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FONCTION PUBLIQUE – TRACT MAI 2019 :Ecole, hôpital, finances, territoriale etc. : Les luttes dans la fonction publique, largement soutenues, peuvent faire dérailler la politique antisociale de Macron

Tract repris de PCF Paris 15 – mai 2019

Ecole, hôpital, finances, territoriale etc. :

Les luttes dans la fonction publique, largement soutenues, peuvent faire dérailler la politique antisociale de Macron

Dans sa conférence de presse du 25 avril, Macron a pu infliger son autosatisfaction et sa volonté de poursuivre la même politique. Il faut dire qu’il n’était pas gêné par ses interlocuteurs. Il a fait les questions et les réponses avec sa fiction de peuple, qu’il habille en « Gilets jaunes ». A quelques semaines des Européennes, le débat est vide, se concentre sur les recompositions politiciennes à droite, à l’extrême-droite, au centre et à « gauche ». La rupture avec l’UE des capitalistes, ses traités, directives et sa monnaie est absente.

A l’Elysée, l’autre jour, il ne fallait pas compter sur les journalistes de complaisance pour interroger le président sur les plus grandes luttes sociales du moment, celles pour l’Ecole, pour l’hôpital public, contre le démantèlement des Finances publiques, pour les services publics territoriaux, pour la fonction publique en général.

Les fonctionnaires ignorés, méprisés, menacés !

Macron a délivré ses bons points aux deux ministres Blanquer et Buzyn, pourtant les plus contestés par les luttes. La « bonne élève » Buzyn a montré son éloignement des personnels en déclarant, sur LCP, que la grève des urgences n’avait rien à voir avec  les conditions de travail. Blanquer s’empêtre entre « confiance » et « fake-news ».  Macron a ignoré le discret ministre Dussopt, dont le projet de loi contre la fonction publique, peut et doit unir les mouvements sociaux dans toute la fonction publique et au-delà.

Une attaque frontale contre les fonctionnaires: les retraites.

Les mobilisations convergentes des fonctionnaires vont jouer fortement face à la nouvelle contre-réforme des retraites que Macron a commencé à détailler. Elle est prévue pour la fin 2019. A tour de rôle, les gouvernements successifs s’en prennent au public et au privé pour mieux abaisser les acquis sociaux de tous. L’établissement d’un « système par points » va faire calculer les retraites sur la base de l’ensemble des carrières et non plus des meilleures annuités dans le privé et des six derniers mois dans le public. Mécaniquement, c’est moins 20% ou moins 30% sur les retraites des fonctionnaires. Le pouvoir va engager des « négociations-chantage » sur la prise en compte des primes (mais certains, dont les enseignants, n’en ont guère), sur l’augmentation du temps de travail et la dénaturation du travail (logique comptable contre vocation publique). Les reversions au dernier vivant, restées sans conditions dans le public, sont également directement menacées.

Une méthode législative tordue, antidémocratique,  inacceptable !

Le parallèle saute aux yeux. Le projet de loi Buzyn ne comprend quasiment que des autorisations données au gouvernement de prendre des ordonnances pour reformater l’offre de soins : aucun débat parlementaire sur des dispositions précises et surtout pas de débat public. Blanquer, idem, fait ajouter, par amendement, sans aucune information préalable, son coup de faire passer les administrations des écoles sous la coupe des collèges. Les procédés inacceptables sont à la hauteur du mauvais coup.

Emploi public : la saignée avec ou sans chiffrage !

Macron joue le grand seigneur: pour la casse des emplois de fonctionnaire, si ce n’est pas exactement 120.000 d’ici 2022, cela peut être modulé. Il n’a plus besoin de l’effet d’affichage électoral en direction des « libéraux ». Mais tout le projet de loi Dussopt et les mesures actuelles tendent à casser de l’emploi à statut et le statut lui-même. Les Finances publiques font l’objet d’un démantèlement général.

L’étranglement financier des collectivités annonce des dizaines de milliers de suppressions de postes statutaires. Le projet Dussopt met au centre l’extension des recrutements de droit privé et une nouvelle précarisation – incompatible avec l’esprit service public – avec des « contrats de mission » temporaires.

Toujours la même logique : Précarisation, déqualification, privatisation !

