Vive le PCF
(0 commentaires, 890 articles)
Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil
Articles par Vive le PCF
Elections anticipées au Japon : réaction du Parti communiste japonais
Communiqué du PCJ – Traduction vivelepcf, 21 novembre 2014
Le premier ministre Abe Shinzo a annoncé le 18 novembre qu’il dissoudrait la Chambre des députés et programmerait des élections anticipées pour le 14 décembre.
Lors de sa conférence de presse tenue à la résidence du premier ministre, il a également annoncé qu’il allait reporter de 18 mois l’augmentation prévue de l’impôt sur la consommation, à avril 2017.
A la suite des déclarations d’Abe, le responsable du Parti communiste japonais, Shii Kazuo, a exprimé sa détermination à faire connaître la politique du PCJ, dans le cadre de la campagne précipitée à venir, telle qu’elle a été formulée pour restaurer à la fois l’économie nationale et le budget de l’Etat.
Il a critiqué le premier ministre pour son incapacité à justifier valablement devant l’opinion publique la dissolution de la Chambre et la convocation d’élections anticipées. « Il ne le fait que parce qu’il sait que le gouvernement ne serait pas en situation de conserver le pouvoir à terme sans la dissolution. Il n’a jamais pris en compte les besoins et les attentes de la population » a affirmé Shii.
Rappelant qu’Abe a assuré que, quelle que soit la situation économique du pays, il procéderait à l’augmentation de l’impôt sur la consommation, de 8 à 10% en 2017, Shii a déclaré : « Cela constituera un des thèmes majeurs des élections générales. Le PCJ posera la question aux électeurs. Souhaitent-ils autoriser que cela se produise ou bien choisissent-ils de s’opposer à l’augmentation des impôts ? Partagent-ils la proposition d’établir une fiscalité progressive comme y appelle le PCJ ? »
Liberté – Jean Lurçat – Paul Eluard
Jean Lurçat
1943
2,83 x 3,64 m
atelier Picaud, Aubusson
Donation Simone Lurçat, 1988
Sur un fond ocre jaune se détachent, au centre, deux astres passant l’un devant l’autre telle une éclipse. Dans les quatre coins de la tapisserie, on peut lire des extraits du poème de Paul Eluard, Liberté ; les derniers mots du poème viennent s’inscrire dans l’astre solaire :
… Pour te connaître / … Pour te nommer / Liberté
Jean Lurçat et Paul Eluard ont côtoyé une génération d’artistes et de mouvements culturels d’avant-garde comme le Surréalisme. Issus de la même génération, ils ont tous deux traversé deux guerres mondiales, connu un engagement politique fort aux côtés du Parti communiste et pris une part active à la Résistance.
Le questionnement sur la paix et la liberté est au cœur de leurs œuvres.
La tapisserie, composée et tissée clandestinement en 1943, montre qu’une œuvre tissée peut être engagée et peut dépasser sa vocation purement décorative.
Le soleil rayonnant de flammes rouges apparaît comme générateur de vie et figure aussi l’espoir. En contraste, la guerre est peut-être représentée par l’astre sombre placé devant le soleil. Cette ombre contient des figures de crânes éparpillées, images de destruction et de mort. Le coq placé au-dessus du soleil revêt plusieurs significations, comme le coq français. Il est peut être ici une évocation de la victoire, un symbole triomphant de la résistance à l’ennemi.
La direction de la CGT prête à céder au MEDEF sur les seuils sociaux contre un peu plus de structures de cogestion ?
Brève, vivelepcf, 19 novembre 2014
Sur injonction du Medef, le gouvernement a lancé un cycle de « dialogue social » pour remettre en cause les seuils d’effectifs, les « seuils sociaux », ouvrant à certains droits sociaux et syndicaux dans les entreprises, notamment à partir de 10 et 50 salariés.
Le Medef exposera à nouveau ses prétentions le 21 novembre. Son objectif général est d’éliminer au maximum la présence de représentants protégés des salariés (délégués), a fortiori celle d’un syndicat de classe, au contraire de promouvoir la collaboration avec des « partenaires sociaux » structurellement sous la dépendance des patrons.
La direction de la CGT, à l’instar de celle des autres centrales, a commencé par donner une fin de non-recevoir à cette attaque frontale contre les salariés. Fin août, Thierry Lepaon annonçait « La CGT ne négociera rien sur les seuils sociaux ».
