Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Non à la privatisation des concessions hydrauliques et les suppressions d’emplois ! Pour le monopole public de l’énergie !
Tract repris de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères
Le 7 février, le gouvernement Macron/Philippe annonçait son intention d’ouvrir à la concurrence les barrages hydrauliques. 14 ans plus tôt, le 9 août 2004, le gouvernement de l’époque faisait voter à l’Assemblée le changement de statut de EDF et GDF. D’établissements publics nationaux à caractère industriel et commercial, EDF et GDF sont devenues des sociétés anonymes suivant l’application des directives européennes d’ouverture à la concurrence de l’électricité (1996) et du gaz (1998). Cette annonce fait suite à la loi sur la transition énergétique votée en juillet 2015 à l’Assemblée et portant l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques d’ici 2022 (article 29). La privatisation des services publics s’accompagne toujours de suppressions d’emplois. La même casse du monopole et du statut publics SNCF s’opère actuellement. Les cheminots comme les électriciens et les gaziers luttent contre la même méthode des gouvernements successifs : l’application des directives européennes de privatisation et de marchandisation des services publics qu’ils ont eux-mêmes votées.
Comme pour le rail, le retour au monopole et statut publics d’EDF et GDF (ENGIE) est un rempart contre la privatisation !
De la droite à la gauche puis Macron tous sacrifient ce service public
L’Etat français, actionnaire d’EDF (83,5 % au 31 décembre 2017), via l’union européenne du capital, s’appuie sur la privatisation pour faire pression afin de se conformer à la libéralisation du marché de l’énergie « au nom de la concurrence libre et non faussée », que les français ont repoussée par voie référendaire le 29 mai 2005. Pourtant, le gouvernement de droite (Sarkozy) prévoyait la mise en concurrence de 20% de notre puissance hydraulique entre 2015 et 2025. Le gouvernement précédent de gauche avec le soutien d’EELV l’a mis en œuvre. Le gouvernement actuel « ni de droite, ni de gauche » l’accélère !
Les tarifs en hausse riment toujours avec l’ouverture à la concurrence :
Hausse des tarifs (hausse de plus de 40% de l’électricité depuis 2004 et hausse de plus de 80% pour le gaz depuis 2005). Ca ne fait que commencer !
Suppressions d’emplois programmées : 5 000 d’ici 2019 à EDF
Baisse de la sécurité pour nous tous : pour l’Isère, nous parlons de 7 grands barrages hydrauliques sur des cours d’eau qui convergent sur l’agglomération grenobloise.
Les barrages, les installations sont à nous !
Les installations de production d’hydroélectricité ont été construites par l’argent public et par les factures des usagers. Elles nous appartiennent. Elles sont complètement amorties. L’usager n’a donc plus à supporter cette charge. L’électricité d’origine hydraulique est la moins chère à produire en France. C’est aussi la première des énergies renouvelables.
Elles représentent 12% de la production nationale d’électricité (plus de 25 GW, deuxième en Europe derrière la Norvège). Il existe plus de 400 barrages en France, propriété de l’Etat, donc des usagers, dont 85% concédés à EDF et 15% à ENGIE (GDF).
5600 hydrauliciens (chiffre de 2016) en assurent la maintenance et l’exploitation. Elle est également une énergie qui participe fortement à l’équilibre du réseau grâce à sa réactivité (pointe de consommation, relevage du réseau suite à un incident, variation de puissance rapide).
Elle est donc indispensable à la maîtrise du coût de production de l’énergie électrique. En décidant de se séparer de cette énergie, l’Etat va contribuer à désorganiser la production. S’en suivra des coupures d’électricité en hiver.
La sécurité de la production d’électricité et de gaz passe par une grande entreprise nationale détenant un monopole pour la satisfaction des besoins des usagers.
L’Etat brade son hydraulique et casse cette énergie propre.
5 à 8 milliards d’euros par jour : c’est ce que coûterait un black-out en France si on persiste à fermer des unités de production sans assurer l’équilibre du réseau électrique.
11 millions de français sont en situation de précarité énergétique. Ils consacrent plus de 10% de leur revenu à leur facture d’énergie. La déréglementation du secteur aggrave cette situation !
80% c’est l’augmentation du tarif du gaz depuis 2005 et la privatisation de GDF. Et les actionnaires, ils se sont augmentés de combien ?
La contribution au service public de l’électricité représente 15% de votre facture annuelle TTC en sachant que presque les 2/3 servent à financer les énergies types renouvelables hors hydrauliques. Qui paie à votre avis ? Les contribuables sur les aides publiques à l’investissement. Les factures d’électricité sur la vente de l’énergie produite a un prix 3 fois plus élevé que le coût de production EDF.
20% c’est le taux de TVA appliqué sur la consommation d’énergie alors qu’il est normalement de 5,5% pour les produits de première nécessité. Il semble pourtant assez incontestable que se chauffer et d’éclairer est de première nécessité. Elle devrait être nulle !
La privatisation des concessions hydrauliques se fait au détriment de la Sécurité énergétique et engraissera des actionnaires privés. Les secteurs rentables (production et la fourniture d’énergie) seront livrés au privé, les secteurs non rentables (transport et distribution d’énergie resteront à la charge de la collectivité.
Non à l’UE de la concurrence libre et non faussée !
Les privatisations de EDF et GDF ont été commencées avec les premières directives de l’UE en 1996 et 1998 par les gouvernements précédents de droite et de gauche. Macron compte finaliser la privatisation de nos barrages hydrauliques au nom de la « concurrence libre et non faussée » de l’Union Européenne !
