juin 30, 2017
228Martial DespeghelPCF Saint-Quentin 02juin 30, 2017
227joel castexmezensjuin 30, 2017
226Michel PERRINLimogesjuin 30, 2017
225Jeoffroy MoreauxMarseillejuin 30, 2017
224François LechevalierSud-Touraine (37)juin 30, 2017
223Jacques VOVARDARGENTEUILjuin 30, 2017
222Didier PHILIPPELAGRAVEjuin 30, 2017
221jean-pierre latcherlavaur 81500juin 30, 2017
220Béatrice GAGLIANO63880 LE BRUGERONjuin 29, 2017
219Adrien SauvagetParisjuin 29, 2017
218Virginie STÉVENINParisjuin 29, 2017
217Henri SabattierGrospierres juin 29, 2017
216pierre-jean SerrieresVillevocance(07)juin 29, 2017
215Christian MacquartLes arcs-varjuin 29, 2017
214marianne ROBERTvesouljuin 28, 2017
213Lola Ferrier13juin 28, 2017
212Justin Estique juin 28, 2017
211louis cabrassix fours les plagesjuin 28, 2017
210Alan-Eduardo GomezParis 15juin 28, 2017
209Patrice muzardGRAY-LA-VILLEjuin 28, 2017
208Mathys boucheriejuin 28, 2017
207Marcel JazéVesouljuin 28, 2017
206Louis MagagnoscLa Trinité (06340)juin 28, 2017
205georges drouardluzejuin 28, 2017
204Rolande HARELjuin 28, 2017
203Simon RousselSoualjuin 28, 2017
202Mélissa RousselSoualjuin 28, 2017
201Félix BouchonTarnos (40220)juin 28, 2017
200Thierry AloryALBENSjuin 28, 2017
199bernard doixst saturnin 18juin 28, 2017
198DOMINIQUE DROUETTHIONVILLEjuin 28, 2017
197Nelly Montetsection des Bastides Tarnjuin 28, 2017
196Bernard Gisclardsection Vallée du Thoréjuin 28, 2017
195Philippe MinetteVieville en hayejuin 28, 2017
194Jean-Jacques BaltelLa Queue En Briejuin 28, 2017
193michel luxereautrappesjuin 28, 2017
192GUY HARELMONTLOUIS SUR LOIREjuin 27, 2017
191Jean-Claude NEVEUMontlieu la Gardejuin 27, 2017
190Marie-Alice Minassian Marseillejuin 27, 2017
189Jean claude De ubedaToulonjuin 27, 2017
188Edgar FertArgentanjuin 27, 2017
187Patrick LebrocMelunjuin 27, 2017
186Malo RembaudPérigueuxjuin 27, 2017
185Christian SOURRIMarseillejuin 27, 2017
184Joël Yanjuin 27, 2017
183Terry BRICECREMIEUjuin 27, 2017
182Patrice Le GalloisMontpellierjuin 27, 2017
181François StuckParisjuin 27, 2017
180Christopher JanuelPCF - Saint-Etienne (42) - Métallurgistejuin 27, 2017
179franck CLETSt Martin d'Hèresjuin 27, 2017
178Pierre CAUMONT65390 ANDRESTjuin 27, 2017
177Françoise QuesnotParis juin 27, 2017
176Yolaine MaigrotParisjuin 27, 2017
175Paul RoualdesTHEGRAjuin 27, 2017
174Valerie TranchantSaint Martin d'heresjuin 27, 2017
173Yvan GremetzVronjuin 27, 2017
172Michel CialdellaFontainejuin 27, 2017
171Thierry La Barbera Lavaurjuin 27, 2017
170roland germainPlancher-Basjuin 27, 2017
169Valentin GarcinCussetjuin 26, 2017
168patrick vassasparisjuin 26, 2017
167Vassili KrassakisGANNATjuin 26, 2017
166Serge CARRIERPCF st quentin 02juin 26, 2017
165Morane BARRE75015juin 26, 2017
164Albert BARRE75015juin 26, 2017
163michel SABATIERVERFEIL 31juin 26, 2017
162Annie PRIZZISAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
161Angelo PRIZZISAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
160Roger JorqueraSAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
159Olivier DAVOISEMontreuiljuin 26, 2017
158Claude LATGERCastresjuin 26, 2017
157guy NIELGENTILLYjuin 26, 2017
156Yohann Pudelko CD du val de marneValentonjuin 26, 2017
155Jacques GuévelMisy-sur-Yonnejuin 26, 2017
154Michelle Guiraudvallée du Thoré Tarnjuin 26, 2017
153Gauthier DucosSaint quentinjuin 26, 2017
152Olivier TOURNAYSaint-Quentinjuin 26, 2017
151david BucciPont de claixjuin 26, 2017
150Marc KhenougMiramasjuin 26, 2017
