SANTE – HOPITAL – assurance maladie

Hôpital psychiatrique de Lavaur: le PCF avec les grévistes, 9 avril 2019.

La mobilisation continue de se développer contre la dégradation des conditions d’accueil et des conditions de travail à l’hôpital psychiatrique de Lavaur dans le Tarn (Centre Pinel – dit « La Gravette »).

La grève du 9 avril 2019, à l’appel de la CGT, a été très suivie et bien relayée par les médias. Les revendications les plus urgentes portent sur le comblement d’un poste vacant, le remplacement des agents en longue maladie et maternité, et sur des travaux et moyens élémentaires, aussi indispensables que la réfection des portes des toilettes.

Dans le Tarn, comme dans tout le pays, la grande misère de l’hospitalisation psychiatrique est intolérable.

La section du PCF de Lavaur a participé à la mobilisation et diffusé ce communiqué.

 

 Communiqué de la section de Lavaur du PCF

La section de Lavaur du PCF soutient totalement  le mouvement de grève annoncé par la CGT à l’hôpital psychiatrique

Alors que les conditions de vie des salariés chômeurs retraités  provoquent burn-out, dépression, maladie psychique, les gouvernements successifs ont réduit les moyens humains et matériels des hôpitaux notamment des hôpitaux psychiatriques.

Le traitement de ces maladies exige un accompagnement humain attentionné donc suffisamment de personnel qualifié dans des locaux agréables.

C’est pourquoi nous appelons toute la population à soutenir les personnels de l’hôpital psychiatrique.

Nous demandons une rénovation urgente des bâtiments de la Gravette et l’embauche des personnels nécessaires.

Ne comptons ni sur le député « en marche » ni sur le maire, président du conseil d’administration (L.R.) qui soutiennent une politique de réduction drastique des moyens à tous les services publics.

Seules l’action des personnels et la solidarité de la population permettront d’obtenir des améliorations.

La section de Lavaur du PCF est disponible pour toute initiative.

 

 

Le 04/042019

Mobilisation pour la défense des hôpitaux psy publics: Paris après Rouen et Amiens

Soutien à la grève des agents de l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne. Signez leur pétition !

PCF Paris 15, 20 septembre 2018 

La section du PCF Paris XV a envoyé une délégation s’informer et apporter son soutien à la grève, à l’appel de l’intersyndicale, le 6 septembre 2018, des agents des hôpitaux psychiatriques publics  Sainte-Anne, Maison-Blanche et Perray-Vaucluse, puis, le 18 septembre, au rassemblement à Sainte-Anne organisée par la CGT.

La manifestation du 6, entre Sainte-Anne et l’Hôtel de Ville a rassemblé quelque 1000 professionnels et usagers particulièrement déterminés. La reprise de la grève est programmée pour le 24 septembre.

Nous alertons la population du 15ème, qui dépend du secteur de Sainte-Anne, devant les dangers du projet de fusion des trois hôpitaux, au 1er janvier, dans un contexte de pénurie organisée des moyens, par les gouvernements successifs, consacrés à la psychiatrie.

Notre société est de plus en plus malade de la surexploitation, de la précarité sociale, du démantèlement des cadres collectifs, de la « perte de sens » (sauf pour les profiteurs, et encore pas nécessairement individuellement). Les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes, en détresse, sont de plus en plus renvoyés par le système vers la maladie psychique, la dépression, le burn-out, les sectes, la violence, la tentative de suicide etc.

Mais en cohérence avec sa logique de profit, ces nouvelles maladies, comme les maladies mentales non directement sociales, n’ont d’intérêt pour les capitalistes que si elles leur coûtent le moins possible, voire si elles leur rapportent. Des officines privées, sérieuses ou non, ne cessent de se développer, prélevant l’argent des familles qui en ont. Pour le système, criminaliser la maladie mentale est aussi très rentable. Une place de prison coûte 4 fois moins qu’un traitement à l’hôpital et la construction et, maintenant, la gestion des places de prison, se font au profit direct de groupes privés.

C’est dans ce contexte qu’il convient de placer la politique de baisse de moyens des structures psychiatriques de soins publiques, celles qui supposent un accompagnement humain attentionné. Ses conséquences depuis 20 ans sont dramatiques aussi bien dans les conditions de prise en charge que dans les conditions de travail dans les hôpitaux psychiatriques publics. Les suppressions de postes et de qualifications conduisent à revenir à des traitements médicamenteux inappropriés, même dégradants, à des isolements, des privations de libertés de fait, confinant à la maltraitance institutionnelle. De son côté, la souffrance au travail des personnels atteint des niveaux inédit, attestés par tous les rapports officiels.