Refusons l’application des directives européennes de l’UE et la privatisation de des barrages hydrauliques ! C’est possible ! Exigeons le retour au monopole et statut publics de l’énergie, le retour d’EDF et GDF en établissements publics nationaux à caractère industriel et commercial, rempart à la privatisation !
Communistes, nous soutenons la lutte des salariés des salariés d’EDF et GDF qui converge avec celle des cheminots.
Nous luttons pour le retour au MONOPOLE PUBLIC de l’énergie exercé par deux seules grandes entreprises EDF et GDF avec des agents sous STATUT. Jamais la privatisation sera à la hauteur de cet enjeu.
Nous appelons tous les travailleurs à la Résistance. Ensemble, électriciens, gaziers, cheminots, usagers, salariés du public et du privé STOPPONS la politique de casse sociale et de privatisation à marche forcée de Macron !
Pour gagner sur nos revendications immédiates, construisons ensemble le rapport de force. Communistes, nous affirmons que la montée des luttes et leurs convergences portent les perspectives immédiates de rupture politique favorables aux travailleurs.
L’exemple d’ADP : Quand un gouvernement transforme un établissement public en SA, c’est toujours pour privatiser !
Brève, vivelepcf, 4 avril 2018 
Le 7 mars, le gouvernement Macron/Philippe annonçait son intention de privatiser entièrement Aéroports de Paris (ADP).
13 ans plus tôt, en mars 2005, le gouvernement de l’époque faisait voter à l’Assemblée le changement de statut d’ADP. D’Etablissement public autonome, ADP est devenue société anonyme.
Le ministre des transports, de Robien, jurait alors grand dieu que l’Etat ne privatiserait jamais. Pour montrer sa bonne foi, il faisait voter solennellement un amendement censé garantir que l’Etat conserverait toujours plus de la moitié du capital (prudemment, il ne touchait pas tout de suite au statut du personnel).
D’ouvertures du capital en ouvertures du capital – avec une gestion de plus en plus lucrative : milliers de suppressions d’emploi, externalisations etc. – la part de l’Etat s’est réduite à 50,6% (13% de cession sous Hollande).
Aujourd’hui, la privatisation totale passe à l’ordre du jour. Un exemple d’actualité pour les cheminots !
Ceci dit, la bataille contre la privatisation d’ADP n’est pas perdue. Des voix diverses s’inquiètent pour le contrôle et la sécurité de cette infrastructure stratégique. D’autres dénoncent la vente d’une poule aux œufs d’or. En 2017, ADP a fait 571 millions d’euros de bénéfices et reverse chaque année 200 à 300 millions d’euros à l’Etat. Ministre, Macron avait déjà l’obsession de céder les aéroports régionaux à des groupes privés internationaux. Le bilan est déjà cuisant.
La renationalisation intégrale, avec réinternalisation des services abandonnés, personnels sous statut, est notre position dans la lutte contre la privatisation intégrale.
PCF, SNCF et CONGRES: Tribune pour le lancement d’une pétition nationale PCF (Monopole, Epic, statut, contre concurrence, SA et casse sociale)
TRIBUNE. A l’attention du Conseil National du PCF, des organisations et militants du Parti, 1er avril 2018
OBJET : Proposition de lancement d’une pétition nationale contre les ordonnances Macron/SNCF : Non à l’abrogation du monopole de la SNCF sur les trains de voyageurs, Non à la transformation de la SNCF en sociétés anonymes et la suppression du statut des personnels lié au service public (Texte en lien)
Nous proposons à la direction du PCF de lancer rapidement une pétition nationale, dans une optique de rassemblement très large, visant à préciser dans l’opinion et mettre en échec, face aux manipulations du pouvoir, les objectifs de son projet (loi, ordonnances) anti-SNCF.
Notre démarche se situe dans le cadre de la préparation du congrès. Pour nous, le congrès ne peut pas se préparer sur des débats à ambition théorique coupés de l’actualité de la lutte des classes.
La bataille SNCF actuelle pose de façon cruciale et urgente, la nécessité de la remise en cause des alliances politiques institutionnelles préalables et de l’illusion d’une « réorientation » de l’UE du capital. Ces orientations ont une large part dans le sinistre électoral de juin 2017 et la quasi-disparition du Parti, que les mois qui passent sous la présidence Macron ne peuvent pas faire oublier.
Pour autant, notre démarche ne vise pas à trancher ces désaccords de fond mais à proposer une initiative immédiate, que tous les communistes peuvent reprendre dans l’état actuel des débats, pour que l’intervention du Parti trouve toute son utilité pour le service public SNCF et la convergence des luttes.
CONSTATS, largement partagés dans le Parti:
Nous faisons le constat que l’attaque frontale du pouvoir contre les cheminots et leur statut, pour réduire à une bataille « corporatiste » la casse du service public au profit de la concurrence privée, est en train d’échouer.
Les cheminots ne sont pas perçus comme des « privilégiés ». Les ordonnances anti-SNCF sont mises en parallèle avec les ordonnances anti-droit du travail de l’automne, les offensives pour précariser les travailleurs, dénaturer l’assurance chômage. La volonté du gouvernement de régler le régime « spécial » des cheminots avant de s’attaquer, à nouveau, à l’ensemble des retraites se dévoile de plus en plus.