Pourtant voilà que la même direction de la CGT, par la voix de ses négociateurs à l’occasion d’une conférence de presse le 13 novembre, vient d’agiter une autre couleur. Au nom de la confédération, ils seraient prêts à lâcher sur l’obligation d’élire des délégués du personnel pour les entreprises comptant entre 11 et 50 salariés contre l’établissement de nouvelles instances « paritaires », hors entreprises, réunissant représentants des syndicats et du patronat.
De nombreux militants syndicaux tombent des nues devant les points retenus par la presse (Humanité du 14 novembre). Nous parmi eux !
D’abord, comment la direction de la CGT peut-elle rentrer aussi grossièrement (naïvement ?) dans le jeu du Medef et du gouvernement ? Elle accepte de propager les pires illusions, que même les syndicats réformistes n’osent pas entretenir sur l’issue de la « négociation ». Elle accepte de mettre en jeu un acquis historique fondamental. Quand un front existe pour se défendre, la direction de la CGT choisit d’ouvrir une brèche dans les défenses sociales. C’est tout simplement inconcevable pour les militants conséquents.
Ensuite, l’inquiétude se confirme d’une dérive institutionnaliste profonde de la direction CGT quant à la conception de l’organisation syndicale développée depuis des années et notamment depuis sa collaboration avec Sarkozy sur sa contre-réforme de la « représentativité » syndicale.
La direction de la CGT serait ainsi prête à troquer l’obligation faite aux patrons d’organiser des élections de délégués du personnel (qui peuvent devenir automatiquement délégués syndicaux) dans les entreprises comptant entre 11 et 50 salariés contre l’institution de nouvelles « commissions paritaires territoriales » hors entreprise, élues tous les quatre ans.
La direction de la CGT propose de maintenir les élections dans l’entreprise uniquement quand au moins deux salariés la réclameraient : deux kamikazes ! Ce serait une régression historique.
Certes, dans bien des cas, un tiers des entreprises entre 20 et 49 salariés, il y a constat de carence et aucun délégué du personnel n’est élu dans les petites entreprises. Mais, l’obligation d’organiser l’élection et la possibilité de désigner des délégués protégés pèsent sur la conduite patronale et c’est bien pour cela que le Medef et la CGPME veulent s’en débarrasser. Les salariés s’emparent de cette possibilité notamment quand il y a problème et que l’organisation de classe CGT les y aide efficacement.
La lutte des classes, c’est d’abord dans l’entreprise qu’elle se joue. Pas dans des salles de réunion, feutrées ou non, avec des spécialistes appointés au nom du « paritarisme »! Les adversaires de classe ne peuvent devenir partenaires… Vouloir créer un nouvel échelon institutionnel à la place des acquis de la défense des salariés dans l’entreprise est injustifiable d’un point de vue de classe.
Ces propositions de la direction de la CGT coïncident avec sa politique de restriction des moyens des unions locales, structures militantes, justement censées apporter une aide aux syndiqués isolés, aux salariés, notamment des PME, confrontés à l’arbitraire patronal.
Le rôle du syndicat révolutionnaire, ce n’est pas d’être l’annexe de structures interentreprises de gestion des ressources humaines ! Il est temps d’arrêter d’appeler au sein de la CGT « droits nouveaux » des abandons et reculades devant le modèle de collaboration promu par le patronat, le gouvernement et l’Union européenne !
La lumière sur les « négociations » en cours avec le Medef doit être faite pour les faire capoter !
La perspective politique bloque les luttes de travailleurs ? Seules les luttes peuvent débloquer la perspective politique !
Contribution à la mobilisation contre l’austérité du 15 novembre 2014, adressée aux manifestants parisiens, par PCF Paris 15
41 milliards d’euros par an pour le patronat, 50 milliards d’euros de coupes des budgets publics et sociaux : Hollande et Valls sont en train de réaliser le plus grand transfert – en un coup – du travail, des différentes formes de salaire socialisé vers le capital. Ils ont osé appeler cela le « pacte de responsabilité ». La Sécurité sociale, dans toutes ses branches – retraite, maladie, famille – est, notamment, directement attaquée.
En rien, communistes, nous ne sommes surpris des orientations de Hollande. Refuser un nouveau blanc-seing à Sarkozy en 2012 ne signifiait en rien une confiance dans Hollande, son complice dans la campagne du référendum européen de 2005. Très lourdes sont les responsabilités de ceux qui ont semé des illusions sur l’alternance avec Hollande en 2012. Ils ne sont pas drôles quand ils font semblant de découvrir aujourd’hui leur « erreur ».