Le parallèle entre les projets Blanquer et Buzyn est flagrant. Des étudiants, des aides médicaux suppléent,  des pharmaciens prescrivent, en lieu et place des enseignants et des médecins etc. Complice, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris prétend faire des économies en liquidant, au profit du privé, la moitié de ses hôpitaux de gériatrie (qui ont une toute autre vocation que les EHPAD). De son côté, la municipalité de Paris fait, sans cesse, le jeu des externalisations et du privé: stationnement, secteurs du nettoiement, vélos etc. La scolarité obligatoire à 3 ans n’est qu’un immense cadeau (150 millions d’euros, 12,7 millions à Paris) pour les écoles privées.

Des maisons « France-services » pour mieux faire passer la désertification publique et sociale.

L’annonce de Macron de maisons de service public, au niveau des (grands) cantons, est un leurre pour accompagner la liquidation en cours des services publics locaux accélérée, centres des finances publiques, bureaux de poste, guichets SNCF, accueils de la sécurité sociale etc. Personne ne peut être trompé par cette hypocrisie. De même, l’annonce d’un moratoire sur les fermetures d’écoles (suivant l’hémorragie des dernières années) ou d’hôpitaux ne peut  faire illusion : le pouvoir va continuer à fermer des classes et des services. Avec Buzyn, le mot « hôpital de proximité » n’aura plus aucun sens, dénué, notamment, de service de chirurgie.

Moins de services publics, mais une fonction publique caporalisée ! Non, merci !

Des proviseurs des Yvelines (pas tous) ont devancé l’appel en suivant une formation paramilitaire de la gendarmerie à l’automne 2018. D’autres ont fait pleuvoir, en apprentis-managers, les exclusions temporaires contre les élèves en lutte contre Parcoursup et la contre-réforme du lycée et les menaces contre les enseignants fidèles à leur vocation. Côté santé, les pouvoirs des administrations, à cheval sur public et privé, les arrogances de cadres aliénés, s’accroissent : dans les Groupements hospitaliers de territoires (GRT) ou dans les ARS. Côté école, le Sénat tente de transformer les directeurs d’écoles primaires, d’enseignants coordinateurs, en cadres administratifs à pouvoir hiérarchique. La menace sur la liberté d’expression des enseignants (article 1 du projet de loi Blanquer est confirmée) C’est grave! Toute une conception du service public est en jeu.

DES CONVERGENCES D’INTERETS AUX CONVERGENCES DE LUTTE !

L’expression « convergence des luttes » est devenue un fourre-tout. Pour nous communistes, c’est un objectif qui ne se proclame pas – encore moins à des fins démagogiques et électoralistes – mais qui se travaille, à partir des convergences d’intérêts objectives entre travailleurs de secteurs différents, usagers, populations.

Le puissant mouvement contre « l’école de la confiance » peut et doit raviver l’opposition du secondaire contre la « réforme » du lycée, celles des lycéens à quelques semaines de leur réinscription ou de leur mise au rencart avec Parcoursup. Les luttes dans les services d’urgences concernent directement l’amont – la casse des centres de santé par exemple -, et l’aval – les suppressions de lits dans les autres services. Le mouvement des EHPAD ne peut être coupé de leur médicalisation, du financement de la sécurité sociale et de la lutte contre la mainmise des groupes privés, amis de Buzyn et Macron. La lutte, vitale, des agents des Finances publiques, pour le maintien de leur service, peut et doit engager les usagers et contribuables, au moment ou le « Prélèvement à la source » est en train de saper le seul impôt juste, l’impôt sur le revenu, et le financement de la sécurité sociale (via la CSG).

Avec cette analyse, communistes, fonctionnaires ou non, dans nos quartiers et nos entreprises, nous sommes entièrement partie prenante de la bataille pour la défense de la fonction publique. Pas de diversion :

- Retrait du projet de loi Dussopt qui accroît la précarité, menace le statut

- Retrait du projet de loi Blanquer qui établit l’école de la défiance et de l’inégalité

- Retrait du projet de loi Buzyn, blanc-seing, par voie d’ordonnances, à la casse administrative du système de santé

- Chiffrage, également aux Finances publiques et dans les collectivités, des dizaines de milliers d’emplois statutaires de fonctionnaires à créer.

- Mobilisation, dès à présent, contre la « retraite par points » contre les fonctionnaires et contre tous.

Les baisses d’impôts pour les plus riches, la casse du financement solidaire par la cotisation sociale de la Sécurité sociale, les subventions au profit capitaliste : c’est, dans d’autres termes, la politique de Macron que nous combattons.

