Tracts

EDUCATION: notre 4 pages « Crayons Rouges » de juin/juillet est sorti

LIEN VERS LE PDF

Page 1:

Alors que le « professeur » Blanquer s’englue dans les fake-news et les bugs, le rapport de force monte pour faire capoter ses contre-réformes

Page 2:

Ecole de la « confiance »? Défiance!

Scolarité obligatoire à 3 ans: danger pour l’école publique

Page 3:

Parcoursup: gros bug d’un système aussi injuste qu’opaque

Page 4:

70ème anniversaire de l’OTAN. Plus que jamais, l’argent pour l’école, pas pour la guerre!

 

 

Après les épisodes 2014/2016/2018 : Avertis (et même plus!), les cheminots sont deux fois plus forts pour continuer à rassembler contre la casse du service public et la privatisation !

Tract PCF Paris 15, diffusé notamment pour la manifestation nationale cheminote du 4 juin 2019

Une de nos affiches de 2018, collée à Toulouse, vue et reprise par un journaliste du Monde avant le 4 juin 2019

La contre-réforme ferroviaire de 2014, 2016 et 2018 a conduit strictement aux résultats attendus et combattus.

L’enfumage de la réunification de la SNCF en 3 EPIC (2014) a préparé la suite de la déstructuration et du démantèlement de toute l’entreprise nationale.

Les négociations sur le « décret socle » – le moins-disant social – et sur la convention collective s’éternisent, sur le mode du chantage et de la répression, le temps de faire passer la casse du statut et le cadre concurrentiel, coordonné entre l’UE et les gouvernements successifs.

Pépy et ses commanditaires, dont leurs relais politiques régionaux, se sont empressés, après juillet 2018, de régionaliser, de balkaniser les lignes, en accélérant les suppressions de guichets ou de postes de contrôleurs, les externalisations dans la maintenance.

La diversion sur la reprise de la dette de la SNCF par l’Etat (pour faire le lit de la privatisation et non du service public) est apparue comme telle au grand jour.

Mais, devant cette réalité, enrichies de ces expériences de lutte, les forces restent considérables dans le pays pour élargir la mobilisation pour le service public national SNCF.

Il s’en est fallu de très peu en 2016 pour faire jonction – convergence – entre les cheminots et les salariés en lutte contre la casse du droit de travail par El-Khomri, aggravée par Macron. Il s’en est fallu de rien pour qu’en 2018 la jonction se fasse avec les agents de la RATP et tous les transports publics confrontés, au même moment, aux mêmes règlements et directives européens.

La « Régie autonome des transports parisiens », suivant le projet de loi « Mobilités », devrait cesser d’organiser, en direct, dès 2024, avec cadre social dégradé dès 2021, les bus parisiens et franciliens : une aberration, au 70ème anniversaire de la nationalisation ! Le parallèle est exact aussi quant à la casse des statuts. La volonté des élus locaux de gaver les intérêts privés, avec sous sans la SNCF et la RATP, via leurs filiales privées, est identiquement nocive.

Les luttes locales se maintiennent à un haut niveau à la SNCF, dans les centres techniques, dans les gares comme chez les roulants (une vingtaine de mouvements relatés par la presse régionale chaque mois).

L’opposition à l’UE du capital, à la concurrence de tous contre tous, est plus forte que jamais. Les mots d’ordre, que l’idéologie dominante et les médias ont voulu occulter en 2018, la défense et la réaffirmation des monopoles publics nationaux acquis à la Libération, est plus d’actualité que jamais.

La suite de la feuille de route macroniste est connue.

Elle appelle de plus amples convergences de lutte, à partir de convergences d’intérêts. La prochaine étape de la casse des retraites, fin 2019/début 2020, veut détruire les derniers acquis des régimes SNCF/RATP/Fonction publique que le pouvoir s’est gardé d’attaquer en même temps que le reste en 2018.

Les régions, leurs dirigeants plus hypocrites les uns que les autres, notamment quand il s’agit de pleurer sur les «petites» lignes, font jouer la concurrence, avec Pépy, contre les agents, les usagers et leurs contribuables. La tarification devient encore plus inégale et incompréhensible.

Mais tous ces acteurs se retrouvent face à leurs contradictions, par exemple dans la filialisation du fret SNCF, par rapport à leur profession de foi « écologique ». Les effets des contre-réformes similaires en Belgique ou en Allemagne sont de plus en plus connus, sans parler du Royaume-Uni.