Deuxième constat : Le pays a fait son expérience des dégâts du processus de concurrence/privatisation, sous l’égide de l’UE, de tous les grands services publics depuis France Telecom jusqu’à la SNCF. Après la « réforme » ferroviaire de 2014/2016, le cadre est fixé, malgré le statut des cheminots, pour accélérer la casse de leurs conditions de travail, les suppressions d’emplois (d’abord statutaires, – 30.000 en 15 ans) en même temps que la réduction du service public dont les « petites lignes » (à charge des régions de s’en occuper), l’explosion des tarifs.
Troisième constat : Notre Parti tient encore une place particulière et unique dans l’histoire du service public SNCF. Nous n’avons pas besoin d’en rappeler les grandes dates.
Ce rôle de référence demeure même s’il s’est fortement érodé ces dernières décennies. La « gauche plurielle » et les ministres PCF dont JC. Gayssot, entre 1997 et 2002, ont opéré la première division de la SNCF en vue de la privatisation et cautionné, entre autres, les « ouvertures du capital » d’Air France ou de France Télécom. La social-démocratie, dans les régions, a, au long des années 90, 2000 et même ensuite, choisi de confier à des vice-présidents PCF les transports, pour leur faire cautionner, même en limitant les dégâts suivant les régions, la préparation de la mise en concurrence. En 2014, le porte-parole PCF à l’Assemblée (A. Chassaigne – ce n’est pas la personne du camarade qui est visée) s’est abstenu sur la dissolution de la société SNCF historique et a appelé prématurément à la fin de la grève, dans l’incompréhension des militants engagés dans la lutte.
Les conceptions de fond qui ont amené à cette suite de positions doivent vraiment, enfin, être revues en congrès. Mais dans l’immédiat, le Parti a un rôle urgent à jouer contre le projet SNCF-Macron. Contrairement à la discrétion de 2014, la direction du Parti a produit de nombreuses déclarations et plusieurs matériels de propagande. Mais les nombreuses orientations exposées ne fournissent pas les points d’intervention et de convergence pour mobiliser l’opinion et faire échec aux objectifs centraux des ordonnances.
C’est pourtant d’autant plus important que la propagande gouvernementale et la procédure choisie cherchent à diluer le débat dans le contenu et dans le temps. La manœuvre du recours aux ordonnances permet au gouvernement d’abattre ses cartes petit à petit, suivant la tournure du mouvement. Les ordonnances pourraient être dévoilées seulement fin mai pour une adoption définitive au cœur de l’été. Les restructurations annoncées par le PDG G. Pépy s’étalent sur le même calendrier. E. Philippe a ouvertement présenté le chantage aux cheminots sur des dispositions techniques et sociales qui les frapperaient. Il veut entraîner les organisations syndicales à négocier en retrait, entérinant les objectifs principaux des ordonnances. Les syndicats tentent de déjouer ce calendrier vicieux. Il n’en est que plus important pour nous, PCF, de préciser les enjeux majeurs. Voilà pourquoi nous proposons que le Parti prenne l’initiative d’une pétition nationale précise contre la mise en concurrence du rail et pour le maintien du monopole de la SNCF sur les trains de voyageurs, contre la transformation en Sociétés anonymes et la suppression du statut du personnel.
Nous tirons les leçons toujours actuelles d’une initiative incomplète sur un objet similaire : la « votation » pour La Poste de 2009. D’un côté, l’initiative avait permis de mobiliser très largement dans le pays et a obtenu des millions de signatures, au-delà des attentes. De l’autre côté, le caractère politicien de la démarche, rassemblant en préalable toute la « gauche » sur un « vote », a renvoyé la mobilisation vers l’illusion d’une issue électorale avec une alternance en 2012 (F. Hollande avait fait signer le conseil général de Corrèze !). Et cette « unité » a empêché de poser toutes les bonnes questions. La « votation » a porté uniquement sur la transformation de La Poste en SA mais a occulté la question essentielle de la transposition de la dernière directive européenne de mise en concurrence du courrier, puisque les socio-démocrates et Verts l’avaient approuvée. Cela a notamment nui gravement à la mobilisation contre la résignation aux dégâts de la concurrence dans l’entreprise elle-même.
Sur la SNCF cette année, le Parti ne peut pas rester bloqué au plus petit dénominateur commun de la « gauche » en recomposition. Le tract national appelant au 22 mars, comme plusieurs déclarations des dirigeants, font une priorité du rassemblement des « forces de gauche » dont EELV, « Génération », le groupe de B. Hamon, FI, les « socialistes opposés à Macron » etc. Cette priorité politicienne va à contre-sens de la lutte. Comme en 2009 pour La Poste, il ne pourra pas y avoir de position juste et efficace pour la SNCF aujourd’hui dans une perspective de recomposition électorale à « gauche » d’ici les européennes, les municipales ou 2022, en particulier sur la question capitale de l’application des directives et règlements européens alors que la plupart des politiciens, nationalement et dans les régions, accompagnent, depuis des années, la concurrence à l’européenne.
Il faut des revendications claires et précises à soumettre à pétition.
Sur le statut de l’entreprise, on doit pouvoir se prononcer pour le refus de la transformation des entités issues de la SNCF en sociétés anonymes et pour la réunification de l’entreprise sous forme d’un établissement public unique et intégré. L’expression « SNCF 100% public » dans les tracts PCF est insuffisante et ambigüe. Elle risque de rentrer dans le jeu du gouvernement qui promet des « Sociétés nationales », en fait des SA dont – au départ – toutes les actions seraient détenues par l’Etat ou des groupes publics. Des SA « publiques » sont vouées à la privatisation, comme les exemples de FT ou de GDF l’illustrent. L’établissement public est le statut qui fait rempart à la privatisation.