149Christian PLEST-QUENTINjuin 26, 2017
148Claude RavelLe Grand-Lempsjuin 25, 2017
147Jeremy ZucchelliArlesjuin 25, 2017
146victor galantejuin 25, 2017
145Claude DelplanqueLanouaille 24270juin 25, 2017
144Maryvonne BelleminSt Martin d'Hèresjuin 25, 2017
143Alice GORLIERSaint-Quentinjuin 25, 2017
142Didier Tassin saint quentin juin 25, 2017
141Josette GawsewitchParisjuin 25, 2017
140Joelle RedoisArgenteuiljuin 25, 2017
139Jean michel gagniereromansjuin 25, 2017
138Eric GAGLIANOSARANjuin 25, 2017
137Françoise MALETjuin 25, 2017
136Fabien KarlParisjuin 25, 2017
135Albert SauvageCoulaures(24)juin 25, 2017
134joëlle josephmaubeugejuin 25, 2017
133Michelle BardotStrasbourgjuin 25, 2017
132Victor SeylerSaint Martin d'Hèresjuin 25, 2017
131Giuseppe LEONESt Martin-d'Hèresjuin 25, 2017
130garay patriceparis 13juin 25, 2017
129Nicolas BrettePCF Terrasson ( 24 )juin 25, 2017
128Arnaud BLOTFontenay aux Roses 92260juin 25, 2017
127Roger BICHONBeaumont 63110juin 25, 2017
126Pierre KriegerStrasbourgjuin 25, 2017
125Cathie SibelleSaint Martin d'Hèresjuin 25, 2017
124Jean Paul DunoyerBONNE 74380juin 25, 2017
123Jérôme PersehayeSaint Prouantjuin 25, 2017
122Myriam PicSaint-Etienne 42juin 24, 2017
121Jean Claude MazzoliniFontenay aux Roses juin 24, 2017
120Alain de RaucourtST MARTIN D HERESjuin 24, 2017
119Jean Luc TournayPCF ST QUENTIN 02juin 24, 2017
118Noël ZICCHINAPCF Corsejuin 24, 2017
117Rodrigue Lopezjuin 24, 2017
116ahmad razaghiparisjuin 24, 2017
115Luis OLEARAIN74970 MARIGNIERjuin 24, 2017
114Alain GirardJarny 54juin 24, 2017
113JEAN YAGHLEKDJIANDruyesjuin 24, 2017
112Jean Luc BelpaumeAmiensjuin 24, 2017
111Yann CHERRUAULTParis 14juin 24, 2017
110Yves RallieresPuycelsijuin 24, 2017
109olivier DAMLENCOURTSAINT AMAND LES EAUXjuin 24, 2017
108Éric SouavinMantes la joliejuin 24, 2017
107Christine BeyriesParisjuin 24, 2017
106Laurence ChantrelleMalakoff (92)juin 24, 2017
105Jean ChantrelleMalakoff (92)juin 24, 2017
104Camille MarquesParis 14juin 24, 2017
103Bernard GilleronLillejuin 24, 2017
102Nicole SoletParis 15juin 24, 2017
101Julien RockStrasbourgjuin 24, 2017
100Jean Jacques GabertGauchy 02juin 24, 2017
99Michele GabertGauchy 02juin 24, 2017
98Sixte RudolfStrasbourgjuin 24, 2017
97marco avenelparisjuin 24, 2017
96Etienne CosteParisjuin 24, 2017
95Esteban RojasStrasbourgjuin 24, 2017
94jeanne jimenezLABOULBENEjuin 24, 2017
93Jules BordesJC marseille juin 24, 2017
92Andrea BENEDETTIStrasbourgjuin 24, 2017
91Claudie LecuyerParis 15juin 24, 2017
90Lola RomieuxStrasbourgjuin 24, 2017
89Jean-Pierre FemmininoNîmesjuin 24, 2017
88Antonio Caprerafontainejuin 24, 2017
87Jacques TourtauxReimsjuin 24, 2017
86Julie LecocqSaultjuin 24, 2017
85Paul FourchardParisjuin 24, 2017
84Jérôme RUBESSaint-Martin-d'Hèresjuin 24, 2017
83Marie-Josée GINESTETChampigny-Sur-Marnejuin 24, 2017
82Patrick DuboisFontcouvertejuin 24, 2017
81Anne Marie KOLLIPARISjuin 24, 2017
80Isabelle 44000Nantesjuin 24, 2017
79Justine ProustMontrouge(92)juin 24, 2017
78Andres BelSaint Martin d'Heresjuin 24, 2017
77Lucie TihyChanteloup les vignesjuin 24, 2017
76Guy SOUTEIRATROUSSILLONjuin 24, 2017
75Patrice MoreauCUNEGESjuin 24, 2017
74Jeannine BurnetPcf annemassejuin 24, 2017
73Marc JAMMETMantes-la-Jolie (78)juin 24, 2017
72Ekin TEKParisjuin 24, 2017
71gilbert folletWaziersjuin 24, 2017
70Romain RiboldiSaint Quentinjuin 24, 2017
69Marc PHILIPPELagreslejuin 24, 2017
68Franck MoussetSaint Quentinjuin 24, 2017
