Brèves

Hausse de la CSG : double mauvais coup ! Danger sur l’assurance chômage.

Hausse de la CSG : double mauvais coup ! Danger sur l’assurance chômage. Les ordonnances Macron s’inscrivent dans une attaque d’ensemble contre les statuts du travail.

La hausse de 1,7% de la CSG est une ponction directe inacceptable sur les revenus de remplacement, notamment les deux-tiers des retraites. Elle continue l’évolution grave vers l’étatisation de la protection sociale, au profit d’un patronat peu à peu libéré de toute responsabilité.

Mais la hausse Macron de la CSG correspond, pour la première fois, à un transfert de cotisations sociales chômage (et non de la sécu). Elle rentre dans le vaste plan de casse du marché du travail actuel, dont l’étatisation annoncée de l’Unedic est autre volet. Le pouvoir veut mettre fin à la solidarité entre salariés devant le risque chômage et sortir l’assurance chômage totalement de l’entreprise. C’est très grave. Gardons en tête la définition marxiste du chômage, indissociable du capitalisme qui a besoin d’une « armée de réserve » pour faire pression sur les salaires et surexploiter.

 

Tsipras tutoie Macron, Gysi rend hommage au « grand Européen » Helmut Kohl : les dirigeants successifs du PGE ne cachent leur orientation !

Brève pour Vivelepcf, 12 septembre 2017

Le Parti de la gauche européenne est devenu une référence permanente pour la direction du PCF. Pierre Laurent en est vice-président après en avoir président. Depuis sa fondation en 2001, nous faisons partie des communistes qui refusent l’adhésion du PCF au PGE. Dès l’origine, le PGE, « parti européen » parrainé et financé par la Commission européenne est voué à la promotion de la « construction » européenne et de l’intégration à l’UE du capital.

Ses dirigeants historiques ne cessent de le confirmer, notamment ces derniers mois.

Alexis Tsipras a été vice-président du PGE, candidat ( !) du PGE en 2013 à la présidence de la Commission européenne. Son parti Syriza, est toujours un pilier du PGE et son seul membre à gouverner un pays. Chacun sait que Tsipras est maintenant le premier ministre grec qui inflige la politique de super-austérité à son peuple.

Le 7 septembre 2017, Macron était en visite chez Tsipras à Athènes. Toute la presse internationale (sauf l’Huma gênée) a souligné les connivences entre les deux jeunes dirigeants politiques. Ils se sont même tutoyés. Du haut de l’Acropole, tour à tour, ils ont plaidé pour un « renforcement de la zone euro » et une « refondation démocratique de l’UE ».

Gregor Gysi, dirigeant historique du parti « La Gauche » (« Die Linke ») allemand est désormais président du PGE. A la mort de l’ancien chancelier Helmut Kohl, le 16 juin 2017, répondant aux télévisions et journaux allemands, Gysi rendait hommage, attristé, « au grand dirigeant européen » qui aurait, selon lui, voulu « une Allemagne européenne plutôt que Europe allemande ». Il saluait « l’artisan de l’unité allemande », c’est-à-dire de l’annexion de l’Allemagne démocratique et socialiste par l’Allemagne capitaliste et impérialiste.

Que faut-il de plus pour finir de détromper ceux qui pourraient encore se laisser illusionner par le discours (réformiste) sur « l’Europe sociale » sur la nature du PGE ?

Robert Hue se retire de la vie politique… son oeuvre est continuée

Brève, EDT pour « vivelepcf.fr », 1er septembre 2017 

La face du monde n’en sera pas changée, pas même celle de la vie politique nationale. Robert Hue vient d’annoncer, à 70 ans, qu’il se retirait de la vie politique.

Depuis une quinzaine d’années et son départ de la direction du PCF, l’activité politique de Robert Hue s’est bornée à un papillonnage aux confins de la social-démocratie. Il a créé successivement plusieurs mouvements anecdotiques. Il en a vendu – pas cher – au PS les sigles inélégants, NEP puis MUP*. Il a monnayé cet appoint secondaire, ainsi que son propre statut d’ancien dirigeant du PCF et peut-être son silence parfois, contre quelques places d’élus.

Hue a fini par s’intégrer au Sénat dans le groupe des radicaux pro-européens et à appeler cette année à voter Macron au 1er tour des présidentielles. Hue considère pourtant que ses idées n’ont pas changé par rapport aux années 90. Sur ce point, nous pouvons être d’accord avec lui !

Hue a incarné, comme secrétaire national du PCF de 1994 à 2003, la ligne de reniement des positions et des formes d’organisation fondamentales de notre parti. A l’époque, il avait appelé ce processus liquidateur la « mutation ». Certains actes et traits personnels, particulièrement choquants, ont marqué comme sa descente des marches du festival de Cannes en costume et chaussures de luxe ou son appel à une aide humanitaire au profit du gouvernement américain après les attentats du 11 septembre 2001. Il reste aussi le symbole de la marginalisation électorale comme candidat aux présidentielles de 2002 : 3,37% contre 8,64% en 1995.

Mais il ne saurait être question de renvoyer Hue à l’Histoire et de le laisser supporter seul le bilan de cette décennie de démolition du Parti, comme l’ont fait et le font certains de ses anciens collaborateurs. Ce serait ne pas voir que cette ligne de reniement a été poursuivie jusqu’à présent, sous des modes à peine différents.

Marie-George Buffet était la courroie de transmission de la « mutation » dans le gouvernement Jospin, celui qui a le plus privatisé. Pierre Laurent était déjà un rouage important de la « mutation », notamment à l’Huma qui a cessé alors d’être le journal du Parti. L’Huma-dimanche a été également momentanément liquidé à cette époque, avec le résultat voulu de dévitaliser la vente militante hebdomadaire.

Le choc des 3,37% a des répliques : le 1,91% de Buffet en 2007, le 0% et le 1,23% des inscrits – échec inédit – de la ligne Pierre Laurent aux présidentielles et législatives de 2017.

Depuis 2002, beaucoup de camarades sont partis, se sont trouvés écartés. D’autres et une partie de la société se sont habitués à la disparition du vrai PCF. Pas nous !

Le départ de Hue est une occasion de mettre en évidence la continuité de la ligne de mutation-transformation-liquidation, à l’ordre du jour du prochain congrès « extraordinaire ».

Hue est encore sénateur pour quelques semaines. Il a été réélu en 2011 sur désignation du PCF-Front de gauche sur la liste d’union de la gauche dans le Val d’Oise, bien qu’il ait déjà à l’époque depuis longtemps renié le Parti.

NEP : « Nouvel espace progressiste ». MUP : « Mouvement unitaire progressiste ».

Voir aussi : 31/01/2011  Le PCF-Front de gauche choisit Robert Hue comme candidat aux sénatoriales sur la liste du PS : significatif !

06/11/2009 : Robert Hue : le ridicule ne tue pas, il fait vivre !

27/08/2009 : Robert Hue: repoussoir ou poisson-pilote?

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