Crayon Rouge
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Articles par Crayon Rouge
Petition – Levée immediate de l’état d’urgence
Levée immediate de l’etat d’urgence
Non à la logique de l’état de guerre permanent!
Non à la doctrine de l’ennemi de l’intérieur !
Visiteurs de la Fête de l’Huma 2016, nous vous appelons, si ce n’est fait, à signer et faire signer les pétitions équivalentes de différentes organisations progressistes, exigeant la levée immédiate de l’état d’urgence.
L’horrible attentat terroriste de Nice, le 14 juillet, a permis au pouvoir de prolonger encore l’état d’urgence, malgré l’opposition de quelques parlementaires de plus qu’en novembre.
Pourtant, il est avéré – sans surprise – que l’état d’urgence ne sert à rien contre ces attentats. Il ne donne aucun moyen supplémentaire réel à la police pour dépister ce type d’assassins. Il ne peut rien contre la crise sociale, politique et morale du système qui enfante, dans notre pays comme ailleurs, sous telle ou telle obédience politique ou vaguement « religieuse », de tels actes.
Non, l’état d’urgence, aujourd’hui renforcé, n’est efficace que pour un tout autre but : continuer à jeter les bases d’un Etat répressif étouffant les libertés démocratiques fondamentales et écrasant la contestation. Les députés communistes français et algériens l’avaient déjà courageusement dénoncé en 1955 lors de son institution.
En 2015 et 2016, les assignations arbitraires à domicile de militants de différentes causes pacifiques, la tentative d’interdiction de manifestations des plus importants syndicats contre la casse du code du travail l’ont montré. Elles s’accompagnent d’une répression sociale, encouragée par le gouvernement, sans précédent depuis des décennies, contre des militants du mouvement ouvrier.
Nous demandons la levée immédiate de l’état d’urgence qui est le symbole et le socle politique de la dérive sécuritaire du pouvoir.
Nous dénonçons la tentative éhontée du gouvernement, à l’occasion de cette rentrée, d’enrégimenter dans la logique de peur et de militariser le monde de l’école.
Nous refusons la propagation par l’idéologie dominante de la doctrine de l’ennemi de l’intérieur.
Nous dénonçons l’hypocrisie des campagnes du gouvernement, de la droite, des médias dominants détournant les notions de fraternité et de laïcité. Nous n’acceptons pas le terme de « radicalisés » pour désigner les auteurs des récents attentats, qui assimile dangereusement l’ensemble des musulmans à une culture de violence. Dans le même temps, nous combattons la campagne idéologique tendant à renvoyer les individus vers des appartenances communautaires ou religieuses respectives supposées pour les différencier et les opposer, pour diviser la société et notamment la classe ouvrière. Nous opposons à ce discours la fraternité des travailleurs dans les luttes pour leurs conditions de vie.
Nous renvoyons les envolées corcardières, nationalistes, étroitement identitaires, des gouvernants successifs pour enrôler la nation à leur politique qui sont en totale contradiction avec leur obsession à étouffer le droit du peuple français, des peuples, à disposer d’eux-mêmes.
Enfin et peut-être plus que tout, nous refusons d’être enrôlés, au nom des attentats terroristes, dans un état de guerre permanent. Les derniers gouvernements ont placé la France à l’avant-poste des guerres impérialistes qui ont détruit les Etats du Moyen-Orient, semé la désolation et fait le nid des groupes « islamistes » quand ils ne les ont pas aidés directement. Le gouvernement continue de livrer des armes et une alliance aux dictatures obscurantistes qui les finances et soutiennent. Encore plus de guerre impérialiste : certainement pas !
Le 24 septembre, des manifestations sont organisées dans toute la France pour la Paix. Nous appelons à y participer sur les slogans suivants :
- Sortie de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE,
- Plus un seul soldat français hors de France,
- L’argent pour l’école et la santé, par pour les armes !
Ensemble, mettons à cette occasion également en avant l’exigence de la levée immédiate de l’état d’urgence !
En Grande-Bretagne aussi: non aux trains sans contrôleur!

Grèves à la Southern Railway et à l’Eurostar début août : Les cheminots britanniques du RMT mobilisés au cœur de l’été !
Le syndicat britannique RMT (Railway, Maritime, Transport Union), syndicat national des salariés des transports de Grande-Bretagne, regroupant 80 000 adhérents, est affilié au TUC britannique (Trade Union Congress – 7 millions d’adhérents).