C’est dans ce contexte qu’il convient de placer le projet de fusion, dans un seul « Groupement hospitalier universitaire » des hôpitaux Saint-Anne, Maison-Blanche et Perray-Vaucluse qui rayonnent sur une population de 1,5 million d’habitants, avec  5500 agents. Cette mesure administrative et autoritaire va entraîner de nouvelles fermetures de services, de nouvelles suppressions d’emploi, de nouvelles extensions de la précarité.

D’ores et déjà, les syndicats dénoncent, avec précision, les remises en cause – un nivellement par le bas – de l’organisation du travail, des horaires, des repos. 5 jours de repos sont directement menacés : ce sera autant d’emplois supprimés et de pression accrue sur les agents. Déjà 135 postes ne sont pas pourvus dans le « Groupement hospitalier de territoire » (GHT).

La lutte des agents des hôpitaux psychiatriques du sud-parisien rejoint celles de leurs collègues de Rouen, du Havre, d’Amiens. Par des actions et des grèves dures, ceux-ci ont obtenu une médiatisation de leur situation critique. Le pouvoir a été partiellement obligé de reconnaître la réalité et de reculer. A Paris, il s’agit aussi pour lui de mesurer la capacité de riposte des salariés, avant de constituer le plus grand « GHU psy » de France et d’imposer ses restructurations à tout le pays.

La bataille pour la psychiatrie fait aussi entièrement partie, de la bataille pour l’hôpital public en général. Devant des situations aussi révoltantes, comme aussi  celle des EHPAD, devant l’attachement massif à notre système de santé, le gouvernement Macron avance avec précaution ses mauvais coups.

Le plan santé vient d’être annoncé, cette mi-septembre, avec des mois de retard, et en laissant de grands flous.  La réforme du financement des hôpitaux, notamment psychiatriques et celle de la tarification des actes laissent cependant clairement présager une nouvelle ponction structurelle. Le pouvoir veut accentuer l’influence du privé dans les GHT. Se profilent, plus que jamais, « l’hôpital-entreprise » et la remise en cause du financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale patronale.

La municipalité de Paris, de « gauche », a voté la fusion des trois hôpitaux psychiatriques. Ce n’est pas du côté de ces politiciens, sui se sont succédés au gouvernement, qu’une issue positive est à attendre, mais seulement de la lutte.

Habitants, salariés du XVème arrondissement, soutenons la grève et la mobilisation des agents, avec leurs organisations syndicales, des hôpitaux psychiatriques Sainte-Anne, Maison-Blanche et Perray Vaucluse !

« On juge une société à la manière dont elle traite ses citoyens en souffrance psychique !». Signez la pétition de l’intersyndicale de l’hôpital Sainte-Anne !

Arrêts maladie : bombe insidieuse du gouvernement contre l’assurance maladie

EDT pour PCF Paris 15, 14 août 2018 

En plein milieu des vacances, le gouvernement annonce son intention de modifier la prise en charge du paiement des indemnités journalières versées aux salariés malades en arrêt de travail. La mesure serait inscrite dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 qui sera adopté à la fin de cette année.

Pour les arrêts maladie de moins de 8 jours, ce serait les employeurs qui paieraient, à la place de l’assurance maladie (au-delà du délai de carence des 3 premiers jours, pour lesquels la sécu ne verse pas d’indemnités).

Tout reste au conditionnel mais l’annonce, seule, porte une attaque idéologique contre la sécurité sociale. Elle est insidieuse. La mesure semble toucher, pour une fois, le patronat que le pouvoir prétend mettre ainsi à contribution pour résorber « le déficit » de l’assurance maladie, déficit justement fabriqué par toutes les exonérations de cotisations sociales dont il le gave. En réalité, la mesure est de nature à fragiliser les droits actuels des salariés. Surtout, elle met en cause la conception même de l’assurance maladie et de son financement directement prélevé sur la création de richesse à l’entreprise, via les cotisations sociales.

Les porte-parole du patronat tiennent parfaitement leur rôle de victimes imaginaires et bondissent sur leur chaise dans les médias. Cela ne fait que mieux passer dans l’opinion le discours gouvernemental. Ils comptent sans doute peser aussi sur ses modalités d’application dans l’intérêt immédiat du plus grand nombre de patrons.

Commençons à mesurer la portée et les dangers de l’attaque sur les arrêts maladie.

Dans l’entreprise, les salariés sont directement menacés. Il est prévisible que, dans un premier temps du moins, le calcul des indemnités ne soit pas modifié. Mais, dans les branches et les entreprises où des conventions collectives où des accords prévoient actuellement une rémunération pour les jours de carence, il est à attendre que le patronat les remette en cause arguant de ses nouvelles « charges ». Le nouveau système, en faisant des employeurs les payeurs directs  des arrêts maladie, laisse clairement prévoir les pressions, les contrôles de toutes sortes que les patrons exerceront sur tous leurs salariés, malades ou non.