En 2008, après la crise financière, les capitalistes pleuraient qu’en France, notre système social, issu des luttes des travailleurs, en ait atténué l’impact – le vol – sur les salariés, retraités, jeunes. C’est bien ces conquêtes sociales que nous défendons aujourd’hui !

 

PETITION. CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

Lien vers le tract en PDF

Depuis le 30 avril, les putschistes  de Guaido, téléguidés par les Etats-Unis de Trump, et soutenus par la plupart des grandes puissances impérialistes de l’UE, dont la France de Macron, passent à un nouveau stade dans leur tentative de coup d’Etat contre le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela.

Malgré les pressions diplomatiques économiques, les menaces militaires, l’ingérence extérieure a été mise en échec, jusqu’à présent, depuis le début du putsch en janvier.

Dans ce moment grave, nous vous proposons d’intervenir en signant une pétition au ministère français des affaires étrangères (avec copie à l’attention de l’ambassade du Venezuela) :

 PETITION (signez en bas de page)

- Pour que la France abandonne toute ingérence, avec ou sans l’UE, dans les affaires intérieures vénézuéliennes

- Pour que la France condamne la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légal et légitime du Venezuela

- Pour que la France intervienne immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et contre l’intervention impérialiste.

 

NOTRE ANALYSE:

Communistes, nous exprimons publiquement notre condamnation, sans réserves, de la nouvelle agression impérialiste, lancée contre la République Bolivarienne du Venezuela le 23 janvier 2019, pilotée par les Etats-Unis en partenariat avec les puissances de l’Union Européenne et certains régimes latino-américains.

Il s’agit – et cela suffit à justifier notre engagement – d’une position de principe contre toute ingérence étrangère contre la souveraineté d’un peuple. La présidence et le gouvernement de Maduro sont légitimes et légales. La démocratie électorale vénézuélienne, depuis la première élection de Chavez, n’est pas contestée. Le déroulement et le résultat de la dernière élection présidentielle ont été validés par les observateurs et la communauté internationaux.

Notre position est également politique. La tentative de coup d’Etat, avec le soutien impérialiste au félon « président autoproclamé », Guaido, représente une attaque frontale contre les conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs et du peuple vénézuéliens, mais aussi du reste de l’Amérique latine et du monde. Pour les forces capitalistes, l’expérience vénézuélienne, initiée par Chavez depuis 1999, est un défi, un symbole et un exemple de résistance à leur domination, illustrant, de manière insupportable, la possibilité populaire et nationale de les faire reculer.

En visant l’élimination du régime bolivarien, c’est le renforcement de l’exploitation des travailleurs et des peuples d’Amérique Latine qui est recherché, l’écrasement de toute opposition. L’impérialisme veut faire une leçon, qui risque d’être sordide, aux insoumis. Nous nous souvenons, entre autres, du Chili en 1973. L’offensive impérialiste vise aussi directement Cuba et toute l’alternative inestimable que l’île continue de porter pour le droit des peuples.

Le Venezuela est également devenu un point de tension entre les impérialismes occidentaux et les puissances chinoise et russe, dont les prêts au pays sont gagés sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, fournisseur et client attitrés des Etats-Unis, encore aujourd’hui.  

Ingérence, attaque contre les droits sociaux : tous les peuples sont concernés, le peuple français également.

Nous condamnons formellement la prise de position inacceptable du gouvernement français et de Macron, qui a emboité le pas à Trump et soutient le félon Guaido dans son entreprise de déstabilisation du Venezuela. Nous rappelons que Macron a été bien moins bien élu que Maduro. Quand il s’agit des dictatures les plus rétrogrades de la planète, comme l’Arabie Saoudite, il ne s’épargne aucune flatterie aux « roi et prince » pour vendre les armes qui massacrent les enfants yéménites. Quand des ministres du gouvernement populiste-nationaliste italien viennent apporter leur soutien aux « Gilets jaunes », l’ambassadeur de France à Rome est aussitôt rappelé. A Caracas, son homologue est envoyé accueillir le félon Guaido à son retour à l’aéroport, au mépris de tous les principes diplomatiques. Cette position de Macron est une injure au peuple français.