Sous la direction du mythique leader Bob Crow, qui fut son secrétaire général de 2002 jusqu’à sa mort tragique en 2014, le RMT est devenu le porte-drapeau du syndicalisme de lutte de classe en Grande-Bretagne, rompant tout lien structurel avec la Labour Party de Blair, combattant contre la guerre en Irak, menant compagne pour la sortie « par la gauche » de l’Union Européenne sur des bases de classe et pour la re-nationalisation du rail et le retour au monopole public du transport en Grande Bretagne.
Sans se désaffilier de la branche transport de la CES (ETF), le RMT va marquer sa rupture avec la CES et opérer un virage à gauche en adhérant officiellement à la Fédération Syndicale Mondiale en 2013 et intégrer son conseil présidentiel.
Le RMT a animé de nombreuses luttes et grèves dures ces 15 dernières années, dans les différentes compagnies ferroviaires privées, comme dans les plateformes offshores et dans son bastion du métro de Londres.
Sous l’actuelle direction de Sean Hoyle, son président et de Mike Cash, son secrétaire général, le RMT anime une compagne nationale « keep the guard on the train » (gardons le contrôleur dans le train) qui prend de plus en plus d’ampleur, contre la volonté des compagnies ferroviaires privées de supprimer l’accompagnement systématique des trains par un agent embarqué, en mettant en place les opérations de contrôle AVANT l’embarquement et en confiant au conducteur du train la fonction de fermeture des portes, afin de réduire les effectifs.
C’est ce qu’en France on appelle l’Equipement Agent Seul (EAS), qui s’est imposé depuis une quinzaine d’années en Ile-de-France et que la SNCF et les conseils exécutifs régionaux (de droite comme de gauche) veulent étendre à tout le pays en ce moment même !
La campagne « Keep the guard on the train » du RMT britannique a pour objet d’unir les cheminots des différentes compagnies en lutte pour leurs emplois aux usagers excédés par la dégradation du service public des transports ferrés britanniques depuis plus de 20 années de privatisation, sous prétexte d’une « ouverture à la concurrence » prônées par les gouvernements au service du Capital sous prétexte du respect des directives libérales du l’Union Européenne.
Galvanisés par leurs victoires sur ce dossier en Ecosse et dans le Sud-est de l’Angleterre, où la direction des compagnies privées a dû reculer sur le projet d’EAS face aux grévistes, le RMT a lancé début août l’assaut contre la Southern Railway Company, qui exploite le trafic ferroviaire du sud de l’Angleterre.
Southern Company dont un des actionnaires majoritaire est Keolis, filiale privée du « groupe » SNCF, spécialisée dans l’exploitation des anciennes compagnies nationales de ferroviaires et ex-régies publiques de transport urbain. Keolis est une des compagnies « laboratoire de la privatisation » du groupe SNCF et sans aucun doute un des futurs « concurrent » ferroviaire des cheminots français, avec Transdev, filiale privée de la caisse des dépôts et consignations !
L’exemple britannique montre d’ailleurs bien que la pseudo « ouverture à la concurrence » dans le transport, n’est rien d’autre que la casse de nos monopoles publics historiques, issus des conquêtes de la classe ouvrière et voués à satisfaire les intérêts populaires, afin de les remplacer par des monopoles privés, voués à engraisser des actionnaires au détriment de la qualité du service rendu et au prix de la casse des emplois et des conditions de travail des cheminots, marins et traminots !
Après une première manifestation, le 15 juin dernier, devant le siège londonien de la Southern Company pour mettre les négociations sous pression, le RMT a consulté ses adhérents fin juillet pour lancer une grève de 5 jours à compter du 08 août.
Il faut savoir que l’action syndicale est rendue très difficile en Grande Bretagne depuis les lois « anti-grève » de Thatcher en 1984, dispositif durci par ses successeurs, y compris Tony Blair.
En effet, pour qu’une grève soit considérée comme « légale », il faut que le syndicat consulte ses adhérents à bulletins secrets et que le OUI l’emporte à plus de 50% des voix, chaque votant devant être rentré dans un listing avec son nom, l’intitulé exacte de sa profession, son numéro de Sécurité sociale, etc…. une seule erreur dans ce listing épluché par l’administration et la grève est déclarée illégale, exposant le syndicat à de lourdes amendes, équivalente au montant perdu par la compagnie « victime » de la grève !
L’ex-premier ministre Cameron a d’ailleurs aggravé ce dispositif en obligeant une participation de plus de 50% des adhérents à ce type de vote, pour que la grève puisse être déclarée légale.