Au niveau de la sécurité sociale, la « réforme » des arrêts maladie ouvrirait d’abord une brèche dans le système. L’assurance maladie n’assurerait plus un « petit risque » – un arrêt de moins de 8 jours – pour ne plus couvrir qu’un « gros risque » – l’arrêt de plus de 8 jours. Dans les projets capitalistes poussés jusqu’au bout, la sécurité sociale n’aurait vocation qu’à ne prendre en charge que les pathologies graves, les opérations lourdes, les maladies incurables, trop coûteuses pour rapporter à des assureurs privés. Les maladies moins graves (coût des soins et préjudices, comme l’arrêt de travail) resteraient à la charge des malades eux-mêmes ou seraient couvertes par les mutuelles, les complémentaires et les assurances privées, payées au prix fort par les salariés.

L’annonce du gouvernement sur les arrêts de travail est ensuite particulièrement  vicieuse dans le but de dégager les entreprises du financement de l’assurance maladie.

Les ministres ont montré du doigt les entreprises (avant de prestement rassurer les patrons qui n’ont pas tout compris). Elles seraient responsables, en partie, de l’augmentation sensible du nombre d’arrêts maladie ces dernières années. En conséquence – superbe hypocrisie ! – les faire payer serait une façon de les responsabiliser pour qu’elles ménagent mieux leurs salariés !

Il est évident qu’il y a un lien important entre les conditions d’exploitation et les arrêts maladie. Leur forte augmentation tient largement aussi de l’allongement des carrières avec les effets du report de l’âge de la retraite. Mais la préoccupation idéologique du gouvernement et du patronat n’est pas là !

Dans la mise en scène idéologique de cet été, les patrons répliquent : « nous ne sommes pas responsables des épidémies de grippe ». Et, à la fin du compte, doit rentrer dans les têtes que, seules les maladies directement imputables au travail devraient impliquer une contribution des entreprises à leur prise en charge.

A ce stade, sur cette question, ne laissons pas de place à une confusion.  La branche AT-MP de la sécurité sociale prend en charge – très insuffisamment – les accidents du travail et les maladies professionnelles reconnues. Par son fonctionnement, ses prestations, la fixation, par branches et entreprises, des taux des cotisations, exclusivement patronales, elle remplit, de façon insatisfaisante, une mission de réparation, de sanction et de prévention des AT-MP. Nous nous battons pour l’améliorer, pour que davantage d’AT et de MP soient déclarées comme telles et ne plombent pas la branche maladie. Mais, en aucun cas, cette bataille diminue notre lutte pour le maintien et le rétablissement intégral du financement de l’assurance maladie par la cotisation sociale.

L’existence des cotisations sociales patronales maladie (et des autres) ne se justifie pas par la responsabilité des entreprises dans l’état de santé de la population. Comme le reste du financement de la sécurité sociale, conquis à la Libération, il s’agit de financer le risque maladie et sa prise en charge par un prélèvement direct sur le lieu de création de richesse par le travail, l’entreprise. L’expression « salaire socialisé », affecté à la santé du monde du travail dans son ensemble (travailleurs, jeunes, retraités, privés d’emploi etc.), est la plus juste pour traduire cet acquis.

Le capital et le patronat ne cessent de lorgner sur ce salaire socialisé. Le budget de l’assurance maladie dépasse les 200 milliards d’euros. Les gouvernements successifs, notamment ceux de la « gauche plurielle » et de Hollande, leur ont déjà accordés des dizaines de milliards d’euros, par an, d’exonérations et de déductions de cotisations sociales, au nom de la « compétitivité » et de la lutte contre le chômage (mais qui alimentent en fait directement les caisses du patronat et les profits capitalistes).

Symétriquement, les complémentaires santé se développent aux dépens de la sécurité sociale et des cotisants. Symétriquement le financement du restant de la sécurité sociale est fiscalisé, principalement avec la CSG,  réduite à « de la solidarité nationale » pour mieux ponctionner les salariés et retraités sur leurs revenus net.

La « réforme » des arrêts maladie n’est pas un point de détail qui tombe par hasard pour meubler les actualités pendant les vacances. C’est un élément de cette attaque globale contre le financement de la sécurité sociale. Elle est au centre de la feuille de route du gouvernement Macron. La riposte peut et doit être le point de convergence de grandes luttes dès la rentrée.

Si le gouvernement veut mieux mettre les entreprises à contribution pour les arrêts maladies, qu’il supprime déjà des exonérations de cotisations patronales à la hauteur des 900 millions d’euros « d’économies » supposées par la presse !       