En France, comme dans les autres pays occidentaux, des éléments identifiés comme de « gauche », voire à la «gauche de la gauche » rechignent à condamner la tentative de coup d’Etat au Venezuela quand ils ne la soutiennent pas (ex : Bernie Sanders aux Etats-Unis). Ils arguent de leur désaccord avec la politique de Maduro et de la situation économique difficile, même critique, que traverse le peuple vénézuélien (à cause notamment des bas cours du pétrole). Par faiblesse idéologique, ou par  intérêt électoraliste, ils se rangent derrière l’idéologie dominante et son « politiquement correct ». Pour nous, la critique de la politique de Maduro ne saurait justifier ces différentes positions qui lâchent sur les principes.

En ce qui nous concerne, indépendamment de notre condamnation du coup de force US-UE-Guaido, nous portons toute notre attention aux évolutions de l’expérience émancipatrice, qui se dit « socialiste », au Venezuela depuis Chavez.

Grâce à nos amis vénézuéliens en France, nous en avons eu des témoignages passionnants dans les années 2005/2008.

Nous suivons particulièrement les analyses précieuses de nos camarades du Parti communiste vénézuélien, à qui nous confirmons toute notre solidarité au moment où ils sont en première ligne, jusqu’à mettre en péril leur liberté et leur vie, face aux ultras-réactionnaires et aux fascistes.  

La « révolution » bolivarienne a représenté une avancée considérable pour les travailleurs et les pauvres au Venezuela. Mais elle n’a pas réussi à déposséder les capitalistes de l’essentiel du contrôle des moyens de production, ni à libérer réellement le pays de l’emprise des Etats-Unis via le pétrole. La mobilisation populaire a été très imparfaitement organisée dans des organisations révolutionnaires « socialistes ». Puissamment aidée par l’impérialisme, la bourgeoisie vénézuélienne a développé ses positions dans les institutions, même «bolivariennes», également entretenu le sabotage et la corruption.

Mais comment imaginer que liquider d’un seul trait, en éliminant l’héritier Maduro, les acquis de l’expérience bolivarienne de Chavez pourrait améliorer cette situation, si insatisfaisante soit-elle ? Avec nos camarades communistes vénézuéliens, dans une lutte des classes, crument violente au Venezuela, nous considérons que la défense des acquis socialistes et la mobilisation anti-impérialiste des travailleurs et des couches les plus pauvres sont les conditions de la relance du projet émancipateur lancé par Chavez et de son rayonnement en Amérique Latine et au-delà. Pour nous communistes, il n’y a pas à faire la fine bouche pour complaire à l’idéologie dominante en France.

Les attaques contre le Venezuela se complètent, politiques, diplomatiques, militaires. Les Etats-Unis de Trump, après Obama, mobilisent avec leurs vassaux dans la région. Mais ils savent que la pression militaire risque de réveiller l’engagement anti-impérialiste viscéral des masses latino-américaines.

Il n’y a pas un « mauvais gendarme du monde », Trump avec ses armes, et un « bon gendarme du monde », l’UE avec sa duplicité diplomatique. Ils sont parfaitement complices. Des idées, aussi modérées en apparence que dangereuses sur le fond, sont propagées en France, même à « gauche ». Il faudrait ouvrir des « médiations », des négociations entre les parties : cela signifierait ériger les complotistes et les félons au rang de dirigeants politiques représentatifs. Il faudrait que l’ONU organise des négociations de paix : cela signifie que l’on accepte une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Venezuela. La seule intervention concevable de l’ONU devrait être la condamnation des entreprises interventionnistes des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la France, notamment, contre l’Etat vénézuélien.

A notre niveau, communistes, nous nous engageons à diffuser cette analyse et notre position dans notre parti et dans la vie politique et sociale. Nous les rendons publiques. Nous affirmons notre disponibilité à participer à des initiatives de condamnation de la tentative de déstabilisation du Venezuela.

PETITION:CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

- Pour que la France abandonne toute ingérence, avec ou sans l’UE, dans les affaires intérieures vénézuéliennes

- Pour que la France condamne la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légal et légitime du Venezuela

- Pour que la France intervienne immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et contre l’intervention impérialiste.

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PETITION AU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES: POUR UNE CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

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Paris – Grève des urgences de l’AP-HP – la soupape saute ! Toute la crise de l’hôpital public et de l’offre publique de santé explose.

Tract PCF Paris 15: grève des urgences, AP-HP, HEGP, Necker, menaces sur l’hôpital Vaugirard, défense du centre de santé Viala, financement de la Séurité sociale, annonces de Macron, loi BuzynTract PCF Paris 15

Grève des urgences : la soupape saute ! Toute la crise de l’hôpital public et de l’offre publique de santé explose.