La question de la répartition de la dette est directement subordonnée au statut de l’entreprise. Nous sommes tous d’accord sur l’explication de l’origine de la dette - les investissements que l’on a fait peser sur la SNCF alors que les investissements routiers ne pèsent pas sur les transporteurs – , sur la dénonciation des intérêts versés à la finance privée, sur la riposte à la tentative grossière du gouvernement de rendre les cheminots coresponsables de la dette. Mais, nous devons faire attention au calcul du pouvoir qui cherchera à délester de la dette, vers la collectivité, les SA issues de la SNCF qu’il destine le plus rapidement à la privatisation.
Le rejet de la mise en concurrence organisée par l’UE du capital : c’est maintenant que ça se joue !La raison d’être première du projet de loi initialement prévu, puis des ordonnances, est de faire sauter les derniers verrous législatifs et techniques au début de la mise en concurrence et du passage au privé de réseaux de transports de voyageurs (régions). Le gouvernement suit le calendrier européen qui lui fixe le délai de la fin 2018. Il s’agit notamment de régler l’utilisation commune par les concurrents d’infrastructures et de services communs – de détricoter la SNCF unifiée – de régler la situation des personnels SNCF se retrouvant sur des lignes privatisées. Il s’agit aussi, très précisément, d’abroger l’article 2141, alinéa 1, du code des transports qui pose le monopole de la SNCF sur les trains de voyageurs. Dans ce contexte, alors que l’immense majorité des cheminots, même, dans les mots, les principaux syndicats réformistes, une majorité des usagers, échaudés par les précédents de la casse des autres services publics, s’y opposent, il serait incompréhensible que le PCF ne mette pas au centre le blocage immédiat du processus de concurrence/privatisation.
Les positions qui minimisent et reportent les dangers de la concurrence sont incompréhensibles, même inacceptables. Un tract de la direction du PCF estime que l’ouverture à la concurrence ne serait qu’un prétexte à la réforme et renvoie, dans l’avenir, à des « dérogations » que « permettraient les traités européens ». C’est marcher sur la tête ! L’UE est l’organe qui organise, coordonne la liquidation des services publics. Dans ce règlement européen, des dérogations ont été prévues pour les pays dont les réseaux ferrés publics sont si dégradés qu’aucun concurrent privé ne peut être rapidement constitué. Même en Grèce, A. Tsipras, toujours soutenu par le PGE, essaie de privatiser les quelques lignes modernes. En France comme en Allemagne, imposer la concurrence, ne signifie pas que la SNCF perde tout d’un coup ses activités mais qu’un service public et un cadre social dégradés soient imposés à tout le ferroviaire. Jouer sur les « dérogations européennes », c’est aussi renoncer définitivement, pour le rail, au retour au monopole public des trains de marchandises, ou ailleurs de l’électricité…
Chercher à dédouaner l’UE est une aberration alors qu’elle est le prétexte et l’instrument repris par les représentants politiques de gauche et de droite en France pour leur politique au service du capital français et international. Et c’est bien en France, comme dans chaque pays, que la riposte doit s’organiser contre elle, sur la base des acquis démocratiques et sociaux nationaux de la classe ouvrière. Concrètement, à propos de la SNCF aujourd’hui, cela veut dire mettre en échec la fin du monopole public SNCF du transport de voyageurs. L’existence de services et d’entreprises publics forts est une condition de coopérations internationales positives. C’est le contraire de la stratégie d’intégration de l’UE et des capitalistes européens qui mettent en concurrence les travailleurs des pays. Toujours dans le ferroviaire, cela vaut aussi pour Alstom. Nous ne comprenons pas que la direction du PCF ne porte pas la revendication, facilement rassembleuse, de nationalisation face à la prise de contrôle par Siemens voulue par Macron.
Pour nous, la direction du PCF doit rompre avec sa conversion à l’intégration européenne, au discours illusoire de la réorientation de l’UE du capital, en lien avec son intégration mortifère dans la « gauche » institutionnelle en recomposition. Sa soumission à l’idéologie de l’UE touche à l’absurde quand elle propose de créer un « fonds de financement européen des services publics alimenté par le Quantitative Easing de la BCE ». On va gentiment s’adresser à l’organe le plus antidémocratique, le plus éloigné des interventions démocratiques nationales, pour réorienter des artifices financiers créés pour alimenter la spéculation boursière et immobilière. Demander aux capitalistes de la BCE de faire du social avec leur « Quantitative Easing » ? Ce serait vraiment aberrant pour des dirigeants communistes…
Ajoutons que, face à l’UE du capital, sur des sujets comme les services publics et les droits sociaux, les nationalistes et l’extrême-droite sont incapables de détourner la colère des travailleurs, étant incapables de masquer leur haine de classe et leur rejet des syndicats ouvriers. Communistes, c’est le moment de les confondre !
Nous le répétons : l’actualité et la situation du Parti imposent de poser ces questions de fond. Les débats et les constats de désaccords vont continuer jusqu’au congrès et ensuite. Mais, au-delà de ces profonds différents, dans l’immédiat, nous pensons que notre proposition de pétition nationale peut convenir à tous les communistes, dans l’actualité et le feu de l’action, notamment avec l’étape de la journée nationale d’action interprofessionnelle prévue par la CGT le 19 avril.
