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Articles par aurjee

Emmanuel Dang Tran, membre du CN, dénonce le questionnaire de la direction nationale dans Politis

Le 4 novembre 2017 rue Lenine à Saint-Martin d’Hères, une commémoration des 100 ans de la révolution d’octobre conjuguée avec une action politique, signature de la pétition contre la diminution de l’APL !

Repris de www.pcf-smh.fr

La commémoration des 100 ans de la révolution d’octobre autour du camarade Lenine ne peut pas se résumer à une cérémonie mémorielle. Pour les communistes de la section de SMH, elle n’a de sens que conjuguée avec l’action politique actuelle.

La révolution d’octobre, le vent d’espoir qu’elle a apporté à toute la classe ouvrière internationale est une histoire plus d’actuelle. Le système capitaliste avec son cortège de crises économiques, d’exploitation accrue des salariés et de guerres n’est pas la fin de l’histoire pour les communistes. Plus que jamais, la reconstruction du PCF pour des « lendemains qui chantent » est indispensable, nous, communistes, nous travaillons à cet objectif.

Pour reconstruire ce grand Parti de la classe ouvrière et des exploités, le 4 novembre 2017, nous étions, rue Lenine pour faire signer la pétition contre la diminution de l’APL, pour une baisse des loyers, de l’argent pour l’entretien et la construction de logement sociaux. Nous invitions, aussi, à notre meeting et banquet du 4 février 2018 à l’Heure Bleue.

HOMMAGE À CHE GUEVARA PAR LE PC DU VENEZUELA – 50ÈME ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT

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HOMMAGE À CHE GUEVARA PAR LE PC DU VENEZUELA – 50ÈME ANNIVERSAIRE DE SON ASSASSINAT

Che Guevara : toujours vivant, les yeux tournés vers le futur

Par Natalya M. Garcia, pour Tribuna Popular, organe du Parti communiste du Venezuela, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 8 octobre 2017

D’Ernesto « Che » Guevara, on ne peut jamais parlé au passé. De l’Argentin de naissance, le rôle dans la lutte des classes, en tant que force motrice de l’histoire, est reconnu par les travailleurs conscients de leur classe et organisés et par les peuples du monde entier.

C’est jeune et déterminé qu’Ernesto entreprit ses premiers voyages à travers l’Amérique Latine. A chaque étape, il découvrait, par lui-même, les réalités et faiblesses de chaque endroit qu’il parcourait. Cette expérience allait servir à l’endurcir sans qu’il perde jamais sa tendresse.

Ces voyages allaient le conduire, en juillet 1955, jusqu’à sa rencontre avec Fidel, par une nuit froide, au Mexique. De là, Fidel, exilé de Cuba après avoir passé près de deux ans en prison, commençait juste à préparer, avec son frère Raul, ce qui serait l’expédition révolutionnaire du Granma. Plus tard, le Che devait résumer cette rencontre ainsi : « quelques heures plus tard cette nuit-là, à l’aube, j’étais de toutes les expéditions à venir ».

Communiste, il s’avéra être un combattant dévoué à sa cause pour la liberté, l’indépendance et le bonheur du peuple. Et, n’en déplaise aux opportunistes, le Che s’est toujours reposé sur les fondements du matérialisme historique et du matérialisme dialectique.

Après avoir débarqué du bateau Granma, le Che a assumé plusieurs responsabilités, de médecin à commandant de la huitième colonne de l’armée rebelle, et après le triomphe de la révolution, le 1er janvier 1959, de la tête du département de l’industrialisation, à celle de l’Institut national de la réforme agraire, jusqu’à la présidence de la Banque nationale et au ministère de l’industrie dans le gouvernement révolutionnaire. Toujours conscient de la mission qui lui était assignée.

« L’ennemi ne veut pas que nous planifions. Il ne veut pas que nous nous organisions. Il ne veut pas que nous stabilisions notre économie et il lutte avec toutes ses forces contre cela … parce que c’est précisément dans l’anarchie de la production capitaliste que celles-ci pressent le jus des travailleurs, là aussi que se forment les mentalités qui poussent chacun à tenter de se battre seul, à coups de coude, de pied ou donnés de la tête […] sans se rendre compte que si tous étaient ensemble et coordonnés, ils constitueraient une force immense et pourraient avancer bien plus loin, dans l’intérêt de tous ». Sous ces prémisses, a été construit le paradigme de l’homme révolutionnaire.

A cause de la clarté de ses idéaux et de l’harmonie entre la théorie et la pratique dans ses actes, l’ennemi a déployé ses forces contre lui, jusqu’à l’assassiner, il y a cinquante ans, le 9 octobre 1967. Même après sa mort, la bourgeoisie a poursuivi son attaque, essayant par tous les moyens d’empêcher la classe ouvrière de s’identifier à l’exemple du Che et en faisant même tout pour que sa figure se limite à un simple portrait estampillé sur des articles commerciaux.

L’impérialisme peut être sûr de s’être débarrassé physiquement du Che. Mais il n’empêchera jamais sa figure de grandir tant que s’aiguiseront les contradictions, qu’existeront l’exploitation et l’injustice, le chômage, la pauvreté, la faim et la misère dans la société. Son exemple continuera de désigner la véritable révolution prolétarienne et populaire.

