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Paris – Grève des urgences de l’AP-HP – la soupape saute ! Toute la crise de l’hôpital public et de l’offre publique de santé explose.

Tract PCF Paris 15: grève des urgences, AP-HP, HEGP, Necker, menaces sur l’hôpital Vaugirard, défense du centre de santé Viala, financement de la Séurité sociale, annonces de Macron, loi BuzynTract PCF Paris 15

Grève des urgences : la soupape saute ! Toute la crise de l’hôpital public et de l’offre publique de santé explose.

30 Avril 2019 Publié dans #Santé – hôpital – assurance maladie, #15ème

Avril 2019, le mouvement de grève aux urgences des hôpitaux de Paris ne cesse de s’étendre : 17 services sur 25 sont concernés. Les agents sont réquisitionnés (assignés) mais la grève fait beaucoup de bruit tant la situation est devenue critique pour tout le secteur et pour les patients et leurs familles.

Les urgences, c’est la soupape qui cède quand tout l’hôpital public et l’offre publique conventionnée de soin explosent.

A l’HEGP (hôpital Pompidou), par exemple, on est passé de 38000 passages aux urgences en 2002, à 50000 en 2012 et à 59500, en rythme annuel, en 2019.

Suivant le référentiel des médecins du « Samu-urgences de France », il manque 79 emplois à temps plein à l’HEGP pour un encadrement correct, sans compter les médecins. Vous savez à quoi cela correspond : à des attentes supérieures à 3 heures dans les couloirs, quelques fois à des drames, le plus souvent à l’impossibilité de traiter au mieux comme il faudrait. Dans les spécificités des urgences pédiatriques de l’hôpital NECKER, la même tension et la même détresse s’expriment. Sur l’ensemble de l’Assistance publique, ce sont 700 emplois qui manquent pour revenir à niveau, après 20 ans d’augmentation de la fréquentation (+3,4% en 2018).

Une personne semble ignorer la cause de ces difficultés : la ministre Agrès Buzyn. Sur la chaîne « Public Sénat », elle a osé prétendre que la grève des urgences n’avait rien à voir avec les conditions de travail. On s’aperçoit du décalage entre un gouvernement au service des mandarins, des trusts pharmaceutiques et, de l’autre côté, les agents hospitaliers et le commun des mortels !  Non Madame, les problèmes de sécurité aux urgences sont principalement liés aux situations de tensions dues aux sous-effectifs et aux conditions de travail extrêmes !

L’engorgement des urgences, qui devient dramatique dès qu’une canicule ou une épidémie de grippe pointent, correspond à une politique de sape de l’offre de santé en amont et en aval. La ministre et le directeur général de l’Assistance Publique font semblant de l’ignorer. Ils promettent une petite prime (60 euros, c’est un dû !), par-là, un aménagement par ici (47 postes pour toute l’AP-HP, moins de 2 par service !), aux agents des urgences. C’est un changement de cap structurel qui est nécessaire, ce que tous les agents hospitaliers et les usagers peuvent comprendre.

La fréquentation des urgences gonfle pour des raisons  connues et reconnues.

Dans le 15ème, ce qui peut paraître surprenant, mais il faut tenir compte de la densité de population, nous sommes en situation de pénurie, voire de désert médical, en termes d’offre conventionnée de secteur 1, de premier ou second recours.

La situation s’est aggravée avec la fermeture des centres de santé Beaugrenelle et Anselme Payen que la municipalité de Paris a laissé faire. Le centre de santé de la rue Viala (30000 passages par an), fondé historiquement par les allocations familiales, est menacé d’expulsion sans relogement. C’est inadmissible. Nous appelons, avec les associations locales, à interpeller la Mairie de Paris, pour que le centre soit maintenu et/ou relogé, malgré la spéculation immobilière. Les « maisons médicales », rassemblant quelques médecins libéraux, ne compensent même pas les fermetures de cabinet. Avec le projet de loi Buzyn, elles seront le lieu du remplacement, pour des actes médicaux, des médecins par des étudiants ou supplétifs.

