Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
MARDI 2 OCTOBRE 19h. Paris, 61 rue VIOLET/ 38e congrès du PCF – Présentation du texte : « RECONSTRUIRE LE PARTI DE CLASSE – PRIORITÉ AU RASSEMBLEMENT DANS LES LUTTES »
Mardi 2 Octobre 2018 à partir de 19h00
Au Patronage Laïque, 61 rue Violet, 75015 Paris
(métro Commerce – Emile Zola – Dupleix)
Nous sommes des militants d’organisation du PCF. Notre texte est à la fois une motion de censure et un appel à reconstruire le Parti. Nous t’invitons à une réunion de présentation et de débats sur notre texte, que tu sois signataire du texte ou que notre démarche t’intéresse. Nous pourrons aussi aborder la protection sociale, un véritable enjeu de classe aujourd’hui. Notre parti vient de franchir un nouveau palier d’effacement. Les législatives de 2017 (1,23% des inscrits) ont débouché sur le plus mauvais résultat de notre histoire. Pour nous, cette nouvelle sanction ne résulte pas d’erreurs tactiques ou de « l’ingratitude de Mélenchon ». C’est la sanction logique du choix d’abandon de l’organisation et des positions communistes. Les quelques députés « gagnés », au prix de négociations humiliantes, ne justifient rien. Aucune remise en cause de nos stratégies n’a été faite, et aucun texte de congrès en dehors du notre ne propose d’analyse. Ce congrès n’a rien d’extraordinaire. Il a été avancé afin d’éviter les débats sur l’UE et les élections européennes. Le CN a d’ailleurs tracé la ligne politique avant le congrès lui-même, désigné un candidat sans appel à candidature. Alors que nous aurions pu recevoir les textes par la Poste durant l’été, la direction nationale a choisi de laisser les fédérations et les sections se débrouiller pour faire parvenir comme elles le peuvent les 100 pages du document de congrès aux communistes. Nombres d’entre eux ne les ont pas encore. Des groupes dirigeants se divisent sur plusieurs textes pour ce congrès. La lecture de ces différents textes montre si peu de différences que la conclusion s’impose : c’est une « lutte des places », un changement superficiel de tête. Tous reprennent en chœur les positions réformistes : « visée communiste », « dépassement du capitalisme », « réorientation des aides au patronat, des institutions de l’UE ». La crise de l’UE a franchi un nouveau stade. L’euro va jusqu’au bout de sa logique de concurrence de tous contre tous au profit des capitalistes et des plus puissants. La gestion du Brexit ou l’avènement au pouvoir d’un gouvernement populiste-nationaliste en Italie soulignent la nécessité d’apporter au rejet de classe de l’UE des propositions de rupture de classe. Notre lutte internationaliste contre la politique de l’UE, ses directives et l’euro est à l’opposé de l’illusion propagée d’une réorientation de l’UE du capital et de ses institutions. Nous ne suivrons pas Macron sur l’illusion d’une « souveraineté européenne ». Pour nous, le Parlement européen est un alibi démocratique. Communistes, nous ne pouvons l’utiliser que comme une tribune. Quand la direction nationale lançait un appel illusoire et hors-sujet pour que la BCE aide la SNCF (sic!) ou évoquait des « dérogations » aux directives, nous avons lancé une pétition nationale exigeant le maintien du monopole public. Faire converger les luttes, ce n’est pas les juxtaposer, encore moins les récupérer politiquement (pour renvoyer la solution à 2022), c’est construire les mobilisations à partir des concordances objectives d’intérêt. Notre texte vise à propager une démarche totalement différente, la seule qui ait un avenir avec une perspective nationale, de reconstruction du Parti de classe en partant de ses organisations locales qui se battent toujours. Les positions communistes sont essentielles pour construire les convergences de luttes. Nous débattrons des campagnes politiques essentielles pour alimenter la lutte des classes aujourd’hui et de se présenter à des élections dans des conditions bien plus positives qu’aujourd’hui.
Ouverture du site de signature en ligne de la PETITION POUR LA BAISSE DES CREDITS MILITAIRES DE LA FRANCE
https://baisse-budget-militaire.fr/
Signez et faites signer en ligne sur ce site ! Informez-nous des initiatives militantes de signatures !