Le pouvoir de Macron aujourd’hui tente des duos exclusifs avec l’extrême-droite, avec certains « Gilets jaunes » pour brouiller les vraies possibilités de convergences et de rassemblement dans les luttes. La gauche EELV-PS et cie, qui a porté en France et en Europe, toutes les directives de mise en concurrence et de privatisation tente de relever une illusion d’ici 2022.

C’est ailleurs, dans les luttes avec les agents de l’éducation nationale, des services de santé, les ouvriers su sucre ou de l’automobile, avec les usagers des transports, dans l’unité pour les statuts et le service public, pour les retraites et la sécurité sociale, contre, plus que jamais, l’application des directives européennes de mise en concurrence…

…que les grandes luttes cheminotes historiques de 2014/16/18, que peuvent se prolonger pour la réaffirmation du MONOPOLE NATIONAL PUBLIC SNCF!

Dans une perspective nationale de résistance anticapitaliste!

FONCTION PUBLIQUE – TRACT MAI 2019 :Ecole, hôpital, finances, territoriale etc. : Les luttes dans la fonction publique, largement soutenues, peuvent faire dérailler la politique antisociale de Macron

Tract repris de PCF Paris 15 – mai 2019

Ecole, hôpital, finances, territoriale etc. :

Les luttes dans la fonction publique, largement soutenues, peuvent faire dérailler la politique antisociale de Macron

Dans sa conférence de presse du 25 avril, Macron a pu infliger son autosatisfaction et sa volonté de poursuivre la même politique. Il faut dire qu’il n’était pas gêné par ses interlocuteurs. Il a fait les questions et les réponses avec sa fiction de peuple, qu’il habille en « Gilets jaunes ». A quelques semaines des Européennes, le débat est vide, se concentre sur les recompositions politiciennes à droite, à l’extrême-droite, au centre et à « gauche ». La rupture avec l’UE des capitalistes, ses traités, directives et sa monnaie est absente.

A l’Elysée, l’autre jour, il ne fallait pas compter sur les journalistes de complaisance pour interroger le président sur les plus grandes luttes sociales du moment, celles pour l’Ecole, pour l’hôpital public, contre le démantèlement des Finances publiques, pour les services publics territoriaux, pour la fonction publique en général.

Les fonctionnaires ignorés, méprisés, menacés !

Macron a délivré ses bons points aux deux ministres Blanquer et Buzyn, pourtant les plus contestés par les luttes. La « bonne élève » Buzyn a montré son éloignement des personnels en déclarant, sur LCP, que la grève des urgences n’avait rien à voir avec  les conditions de travail. Blanquer s’empêtre entre « confiance » et « fake-news ».  Macron a ignoré le discret ministre Dussopt, dont le projet de loi contre la fonction publique, peut et doit unir les mouvements sociaux dans toute la fonction publique et au-delà.

Une attaque frontale contre les fonctionnaires: les retraites.

Les mobilisations convergentes des fonctionnaires vont jouer fortement face à la nouvelle contre-réforme des retraites que Macron a commencé à détailler. Elle est prévue pour la fin 2019. A tour de rôle, les gouvernements successifs s’en prennent au public et au privé pour mieux abaisser les acquis sociaux de tous. L’établissement d’un « système par points » va faire calculer les retraites sur la base de l’ensemble des carrières et non plus des meilleures annuités dans le privé et des six derniers mois dans le public. Mécaniquement, c’est moins 20% ou moins 30% sur les retraites des fonctionnaires. Le pouvoir va engager des « négociations-chantage » sur la prise en compte des primes (mais certains, dont les enseignants, n’en ont guère), sur l’augmentation du temps de travail et la dénaturation du travail (logique comptable contre vocation publique). Les reversions au dernier vivant, restées sans conditions dans le public, sont également directement menacées.

Une méthode législative tordue, antidémocratique,  inacceptable !

Le parallèle saute aux yeux. Le projet de loi Buzyn ne comprend quasiment que des autorisations données au gouvernement de prendre des ordonnances pour reformater l’offre de soins : aucun débat parlementaire sur des dispositions précises et surtout pas de débat public. Blanquer, idem, fait ajouter, par amendement, sans aucune information préalable, son coup de faire passer les administrations des écoles sous la coupe des collèges. Les procédés inacceptables sont à la hauteur du mauvais coup.

Emploi public : la saignée avec ou sans chiffrage !