30 Avril 2019 Publié dans #Santé – hôpital – assurance maladie, #15ème

Avril 2019, le mouvement de grève aux urgences des hôpitaux de Paris ne cesse de s’étendre : 17 services sur 25 sont concernés. Les agents sont réquisitionnés (assignés) mais la grève fait beaucoup de bruit tant la situation est devenue critique pour tout le secteur et pour les patients et leurs familles.

Les urgences, c’est la soupape qui cède quand tout l’hôpital public et l’offre publique conventionnée de soin explosent.

A l’HEGP (hôpital Pompidou), par exemple, on est passé de 38000 passages aux urgences en 2002, à 50000 en 2012 et à 59500, en rythme annuel, en 2019.

Suivant le référentiel des médecins du « Samu-urgences de France », il manque 79 emplois à temps plein à l’HEGP pour un encadrement correct, sans compter les médecins. Vous savez à quoi cela correspond : à des attentes supérieures à 3 heures dans les couloirs, quelques fois à des drames, le plus souvent à l’impossibilité de traiter au mieux comme il faudrait. Dans les spécificités des urgences pédiatriques de l’hôpital NECKER, la même tension et la même détresse s’expriment. Sur l’ensemble de l’Assistance publique, ce sont 700 emplois qui manquent pour revenir à niveau, après 20 ans d’augmentation de la fréquentation (+3,4% en 2018).

Une personne semble ignorer la cause de ces difficultés : la ministre Agrès Buzyn. Sur la chaîne « Public Sénat », elle a osé prétendre que la grève des urgences n’avait rien à voir avec les conditions de travail. On s’aperçoit du décalage entre un gouvernement au service des mandarins, des trusts pharmaceutiques et, de l’autre côté, les agents hospitaliers et le commun des mortels !  Non Madame, les problèmes de sécurité aux urgences sont principalement liés aux situations de tensions dues aux sous-effectifs et aux conditions de travail extrêmes !

L’engorgement des urgences, qui devient dramatique dès qu’une canicule ou une épidémie de grippe pointent, correspond à une politique de sape de l’offre de santé en amont et en aval. La ministre et le directeur général de l’Assistance Publique font semblant de l’ignorer. Ils promettent une petite prime (60 euros, c’est un dû !), par-là, un aménagement par ici (47 postes pour toute l’AP-HP, moins de 2 par service !), aux agents des urgences. C’est un changement de cap structurel qui est nécessaire, ce que tous les agents hospitaliers et les usagers peuvent comprendre.

La fréquentation des urgences gonfle pour des raisons  connues et reconnues.

Dans le 15ème, ce qui peut paraître surprenant, mais il faut tenir compte de la densité de population, nous sommes en situation de pénurie, voire de désert médical, en termes d’offre conventionnée de secteur 1, de premier ou second recours.

La situation s’est aggravée avec la fermeture des centres de santé Beaugrenelle et Anselme Payen que la municipalité de Paris a laissé faire. Le centre de santé de la rue Viala (30000 passages par an), fondé historiquement par les allocations familiales, est menacé d’expulsion sans relogement. C’est inadmissible. Nous appelons, avec les associations locales, à interpeller la Mairie de Paris, pour que le centre soit maintenu et/ou relogé, malgré la spéculation immobilière. Les « maisons médicales », rassemblant quelques médecins libéraux, ne compensent même pas les fermetures de cabinet. Avec le projet de loi Buzyn, elles seront le lieu du remplacement, pour des actes médicaux, des médecins par des étudiants ou supplétifs.

On parle beaucoup de la situation inadmissible pour les résidents et les personnels des EHPAD. Le gouvernement veut rançonner les salariés, à nouveau, au nom de la dépendance.

Pendant ce temps, les groupes privés, pour 2018, Orpéa et Korian, ont enregistré des excédents d’exploitation de 604 et 468 millions d’euros, sur l’argent de nos anciens et des familles, dans les conditions exécrables d’accueil que l’on connaît.

La sous-médicalisation de ces maisons de retraites contribue à l’engorgement des urgences.

Nous apprenons que l’AP-HP a l’intention de fermer l’hôpital Vaugirard pour le transformer en EHPAD. C’est inacceptable. L’hôpital Vaugirard est dédié aux longs et moyens séjours, notamment pour des personnes âgées, que l’on remet sur pied pour qu’elles rentrent chez elles et soient prises en charge, entre temps, à proximité de chez elles, dans le 15ème. Ce n’est pas la même vocation qu’un EHPAD ! Et c’est l’assurance maladie, les cotisations sociales patronales, qui doivent financer et non les familles et la solidarité nationale !