38ème congrès du PCF: PRESENTATION de la motion  » PCF: Reconstruire le Parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes »

Agents des hôpitaux et cheminots: des luttes qui peuvent et doivent converger, dès juin! J. Jamelot au congrès de la fédération CGT de la santé

Congrès de la Fédération CGT de la santé et de l’action sociale, Montpellier, 28 mai-1er juin 2018

Intervention de Joran Jamelot, syndicat CGT de l’hôpital européen Georges Pompidou (AP-HP), le 31 mai 2018 

Chers camarades, 

J’ai écouté l’intervention de Philippe Martinez comme celles de Laurent Brun et de Baptiste Talbot.

J’en retire la nécessité de la « convergence des luttes » et la nécessité de la construire et non de la décréter et, aujourd’hui, de décider, en tant que fédération de la santé d’un acte immédiat dans ce sens. 

La convergence des luttes, ce n’est pas la juxtaposition de mobilisations disparates. 

La convergence des luttes, c’est le renforcement de chaque lutte, à partir de ses propres revendications, sur la base d’intérêts communs, en gagnant chacun sur la solidarité entre tous. Dans un objectif commun : mettre en échec la politique du capital, là où chaque victoire fait avancer toutes nos luttes. 

C’est pourquoi, aujourd’hui, agent de l’AP-HP, je me sens cheminot et je propose que la journée d’action décisive, envisagée par Philippe, soit choisie en fonction du calendrier de la lutte des camarades cheminots et portée, sur nos propres revendications, par notre fédé. 

La date du 12 juin, semble se préciser. Dans le même temps, nos camarades de Martinique de la CGTM qui sont intervenus hier se préparent à un blocage de l’économie à partir du 12 juin.

La question de fonctionner en intersyndicale est subordonnée, pour moi, à la question de la convergence pour gagner sur le fond. On le voit à la SNCF, quand la CGT impose son analyse et sa dénonciation du principal, la concurrence, la casse des statuts, les syndicats réformistes sont moins à l’aise pour négocier le poids des chaînes. L’intersyndicale sur le plus petit dénominateur, ou sur l’énumération la plus floue des revendications ne peut pas être un préalable.

Les convergences entre hospitaliers et cheminots ? Elles ne sont pas difficiles à trouver ! Conditions de travail, sous effectifs, bas salaires, etc.

Nos luttes ne sont pas catégorielles mais défendent le service public. 

L’attaque sur le statut de l’AP-HP et de la Fonction Publique coïncide avec celle du statut de la SNCF et des Cheminots.

Elle rentre dans une politique globale de précarisation, de déqualification et de dévalorisation des emplois et missions. Ce qu’ont combattu et combattent les cheminots face aux « réformes ferroviaires » de 2014/2016 et d’aujourd’hui : journée à rallonge, remise en cause des temps de repos, etc.

C’est exactement le plan Hirsch contre lequel se sont mobilisés, en mai et juin 2015, massivement les hospitaliers de l’AP.

Maintenant, on apprend que Hirsch veut casser le statut de l’AP, bien sûr parce qu’il est un verrou à la remise en cause générale du statut de la fonction publique hospitalière, à la généralisation de l’embauche de contractuelle, comme à l’éclatement et à liquidation à la découpe de l’AP [notamment par l’intégration directe dans les GHT, groupements hospitaliers de territoire].

Enfin, la concurrence que l’on veut imposer au service public SNCF, notamment régionale, c’est celle que nous subissons, notamment via les pouvoirs renforcés des ARS.

Toujours pomper plus de moyens publics et détourner les missions les plus rentables vers le privé. Faire pression, toujours plus, sur les salariés de tous les prestataires. Laisser au public, aux contribuables, les lignes non rentables, les services hospitaliers difficiles, la formation etc.

A Paris, nous avons pu mesurer la mauvaise foi des Korian ou Orpea qui instrumentalisent leur politique d’accueil dégradé ou indigne dans les EHPAD pour obtenir de nouvelles aides publiques qui leur serviront à développer leurs multinationales prédatrices. Avec des anciens dirigeants de l’AP-HP qui auront détruit les structures publiques de longs séjours… 

Tout cela sans parler – je n’ai pas le temps et d’autres l’ont dit – de l’attaque globale contre tous les régimes de retraite, que le gouvernement – soulignons-le – est obligé de reporter à l’an prochain tant il redoute la conjonction des luttes avec les cheminots.

Le 12 juin  se prépare une grosse action des cheminots, dont 24 jours de grève et 3 mois de lutte n’ont pas atteint la détermination, qui sentent que le pouvoir est incapable de gagner sur le fond. Travailleurs de la santé et de l’action sociale, et cégétistes en tête, nous pouvons et devons-y porter nos revendications communes !    

Notre fédération doit être aux avant-postes de la solidarité, sous toutes ses formes avec la lutte des cheminots, de nos camarades !  

Vive la fédé de la santé, vive la CGT !