Macron joue le grand seigneur: pour la casse des emplois de fonctionnaire, si ce n’est pas exactement 120.000 d’ici 2022, cela peut être modulé. Il n’a plus besoin de l’effet d’affichage électoral en direction des « libéraux ». Mais tout le projet de loi Dussopt et les mesures actuelles tendent à casser de l’emploi à statut et le statut lui-même. Les Finances publiques font l’objet d’un démantèlement général.

L’étranglement financier des collectivités annonce des dizaines de milliers de suppressions de postes statutaires. Le projet Dussopt met au centre l’extension des recrutements de droit privé et une nouvelle précarisation – incompatible avec l’esprit service public – avec des « contrats de mission » temporaires.

Toujours la même logique : Précarisation, déqualification, privatisation !

Le parallèle entre les projets Blanquer et Buzyn est flagrant. Des étudiants, des aides médicaux suppléent,  des pharmaciens prescrivent, en lieu et place des enseignants et des médecins etc. Complice, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris prétend faire des économies en liquidant, au profit du privé, la moitié de ses hôpitaux de gériatrie (qui ont une toute autre vocation que les EHPAD). De son côté, la municipalité de Paris fait, sans cesse, le jeu des externalisations et du privé: stationnement, secteurs du nettoiement, vélos etc. La scolarité obligatoire à 3 ans n’est qu’un immense cadeau (150 millions d’euros, 12,7 millions à Paris) pour les écoles privées.

Des maisons « France-services » pour mieux faire passer la désertification publique et sociale.

L’annonce de Macron de maisons de service public, au niveau des (grands) cantons, est un leurre pour accompagner la liquidation en cours des services publics locaux accélérée, centres des finances publiques, bureaux de poste, guichets SNCF, accueils de la sécurité sociale etc. Personne ne peut être trompé par cette hypocrisie. De même, l’annonce d’un moratoire sur les fermetures d’écoles (suivant l’hémorragie des dernières années) ou d’hôpitaux ne peut  faire illusion : le pouvoir va continuer à fermer des classes et des services. Avec Buzyn, le mot « hôpital de proximité » n’aura plus aucun sens, dénué, notamment, de service de chirurgie.

Moins de services publics, mais une fonction publique caporalisée ! Non, merci !

Des proviseurs des Yvelines (pas tous) ont devancé l’appel en suivant une formation paramilitaire de la gendarmerie à l’automne 2018. D’autres ont fait pleuvoir, en apprentis-managers, les exclusions temporaires contre les élèves en lutte contre Parcoursup et la contre-réforme du lycée et les menaces contre les enseignants fidèles à leur vocation. Côté santé, les pouvoirs des administrations, à cheval sur public et privé, les arrogances de cadres aliénés, s’accroissent : dans les Groupements hospitaliers de territoires (GRT) ou dans les ARS. Côté école, le Sénat tente de transformer les directeurs d’écoles primaires, d’enseignants coordinateurs, en cadres administratifs à pouvoir hiérarchique. La menace sur la liberté d’expression des enseignants (article 1 du projet de loi Blanquer est confirmée) C’est grave! Toute une conception du service public est en jeu.

DES CONVERGENCES D’INTERETS AUX CONVERGENCES DE LUTTE !

L’expression « convergence des luttes » est devenue un fourre-tout. Pour nous communistes, c’est un objectif qui ne se proclame pas – encore moins à des fins démagogiques et électoralistes – mais qui se travaille, à partir des convergences d’intérêts objectives entre travailleurs de secteurs différents, usagers, populations.

Le puissant mouvement contre « l’école de la confiance » peut et doit raviver l’opposition du secondaire contre la « réforme » du lycée, celles des lycéens à quelques semaines de leur réinscription ou de leur mise au rencart avec Parcoursup. Les luttes dans les services d’urgences concernent directement l’amont – la casse des centres de santé par exemple -, et l’aval – les suppressions de lits dans les autres services. Le mouvement des EHPAD ne peut être coupé de leur médicalisation, du financement de la sécurité sociale et de la lutte contre la mainmise des groupes privés, amis de Buzyn et Macron. La lutte, vitale, des agents des Finances publiques, pour le maintien de leur service, peut et doit engager les usagers et contribuables, au moment ou le « Prélèvement à la source » est en train de saper le seul impôt juste, l’impôt sur le revenu, et le financement de la sécurité sociale (via la CSG).

Avec cette analyse, communistes, fonctionnaires ou non, dans nos quartiers et nos entreprises, nous sommes entièrement partie prenante de la bataille pour la défense de la fonction publique. Pas de diversion :

- Retrait du projet de loi Dussopt qui accroît la précarité, menace le statut

- Retrait du projet de loi Blanquer qui établit l’école de la défiance et de l’inégalité

- Retrait du projet de loi Buzyn, blanc-seing, par voie d’ordonnances, à la casse administrative du système de santé

- Chiffrage, également aux Finances publiques et dans les collectivités, des dizaines de milliers d’emplois statutaires de fonctionnaires à créer.

