Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Défense de la SNCM – Rassemblement mardi 25 novembre, 14H 30 à BASTIA – Appel des communistes de Haute-Corse
PLUS QUE JAMAIS IL FAUT SOUTENIR LES MARINS, SEDENTAIRES ET OFFICIERS DE LA SNCM POUR DEFENDRE LE SERVICE PUBLIC DE CONTINUITE TERRITORIALE !
RASSEMBLEMENT MARDI 25 NOVEMBRE,
14H 30 SNCM ROND POINT NOGUES à BASTIA
Le 12 novembre, le président du tribunal de commerce, et le procureur de la République ont exprimé des doutes sur le bien- fondé de l’action engagée par la direction de la SNCM.
En clair, la crainte est que l’actionnaire principal, TRANSDEV, ait engagé la procédure collective sans y être obligé. La prudence justifiée du procureur et du président du Tribunal de commerce doit être sérieusement prise en compte par le gouvernement. L’Etat actionnaire de la SNCM a la possibilité de donner un coup d’arrêt à cette course vers l’abîme impulsée par les dirigeants de Transdev et de Veolia.
Le gouvernement peut et doit reprendre la main pour impose la période d’observation de 6 mois et permettre que :
*la participation au capital de la CDC soit régularisée
*la réflexion sur le projet industriel reprenne
*l’attribution de la DSP soit maintenue au groupement CMN SNCM
Plus que jamais, il faut soutenir les marins, sédentaires et officiers de la SNCM . Ils se battent avec leurs organisations syndicales dans un objectif d’intérêt général pour le service public de continuité territoriale face aux tenants de la logique libérale dévastatrice du low cost.
Cahiers communistes – Lettre internet – 22 novembre 2014
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A LA UNE :
- PCF: Appel à celles et ceux qui veulent assumer la nécessité de remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes
- Suites du drame de Sivens : prévenir les provocations, d’où qu’elles viennent
POLITIQUE:
- Hollande sur TF1 : très mauvais programme mais objectifs d’audience et d’intox atteints !
- La perspective politique bloque les luttes de travailleurs ? Seules les luttes peuvent débloquer la perspective politique !
SOCIAL/LUTTES/ ENTREPRISES :
- « Simplifier » la médecine du travail : jusqu’à finir de s’en débarrasser ?
- CICE/CSG/Exonérations de cotisations : Quelle « gauche » – Valls ou Aubry ? – sera chargée d’avancer le démantèlement du financement de la Sécurité sociale d’ici 2017 ?
SYNDICALISME:
- La direction de la CGT prête à céder au MEDEF sur les seuils sociaux contre un peu plus de structures de cogestion ?
- La contestation de la ligne de la CGT Lepaon ne peut pas se faire sur la question de son appartement !
DANS LES FEDERATIONS :
- Tour Triangle à Paris : les élus PCF parisiens doivent arrêter de s’enfoncer dans la docilité au social-libéralisme et de discréditer nationalement le Parti !
- Le PCF du Jarnisy avec les salariés en lutte de Leclerc
NON A L’UE DU CAPITAL :
SOLIDARITE INTERNATIONALE
- Encore 600 millions d’euros ! Mali, Centrafrique, Irak : plus un sou pour les guerres impérialistes françaises !
- Elections anticipées au Japon : réaction du Parti communiste japonais
HISTOIRE/CULTURE
Le pape François prépare son credo in l’Europe du capital
Vivelepcf, 23 novembre 2014
Quand on entend quelqu’un dire que la pauvreté, le chômage etc. c’est terrible et qu’il faut aider l’Union européenne à mieux les combattre, on se dit que l’on a à faire à un naïf, un inconscient ou un hypocrite.
Lorsque celui qui le dit est le chef d’un Etat théocratique, après avoir été un prélat qui a accompagné l’une des plus sordides dictatures d’Amérique Latine, on n’hésite pas : c’est un hypocrite et même un dangereux hypocrite.
Il y a 26 ans, un fanatique de l’anticommunisme, de la restauration capitaliste, du retour à l’obscurantisme moral venait fêter avec ses complices de l’Union européenne du capital, de l’OTAN, la victoire imminente contre le socialisme en Europe de l’Est. L’actuel président social-démocrate allemand du Parlement européen, Martin Schulz, se souvient, ému, de cette visite et de ce « prélude à l’annus mirabilis de l’Europe : 1989 » dans le journal du Vatican, l’Osservatore Romano daté du 22 novembre.