Nous pouvons encore moins aujourd’hui – alors que le système a recours de façon renouvelée aux extrêmes-droites – laisser l’aspiration au changement et les luttes qui l’expriment être canalisées à « gauche » dans une nouvelle illusion électorale d’ici 2017 : Pas plus la reconstitution d’une alternance réformiste avec des « frondeurs » sur la base du programme de Hollande de 2012 que le recours à un gauchisme institutionnel derrière tel ou tel sauveur populiste !
La perspective politique de changement ne peut partir que des luttes, de l’analyse de la situation, des enseignements de la dernière période.
La politique de Hollande, prolongeant celle de Sarkozy, suscite un rejet très large. Les désaveux électoraux cinglants enregistrés par le gouvernement en 2014 en ont été une illustration. Mais cela n’empêche pas – au contraire – le pouvoir, avec maintenant Valls, de charger la barque des mauvais coups. La « réforme » territoriale s’apprête à accélérer la destruction des services publics et de la démocratie locale en façonnant une France néo-féodale suivant le modèle de « l’Europe des régions » conçue pour être asservie aux puissances d’argent. SNCF, Poste : la casse structurelle des grands services publics nationaux est accélérée. PSA, Alstom etc. : L’Etat appuie les restructurations capitalistes dans l’industrie détruisant la production en France répondant aux besoins de la population.
Pourtant – CONSTATATION ESSENTIELLE – pas plus que Sarkozy et Fillon, Hollande et Valls ne remportent la bataille des idées.
Ni les uns ni les autres n’osent plus vraiment brandir le prétexte des contraintes européennes et la défense de l’euro pour justifier leur politique de casse sociale. Le rejet de classe de l’Union européenne a encore progressé. Le chantage aux « déficits publics » à combler tient encore moins. Il est tellement évident que c’est eux-mêmes qui les creusent. Le scandale à épisodes de l’écotaxe, gabegie d’Etat portée par deux gouvernements successifs, finit d’éclater : des centaines de millions d’euros d’argent public balancés par la fenêtre par an au nom de la défense de l’environnement !
La propagande de l’idéologie dominante, à défaut de convaincre, vise bien plutôt à pousser à la résignation, au repli sur soi, à la haine ou à la violence sans cause. Le gouvernement se montre très complaisant avec les mouvements les plus réactionnaires, invités à s’emparer du pavé : patrons routiers, notaires, lobbys « familles ». A l’inverse, il fait déverser des torrents d’injures contre les mouvements de salariés en lutte, comme celui des cheminots en juin.
Tout est fait pour minimiser l’essentiel : l’existence et la recherche de luttes sociales organisées contre la politique au service du capital. Parce que les forces existent dans notre pays pour la mettre en échec.
Pour nous communistes, la question primordiale reste plus que jamais : « Sur quoi bute le mouvement social ? ». Revenons sur plusieurs expériences récentes :
En 2009, des millions d’usagers ont exprimé leur rejet de la casse du service public postal. Mais le mouvement a été canalisé vers l’illusion d’un changement électoral en 2012 et dévié de la remise en cause fondamentale des directives européennes de concurrence. Aujourd’hui la direction de La Poste, sous la tutelle de Montebourg jusqu’en septembre, a supprimé 6000 emplois depuis le début de l’année, augmente le prix du timbre de 15%, prépare la liquidation de l’essentiel de la branche courrier. Pourtant des dizianes de luttes dans le pays, faisant jonction souvent avec le rejet de la « réforme » territoriale se développent et attendent un axe de convergence. Communistes, nous travaillons à NATIONALISER LA BATAILLE POUR LA POSTE.
En juin 2014, les cheminots ont mené une bataille de très haut niveau contre la « réforme ferroviaire ». Ils ont pris à contrepied le gouvernement qui avait anticipé une petite grève de principe qu’auraient désamorcée quelques amendements parlementaires de convenance. La force, la conscience, la jeunesse de l’action des cheminots préservent aujourd’hui les possibilités, dans cette entreprise cruciale pour le mouvement ouvrier et ses acquis sociaux, de nouvelles luttes contre l’application de la loi de dissolution de la SNCF et du statut des cheminots.
Des démonstrations importantes ont été faites. La recherche de l’unité la plus large des organisations, y compris avec des organisations réformistes et de collaboration, est une impasse pour le rassemblement dans l’action. La « gauche » gouvernementale – « frondeurs » compris – a fait corps dans les institutions lorsqu’il a fallu contrer le mouvement ouvrier. Les mots d’ordre de repli – « une autre réforme » -ne mobilisent pas efficacement. Les solidarités internationales ne peuvent se faire que contre les directives de l’Union européenne. Le mouvement de solidarité et de convergence avec les cheminots n’a pas été organisé au niveau nécessaire. La journée d’action, de grève et de manifestation organisée par toutes les organisations CGT des transports le 4 novembre a commencé à corriger cette situation. Communistes, nous mettons en avant le mot d’ordre : DEFENSE, RECONQUETE, EXTENSION DES MONOPOLES PUBLICS DES TRANSPORTS.