- Mobilisation, dès à présent, contre la « retraite par points » contre les fonctionnaires et contre tous.

Les baisses d’impôts pour les plus riches, la casse du financement solidaire par la cotisation sociale de la Sécurité sociale, les subventions au profit capitaliste : c’est, dans d’autres termes, la politique de Macron que nous combattons.

En 2008, après la crise financière, les capitalistes pleuraient qu’en France, notre système social, issu des luttes des travailleurs, en ait atténué l’impact – le vol – sur les salariés, retraités, jeunes. C’est bien ces conquêtes sociales que nous défendons aujourd’hui !

 

PETITION. CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

Lien vers le tract en PDF

Depuis le 30 avril, les putschistes  de Guaido, téléguidés par les Etats-Unis de Trump, et soutenus par la plupart des grandes puissances impérialistes de l’UE, dont la France de Macron, passent à un nouveau stade dans leur tentative de coup d’Etat contre le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela.

Malgré les pressions diplomatiques économiques, les menaces militaires, l’ingérence extérieure a été mise en échec, jusqu’à présent, depuis le début du putsch en janvier.

Dans ce moment grave, nous vous proposons d’intervenir en signant une pétition au ministère français des affaires étrangères (avec copie à l’attention de l’ambassade du Venezuela) :

 PETITION (signez en bas de page)

- Pour que la France abandonne toute ingérence, avec ou sans l’UE, dans les affaires intérieures vénézuéliennes

- Pour que la France condamne la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légal et légitime du Venezuela

- Pour que la France intervienne immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et contre l’intervention impérialiste.

 

NOTRE ANALYSE:

Communistes, nous exprimons publiquement notre condamnation, sans réserves, de la nouvelle agression impérialiste, lancée contre la République Bolivarienne du Venezuela le 23 janvier 2019, pilotée par les Etats-Unis en partenariat avec les puissances de l’Union Européenne et certains régimes latino-américains.

Il s’agit – et cela suffit à justifier notre engagement – d’une position de principe contre toute ingérence étrangère contre la souveraineté d’un peuple. La présidence et le gouvernement de Maduro sont légitimes et légales. La démocratie électorale vénézuélienne, depuis la première élection de Chavez, n’est pas contestée. Le déroulement et le résultat de la dernière élection présidentielle ont été validés par les observateurs et la communauté internationaux.

Notre position est également politique. La tentative de coup d’Etat, avec le soutien impérialiste au félon « président autoproclamé », Guaido, représente une attaque frontale contre les conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs et du peuple vénézuéliens, mais aussi du reste de l’Amérique latine et du monde. Pour les forces capitalistes, l’expérience vénézuélienne, initiée par Chavez depuis 1999, est un défi, un symbole et un exemple de résistance à leur domination, illustrant, de manière insupportable, la possibilité populaire et nationale de les faire reculer.

En visant l’élimination du régime bolivarien, c’est le renforcement de l’exploitation des travailleurs et des peuples d’Amérique Latine qui est recherché, l’écrasement de toute opposition. L’impérialisme veut faire une leçon, qui risque d’être sordide, aux insoumis. Nous nous souvenons, entre autres, du Chili en 1973. L’offensive impérialiste vise aussi directement Cuba et toute l’alternative inestimable que l’île continue de porter pour le droit des peuples.

Le Venezuela est également devenu un point de tension entre les impérialismes occidentaux et les puissances chinoise et russe, dont les prêts au pays sont gagés sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, fournisseur et client attitrés des Etats-Unis, encore aujourd’hui.  

Ingérence, attaque contre les droits sociaux : tous les peuples sont concernés, le peuple français également.

Nous condamnons formellement la prise de position inacceptable du gouvernement français et de Macron, qui a emboité le pas à Trump et soutient le félon Guaido dans son entreprise de déstabilisation du Venezuela. Nous rappelons que Macron a été bien moins bien élu que Maduro. Quand il s’agit des dictatures les plus rétrogrades de la planète, comme l’Arabie Saoudite, il ne s’épargne aucune flatterie aux « roi et prince » pour vendre les armes qui massacrent les enfants yéménites. Quand des ministres du gouvernement populiste-nationaliste italien viennent apporter leur soutien aux « Gilets jaunes », l’ambassadeur de France à Rome est aussitôt rappelé. A Caracas, son homologue est envoyé accueillir le félon Guaido à son retour à l’aéroport, au mépris de tous les principes diplomatiques. Cette position de Macron est une injure au peuple français.