Les piquets de grève sont limités à 6 personnes et toute manifestation est très encadrée policièrement….
Le vote à la Southern Railway Company fut sans appel : plus de 90% de votes en faveur des 5 jours de grève à compter du 08 août !
La grève fut donc un succès, avec près de 40% des circulations supprimées et des piquets de grèves dans plusieurs gares de Londres et du sud du pays.
Dès le 3ème jour, sous la pression des grévistes et de l’opinion publique, la direction de la compagnie accepte de reprendre les négociations, ce qui suspendu le mouvement, mais la direction du RMT a prévenu : en cas d’échec des négociations, le mouvement reprendra à compter du 7 septembre !
Dans le même temps, le RMT a appelé à la grève, pendant les 2 week-ends de chassé/croisé touristique d’août, les agents britanniques du service commercial train de l’Eurostar, pour exiger l’application d’un accord (pourtant signé par un patronat qui décidément ne désarme jamais) permettant de meilleurs roulements de service aux agents.
Face au succès du mouvement, du rassemblement devant la gare de Londres Saint-Pancras et surtout face aux suppressions de trains, la direction d’Eurostar a dû céder aux revendications des cheminots en lutte.
Il apparaît évident que les syndicalistes de classe du transport dans les pays de l’Union Européenne doivent travailler à des convergences fortes contre la privatisation du rail, dont l’EAS est une conséquence, pour la défense de nos monopoles publics et pour la re-nationalisation des compagnies privatisées et donc pour la rupture avec l’Union Européenne et la non-application de ses directives libérales, qui sont un point d’appuis important pour la casse du statut des cheminots et leurs conditions de travail.
S’il est important de mobiliser les usagers sur ces questions, c’est par la montée du niveau des luttes que nous pourrons assurer la défense de nos intérêts, et la convergence internationale dans ces luttes par la solidarité internationaliste dans la défense de nos intérêts de classe communs, peut être un point d’appui gagnant dans ce combat !
Matthieu B-R
Débat national à l’occasion de la Fête de l’Huma 2016 – Samedi 10 septembre 11h00 – stand PCF Paris 15
Débat national à l’occasion de la Fête de l’Huma 2016, Samedi 10 septembre 11h00
RETROUVONS-NOUS sur le stand de la section du PCF Paris 15ème pour une conférence de presse/débat
« Quand la volonté de changement et les luttes se heurtent aux calculs réformistes et à la logique du moindre mal dans les institutions, engageons la reconstruction du Parti de classe, la reconquête de l’indépendance du PCF au service du monde du travail ».
Avec Corinne Bécourt, secrétaire de la section du PCF de Saint-Quentin de l’Aisne, Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la section du PCF de Paris 15ème, membre du Conseil national du PCF, Eric Monnini, secrétaire de la section du PCF du Jarnisy en Meurthe-et-Moselle, Cyril Morlot, secrétaire de la fédération du PCF de Haute-Saône, Dominique Negri, secrétaire de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères
Fête de l’Humanité, Parc Georges Valbon, La Courneuve, 9, 10, 11 septembre 2016
ATTENTION, NOUVEL EMPLACEMENT : Avenue Joséphine Baker, sous le ballon hélium PCF – (faucille et marteau), à côté du stand de la section du PCF Saint-Quentin.
ET TOUT LE LONG DE LA FETE SUR LE STAND, MATERIEL MILITANT EN VENTE
-Drapeaux rouges avec faucille et marteau
-Badges, autocollants, affiches
-Nouvelle affiche de rentrée « De l’argent pour les salaires, pas pour la guerre »
-Dernier numéro de Cahiers communistes
-Brochures politiques par thème
-Point de rencontre du site « Solidarité internationale PCF »
Sur France Inter, le 29 mai 2015, Martin Hirsch n’arrive pas à tenir le débat face aux revendications des personnels de l’HEGP en lutte
On peut remercier la rédaction de France Inter d’avoir consacré sa « matinale » du 29 mai 2015 à l’hôpital public et de l’avoir diffusée en direct de l’Hôpital Pompidou, au lendemain d’une deuxième grande journée de grève et de manifestation des agents de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris.
Nous rappelons au passage combien, communistes du 15ème, militants syndicaux de l’HEGP et de Necker, nous avons soutenu la récente grève des personnels de Radio-France contre le plan de suppressions d’emploi du PDG Gallet.