67Alain SINGERFOUILLOY 80800juin 24, 2017
66Stephane RolloSaint Egrève (38)juin 24, 2017
65Daniel RichardSaint cergues 74juin 24, 2017
64Caroline WaveletChartresjuin 24, 2017
63Paul Bonnaire Echirolles juin 24, 2017
62Michel LegendreCHATELLERAULTjuin 24, 2017
61Aurélien PerrotTrappes juin 24, 2017
60Clément Echene Paris juin 24, 2017
59Danie PoirrierNimesjuin 24, 2017
58Francis GUEZOUBERNESjuin 24, 2017
57Robin Eloyjuin 24, 2017
56ELIANE ROUTIERnoisy le secjuin 24, 2017
55matthieu renaultparisjuin 24, 2017
54Daniel MARCHIPONTLa Londe les Mauresjuin 24, 2017
53Julien VILLAINClichyjuin 24, 2017
52Joel Copin Rouvroyjuin 24, 2017
51Alexandre BlanchetChalon-sur-Saonejuin 24, 2017
50philippe MASLONKALIMEILjuin 24, 2017
49Mathieu PIOTRKOWSKI Nancy 54juin 24, 2017
48Francois Roquin Saint-Martin-d'Heresjuin 24, 2017
47Jean-Michel GalloMarseillejuin 24, 2017
46roger pinetbriarejuin 24, 2017
45Noël ColletAnnecyjuin 24, 2017
44CLAUDE CHAMEKPARIS juin 24, 2017
43Jhonny DenimalSaint Quentinjuin 24, 2017
42christine cormontlaonjuin 24, 2017
41Fabrice Lucasfoucherollesjuin 24, 2017
40Henri PuygrenierSaint Martin D'Hères 38juin 24, 2017
39Julien CasierSaint-Quentinjuin 24, 2017
38Eilwen Perenonsection Saint-martin-d'hèresjuin 24, 2017
37Ghislaine COTTREAUCOUDEKERQUE BRANCHEjuin 24, 2017
36Carincotte LoïcSaint Martin d'Hèresjuin 24, 2017
35Jean Philippe CatteauSection Saint Quentin 02juin 24, 2017
34Frédéric JoubeSaint Quentin juin 24, 2017
33Heinrick MartineauSaint-Quentin-FD Aisnejuin 24, 2017
32Robin MattaPort-de-Bouc - CD des Bouches-du-Rhône - cheminotjuin 24, 2017
31Savino PiccarretaEchirollesjuin 24, 2017
30Marie LeclercEtain (Meuse)juin 24, 2017
29Pierre YaghlekdjianPCF Paris 15 - RATPjuin 24, 2017
28Paul RioGuérigny - fd de la Nièvrejuin 24, 2017
27Monique ChatainSection de Carqueiranne - Varjuin 24, 2017
26Jacqueline Dang TranSection de Rennesjuin 24, 2017
25Jérémie OzogPCF - Grasse (06)juin 24, 2017
24Matthieu Bolle-ReddatPCF Paris 15 - Cheminot Versaillesjuin 24, 2017
23Jacky BourbonCoutras (Gironde)juin 24, 2017
22Nicolas KiefferPCF - Saint-Etienne (42)juin 24, 2017
21Joran JamelotParis 15 - Conseil départemental Parisjuin 24, 2017
20Mathilde RabutSection PCF Terres Froides (Isère)juin 24, 2017
19Laurent RichardSecr. Section PCF Terres Froides (CD de l'Isère)juin 24, 2017
18Annie ArdoinoSix-Fours - Varjuin 24, 2017
17Fabienne LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
16Patrick LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
15Michel GaglianoSaint-Etienne - cheminotsjuin 24, 2017
14Antoine BimbeauPCF Paris 15èmejuin 24, 2017
13Louis CamenzuliSection La Garde (83) - Bureau départemental du PCF Varjuin 24, 2017
12Aurélien JanSection PCF de Saint-Quentinjuin 24, 2017
11Pierre DarghamParis 15èmejuin 24, 2017
10Diana KdouhSaint-Martin-d'Hères, CD du PCF de l'Isèrejuin 24, 2017
9Joëlle Copin62 - Rouvroyjuin 24, 2017
8Myriam KorobaeffPCF Haut-Rhinjuin 24, 2017
7Nizar BaraketSection PCF de Fontaine (38)juin 24, 2017
6Ernest MonteagudoSection PCF de Pont-de-Claix (38)juin 24, 2017
5Christiane OdettiLavaur - CD du Tarn - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
4Cyril MorlotVesoul - secréaire fédéral PCF Haute-Saônejuin 24, 2017
3Corinne BécourtSaint-Quentin - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
2Dominique NegriSaint-Martin-d'Hères - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
1Emmanuel Dang TranParis 15 juin 24, 2017

