Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Mélenchon laisse une ardoise de 527.000 euros au PCF en solde des présidentielles !
Vivelepcf, 7 avril 2013
Mitterrand voulait plumer la volaille communiste, disait-on. Son disciple, Mélenchon semble l’imiter, à son échelle : 527.000 euros pour la campagne des présidentielles de 2012.
Les fédérations du PCF et les membres du Conseil national viennent en effet de recevoir une lettre du secteur « Finances » du Parti et de la direction nationale. Elle a de quoi les laisser pantois. (Lire la suite…)
Le Venezuela de Chavez : un pays où un chauffeur de bus poursuivra l’œuvre révolutionnaire. PCF RATP BUS
Collectif PCF RATP, 8 mars 2013
Nous nous associons aux hommages rendus au révolutionnaire Hugo Chavez, décédé le 6 mars 2013 et transmettons toutes nos condoléances à l’ambassade du Venezuela en France.
Dans la lutte des classes mondiale, les conquêtes sociales et démocratiques de la révolution bolivarienne, comme le vaste programme de nationalisation des services publics, le refus de la mise en concurrence des travailleurs, la promotion d’une logique de coopération mutuellement avantageuse entre les peuples, a servi le mouvement ouvrier de tous les pays.
Dans nos luttes à la RATP, dans notre lutte idéologique quotidienne, contre le processus de privatisation, contre la remise en cause de notre statut, de nos retraites, contre les directives de l’Union européenne, contre le fatalisme aussi, l’exemple du Venezuela de Chavez a été et demeure aussi un point d’appui concret.
Pour défendre les acquis de la révolution, face à une bourgeoisie revancharde toujours puissante, à un impérialisme américain aux aguets, Hugo Chavez a dévoué toute son action personnelle, si importante, à la mobilisation et l’organisation des masses populaires et de la classe ouvrière. C’est eux seuls qui pourront poursuivre l’édification du socialisme, au bénéfice de tout le pays, parce que c’est eux qui y ont objectivement le plus intérêt.
Nous adressons particulièrement un message de sympathie au Parti socialiste unifié du Venezuela et à nos camarades du Parti communiste du Venezuela, fers de lance de la révolution.
Pour seconder Chavez, les progressistes vénézuéliens ont fait le choix de la personne de Nicolas Maduro, actuellement vice-président. Nous lui envoyons aussi un message de soutien avant les prochaines élections présidentielles.
Nous le faisons d’autant plus fraternellement qu’il s’agit d’un collègue, conducteur de bus de profession, à Caracas.
Ce n’est pas dans les pays capitalistes que des conducteurs de bus, de métro, des ouvriers d’entretien sont portés pour exercer les fonctions politiques les plus importantes !
Bon courage, Nicolas !
Lien vers
A Hugo Chavez, le peuple vénézuélien et le mouvement antiimpérialiste international peuvent être reconnaissants
Pour Mélenchon, la guerre d’Algérie n’a été qu’une « guerre civile »
Vivelepcf, 12 avril 2013
En recourant à Mélenchon, la direction de notre parti, le PCF, en a fait, malgré nous (malgré elle ?) son porte-parole, le porte-parole du Front de gauche dans les media. C’est un fait. Est-ce une raison pour oblitérer toutes les positions douteuses du personnage, lambertiste et mitterrandien ? D’autant plus quand elles heurtent frontalement le cœur de notre engagement communiste ?
Mélenchon était en voyage à Alger et a tenu une conférence le 12 février 2013. Ses propos, relatés par plusieurs journaux algériens, dont Liberté, ont choqué les progressistes algériens comme ils nous choquent.
Mélenchon s’est solidarisé avec Hollande qui l’avait précédé en décembre pour faire des affaires pour le compte des multinationales françaises. A ce propos, il a déclaré : « La vie des nations est aussi faite de contrats. Si les Algériens ne sont pas contents des contrats, ils n’ont qu’à en signer avec d’autres pays ». On est loin des coopérations mutuellement avantageuses entre les peuples que, communistes, nous défendons. « Patriote », « républicain », Mélenchon défend la « patrie » des trusts à base française.
Interrogé sur la guerre au Mali, confirmant sa pratique du double discours, il refuse de qualifier « d’erreur » l’expédition militaire française.
Mais là où l’auditoire est tombé des nues, même le mieux intentionné à l’égard du patron du Front de gauche, abusivement présenté comme l’héritier des communistes, des anticolonialistes, c’est lorsque Mélenchon a commencé à exposer sa conception de la mémoire. Même si cela se discute, il a grossièrement rejeté le concept de « repentance ». Mais surtout, il a osé qualifier la guerre d’indépendance du peuple algérien, la Révolution algérienne, de « guerre civile ».
Son nationalisme « républicain » n’a décidément pas de limite de Dunkerque à Tamanrasset, de Mitterrand qui laissa guillotiner Audin à Sarkozy et Hollande avides de « contrats ».
Mélenchon, quand tu laisses aller ton franc-parler, vraiment, les communistes n’ont rien à faire avec toi !
Précarisation, éducation au rabais, casse de l’université publique: Non à la loi Fioraso !
Repris de JC Paris 15
Avec le projet de loi Fioraso, le gouvernement retire 250 millions d’€ du budget des facs. Plus d’autonomie avec moins de moyens: le plan Fioraso va plus loin que la LRU. La fusion-disparition des universités : c’est maintenant !