Déclaration du Parti communiste allemand (DKP) sur les résultats des élections au Bundestag 2017

Déclaration du Parti communiste allemand (DKP) sur les résultats des élections au Bundestag 2017

Traduction EDT pour « Solidarité internationale PCF – Vivelepcf », 25 septembre 2017 

Le résultat des élections, avec une participation en hausse, représente un glissement à droite avec tous les dangers que cela comporte. Avec l’AfD, c’est une force raciste, nationaliste, jouant un rôle charnière avec les fascistes revendiqués, qui est devenue le troisième parti représenté au Bundestag, en obtenant 13% des voix. En Saxe, elle arrive en tête, dans l’ensemble de l’Allemagne de l’Est, en deuxième place. La CDU, le SPD, les Verts et « die Linke » ont chacun perdu des voix au profit de l’AfD.

Ces 13% pour l’AfD correspondent aux résultats des enquêtes de l’institut « Sinus » qui estiment, depuis les années 80, que 13% de la population (ouest-)allemande ont une vision du monde d’extrême-droite refermée sur elle-même. Un hasard ou non ? En tout cas le sous-marin dénommé « néofascisme » est remonté à la surface à nouveau, immanquablement visible aux yeux de tous, comme déjà dans les années 60 sous la forme du NPD.

Les résultats de la CDU et du SPD sont historiquement bas. La social-démocratie traditionnelle se trouve dans une crise profonde. Le parti libéral FDP a pu rétablir sa position chez ceux qui se voient du côté des gagnants dans la nouvelle donne. Les Verts maintiennent leur résultat. Le Parti de la gauche  progresse très légèrement, dans les décimales, mais continue de perdre en voix et en influence dans les régions de l’est, correspondant au territoire de la RDA, où sont ses origines. Il y cède 500.000 voix à l’AfD. Die Linke a adopté beaucoup trop tôt une perspective d’alliance avec le SPD et les Verts sans réelle mise au clair des « lignes rouges » et des contenus principaux d’une telle alliance. Cela a contribué à une perte de lisibilité et de crédibilité en particulier dans l’électorat de gauche le plus conscient.

Si une coalition gouvernementale entre la CDU, le FDP et les Verts doit effectivement se constituer, sa priorité sera d’aggraver, notamment sous la pression à droite de l’AfD, la politique agressive, socialement réactionnaire de l’impérialisme allemand

Du côté du SPD, qui porte la responsabilité de la régression sociale subie par les masses avec ses plans « Agenda 2010 » et « Hartz-IV » [contre-réformes du marché du travail décidées sous le gouvernement Schröder. NdT], qui a rendu possibles les interventions militaires extérieures de l’impérialisme allemand, il n’y a aucune raison d’espérer une quelconque opposition politique réelle ;  en tout cas aucune opposition à la guerre et aux coupes sociales, comme elle serait nécessaire immédiatement.

Le résultat électoral exprime avant tout la profonde contradiction qui existe dans la conscience des masses, mais aussi dans leur conscience de classe. Beaucoup de personnes – particulièrement dans l’Est désindustrialisé – ont raison d’avoir peur, d’abord pour leur situation sociale et pour leur vie à venir. Ce sentiment d’incertitude a ramené des abstentionnistes vers les urnes. Ils ont voulu sanctionner la politique de la grande coalition entre la CDU et le SPD. Ils ont effectivement sanctionné cette politique. Mais ils ont cru à des promesses et slogans faux et démagogiques. En votant pour l’AfD, un parti qui ne fait pas mystère de ses positions réactionnaires antisociales, diviseuses et racistes, ils ont voté pour une « solution » qui va, tôt ou tard, se retourner contre eux.

Les forces de gauche en Allemagne n’étaient pas en situation de donner des réponses convaincantes aux peurs, bien fondées, pour l’avenir. Nous affirmons, plus que jamais, que la peur pour l’avenir n’est pas synonyme de racisme mais qu’elle peut devenir le terreau du racisme si aucune voie lisible n’est indiquée vers des luttes victorieuses pour la paix, les droits sociaux et la démocratie. Cette exigence ressort des résultats électoraux pour tous les militants de gauche.

Le résultat du DKP – 11.713 voix – est très bas et ne saurait nous satisfaire. Nous payons, entre autres, le fait que nous ne nous étions plus présentés à une élection au Bundestag depuis 1989. Notre entrée en lice était juste, non par ce que nous espérions un bon résultat, mais parce qu’elle a contribué à faire connaître le DKP et ses positions et à renforcer le Parti. Nous avons mis « du rouge dans les rues » et nous allons continuer. A moyen et long termes, c’est la bonne voie pour changer la conscience de classe des masses et pour les diriger vers leur véritable adversaire.

Le DKP va continuer à être dans la rue avec son programme de propositions immédiates pour la paix, le travail, la solidarité. Il va continuer à indiquer où il faut prendre l’argent pour l’éducation, pour un système de santé qui ne rend pas malades les patients et les travailleurs : sur le budget militaire et chez les super-riches. Il va continuer à lutter pour le désarmement, pour la fin des opérations extérieures de l’Armée fédérale et pour la paix avec la Russie. Il va continuer à s’engager pour la diminution du temps de travail avec maintien des salaires et embauches correspondantes et pour des créations de poste dans les services publics.

Le DKP va continuer à désigner le capitalisme monopoliste comme l’adversaire principal et à appeler au combat commun, sachant bien que le changement sera gagné dans la rue et non avec un bulletin de vote. La lutte pour des intérêts communs, indépendamment de ses croyances, de son âge, de son origine ou de son sexe – en un mot : la solidarité – c’est ce dont les dominants ont le plus peur. La solidarité est notre carte maîtresse que ce soit dans une grève à l’entreprise, dans une action contre une expulsion dans le voisinage ou pour bloquer une manifestation néofasciste. La solidarité est notre carte maîtresse contre l’AfD.

Essen, 25 septembre 2017

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