En France, comme dans les autres pays occidentaux, des éléments identifiés comme de « gauche », voire à la «gauche de la gauche » rechignent à condamner la tentative de coup d’Etat au Venezuela quand ils ne la soutiennent pas (ex : Bernie Sanders aux Etats-Unis). Ils arguent de leur désaccord avec la politique de Maduro et de la situation économique difficile, même critique, que traverse le peuple vénézuélien (à cause notamment des bas cours du pétrole). Par faiblesse idéologique, ou par  intérêt électoraliste, ils se rangent derrière l’idéologie dominante et son « politiquement correct ». Pour nous, la critique de la politique de Maduro ne saurait justifier ces différentes positions qui lâchent sur les principes.

En ce qui nous concerne, indépendamment de notre condamnation du coup de force US-UE-Guaido, nous portons toute notre attention aux évolutions de l’expérience émancipatrice, qui se dit « socialiste », au Venezuela depuis Chavez.

Grâce à nos amis vénézuéliens en France, nous en avons eu des témoignages passionnants dans les années 2005/2008.

Nous suivons particulièrement les analyses précieuses de nos camarades du Parti communiste vénézuélien, à qui nous confirmons toute notre solidarité au moment où ils sont en première ligne, jusqu’à mettre en péril leur liberté et leur vie, face aux ultras-réactionnaires et aux fascistes.  

La « révolution » bolivarienne a représenté une avancée considérable pour les travailleurs et les pauvres au Venezuela. Mais elle n’a pas réussi à déposséder les capitalistes de l’essentiel du contrôle des moyens de production, ni à libérer réellement le pays de l’emprise des Etats-Unis via le pétrole. La mobilisation populaire a été très imparfaitement organisée dans des organisations révolutionnaires « socialistes ». Puissamment aidée par l’impérialisme, la bourgeoisie vénézuélienne a développé ses positions dans les institutions, même «bolivariennes», également entretenu le sabotage et la corruption.

Mais comment imaginer que liquider d’un seul trait, en éliminant l’héritier Maduro, les acquis de l’expérience bolivarienne de Chavez pourrait améliorer cette situation, si insatisfaisante soit-elle ? Avec nos camarades communistes vénézuéliens, dans une lutte des classes, crument violente au Venezuela, nous considérons que la défense des acquis socialistes et la mobilisation anti-impérialiste des travailleurs et des couches les plus pauvres sont les conditions de la relance du projet émancipateur lancé par Chavez et de son rayonnement en Amérique Latine et au-delà. Pour nous communistes, il n’y a pas à faire la fine bouche pour complaire à l’idéologie dominante en France.

Les attaques contre le Venezuela se complètent, politiques, diplomatiques, militaires. Les Etats-Unis de Trump, après Obama, mobilisent avec leurs vassaux dans la région. Mais ils savent que la pression militaire risque de réveiller l’engagement anti-impérialiste viscéral des masses latino-américaines.

Il n’y a pas un « mauvais gendarme du monde », Trump avec ses armes, et un « bon gendarme du monde », l’UE avec sa duplicité diplomatique. Ils sont parfaitement complices. Des idées, aussi modérées en apparence que dangereuses sur le fond, sont propagées en France, même à « gauche ». Il faudrait ouvrir des « médiations », des négociations entre les parties : cela signifierait ériger les complotistes et les félons au rang de dirigeants politiques représentatifs. Il faudrait que l’ONU organise des négociations de paix : cela signifie que l’on accepte une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Venezuela. La seule intervention concevable de l’ONU devrait être la condamnation des entreprises interventionnistes des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la France, notamment, contre l’Etat vénézuélien.

A notre niveau, communistes, nous nous engageons à diffuser cette analyse et notre position dans notre parti et dans la vie politique et sociale. Nous les rendons publiques. Nous affirmons notre disponibilité à participer à des initiatives de condamnation de la tentative de déstabilisation du Venezuela.

PETITION:CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

- Pour que la France abandonne toute ingérence, avec ou sans l’UE, dans les affaires intérieures vénézuéliennes

- Pour que la France condamne la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légal et légitime du Venezuela

- Pour que la France intervienne immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et contre l’intervention impérialiste.

Je signe  

PETITION AU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES: POUR UNE CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

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