Dans sa conférence de presse du 25 avril, E. Macron a prétendu établir un moratoire sur les fermetures d’hôpital. Quelle démagogie ! Quel mensonge !

La fermeture de l’hôpital Vaugirard est programmée. La casse de Beaujon et de Bichat, remplacés, avec des centaines de suppressions de lits et d’emplois, par un projet immobilier à Saint-Ouen, est en cours. L’Hôtel-Dieu et ses urgences finissent de mourir. Le Val-de-Grâce est mort.

Mais Macron et Buzyn ont trouvé l’astuce : ils vont changer la définition du mot « hôpital », qui pourra, demain, être une structure dénuée, par exemple, de chirurgie.

Le projet de loi Buzyn est scandaleux de malhonnêteté. Il renvoie l’essentiel de la recomposition autoritaire de l’offre de soins à des ordonnances (pas de débat parlementaire, encore moins de débat public) à discrétion du pouvoir, dans la soumission aux intérêts privés, dans la réorganisation de la « gouvernance » des « groupements de territoire ». La politique de fond que poursuivent Macron et Buzyn, c’est de développer un secteur lucratif de la santé pour les capitalistes, aux dépens de la santé publique et la Sécurité sociale, de ponctionner au maximum les familles et les travailleurs en transférant l’argent de nos cotisations maladie vers le profit capitaliste.

Sauf que ça ne passe pas, ça ne doit pas passer ! Le système de santé, pour lequel des générations se sont battues, ne peut pas et ne doit pas passer sous le contrôle des spéculateurs.

Agents hospitaliers, médecins, patients, familles, cotisants, communistes du 15ème, nous vous invitons à intervenir et à lutter, localement et nationalement :

- Soutien aux revendications des personnels des services d’urgences. Pour la création des 700 emplois manquants à l’AP-HP.

- Opposition totale à la fermeture de l’hôpital Vaugirard et à sa transformation en EHPAD !

- Maintien du centre de santé Viala que la municipalité de Paris doit maintenir et reloger !

- Retrait du projet de loi Buzyn, et de ses ordonnances antidémocratiques inacceptables.

- Restitution à la Sécurité sociale de ses financements légitimes, de l’’argent de la solidarité entre travailleurs: lin des exonérations de cotisations sociales patronales (dont le CICE). Les « déficits » organisés des hôpitaux publics, par le biais de « tarifications » antisociales, de frais financiers pour les banques, sont inacceptables.

Localement, régionalement, nationalement, mobilisons-nous pour nos hôpitaux, nos structures publiques et sociales de santé !

Faire échec aux contre-réformes structurelles de Macron : tract général décembre 2018

Tract, PCF Paris 15, 14 décembre 2018

Pour les retraites, 3 millions dans les rues le 2 octobre 2010

 

Sécurité sociale, salaires et droit du travail, services publics, … Les forces existent pour bloquer et commencer à inverser les contre-réformes structurelles poursuivies par Macron et son gouvernement.

Personne ne découvre, soudainement en cette fin d’année 2018, le niveau de mécontentement, de colère et de détresse sociale dans notre pays.

Les conditions de vie et de travail se dégradent depuis 35 ans, de façon accélérée depuis 10 ans. Les salaires, les retraites (les allocations) de la grande majorité ont décroché, de 2 à 10% suivant les études officielles, dans cette dernière période. En même temps, les dépenses contraintes des ménages – logement, énergie, transports, reste à payer pour se soigner, frais dans les EHPAD etc. – n’ont cessé d’augmenter sous le coup des politiques de casse des services publics et d’encouragement à la spéculation financière.

Car c’est bien le résultat d’une politique structurelle de casse des statuts du travail, de concurrence de tous contre tous, de démantèlement de la sécurité sociale, de l’assurance chômage et des services publics qui est la cause de cette situation.

Ses profiteurs et commanditaires sont le patronat et le profit capitaliste. C’est une évidence bonne à rappeler. Ses coordinateurs, la Commission Attali, dont Macron était le secrétaire et dont le rapport inspire tous les gouvernements depuis Sarkozy, et l’UE estiment que la France est en retard. En Allemagne, en Italie, le démembrement des acquis sociaux et démocratiques a pu être mené plus rapidement. Le salaire moyen allemand est désormais nettement plus bas que le français. Les taux de pauvreté et d’inégalité en Italie, Allemagne et au Royaume-Uni sont largement plus élevés que dans notre pays.