PCF 2017 : Nous dénonçons la mascarade du « vote interne » et l’effacement derrière un candidat issu du PS et/ou derrière Mélenchon. Exigeons du Conseil national le respect des statuts du Parti !

Lettre ouverte de Corinne Bécourt, Emmanuel Dang Tran et Dominique Negri, membre ou ex-membres du CN du PCF, 27 novembre 2016 

Qui des deux sera le meilleur ami du PCF?

Chers camarades,

Quel contraste ! Après la soi-disant consultation des adhérents du PCF sur la stratégie du Parti pour 2017, Pierre Laurent et les groupes dirigeants affichent globalement leur satisfaction. Chez bien des camarades au contraire, le malaise s’accroît encore devant le constat : Le Parti est plus divisé que jamais ; les communistes sont privés totalement de débat de fond et de décisions sur les orientations de fond ; l’effacement du Parti s’aggrave encore.

Pierre Laurent et la direction se réjouissent d’avoir réussi leur petit coup politicien et manipulé les communistes. Pierre Laurent ne fera pas oublier pour autant ses décisions unilatérales de janvier de s’inscrire dans des primaires et du 4 novembre d’annoncer via les médias son ralliement tactique à la candidature Mélenchon.

De quoi se satisfont Pierre Laurent et sa direction ? Ils sont contents de faire croire que les communistes ont adopté une position pour les présidentielles de 2017, en fait de les faire patienter d’ici le résultat des primaires du PS. Ils sont contents de préserver toutes les possibilités de combinaisons électorales et de placement dans la recomposition politique à « gauche » que les tensions du PS et les besoins du système laissent présager.

La consultation des 24, 25 et 26 novembre aboutit en effet, à 53%, à un soutien à la candidature Mélenchon mais c’est un soutien subordonné à la « recherche d’un large rassemblement à gauche ». Autrement dit, si Montebourg ou Hamon emportent les primaires, si les sondages deviennent défavorables à Mélenchon, si Mélenchon commet un nouveau dérapage populiste plus inacceptable, la direction du PCF saura toujours se rallier à tout ou partie du PS. Pour quantité de raisons politiques, nous ne voulons pas d’un alignement sur Mélenchon – nous avons été parmi les premiers à dénoncer l’opération « Front de gauche » qui l’a intronisé dans le Parti – mais nous constatons que le résultat du vote de ce week-end ne représente même pas un véritable lancement de campagne.

Deuxième sujet de contentement pour les directions du Parti, leur vote biaisé a permis d’amener une bonne part des camarades soucieux de défendre une « identité communiste » du Parti à se ranger derrière « l’option 2 » portée pourtant par des éléments parmi les plus réformistes et les plus inféodés à la social-démocratie, tels que le suppôts du social-libéralisme d’Anne Hidalgo à Paris, les économistes défenseurs d’aides mieux graduées au patronat et d’une UE un peu moins pro-capitaliste, ou encore de ceux qui cogèrent avec le PS et les ultra pro-UE d’EELV (Onesta) la région « Occitanie ».

Exactement comme avant 2012, la candidature virtuelle d’André Chassaigne, avec sa personnalité bonhomme et compassionnelle, aura aidé à faire la manipulation. Nous rappelons, entre autres, ses positions pro-Tsipras ou son acceptation au Parlement de la dissolution de la SNCF.

Devant tous les cas de figure, suivant un principe de précaution, l’option 2 de la direction ne proposait qu’une candidature issue du PCF provisoire et rétractable.

Ces dirigeants du PCF n’ont pas de quoi être fiers d’avoir administrativement fait blocage à la 3ème option que nous avons portée, celle d’une candidature PCF sur des positions communistes de rassemblement et de rupture.

Les militants, eux, ont de quoi enrager et ce, quel qu’a été leur vote. Nous les appelons à ne pas céder au découragement, à ne pas laisser le terrain de la lutte, alors que l’offensive de la droite d’alternance avec Fillon, sur l’autoroute ouverte par la « gauche », avec la diversion de l’extrême-droite, s’annonce très dure.

Selon les chiffres officiels, la participation au vote de ce week-end a été relativement élevée : un petit tiers des adhérents revendiqués aurait voté. C’est plus que pour le vote sur les textes de congrès en avril.

Nous y voyons deux phénomènes. D’une part, soucieuses de préserver leur situations électives, les directions territoriales du Parti ont su augmenter le nombre de votants suivant leurs intérêts. D’autre part, nombre de camarades ont senti la gravité des conséquences des choix de la direction pour 2017 et essayé, du moins par défaut, d’empêcher le pire.

En ce qui nous concerne, nous avons dénoncé la mascarade anti-démocratique et refusé de voter.

Mais nous pouvons comprendre que des camarades aient vu dans la candidature Mélenchon, face aux combinaisons réformistes de Pierre Laurent, un pis-aller donnant l’image d’une rupture avec la social-démocratie au pouvoir. Nous comprenons les camarades qui ont voulu, même au moyen de la bien peu radicale candidature virtuelle de Chassaigne, provisoire mais susceptible d’être poussée plus loin, une possibilité de lutter contre l’effacement total du Parti.

Mais pour nous, la question n’est plus là, n’est plus à savoir comment limiter les dégâts, sauver quelques meubles électifs. Hue 2002, Buffet 2007, néant 2012 ont suffisamment montré les lourdes conséquences de l’abandon des positions communistes et de l’organisation communiste dans la lutte des classes.