Ce site est réalisé par des militants, en dehors de toutes les plateformes multinationales privées, du type « change.org » qui utilisent les signatures à des fins de publicité et de fichage d’opinion et qui dénaturent l’acte de pétitionner.
https://baisse-budget-militaire.fr/#sign-petition
En lien sur ce site,
Retrouver le texte du tract de présentation :
Lien vers le tract au format PDF mis en page
Sur le sujet, sur notre site:
PCF : enfin revenir à la revendication du désarmement nucléaire de la France dans une baisse globale de toutes les dépenses d’armement !, août 2018Frappes occidentales contre la Syrie : une condamnation communiste sans réserves, communiqué, 14 avril 2018 Opposition de façade à l’OTAN : Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke », actuel président du PGE, rassure l’ambassadeur US en 2010. Révélation Wikileaks !
Rencontre internationale à Thionville – Parti communiste de Belgique
Repris du site du PCB (Lien)
Le Parti Communiste de Belgique avait répondu favorablement à l’invitation des sections de Jarny, Orne-Basse et Thionville du Parti Communiste français et a participé ce samedi 29 septembre à une rencontre frontalière.
Notre volonté commune est de renforcer les coopérations internationales sur des luttes que nous menons dans nos pays. Des deux côtés, nous avons pointé la nécessité de rompre avec l’Union européenne, construction capitaliste, qui coordonne les impérialismes nationaux. Les politiques d’agression du capital que nous subissons sont les mêmes. La casse des services publics se fait sur le même modèle : division corporatiste des syndicats, présentation des fonctionnaires comme des privilégiés et casse de leurs droits, augmentation du nombre de contractuels, réduction des budgets, division des sociétés publiques pour privatiser les parties rentables (tant à la SNCB qu’à la SNCF), les paquets ferroviaires et la directive Bolkestein. Nos positions se rejoignent pour la défense d’un monopole 100% public du ferroviaire avec la fusion en Belgique d’Infrabel et de la SNCB.
Notre objectif est de donner aux travailleurs une perspective socialiste et de lutte à l’opposé du réformisme et du fascisme. C’est pourquoi ce genre de rencontre est important pour apprendre des luttes de nos camarades et affiner nos positions que nous défendrons lors de la seconde session de notre congrès. Une position défensive de maintien de l’emploi industriel, deuxième thème discuté, est clairement insuffisante et nous devons porter le développement industriel et la réindustrialisation avec une planification qui tiendra compte des besoins des populations. À cet égard, l’échange avec les camarades français du Grand Est autour de la sidérurgie et d’Arcelor Mittal est utile car l’Europe continuera à avoir besoin d’acier !
Enfin, nous partageons des positions internationalistes à l’opposé de la propagande impérialiste pro-européenne qui va s’abattre sur nous à l’occasion du centenaire de la fin de la 1e guerre mondiale. Contrairement à ce qui sera affirmé, l’Union européenne ce n’est pas la paix. Nous avons réaffirmé notre opposition à l’augmentation des crédits militaires tant en France qu’en Belgique !
Après cet après-midi d’échanges où nous avons dégagé des convergences, nous sommes plus que jamais convaincus que ce type de rencontre doit se poursuivre !
Bruxelles, le 30 septembre 2018
Le bureau politique du PCB
Manifestation à Colmar pour s’opposer au « RSA contre bénévolat forcé » : dignité pour les privés d’emploi et accès à des formations qualifiantes et de vrais emplois ! Un élément important d’une bataille générale pour le statut de l’emploi.
Brève, vivelepcf, 29 septembre 2018
Jeudi 27 septembre 2018, un rassemblement était organisé à Colmar contre le dispositif « RSA contre bénévolat » mis en place par le Conseil départemental du Haut-Rhin. Une bonne centaine de militants syndicaux, associatifs et politiques, dont le PCF 68, ont répondu présents à cette nouvelle initiative. Il s’agit de dénoncer un « bénévolat » quasiment forcé, dans sa nouvelle version, après que le Conseil départemental a essayé de conditionner entièrement le versement du RSA à l’acceptation de 7 heures de travail gratuit en associations, dans des EHPAD ou dans le périscolaire.
Nous reprenons ci-dessous le compte-rendu à chaud que Myriam K., du PCF 68, nous a envoyé :
« Hier nous avons manifesté contre la mesure RSA contre bénévolat. Nous avons été reçus par Josiane Mehlen-Vetter, vice-présidente du conseil départemental du Haut-Rhin en charge du pilotage de la mesure. Elle a été mise en place par le député Éric Straumann alors qu’il était président du conseil départemental soi-disant pour « remettre le pied à l’étrier des allocataires du RSA ».