Dans la ligne de mire de l’UE et du capital : la résistance de nos acquis sociaux qui a atténué les effets de la casse sociale provoquée par la dernière grande crise financière du système en 2008. En attendant la prochaine…

Ne laissons pas propager l’idée que le mouvement social, les grandes luttes, la lutte des classes en France, ces dernières années n’a servi à rien! Imaginons où en seraient notre système de retraite (67 ans ?) s’il n’y avait eu la mobilisation, à 3 millions en jour ouvré (20 à 30 fois plus que les « gilets jaunes » le samedi), en 2010! Certes les dernières vraies victoires remontent à 1995 contre le Plan Juppé et à 2006 contre le CPE de Villepin. Mais le niveau de lutte général, notamment contre la loi Khomry en 2016 ou pour le monopole public SNCF en 2018, comptent considérablement dans le rapport de force. Une autre évidence bonne à rappeler face aux médias de l’idéologie dominante ! Des centaines de luttes, dans les entreprises, chaque semaine, poussent les revendications locales contre l’exploitation patronale et entretiennent le rapport de force national. Et, nous ne pouvons que nous réjouir, comme les forces patronales s’en désoler, que la lutte des classes se transmette de génération en génération avec l’essor du grand mouvement lycéen et étudiant contre la sélection et la marchandisation de l’enseignement.

 

En quoi la politique de répression du pouvoir est très inquiétante.

Elle ne date pas de Macron. Valls a su orienter contre le mouvement social le dispositif annoncé contre le terrorisme. Irresponsables ont été les députés de « gauche » qui ont soutenu l’état d’urgence, transformé depuis en répression permanente.

Le 1er et le 8 décembre, le pouvoir et ses médias ont chauffé à blanc les Gilets Jaunes et ont indiqué aux casseurs le chemin des Champs Elysées puis de l’Etoile à Paris, où la sécurité avait été plus que parfaitement assurée le 11 novembre lors de la visite de Trump et Poutine à l’Arc-de-Triomphe.

La répression sauvage, scandaleuse, du mouvement lycéen, avec des images dignes de dictatures à Mantes-la-Jolie, a renvoyé frauduleusement la responsabilité de la casse vers les lycéens et les jeunes des « quartiers ».

Cette propagande prépare le clap de fin, provisoire, du mouvement Gilets Jaunes, mais prépare le pire.

Dans son intervention très étudiée du 10 décembre, Macron a lâché de fausses concessions à la population qui soutient les « Gilets Jaunes ». L’abandon de la hausse de l’augmentation des taxes « écologiques » sur l’essence, une de nos revendications, avait déjà été annoncée par le premier ministre.

Macron a annoncé une exonération de hausse de CSG pour certains retraités, sous conditions de ressources. C’est un ballon d’oxygène pour eux mais cela continue d’annoncer une fiscalisation du financement de la Sécu et une fusion CSG – impôt sur le revenu.

Macron a copié Sarkozy dans la défiscalisation des heures supplémentaires qui vont concurrencer les créations d’emplois normalement rémunérés. La nébuleuse augmentation du SMIC de 100 euros et les nouvelles primes sont annoncées couplées avec de nouveaux cadeaux au patronat en termes de baisses de cotisations sociales. Avec les Gilets jaunes, Macron accorde peu, très peu, aux salariés, et rien qui ne compromette la suite de sa politique structurelle de casse sociale.

Mais il octroie aux Gilets Jaunes une représentativité comme « partenaire » social du pouvoir. Sur le mode populiste, pour contourner les organisations de salariés, Macron promeut un dialogue direct avec des représentants autoproclamés (choisis par qui ?) d’un peuple indéfini… Cet acte politique est très dangereux.

Le mouvement « Gilets jaunes » est protéiforme, contradictoire à la base. Nous ne pouvons qu’être en accord avec la majorité de l’opinion qui les soutient parce qu’elle condamne les impôts les plus injustes. Parmi les quelques dizaines de milliers de « Gilets jaunes » s’exprime une volonté d’action militante, qui peut porter le meilleur et le pire. Le mouvement n’est pas que spontané ! Un programme de 42 points, dont 3 sur l’immigration, ne tombe pas du ciel, surtout quand il ressemble tant à celui de l’allié du FN Dupont-Aignan. La transversalité Facebook fait le jeu de meneurs d’opinion, à peine dissimulés. Le « trop d’impôts » dérive vite en « trop de dépenses sociales ».Le « trop de charges » correspond à l’attente de tous les patrons, notamment des gros qui veulent la mort de notre Sécurité sociale.