Nous n’acceptons pas le nouveau coup de force de l’équipe dirigeante. Ils veulent biaiser avec les communistes, les tromper, jusqu’à ne pas respecter les statuts du Parti qu’ils ont eux-mêmes rédigés.

Aujourd’hui, d’ici la réunion du Conseil national du 1er décembre, nous vous appelons à exiger le respect de ses statuts afin d’obtenir, enfin, le débat de fond sur les positions que le Parti doit défendre, débat dont on nous a privés dans un congrès bâclé et précipité. Les communistes doivent avoir enfin la possibilité de se prononcer définitivement, une fois pour toutes et sans entourloupe, sur les échéances électorales de 2017.

Nous appelons les responsables d’organisation du Parti, les camarades isolés qui partagent notre analyse et veulent intervenir à reprendre cette revendication et à prendre contact avec nous pour que nous gagnions au CN le respect des règles démocratiques élémentaires du Parti.

Décidés à ne pas laisser faire, à faire vivre et renforcer notre parti sur ces bases de classe, nous vous adressons nos salutations fraternelles,

Corinne Bécourt, secrétaire de la section du PCF de Saint-Quentin

Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la section du PCF de Paris 15ème, membre du Conseil national du PCF

Dominique Negri, secrétaire de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères

Contact : cahierscommunistes@orange.fr

 

RAPPEL DES STATUTS DU PCF :

19. Les candidatures

La décision de présenter au nom du Parti ou de soutenir des candidat-e-s aux différentes élections est prise par les adhérent-e-s.

19.1. Les propositions de candidatures, après appel à candidature, peuvent émaner des assemblées générales et des instances départementales et nationales comme être présentées dans le Parti à titre individuel. Tous, toutes les adhérent-e-s habitant sur le territoire concerné par l’élection sont informé-e-s de toutes les candidatures.

19.2. Les communistes élaborent les propositions de candidatures dans l’instance correspondant à la circonscription électorale concernée en liaison avec les instances qu’elle regroupe. Les candidatures sont ensuite validées comme suit :

· Pour les élections municipales, les structures intercommunales et les conseils d’arrondissements et de secteurs: l’assemblée générale des communistes résidant ou étant organisés dans la commune, ou dans les communes concernées en lien avec les conseils départementaux ;

· pour les élections municipales dans les villes de plus de 20 000 habitants :les sections et les fédérations en lien avec le Conseil national ;

· pour les élections cantonales et le Conseil de Paris: le conseil départemental ;

· pour l’élection régionale : la conférence régionale ;

· pour les élections législatives et sénatoriales: le Conseil national à partir des propositions des conseils départementaux ;

· pour les élections européennes: le Conseil national ;

· pour l’élection présidentielle: la conférence nationale.

19.3. Le bulletin de vote présentant la ou les propositions de candidatures est adopté par les adhérent-e-s, leurs représentants-e-s ou leurs délégué-e-s. Pour les élections législatives et sénatoriales, les bulletins de vote font l’objet d’une validation par le Conseil national afin que soient respectées les orientations nationales politiques du Parti et, pour les législatives, la parité à l’échelle de toute la France.

Tous les efforts sont faits pour aboutir à un projet de candidatures où se retrouve la très grande majorité des adhérent-e-s, de leurs représentants-e-s ou de leurs délégué-e-s. Malgré cela, si d’autres candidatures sont maintenues, elles sont également soumises au vote. Celles qui reçoivent le plus de voix figurent alors sur le bulletin de vote comme le choix de l’instance (assemblée des adhérents, conseil départemental, conférence régionale, Conseil national, conférence nationale, congrès)

19.4 Le vote des adhérent-e-s : les adhérent-e-s de la circonscription électorale concernée se prononcent alors individuellement, à bulletin secret, sur la ou les candidatures proposées. La ou les candidatures sont définitivement adoptées si elles recueillent une majorité des suffrages exprimés.

Au bout de ce processus, seules les candidatures ainsi désignées sont celles qui peuvent se prévaloir de l’investiture du Parti, utiliser le logo ou la signature du PCF. En cas de maintien d’un-e autre candidat-e, les instances du Parti concernées peuvent suspendre les droits de cet adhérent, de cette adhérente.  

PCF/Présidentielles 2017 : pas de sortie de l’impasse sans reconquête de l’indépendance du Parti, des positions communistes et une démarche de reconstruction du Parti de classe !

Déclaration, 4 novembre 2017, à la veille de la tenue de la Conférence nationale du PCF.

La mauvaise farce de la préparation des élections présidentielles n’en finit plus au sein de la direction de notre parti, le PCF. Sur fond de spéculation sur les primaires, sur la candidature social-démocrate définitive, sur les sondages de Mélenchon, les appels de groupes dirigeants se concurrencent dans la confusion. Indécision, calculs politiciens, choix par défaut sont proposés aux adhérents du PCF et aux travailleurs qui attendent quelque chose de notre parti, autre chose.

Cet état de fait lamentable est grave pour l’avenir de notre parti, grave pour la lutte des classes dans notre pays.