Un bilan de la mesure « RSA contre bénévolat », qui propose aux allocataires du RSA de faire du bénévolat dans le cadre de leur contrat de réinsertion, sera fait en novembre prochain, après un an d’expérimentation du système.
Pour le collectif dont le PCF fait partie, cette mesure est « une fausse bonne idée » car « le vrai moyen pour aider les chômeurs à se réinsérer est de leur permettre de retrouver un travail ». La mesure « dévoie le bénévolat, par essence purement volontaire ». C’est un cache-misère de la diminution des emplois aidés décidée par le gouvernement. « Les missions de bénévolat dans les Ehpad, les services sociaux associatifs, le périscolaire remplacent ce qui était auparavant de vrais emplois. Ce sont en fait des emplois déguisés ». Or, quand on est fragilisé, on est en situation de faiblesse et on n’ose pas refuser. « Du bénévolat forcé, on n’a jamais vu ça depuis la Seconde Guerre mondiale ».
Cette appréciation est d’ailleurs, avec l’aspect « contractualisation » du bénévolat, un des « points de divergence avec les associations », a reconnu Josiane Mehlen-Vetter, qui préfère parler de « RSA avec bénévolat ». « Rien n’est imposé, on ne coupera jamais les vivres à quelqu’un qui refuse ».Ce point fera d’ailleurs partie des éléments du bilan qui sera établi « en concertation avec les associations ; nous verrons ensuite s’il y a des points à modifier ». Quant à la contractualisation, « elle ressort d’une décision politique »
D’autres départements suivent la même voie du « RSA contre vrai/faux bénévolat », notamment la Marne ou l’Aisne. Dans ce dernier département, l’ancienne majorité de « gauche » (élus « Front de gauche » compris) avait amorcé le mouvement dès 2011 en suivant les orientations d’un certain ministre nommé Wauquiez. Notre camarade Corinne Bécourt avait alors fortement réagi via un communiqué que nous reprenons ci-dessous et qui continue à poser les éléments de réflexion. La majorité, désormais de droite, du conseil général de l’Aisne vient de voter, dans la continuité, ce 24 septembre, sous son appellation hypocrite, « un programme départemental d’insertion qui prévoit la possibilité d’expérimenter de nouvelles orientations en valorisant notamment l’implication des bénéficiaires du RSA dans le mouvement associatif».
Cette question du travail sous-payé, subventionné voire gratuit renvoie aussi à la bataille complexe des « contrats aidés ». Dans ce dossier, la lutte contre l’emploi précaire, nous pensons utile et important de lier les analyses sur les contrats aidés : défense des personnes concernées, rejet du dispositif. En lien, notre tract de septembre 2018 : http://vivelepcf.fr/6315/conjuguer-la-bataille-pour-de-vrais-emplois-pour-les-travailleurs-declasses-en-contrats-aides-avec-la-bataille-contre-les-ordonnances-macron-refuser-de-rentrer-dans-le-piege-de-la-defe/
Il ne saurait nous échapper non plus qu’un débat binaire entre deux mauvaises alternatives est en train de se préciser au niveau national : travail obligatoire et soi-disant revenu minimum universel.
D’un côté, une partie du patronat et de la droite « conservatrice » va prétendre dénoncer l’assistanat et défendre ces formes de travail contraint et sous-payé. De l’autre, une autre partie du patronat, la droite et la gauche « libérales », dont le Rocardien Maastrichien Hamon, vont relancer l’idée fumeuse et dangereuse de « revenu universel » qui revient à sortir une partie des travailleurs de la citoyenneté par le travail, la production et la lutte des classes.
Au milieu, Macron et son gouvernement, dans le droit fil de ces deux logiques faussement concurrentes, fusionnent les minima sociaux, les allocations pour mieux les sabrer et couper le lien avec leur légitimité sociale d’origine (handicap, logement, vieillesse, bourses d’études etc.).
La déstructuration engagée de l’assurance chômage s’inscrit dans le même cadre. A terme ce sont les contrats zéro heure britanniques ou les emplois sous-payés allemands qui se profilent.
Autant dire que la bataille contre le « RSA avec bénévolat forcé » est d’actualité et doit être au cœur de nos préoccupations. Dignité pour les privés d’emploi et leur famille, accès à des formations qualifiantes et de vrais emplois !