Un mouvement qui peut être soutenu à la fois par Mélenchon, Le Pen, Wauquiez et Hollande : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !

Dupont-Aignan, Le Pen ne se sont jamais pointés dans les manifestations syndicales contre la casse des retraites ou du monopole public SNCF que Wauquiez et Hollande ont fait voter !

De concert avec Macron et l’ex-ministre, millionnaire du cosmétique, Hulot, pourtant caution de l’augmentation des taxes essence, les « Gilets Jaunes » se gardent bien de remettre en cause le consensus sur les sacrifices et cadeaux au grand capital au nom de l’apocalypse climatique. Plus grave, comme chez les « 5 étoiles » ou à la Ligue en Italie, chez les AFD en Allemagne, groupes populistes et/ou d’extrême-droite qui reprennent le gilet jaune, la polarisation de la campagne des élections européennes contre les immigrés s’annonce.

Le mouvement « Gilets Jaunes » et son utilisation par le pouvoir nous poussent, plus que jamais, militants et organisations politiques et syndicales anticapitalistes, à faire avancer nos actions et à ajuster nos mots d’ordre.

Communistes, pour notre part, nous continuons à analyser le choix du système, en 2017, de dépasser l’alternance « gauche »/droite en torpillant médiatiquement Fillon et en promouvant Macron contre ce qui reste – encore pour combien de temps ? – le repoussoir d’extrême-droite.

Ce n’est pas dans le rétablissement de la gauche classique social-démocrate que viendra une issue, dans des accords électoraux pour plus ou moins d’intégration dans l’UE du capital, en faisant patienter les travailleurs d’ici une nouvelle mascarade électorale en 2022.

Nous continuons à rechercher les convergences de lutte, à même de bloquer les réformes structurelles que poursuit Macron, de commencer à les inverser.

On est passé très près en 2018, contre les directives européennes de concurrence – SNCF et RATP + – sur la défense des statuts du travail : El-Khomri/Ordonnances Macron/Fonction publique/ Entreprises publiques etc.

Nous partageons, à notre niveau de militants politiques, les questions, omniprésentes chez les militants syndicaux, avec les convergences, de luttes plus continues (et non « saute-moutons »).

 

PROPOSITIONS DE REVENDICATIONS DE RUPTURE IMMEDIATES

 

- Augmentation du Smic à 1800 brut net et début de reconstitution d’une échelle mobile des salaires.

- Indexation des retraites, pensions et allocations sur l’évolution des salaires (Non au vol de la revalorisation de 0,3% en 2019, en dessous de l’inflation !)

- Défense et rétablissement du salaire socialisé : suppression pur et simple du CICE (20 milliards d’euros en 2018, 40 milliards en 2019 avec son cumul pour le patronat avec des exonérations nouvelles de cotisations sociales)/ Extinction de toutes les exonérations de cotisations sociales patronales/ Suppression de la CSG et retour aux cotisations sociales.

- Fiscalité : abandon définitif de la fiscalité indirecte sur les carburants/ Rétablissement de l’ISF/ Création de nouvelles tranches de l’impôt sur le revenu pour les plus hauts revenus.

- Abandon du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, source de complexification, menace sur le recouvrement, préparation de la fusion avec la CSG contre le financement solidaire de la sécurité sociale.

- Transports : rétablissement des monopoles publics SNCF et RATP contre les directives de l’UE du capital/ Renationalisation, sans indemnités, des sociétés d’autoroutes/

- Dépenses publiques : annulation de la hausse de 1,7 milliards d’euros par an des dépenses militaires d’ici 2022, baisse des crédits militaires dès le budget 2019, abandon des programmes de production d’armes de destruction massive, dont le nucléaire militaire. PETITION EN LIGNE: https://baisse-budget-militaire.fr/

- Abandon des contre-réformes abaissant l’offre d’éducation publique dans les lycées, le niveau du Bac et de Parcoursup instrument de la pénurie et de la sélection dans  dans l’enseignement supérieur.

Tous ensemble ? Oui ! Sur de vraies positions de rupture avec la politique au service de l’argent!