Dans un esprit de construction, de reconstruction,
Salutations fraternelles,
PREMIERE LISTE DE SIGNATAIRES:
Emmanuel DANG TRAN (75, Paris 15, CN du PCF), Dominique NEGRI (38, Saint-Martin-d’Hères, secrétaire de section), Corinne BECOURT (02, Saint-Quentin, secrétaire de section), Eric MONNINI (54, Jarny, secrétaire de section), Armelle HERVE (78, Mantes-la-Jolie, secrétaire de section), Christiane ODETTI (81, Lavaur, secrétaire de section), Frédéric BERNABE (70, Vesoul), Cyril MORLOT (70, Vesoul, secrétaire fédéral du PCF Haute-Saône), Eric JALADE (81, Castres), Laurent RICHARD (38, Terres Froides, secrétaire de section), Michel PERRIN (87, Limoges-cheminots, ancien secrétaire fédéral du PCF Haute-Vienne), Michel GAGLIANO (42, Saint-Etienne, cheminot), Guy MANIN (38, Terres Froides), Marc JAMMET (78, Mantes-la-Jolie), Pascal GALANTINI (54, Jarny, cheminot), Saverio GUZZO (54, Jarny, cheminot), Gauthier DUCOS (02, Val d’Origny, secrétaire de section), Joran JAMELOT (75, Paris 15), Noël ZICCHINA (2A, Ajaccio), Pierre YAGHLEKDJIAN (75, Paris 15 RATP), Myriam KOROBAEFF (68, Mulhouse-Campagne), Yves RALLIERES (81, Bastides, secrétaire de section), Danielle RALLIERES (81, Bastides), Jeanne JIMENEZ (81, Castres), Aurélien JAN (02, Saint-Quentin), Ernest MONTEAGUDO (38, Pont-de-Claix), Antoine BIMBEAU (75, Paris 15), Diana KDOUH (38, Saint-Martin-d’Hères), Jean-Claude MAZZOLINI (92, Fontenay-aux-Roses), Jean-Jacques SUZANNE (94, Orly-Ville), Nasser DIFFALAH (70, Couthenans), Fabienne LIEVIN (70, Saint-Rémy), Patrick LIEVIN (70, Saint-Rémy), Guy NIEL (94, Gentilly), Franck CLET (38, Saint-Martin-d’Hères), Jérôme RUBES (38, Saint-Martin-d’Hères), Josette GAWSEWITCH (75, Paris 15), Anne-Marie KOLLI (33/75, Arcachon), Savino PICCARRETTA (38, Echirolles), François ROQUIN (38, Saint-Martin-d’Hères), Marie LECLERC (54, Jarny), Nicolas KIEFFER (42, Saint-Etienne), Joël COPIN (62, Rouvroy), Alain GIRARD (54, Jarny), Patrice MUZARD (70, Gray), Véronique JUNG (70, Gray), Matthieu PIOTROWSKI (54, Jarny), Matthieu RENAULT (75, Paris 15), Olivier TOURNAY (02, Saint-Quentin), Michèle GABERT (02, Gauchy, secrétaire de section), Pierre DARGHAM (75, Paris 15), Bernard GISCLARD (81, Vallée du Thoré), Nelly MONTET (81, Bastides), Albert BARRE (75, Paris 15), Morane BARRE (75, Paris 15), Francis GUEZOU (02, Saint-Quentin), Frédéric JOUBBE (02, Saint-Quentin), Mickaël LIBOUTON (75, Paris 15 RATP), Cemil KAYGIZIZ (75, Paris 15 RATP), Jean-Pierre POINSOT (70, Gray), André RUIZ (70, Ronchamp), Muguette PAQUIS (70, Ronchamp), Loïc CARINCOTTE (38, Saint-Martin-d’Hères), Mathilde RABUT (38, Terres Froides), Jean-Louis NEGRI (38, Saint-Martin-d’Hères), Eliane PERRIN (87, Limoges), Jacqueline DANG TRAN (35, Rennes), René BARDE (81 Lavaur), Marie-Rose LAFLEUR (81 Lavaur), Michel LAFLEUR (81 Lavaur), Jean-Pierre LATCHER (81, Lavaur), Jean-Marc PETIT (81 Lavaur), Claude RAVEL (38 Terres Froides), Angelo PRIZZI (38 Saint-Martin-d’Hères), Suzanne BARBAUX (02, Saint-Quentin), Ludovic BOULANGER (02, Saint-Quentin), Jean-Luc TOURNAY (02, Saint-Quentin), Serge CARRIER (02, Saint-Quentin), Serge CASIER (02, Saint-Quentin), Julien CASIER (02, Saint-Quentin), Johnny DENIMAL (02, Saint-Quentin), Jean-Marie DESMIDT (02, Saint-Quentin), Alice GORLIER (02, Saint-Quentin), Jean-Jacques GABERT (02, Gauchy), Amélie DARDE (02, Saint-Quentin), Franck MOUSSET (02, Saint-Quentin), Grégory PLE (02, Saint-Quentin), Didier TASSIN (02, Saint-Quentin),
SUITE DE LA LISTE: Paul RIO (58, Guérigny), Guy HAREL (37, Montlouis, cheminot), Rolande HAREL (37, Montlouis), Caroline WAVELET (75, Paris 15, cheminote), Henri PUYGRENIER (38, Saint-Martin-d’Hères), Robien MATTA (13, cheminot), Henri SABATTIER (07, Sud-Ardèche), Anne-Marie AGUDO (81, Bastides), Paul FOURCHARD (75, Paris 15), Thierry LA BARBERA (81, Lavaur), Malou MONNINI (54, Jarny), François THIRY (54, Jarny), Jean-Pierre CAMELLINI (54, Jarny), Louis CAMENZULLI (83, La Garde), Lionel HOFF (57, Basse-Orne), Jean-Claude DELVAL (78, Mantes-la-Jolie), Christine SAMPERE (83, Six-Fours), Russell YATES (77, Meaux), Gilbert DELMAS (31, Toulouse), Justine PROUST (75, Paris 15), Martine NATIVI (06, Cagnes-sur-Mer), Olivier APRUZZESE (13, Trets), Benjamin LANDAIS (84, Avignon), Jean-Claude PATE (50, Valognes, cheminot), David SPANIER (54, Jarny), Alain ANTOINE (54, Jarny), Alain CONSTANTINI (54, Jarny), Francis SACHER (54, Jarny), Patrice MOREAU (24, Singleyrac), Marie Llorente (78, Mantes-la-Jolie)