Il ne provient pas d’une complexité nouvelle de la situation politique. Non, il résulte de l’enfoncement de la direction du Parti dans le réformisme, de la mutation voulue en parti institutionnel, parti d’élus comme les autres, gestionnaire à courte vue de notre grande histoire.

Cette situation de blocage nous conduit, militants et responsables d’organisations locales du PCF, encore plus fortement, à appeler et à participer, dans nos sections et fédérations, à la reconstruction du PCF comme parti de classe donnant la priorité au rassemblement dans les luttes.

Avec constance et justesse, le PCF a toujours condamné l’élection du Président de la République au suffrage universelle comme une disposition antidémocratique visant à empêcher toute remise en cause du système en général, à marginaliser notre parti en particulier. Nous avons dénoncé la personnification du pouvoir, la réduction du débat politique à de la politique spectacle, l’illusion propagée d’un changement partant d’un rassemblement politicien au « centre » etc.

En 1969 avec la magnifique campagne de Jacques Duclos, en 1981 avec Georges Marchais, en 1988 encore, dans les difficultés issues de la participation aux gouvernements sous Mitterrand, avec André Lajoinie, le PCF a pu déjouer ce piège politicien. Parce qu’il allait à contre-courant de ce modèle institutionnel, parce qu’il défendait une perspective de rupture anticapitaliste, parce que nous avions encore une organisation tournée vers les exploités.

En 2000, lorsque Chirac et Jospin imposent le quinquennat pour aggraver encore la présidentialisation du régime, la direction du PCF s’abstient (et le ministre Mélenchon approuve).

Avant 2017, Pierre Laurent engage unilatéralement, court-circuitant le congrès des communistes, le PCF dans des « primaires », la caricature ultime du présidentialisme pendant que Mélenchon peaufine son personnage de leader populiste en « lien direct » avec le peuple. Lamentable !

Présenter un Jacques Duclos en 2017 ? C’est malheureusement inconcevable – pas uniquement pour des questions de personnes – à cause des positionnements de la direction du PCF, toujours plus réformistes, plus pro-UE. Pierre Laurent ou André Chassaigne voulaient faire approuver par le Parlement français en juillet 2015 la politique antisociale et antipopulaire extrême d’Alexis Tsipras, personnage qui reste la référence de leur « parti de la gauche européenne ». Se présenter sur cette base, en tant que communistes, c’est se tuer et/ou tuer le Parti.

Quand la ligne économiste de la direction du PCF prétend réorienter de l’intérieur la Banque centrale européenne, aider plus efficacement, « socialement », les entreprises capitalistes, abaisser certains de leurs « coûts », comment celles et ceux qui combattent le système, au jour le jour, pourraient-ils s’y retrouver ?

Le 37ème congrès, initialement prévu en cette fin d’année 2016, a été avancé et bâclé pour esquiver ces débats de fond. A l’approche des échéances électorales de 2017, elles reviennent sur le devant, immanquablement. La raison d’être du PCF ne peut pas être – c’est en contradiction avec son histoire et ce qu’il représente – de servir à cautionner à « gauche » le système, moyennant telle ou telle place élective. Certains calculent et soupèsent, dans un parti où les élus fonctionnent de plus en plus pour eux-mêmes, les places gagnables sur une posture à « gauche du PS » et les places octroyées par le « PS de gauche » (façon Montebourg ou Hidalgo) dans une répartition des candidatures. Certains regardent même déjà vers les municipales de 2020 !

Parlons franchement ! De ces dérives, nous ne voulons pas ! Ce n’est pas le Parti communiste français !

La conférence nationale du 5 novembre s’apprête à proposer une resucée des choix de 2012, malgré l’expérience totalement prévisible de Hollande et la stérilité actée du vote Mélenchon.

L’option, inacceptable, mais moins hypocrite, celle d’attendre (avec un appel à signer sur internet au rassemblement des « personnalités » de la gauche plurielle) l’issue des primaires du PS, s’apprête à  être retirée de la consultation des communistes pour mieux être imposée comme cadre général.

Restera, d’un côté, la reproduction de la candidature Mélenchon. Par défaut, certains y verront celui qui peut rassembler le plus de voix de la « gauche du changement » et escomptent que l’opinion n’aura pas à y regarder plus loin. Mais les positionnements anti-PCF de JLM se sont encore affirmés. Le Mitterrandien et Maastrichien de toujours s’enfonce dans ses dérives chauvines, savamment calculées (xénophobie antiallemande, propos inacceptables sur les travailleurs détachés). Il ne lui a pas suffi, dans le Pas-de-Calais en 2012, de servir de marchepied à Le Pen !

De l’autre côté, pour ne pas disparaître des radars, d’autres proposent une candidature de témoignage, provisoire, « éjectable » dès qu’un Montebourg ou un Hamon pointerait sur un programme équivalent à Hollande-2012. Une candidature virtuelle comme celle de Chassaigne en 2011/12 qui a servi à imposer Mélenchon puis le ralliement « sans conditions » à Hollande. Une candidature superficielle qui continuera à discréditer le PCF.