Une université sur quatre est au bord de la faillite, avec la course aux financements d’ « excellence » (IDEX), il s’agit de pousser à la fusion des facs ou à leur regroupement: à terme, il n’y aura plus qu’une université par région, trois ou quatre à Paris.
Ce regroupement arbitraire, c’est la disparition de deux facs sur trois. La conséquence finale de l’ « autonomie », c’est la fin de l’indépendance des universités, leur disparition pure et simple
A Aix, comme à Strasbourg, les facs ont fusionné: elles sont désormais en déficit, suppriment des heures de TD et des filières en sciences humaines et imposent aux personnels des charges de travail intenables.
La suppression des filières et la fin du diplôme national : c’est maintenant !
6 000 masters et 3 000 licences supprimés pour « simplifier l’offre de cours » selon la ministre : c’est autant de filières en moins et de TD supprimés par fac.
A Paris-7, les projets « IDEX » et le déficit creusé par la LRU ont conduit en 2013 à la suppression d’une vingtaine de postes, de dizaines d’heures de TD tandis que la fusion des UFR est toujours envisagée.
C’est aussi la fin du diplôme national. Une « accréditation » publique permettra à chaque « pôle » universitaire d’avoir son diplôme avec ses propres mentions, options, certifications. Plus rien de commun entre le diplôme de deux facs françaises. Dans la fac à « la carte » : le menu n’est pas le même pour tous, mais tout le monde paie l’addition !
La « licence Bac -3 », l’université à plusieurs vitesses : c’est maintenant !
Le projet veut faire de la fac la suite du lycée: « Bac – 3/Bac + 3 ». Avec le « socle de compétences » (le lire-compter-cliquer du collège!), on abandonne l’ambition de savoirs et de compétences étendus pour une formation vague sans qualification.
Une formation dévalorisée en licence pour des « masters pro » au service des entreprises ou des « masters enseignement » où la maîtrise de sa discipline est négligée.
C’est l’éducation à plusieurs vitesses: la suite d’une éducation au rabais post-lycée pour tous; des BTS et IUT post-lycée-pro conçus comme des branches de seconde zone pour les élèves en difficulté et une éducation « compétitive » pour la minorité des lycéens de prépa: car les partenariats prépa-grandes écoles-facs sélectives ne connaissent pas la crise!
Plus de précarité pour les personnels : c’est maintenant (et c’était déjà hier) !
A la fac, on compte plus de 50 000 précaires. L’autonomie a permis l’embauche illimitée sous statut précaire … mais avec des moyens limités. Le gel des emplois titulaires et un plan social déguisé en non-renouvellement des chercheurs précaires: la loi Fioraso, c’est la poursuite de la précarisation des personnels.
La fac au service des entreprises privées : c’est maintenant !
« Il faut ouvrir les universités aux entreprises », pour Fioraso. La loi LRU a créé les « fondations », avec les « chaires privées » financées par les entreprises. Une aubaine pour Total, GDF-Suez ou Sanofi qui externalisent leur recherche: les « dons » pour les projets de recherche sont défiscalisés à 60% et le personnel de recherche payé par l’Etat.
Les cadeaux fiscaux pour la recherche privée – Crédit d’impôt recherche (CIR), Investissement-Avenir (IA) – coûtent chaque année des dizaines de milliards d’€ à l’État (4,7 milliards pour le seul CIR!). Qui a dit que les caisses étaient vides?
Fioraso va plus loin, elle légalise « le transfert des résultats de la recherche publique vers le monde économique ». Recherche publique, profits privés !
Pour Fioraso, il faut aller vers une « gouvernance à l’américaine » avec un pouvoir accru pour les représentants des entreprises au Conseil d’administration (CA) et limité pour ceux du personnel. L’ « autonomie », c’est moins que jamais l’ « indépendance » face aux puissances de l’argent!
La hausse des frais, la suppression des aides : c’est demain !
Avec la LRU, il faut augmenter les frais prétendent les présidents d’université. La ministre répond: « pas d’augmentation significative des frais ». C’est quoi, pas significatif ? 150 € comme l’an dernier ou 1 500 € comme au Québec?
Le gouvernement parle déjà de « redéployer les bourses et aides sociales actuelles ». Ca veut dire quoi ? La fin de l’allocation-logement (APL) ? La suppression des bourses du CROUS pour financer une « allocation d’autonomie » au rabais?
Pécresse et la droite en ont rêvé, le PS et Fioraso le font : la fac au service des grandes entreprises, le service public bradé, la précarité des personnels légalisée, l’éducation au rabais, ça suffit ! Non à la loi LRU 2!
Nous exigeons :
- Le retrait du projet de loi Fioraso et l’abrogation de la loi LRU ;
- Le refus de toute ingérence du capital privé dans l’université, retour à une gestion nationale du Service public de l’enseignement supérieur ;
- La titularisation, sous statut de fonctionnaire, des personnels précaires avec plan de création de 5 000 postes d’enseignants-chercheurs par an pendant cinq ans ;
- Le maintien du cadre national des diplômes: la même éducation, le même diplôme partout!
- Des moyens pour notre éducation supérieure : réallocation aux facs publiques des milliards d’euros de crédits accordés aux entreprises— IA, CIR, Crédit Compétivité-Emploi!