Pour cosigner cette tribune :
TRIBUNE PCF/SNCF/CONGRES: pour le lancement d'une pétition nationale PCF pour le monopole public SNCF
| 167 | Fabienne Liévin | avr 25, 2019 | |
| 166 | Alain CASALE | Marseille | avr 23, 2018 |
| 165 | Jacques VICTOR | NICE | avr 18, 2018 |
| 164 | Albert Sauvage | Coulaures | avr 18, 2018 |
| 163 | Guy LALANDE | Coulaures | avr 18, 2018 |
| 162 | Gwenn'aël Gourden | Fontenay sous bois | avr 12, 2018 |
| 161 | Bernard SARTON | AUBAGNE | avr 12, 2018 |
| 160 | Stéphane AURIOL | Saint Hilaire les Andresis 45320 | avr 12, 2018 |
| 159 | Jean claude De ubeda | Toulon | avr 12, 2018 |
| 158 | damlencourt olivier | SAINT AMAND LES EAUX | avr 12, 2018 |
| 157 | Léo Fleurence | Strasbourg | avr 12, 2018 |
| 156 | Sacha Burgy | Sainte-Marie-Aux-Chênes (57255) | avr 11, 2018 |
| 155 | Jean marc Lafoy | Lussac les châteaux | avr 11, 2018 |
| 154 | Michelle Bardot Bardot | Strasbourg | avr 10, 2018 |
| 153 | Gilles Gourlot | Paris | avr 09, 2018 |
| 152 | Serge GARNERIN | TROYES | avr 09, 2018 |
| 151 | gilbert remond | vaulx-en-velin 69 | avr 08, 2018 |
| 150 | PATRICE MOREAU | CUNEGES | avr 08, 2018 |
| 149 | Amélie DARDE | Saint-Quentin 02 | avr 08, 2018 |
| 148 | roger pinet | briare | avr 08, 2018 |
| 147 | CLAUDE DEFFONTAINE | BANYULS SUR MER | avr 08, 2018 |
| 146 | Huguette Le Danois | Lisieux | avr 08, 2018 |
| 145 | claude lejeune | champigny sur marne | avr 08, 2018 |
| 144 | ARNAUD PETIT | WOINCOURT | avr 08, 2018 |
| 143 | Dominique SERRA | MARSEILLE | avr 08, 2018 |
| 142 | mohamed Naceur | Chambéry | avr 08, 2018 |
| 141 | Yves Boureille | Ruoms | avr 07, 2018 |
| 140 | Barbara KNOCKAERT | Saiint-Quentin Aisne | avr 07, 2018 |
| 139 | Georges Varenne | St-Quentin Aisne | avr 07, 2018 |
| 138 | Francis SAHAL | LAVAUR-81 | avr 07, 2018 |
| 137 | Dominique Nowak | Fayet 02 | avr 06, 2018 |
| 136 | Heinrick Martineau | Saint-Quentin 02 | avr 06, 2018 |
| 135 | Claudine Potier | Saint-Quentin 02 | avr 06, 2018 |
| 134 | Henry Welsh | Montréal QC | avr 06, 2018 |
| 133 | Grégory Plé | 02100 - ST QUENTIN | avr 06, 2018 |
| 132 | Valerie Tranchant | Saint Martin d'heres | avr 06, 2018 |
| 131 | Michel Laplace | Lunas 34650 | avr 06, 2018 |
| 130 | Jean Hochart | Saint-Quentin 02100 | avr 06, 2018 |
| 129 | Nicolas Brette | Le Lardin Saint Lazare | avr 05, 2018 |
| 128 | Denise REBOURS | Aufreville_Brasseuil | avr 05, 2018 |
| 127 | annie ardoino | La Seyne sur Mer | avr 05, 2018 |
| 126 | Martine NATIVI | Cagnes-sur-Mer | avr 04, 2018 |
| 125 | Claude Chamek | PARIS 13 | avr 04, 2018 |
| 124 | Gauthier DUCOS | Val d'Origny 02 | avr 04, 2018 |
| 123 | Ekin TEK | Paris | avr 04, 2018 |
| 122 | Gilbert Delmas | Toulouse (31) | avr 04, 2018 |
| 121 | Russell Yates | Meaux (77) | avr 04, 2018 |
| 120 | Christine Sampere | Six-Fours (83) | avr 04, 2018 |
| 119 | Jean-Claude Delval | Mantes la Jolie (78) | avr 04, 2018 |
| 118 | Lionel Hoff | Basse-Orne (57) | avr 04, 2018 |
| 117 | Louis Camenzulli | La Garde (83) | avr 04, 2018 |
| 116 | Jean-Pierre Camellini | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 115 | François Thiry | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 114 | Malou Monnini | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 113 | Thierry La Barbera | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 112 | Anne-Marie Agudo | Bastides (81) | avr 04, 2018 |
| 111 | Henri Sabatier | Sud-Ardèche | avr 04, 2018 |
| 110 | Robien Matta | Cheminots 13 | avr 04, 2018 |
| 109 | Henri Puygrenier | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 108 | Caroline Wavelet | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 107 | Guy Harel | Montlouis (37) | avr 04, 2018 |
| 106 | Paul Rio | Guérigny (58) | avr 04, 2018 |
| 105 | Romain Denimal | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 104 | Didier Tassin | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 103 | Grégory Plé | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 102 | Franck Mousset | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 101 | Amélie Darde | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 100 | Jean-Jacques Gabert | Gauchy (02) | avr 04, 2018 |