Pour la Sécurité sociale, pour la défense de la retraite à 60 ans, nous avons été des millions à défiler en 2010, avec l’appui de plus de 70% de la population. Cette mobilisation, organisée sans véritable appel à la grève, s’est dissoute dans la perspective vague d’un changement après les élections de 2012. Les illusions ont fait long feu. Mais elles nourrissent toujours aujourd’hui, gravement, le désengagement, sur la base de la déception, des tromperies. Nous ne faisons pas partie de ceux qui ont participé à propager ces illusions. La Sécurité sociale est sans doute un des domaines qui souffre le plus visiblement du système politique d’alternance « gauche », droite et de la répartition des rôles entre elles. La droite attaque les prestations – retraite à 60 ans -, la « gauche » détruit le financement avec les exonérations de cotisations patronales imposées avec les prétendues « 35 heures » d’Aubry ou maintenant le « pacte de responsabilité ». Communistes, nous mettons les luttes pour la sécurité sociale, l’hôpital public, les retraites et allocations familiales au centre, avec la priorité de LE DEFENSE INTRANSIGENTE DU FINANCEMENT SOLIDAIRE PAR LA COTISATION (contre la CSG notamment).
Industrie, Florange, PSA, Alstom : le jeu hypocrite du pouvoir a été démasqué. La « nationalisation » partielle d’Alstom va permettre à Bouygues et ses autres actionnaires de toucher 4 milliards d’euros pour la prise de contrôle de l’Américain General Electric ! OUI A DE VRAIES NATIONALISATIONS DEMOCRATIQUES !
Pour nous, communistes, les enseignements de ces luttes, de leurs limites, de leurs possibilités, sont capitaux. La perspective politique part de leur développement, loin de toutes les combinaisons politiciennes.
Les mobilisations « indignées » contre le système ne suffiront pas. Elles laissent la porte ouverte à toutes les récupérations par les politiciens soucieux de reconstituer une option d’alternance « à gauche » réformiste avant 2017, ou de canaliser la colère vers un « populisme de gauche ».
Le système d’alternance droite/gauche ne peut plus tromper personne. La perspective peut, moins que jamais, être l’échéance institutionnelle de 2017, sur laquelle toute l’attention est rivée. La droite, incapable de se différencier de Hollande sur le fond, va continuer à radicaliser son discours. La « gauche » et le PS tentent de séparer leurs équipes et de recréer une nouvelle illusion à « gauche » avec les députés frondeurs, des personnalités comme Mme Aubry, sur la base du programme « amélioré » de Hollande en 2012… Qui sera dupe de « primaires » en 2016 ou de l’arrivée d’un sauveur providentiel qui fait semblant de découvrir que Hollande n’est pas de « gauche » ?
Devant le discrédit croissant de ce système d’alternance, arrivé au bout, ses tenants ont recours, d’une façon renouvelée, à l’extrême droite, mise en avant jusqu’à la nausée, version Marine Le Pen, pour détourner les colères d’une part, pour valider un consensus politique minimum d’autre part.
La politique ne peut être séparée de la lutte des classes ! Celle-ci doit être replacée au centre de la politique.
Communistes, nous refusons la répétition, toujours en pire, de ce scénario politicien, dans un contexte noir d’exacerbation mondiale des tensions inter-impérialistes, d’implication de notre pays dans les guerres d’Irak, de Syrie et d’Afrique. 30 ans d’alternance, sur fond d’affaiblissement des organisations révolutionnaires historiques de la classe ouvrière en France, ont amené notre pays au bord de la situation politique des Etats-Unis, sous la domination de l’idéologie européenne.
Poste, services publics des transports, sécurité sociale, industrie : nous nous efforçons de contribuer à des luttes partout immédiatement. Services, droit au logement, partout des luttes locales s’élèvent. Les femmes de ménage des hôtels Hyatt et Royal Monceau ont arraché la reconnaissance de leurs droits. 2000 salariés du commerce se sont rassemblés boulevard Hausmann le 14 novembre contre l’extension du travail du dimanche. Toutes ces batailles portent les autres et participent à la perspective politique globale de changement.
Ruptures avec l’UE, refus de ses directives, convergences pour défendre la Sécurité sociale, les services publics, le droit du travail, nationalisations démocratiques : La situation est explosive, Organisons notre colère !