26 ans plus tard, les peuples sont encore moins enclins à aimer l’Union européenne, identifiée, à juste titre, à la mise en concurrence des travailleurs, au chômage, au développement des inégalités et de la misère, à la perte du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, à la guerre.
Autant dire que la visite du pape François au Parlement de Strasbourg le 25 novembre ne prendra pas le ton arrogant et conquérant du croisé de la CIA Jean-Paul II. Il s’apprête à être plutôt pleurnichard et lénifiant. Son cardinal secrétaire d’Etat Pietro Parolin a donné le ton à la radio-télévision vaticane : « Il est très important de travailler pour assurer la formation et l’éducation des jeunes, pour essayer de montrer la validité du projet européen » avant d’en appeler aux « valeurs des pères fondateurs de l’Europe ».
Jean Monnet, le fondé de pouvoir des banques et du grand patronat, agent de la CIA, Robert Schuman, le porte-parole des maîtres de forges qui vota les pleins-pouvoirs à Pétain contre notre patrie, seront-ils bientôt béatifiés ?
Et le cardinal de prêcher pour la charité envers les mères seules, les personnes âgées et les handicapés : « Une attention particulière à leur égard peut être un moyen sûr de relancer le projet européen ». Lénifiant, oui !
Radio Vatican et le cardinal Parolin concluent mieux que nous : « Les 12 étoiles du drapeau européen rappellent celles de la couronne de la Vierge Marie. Ces sont les racines de l’Europe malheureusement tant remises en cause. Ne croyez-vous pas qu’il faudrait les raviver ? – Je pense que oui. Si nous regardons le Traité de Lisbonne, dans son article premier, je pense que sont rappelées un ensemble de valeurs qui sont fondamentalement les valeurs chrétiennes… ».
Un travailleur, un homme chrétien peut être comme tout autre un compagnon de lutte, un des nôtres, communistes. A lui de se débrouiller avec cette hiérarchie hypocrite et révulsante au service de l’inégalité, de l’argent-roi, de l’Europe du capital !
Avec lui, espérons-le, nous combattons et combattrons son sale travail idéologique.
Elections présidentielles en Tunisie : plusieurs dirigeants du Parti El Massar (descendant du PCT) ont appelé à voter au 1er tour pour Hamma Hammami
Vivelepcf, 23 novembre 2014
Les élections présidentielles en Tunisie se dérouleront le 23 novembre 2014 pour le 1er tour et le 28 décembre pour le second, s’il y a lieu de l’organiser.
La nouvelle constitution accorde un pouvoir restreint au Président de la République. Mais pour la première fois depuis le renversement du dictateur Ben Ali, elles ont lieu au suffrage universel direct. Le symbole sera fort. Surtout, le scrutin présidentiel vient compléter les élections législatives d’octobre qui n’ont pas dégagé de majorité à l’Assemblée nationale. Il influencera la composition de la future coalition au pouvoir.
Pour beaucoup de progressistes et, parmi eux, de communiste tunisiens, la participation aux élections n’a pas d’autre sens que d’éviter le pire, en choisissant le moindre mal, du moins au 2nd tour.
Le pire pour la société tunisienne dans son ensemble, c’est les islamistes, à la fois ultracapitalistes et ultraréactionnaires.
Leur parti Ennahdha a enregistré un recul notable aux dernières législatives par rapport à 2011, passant de 37 à 28%. Trois ans de gouvernement ont entamé les illusions que sa démagogie populiste et ses réseaux ont répandues notamment dans les catégories les plus pauvres. Ils ont mis en évidence sa politique inspirée officiellement des islamistes turcs : une politique de casse sociale, de protection et d’extension des intérêts et des pratiques des possédants, d’alignement sur les directives du Fonds monétaire international et de l’impérialisme. L’obscurantisme social et culturel propagé au nom de la religion est apparu comme le complément et le vecteur de cette politique. Au plan international, les islamistes ont poussé la Tunisie à s’aligner sur les dictatures du Golfe. L’anarchie régnant et le développement de groupes islamistes surarmés dans la Libye limitrophe peuvent légitimement susciter de plus grandes craintes encore sur ces soi-disant « islamistes modérés ».