Dans cette situation, avant de connaître l’état des compromis entre les groupes dirigeants du PCF, issus de la « Mutation » tel qu’il se traduira à la Conférence nationale, dans l’objectif d’éviter de nouvelles illusions et de nouvelles divisions dans le PCF, nous mettons en avant des axes de rupture, en lien avec les luttes. Nous proposons de les porter d’une façon générale, également pendant la campagne des présidentielles, et, où ce sera possible, dans la campagne des législatives.

-          Nous appelons à des campagnes pour la paix, pour la solidarité entre les peuples. Nous exigeons la levée de l’état d’urgence, le retour en France de tous les soldats en opération extérieure, la sortie de l’OTAN et de toute politique européenne intégrée de défense, un désarmement, notamment nucléaire, français unilatéral.

-          Nous appelons à traduire l’opposition de classe à l’UE du capital en des positions de classe pour combattre sa politique, à l’opposé des tentatives de la détourner vers le nationalisme! Pourfendons le mythe de l’Europe sociale ! Appelons à la non-application des directives européennes, illégitimes ! Plaçons nos luttes dans une perspective d’abandon de l’euro et de rupture avec l’UE ! Sur le plan internationaliste, front commun avec les partis communistes qui condamnent l’UE (Grèce, Portugal etc.), rupture avec la collaboration du PGE !

-          Contre la déstructuration des services publics, consolidons les fronts de luttes en portant l’exigence du maintien, du rétablissement, de l’extension des monopoles publics, avec les statuts historiques correspondants des personnels.

-          Pour la réponse aux besoins du pays, la défense de la production agricole et industrielle, la riposte passe par des degrés de collectivisation. La nationalisation ne peut être une incantation, empreinte d’étatisme, mais, sur la base des acquis historiques, elle doit une position de lutte pour défendre et reconstituer certaines activités cruciales.

-          La bataille pour la Sécurité sociale est plus que jamais primordiale. Droite et « gauche » alternent les phases d’attaque : prestations/financements. L’abrogation du CICE, la fin des exonérations de cotisations sociales patronales, le rejet de la fusion impôt sur le revenu/CSG au moyen de la retenue à la source vont de pair avec les batailles pour l’hôpital, la retraite, les familles, l’assurance chômage et le droit du travail.

Il n’y a pas lieu ici de tout énumérer. La période électorale devrait servir à déployer un programme de luttes immédiates dans une perspective de rupture avec le capitalisme. Si la direction du PCF est loin de cette préoccupation, communistes, nous le ferons et nous ferons entendre la raison d’être de notre parti, un parti qui refuse la logique du moindre mal, un parti dont l’indépendance de pensée et d’action est nécessaire au service du monde du travail, de notre peuple.

A ceux qui, profondément, se réjouissent de la perspective de voir disparaître, avant le centième anniversaire de la Révolution d’Octobre et celui du PCF, les héritiers des forces les plus conséquentes qui aient jamais développer l’alternative socialiste au capitalisme, nous assignerons un démenti total !