| 99 | Alice Gorlier | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 98 | Jean-Marie Desmidts | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 97 | Jhonny Denimal | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 96 | Julien Casier | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 95 | Serge Casier | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 94 | Serge Carrier | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 93 | Ludovic Boulanger | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 92 | Suzanne Barbaux | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 91 | Angelo Prizzi | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 90 | Claude Ravel | Terres Froides (38) | avr 04, 2018 |
| 89 | Jean-Marc Petit | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 88 | Jean-Pierre Latcher | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 87 | Michel Lafleur | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 86 | Marie-Rose Lafleur | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 85 | René Barde | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 84 | Jacqueline Dang-Tran | Rennes (35) | avr 04, 2018 |
| 83 | Eliane Perrin | Limoges (87) | avr 04, 2018 |
| 82 | Jean-Louis Négri | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 81 | Mathilde Rabut | Terres froides (38) | avr 04, 2018 |
| 80 | Loïc Carincotte | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 79 | Muguette Paquis | Ronchamp (70) | avr 04, 2018 |
| 78 | André Ruiz | Ronchamp (70) | avr 04, 2018 |
| 77 | Jean-Pierre Poinsot | Gray (70) | avr 04, 2018 |
| 76 | Cemil Kaygiziz | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 75 | Mickaël Libouton | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 74 | Frédéric Joube | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 73 | Francis Guézou | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 72 | Morane Barré | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 71 | Albert Barré | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 70 | Nelly Montet | Bastides (81) | avr 04, 2018 |
| 69 | Bernard Gisclard | Vallée du Thoré (81) | avr 04, 2018 |
| 68 | Pierre Dargham | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 67 | Michèle Gabert | Gauchy (02) | avr 04, 2018 |
| 66 | Olivier Tournay | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 65 | Matthieu Renault | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 64 | Matthieu Piotrowski | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 63 | Véronique Jung | Gray (70) | avr 04, 2018 |
| 62 | Patrice Muzard | Gray (70) | avr 04, 2018 |
| 61 | Alain Girard | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 60 | Joël Copin | Rouvroy (62) | avr 04, 2018 |
| 59 | Nicolas Kieffer | Saint Etienne (42) | avr 04, 2018 |
| 58 | Marie Leclerc | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 57 | François Roquin | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 56 | Savino Piccarretta | Echirolles (38) | avr 04, 2018 |
| 55 | Anne-Marie Kolli | Arcachon (33) | avr 04, 2018 |
| 54 | Josette Gawséwitch | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 53 | Jérôme Rubes | St Martin d'Hères | avr 04, 2018 |
| 52 | Franck Clet | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 51 | Guy Niel | Gentilly (94) | avr 04, 2018 |
| 50 | Patrick Liévin | Saint Rémy (70) | avr 04, 2018 |
| 49 | Fabienne Liévin | Saint Rémy (70) | avr 04, 2018 |
| 48 | Nasser Diffalah | Couthenans (70) | avr 04, 2018 |
| 47 | Jean-Jacques Suzanne | Orly ville (94) | avr 04, 2018 |
| 46 | Jean-Claude Mazzolini | Fontenay aux roses (92) | avr 04, 2018 |
| 45 | Diana Kdouh | St Martin d'Hères (38) | avr 04, 2018 |
| 44 | Antoine Bimbeau | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 43 | Ernest Monteagudo | Pont-de-Claix (38) | avr 04, 2018 |
| 42 | Aurélien Jan | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 41 | Jeanne Jimenez | Castres (81) | avr 04, 2018 |
| 40 | Danielle Rallières | Bastides (81) | avr 04, 2018 |
| 39 | Yves Rallières | Bastides (81) | avr 04, 2018 |
| 38 | Myriam Korobaeff | Mulhouse (68) | avr 04, 2018 |
| 37 | Pierre Yaghlekdjian | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 36 | Noël Zicchina | Ajaccio | avr 04, 2018 |
| 35 | Joran Jamelot | Paris 15 | avr 04, 2018 |
| 34 | Gauthier Ducos | Saint Quentin (02) | avr 04, 2018 |
| 33 | Pascal Galantini | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 32 | Marc Jammet | Mantes la Jolie (78) | avr 04, 2018 |
| 31 | Guy Manin | Terres froides (38) | avr 04, 2018 |
| 30 | Michel Gagliano | Saint Etienne (42) | avr 04, 2018 |
| 29 | Michel Perrin | Limoges (87) | avr 04, 2018 |