Soucieux de ne pas faire subir un vote sanction à leur leader, les islamistes d’Ennahdha ont décidé de ne pas présenter de candidat aux présidentielles. Mais ils soutiennent en sous-main la candidature du président sortant Moncef Marzouki. En peu de temps, l’ancien opposant droit-de-l’hommiste s’est déconsidéré par son amour visible des ors et honneurs et par ses combinaisons politiciennes, au point que son parti est tombé à 2% aux législatives. Il n’est plus que le fantoche des islamistes.
Le moindre mal pour beaucoup de camarades tunisiens, c’est le candidat des revenants de l’ancien système, de ceux qui ont été les moins impliqués dans les pires dérives du Ben Ali finissant, de ceux qui représentent les quelques bons souvenirs de la période Bourghiba. L’âge du candidat choisi par ce camp, Beji Caïd Essebsi ne doit donc rien au hasard : bientôt 88 ans ! Le programme de la coalition électorale hétéroclite qu’il conduit et qui a emporté les élections législatives (avec 38%), Nidaa Tounes, ne tranche pas avec la politique « libérale » en cours, la remise en cause des acquis sociaux suivant les exigences du FMI, la protection des oligarchies locales, l’affiliation à l’impérialisme occidental. Mais elle s’affirme et apparaît, notamment en matière d’éducation, de liberté civique et de défense des droits des femmes et de la laïcité comme le principal rempart aux prétentions islamistes.
Il n’est pas du tout impossible que Nidaa Tounes et Ennahdha participent ensemble à une coalition gouvernementale au sortir de la présidentielle, avec l’un ou l’autre en chef de file. On comprend que la perspective n’a pas de quoi enthousiasmer les progressistes.
La gauche « antilibérale », à défaut d’être anticapitaliste, n’offre pas pour l’instant de véritable débouché politique, encore moins électoral. La coalition dans laquelle les héritiers du Parti communiste tunisien ont choisi de se ranger est passée à côté des élections législatives, disparaissant du Parlement. Le parti Al Massar, dans ses instances à tous les niveaux, étudie les raisons de son échec : trop de compromis peu compréhensibles voire contradictoires, une orientation tombant trop (ou pas assez) dans la social-démocratie ? Il ne présente pas de candidat à la présidentielle.
Certains camarades ne donnent aucune consigne de vote. D’autres, sans illusion, ne voit d’utilité que dans le vote pour Essebsi pour contrer les islamistes. Le dirigeant historique Ahmed Brahim appelle à voter au 1er tour pour le candidat du « Front populaire » (4% aux législatives) Hamma Mammami.
Ce choix n’est pas une évidence pour les communistes qui gardent en mémoire les effets très contreproductifs pour la classe ouvrière tunisienne des agissements des maoïstes et trotskystes sous Bourghiba. Après le renversement de Ben Ali, Hammami et son parti ont manifesté une sous-estimation totale du danger islamiste et des liens entre islamistes et bourgeoisie. Hammami a été un marche pied des Frères musulmans lors des rassemblements dits « Kasbah 2 ». Depuis, en quête de respectabilité internationale, Hammami a participé à l’abandon de la référence « communiste » du nom de son parti, l’ex « Parti communiste des ouvriers tunisiens ».
Pour autant, l’histoire mouvementée et ingrate du Parti communiste tunisien depuis deux voire trois décennies, incite à relativiser ces jugements.
Il est clair que la candidature à la présidentielle de Hamma Hammami et son élan réel sont seuls à porter des revendications sociales et politiques de rupture avec la soumission aux possédants et potentats nationaux, à la dépendance à l’impérialisme. Ils portent maintenant aussi sans ambiguïté une ligne d’opposition ferme aux islamistes en Tunisie et ailleurs. Hammami demande par exemple le rétablissement des relations avec le gouvernement syrien interrompues sous pression des islamistes.
Communistes français, la situation tunisienne retient évidemment toute notre attention. Nous ne pouvons qu’assurer nos camarades tunisiens de tout notre soutien politique, moral et matériel en France s’il le faut et de notre conviction, partagée avec eux, que tôt ou tard, la classe laborieuse tunisienne qui a su se soulever contre la dictature trouvera les voies de la constitution de son parti de classe pour son émancipation complète.
Même si avec les élections présidentielles, on vérifiera que l’on en est encore très loin.