PREMIERS SIGNATAIRES: Corinne BECOURT (02 Aisne, Saint-Quentin, secrétaire de section) ; Gauthier DUCOS (02 Aisne, Saint-Quentin) ;  Aurélien JAN (Aisne, Saint-Quentin) ; Franck MOUSSET (02 Aisne, Saint-Quentin) ; Olivier TOURNAY (02 Aisne, Saint-Quentin, conseiller municipal) ; Antoine LUBRINA (03 Allier, Montluçon) ; Marine NATIVI (06 Alpes-Maritimes, Cagnes-sur-Mer), Jérémie OZOG (06 Alpes-Maritimes, Grasse); Henri SABATTIER (07 Ardèche, Sud-Ardèche) ; Olivier APRUZZESE (13 Bouches-du-Rhône, Trets, secr. de section) ; Robin MATTA (13 Bouches-du-Rhône, Port-de-Bouc, cheminot, conseil départemental) ; Justine PROUST  (13 Bouches-du-Rhône, Marseille III) ; Noël ZICCHINA (2A Corse-du-Sud, Ajaccio, Conseil départemental) ; Frédéric BACLOT (21 Côte-d’Or, Dijon) ; Serge FRICOUT (24 Dordogne, Lisle, conseil départemental) ; Amy LACAUD (24 Dordogne, Lisle) ; Loïc QUETTIER (31 Haute-Garonne, Sud-Toulousain); Michel SABATIER (31 Haute-Garonne, Verfeil) ; Jacky BOURBON (33 Gironde, Coutras) ; Anne-Marie KOLLI (33 Gironde, Arcachon) ; Jacqueline DANG TRAN (35 Ille-et-Vilaine, Rennes) ; Guy HAREL (37 Indre-et-Loire, Montlouis, cheminot) ; Nizar BARAKET (38 Isère, Fontaine) ; Diana KDOUH (38 Isère, Saint-Martin-d’Hères, conseillère municipale) ; Ernest MONTEAGUDO (38 Isère, Pont-de-Claix) ; Dominique NEGRI (38 Isère, secrétaire de section de Saint-Martin-d’Hères, membre du Conseil national) ; Nino PICARRETTA (38 Isère, Echirolles, conseil départemental); Mathilde RABUT (38 Isère, Terres Froides) ; Laurent RICHARD (38 Isère, Terres Froides, secrétaire de section, membre du Conseil départemental) ; Jérôme RUBES (38 Isère, Saint-Martin-d’Hères, adjoint-au-maire, Conseil départemental) ; Thomas FEVRE (42 Loire, Saint-Etienne) ; Michel GAGLIANO (42 Loire, Saint-Etienne, cheminot) ;  Nicolas KIEFFER (42 Loire, Saint-Etienne) ; Alain LEYDIER (42 Loire, Saint-Etienne) ; Bernadette LEYDIER (42 Loire, Saint-Etienne) ;Lucas WINIARSKI (42 Loire, Saint-Etienne) ; Jean-Claude PATE (50, Manche, Cherbourg) ; Saverio GUZZO (54 Meurthe-et-Moselle, Jarny) ; Eric MONNINI (54 Meurthe-et-Moselle, secrétaire de la section de Jarny) ; Pierrick SPIZAK (54 Meurthe-et-Moselle, Villerupt, secrétaire de section) ; Pierre VIRGILIO (54 Meurthe-et-Moselle, Thil, secrétaire de section) ; Alain GIRARD (55 Meuse); Marie LECLERC (55 Meuse, Etain); Paul RIO (58 Nièvre, Guérigny) ; Jean-François LAROSIERE (59 Nord, Douai) ; Joël COPIN (62 Pas-de-Calais, Rouvroy) ; Myriam KOROBAEFF (68 Haut-Rhin, Mulhouse) ; Frédéric BERNABE (70 Haute-Saône, Vesoul, Conseil départemental) ; Nasser DIFFALAH (70 Haute-Saône, Couthenans, Conseil départemental) ; Véronique JUNG (70 Haute-Saône, Gray) ; Fabienne LIEVIN (70 Haute-Saône, Saint-Rémy, conseil départemental) ; Patrick LIEVIN (70 Haute-Saône, Saint-Rémy, conseil départemental) ; Cyrille MORLOT (70 Haute-Saône, Vesoul, secrétaire départemental) ; René MORLOT (70 Haute-Saône, Lure, Conseil départemental) ; Patrick MUZARD (70 Haute-Saône, Gray, Conseil départemental) ; André RUIZ (70 Haute-Saône, Ronchamps, Conseil départemental) ; Albert BARRE (75 Paris, 15ème) ; Antoine BIMBEAU (75 Paris, 15ème) ; Emmanuel DANG TRAN (75 Paris, secrétaire de section de Paris 15ème, membre du Conseil national) ; Pierre DARGHAM (75 Paris, 15ème) ; Paul FOURCHARD (75 Paris, 15ème) ; Josette GAWSEWITCH (75 Paris, 15ème) ; Joran JAMELOT (75 Paris, 15ème, AP-HP, membre du Conseil départemental) ; Pierre YAGHLEKDJIAN (75 Paris, 15ème, RATP) ; Russel YATES (77 Seine-et-Marne, Meaux) ; Armelle HERVE (78 Yvelines, Mantes-la-Jolie, secrétaire de section) ;  Marc JAMMET (78 Yvelines, Mantes-la-Jolie, conseiller municipal) ; Bernard GISCLARD (81 Tarn, Vallée-du-Thoré); Eric JALADE (81 Tarn, Castres, Conseil départemental), Jeanne JIMENEZ (81 Tarn, Castres, conseil départemental); Christiane ODETTI (81 Tarn, secrétaire de la section de Lavaur, Conseil départemental) ; Didier PHILIPPE (81 Tarn, Bastides, Conseil départemental) ; Danielle RALLIERES (81 Tarn, Bastides, Conseil départemental) ; Yves RALLIERES (81 Tarn, Bastides, Secrétaire de section) ; Louis CAMENZULLI (83 Var, La Garde, Conseil départemental) ; Monique CHATAIN (83 Var, Carqueiranne) ; Alain TOURNAY (83 Var, Toulon) ; Benjamin LANDAIS (84 Vaucluse, Avignon) ;  Michel PERRIN (87 Haute-Vienne, ancien secrétaire fédéral, section limoges-cheminots) ; Richard DUCLOS (91 Essonne, Sud-Essonne-Etampes) ; Jean CHANTRELLE (92 Hauts-de-Seine, Malakoff) ; Laurence CHANTRELLE (92 Hauts-de-Seine, Malakoff) ; Jean-Claude MAZZOLINI (92 Hauts-de-Seine, Fontenay-aux-Roses); Julien VILLAIN (92 Hauts-de-Seine, Clichy-la-Garenne) ; Jean-Jacques SUZANNE (94 Val-de-Marne, Orly-Ville) ; Guy NIEL (94 Val-de-Marne, comité de section de Gentilly) ;Yohann PUDELKO (94 Val-de-Marne, Valenton) ; Joëlle REDOIS (95 Val d’Oise, Argenteuil)