| 28 | Laurent Richard | Terres froides (38) | avr 04, 2018 |
| 27 | Eric Jalade | Castres (81) | avr 04, 2018 |
| 26 | Cyril Morlot | Vesoul (70) | avr 04, 2018 |
| 25 | Frédéric Bernabé | Vesoul (70) | avr 04, 2018 |
| 24 | Christiane Odetti | Lavaur (81) | avr 04, 2018 |
| 23 | Armelle Hervé | Mantes la jolie (78) | avr 04, 2018 |
| 22 | Saverio Guzzo | Jarny (54) | avr 04, 2018 |
| 21 | Yves Echard | Paris 19 | avr 04, 2018 |
| 20 | philippe MASLONKA | limeil Brevannes | avr 03, 2018 |
| 19 | Andres Bel | Saint Martin d'Hères (38) | avr 03, 2018 |
| 18 | Sylvie TORRES | Vidauban | avr 03, 2018 |
| 17 | patrick Penel | Cercottes | avr 03, 2018 |
| 16 | Jean marc Mourmans | Venanson | avr 03, 2018 |
| 15 | Henri PUYGRENIER | 38 Saint-Martin-d'Hères | avr 03, 2018 |
| 14 | Jean Luc TOURNAY | PCF ST QUENTIN 02 | avr 03, 2018 |
| 13 | Paul Fourchard | Paris 15 | avr 03, 2018 |
| 12 | Sophia PIKULAS | Paris | avr 03, 2018 |
| 11 | michel maho | LAMPAUL GUIMILIAU | avr 03, 2018 |
| 10 | fanny Benavides | ANTONY | avr 03, 2018 |
| 9 | Arnaud PICARD | Caluire-et-cuire | avr 03, 2018 |
| 8 | Henri Bartholoméus | 4801 Stembert -Belgique | avr 03, 2018 |
| 7 | PATRICE LE GALLOIS | MONTPELLIER | avr 03, 2018 |
| 6 | jeanne jimenez | Castres | avr 03, 2018 |
| 5 | saverio guzzo | jarny | avr 03, 2018 |
| 4 | Eric Monnini | Jarny (54) | avr 03, 2018 |
| 3 | Corinne Bécourt | Saint-Quentin | avr 03, 2018 |
| 2 | Dominique Negri | Saint-Martin-d'Hères | avr 03, 2018 |
| 1 | Emmanuel Dang Tran | Paris 15 | avr 03, 2018 |
Le Parti Communiste Brésilien (PCB) condamne l’arrestation de l’ex-président Lula
Traduction NK pour Solidarité Internationale PCF - http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/2018/04/le-parti-communiste-bresilien-pcb-condamne-l-arrestation-de-l-ancien-president-lula.html
Le Parti Communiste Brésilien (PCB) exprime sa condamnation de l’arrestation de l’ex-président Luis Inacio Lula da Silva, considérant que celle-ci est le résultat d’un processus vicieux, marqué par de nombreuses manipulations et par son caractère sélectif tout au long du jugement. Le jugement de la demande d’Habeas Corpus faisait face par ailleurs à une pression écrasante des médias, en particulier du réseau Globo, mais aussi du gouvernement fédéral et des militaires, tous dans le but d’arrêter Lula et le retirer de l’élection.
Le PCB identifie dans l’incarcération de Lula un nouvel élément de l’offensive réactionnaire de l’impérialisme et de la bourgeoisie, la restriction des droits politiques et une atteinte aux libertés démocratiques en cours dans le pays. L’un des aspects de ce processus est la spectacularisation et le caractère sélectif des jugements au sein de l’appareil judiciaire, engagé lui aussi dans la progression du coup d’État. Le caractère sélectif est clairement démontrée par le fait que les principaux corrompus dans le pays, à la fois membres de l’Exécutif ou du Législatif, malgré de vastes preuves, continuent de jouir de leur liberté.
Ce processus est devenu plus dramatique et contraignant encore, après la décision du juge Sergio Moro d’émettre un mandat de dépôt contre Lula, un peu plus de 12 heures après que la Cour suprême ait décidé de l’incarcérer, l’obligeant ainsi à se présenter devant la Police Fédérale de Parana avant le Vendredi 6 avril, 17h.
En ce sens, l’heure n’est pas à la conciliation et à l’hésitation. Les communistes brésiliens n’hésiteront pas à renforcer la résistance unitaire et populaire face à cette offensive contre les libertés démocratiques. En plus du calendrier électoral instable, nous devons renforcer, avec toutes les forces démocratiques, progressistes et révolutionnaires, la résistance organisée à ces attaques.
De plus, nous orientons notre militantisme, tant du Parti que de nos collectifs, à se joindre aux actes unitaires dans tous les États, participant à la fois à leur mobilisation et à leur organisation, cherchant dans ces espaces, à dénoncer la persécution politique contre le président Lula, et à participer activement aux côtés des organisations et des mouvements populaires à la confrontation à l’escalade fasciste, à la progression du conservatisme et aux attaques contre la classe ouvrière.
Les combats organisés sont toujours la meilleure arme de la classe ouvrière. Nous résisterons aux attaques et construirons, en résistance organisée, les éléments de la contre-offensive socialiste.
Commission Politique Nationale du PCB.