On parle beaucoup de la situation inadmissible pour les résidents et les personnels des EHPAD. Le gouvernement veut rançonner les salariés, à nouveau, au nom de la dépendance.

Pendant ce temps, les groupes privés, pour 2018, Orpéa et Korian, ont enregistré des excédents d’exploitation de 604 et 468 millions d’euros, sur l’argent de nos anciens et des familles, dans les conditions exécrables d’accueil que l’on connaît.

La sous-médicalisation de ces maisons de retraites contribue à l’engorgement des urgences.

Nous apprenons que l’AP-HP a l’intention de fermer l’hôpital Vaugirard pour le transformer en EHPAD. C’est inacceptable. L’hôpital Vaugirard est dédié aux longs et moyens séjours, notamment pour des personnes âgées, que l’on remet sur pied pour qu’elles rentrent chez elles et soient prises en charge, entre temps, à proximité de chez elles, dans le 15ème. Ce n’est pas la même vocation qu’un EHPAD ! Et c’est l’assurance maladie, les cotisations sociales patronales, qui doivent financer et non les familles et la solidarité nationale !

Dans sa conférence de presse du 25 avril, E. Macron a prétendu établir un moratoire sur les fermetures d’hôpital. Quelle démagogie ! Quel mensonge !

La fermeture de l’hôpital Vaugirard est programmée. La casse de Beaujon et de Bichat, remplacés, avec des centaines de suppressions de lits et d’emplois, par un projet immobilier à Saint-Ouen, est en cours. L’Hôtel-Dieu et ses urgences finissent de mourir. Le Val-de-Grâce est mort.

Mais Macron et Buzyn ont trouvé l’astuce : ils vont changer la définition du mot « hôpital », qui pourra, demain, être une structure dénuée, par exemple, de chirurgie.

Le projet de loi Buzyn est scandaleux de malhonnêteté. Il renvoie l’essentiel de la recomposition autoritaire de l’offre de soins à des ordonnances (pas de débat parlementaire, encore moins de débat public) à discrétion du pouvoir, dans la soumission aux intérêts privés, dans la réorganisation de la « gouvernance » des « groupements de territoire ». La politique de fond que poursuivent Macron et Buzyn, c’est de développer un secteur lucratif de la santé pour les capitalistes, aux dépens de la santé publique et la Sécurité sociale, de ponctionner au maximum les familles et les travailleurs en transférant l’argent de nos cotisations maladie vers le profit capitaliste.

Sauf que ça ne passe pas, ça ne doit pas passer ! Le système de santé, pour lequel des générations se sont battues, ne peut pas et ne doit pas passer sous le contrôle des spéculateurs.

Agents hospitaliers, médecins, patients, familles, cotisants, communistes du 15ème, nous vous invitons à intervenir et à lutter, localement et nationalement :

- Soutien aux revendications des personnels des services d’urgences. Pour la création des 700 emplois manquants à l’AP-HP.

- Opposition totale à la fermeture de l’hôpital Vaugirard et à sa transformation en EHPAD !

- Maintien du centre de santé Viala que la municipalité de Paris doit maintenir et reloger !

- Retrait du projet de loi Buzyn, et de ses ordonnances antidémocratiques inacceptables.

- Restitution à la Sécurité sociale de ses financements légitimes, de l’’argent de la solidarité entre travailleurs: lin des exonérations de cotisations sociales patronales (dont le CICE). Les « déficits » organisés des hôpitaux publics, par le biais de « tarifications » antisociales, de frais financiers pour les banques, sont inacceptables.

Localement, régionalement, nationalement, mobilisons-nous pour nos hôpitaux, nos structures publiques et sociales de santé !

Faire échec aux contre-réformes structurelles de Macron : tract général décembre 2018

Tract, PCF Paris 15, 14 décembre 2018

Pour les retraites, 3 millions dans les rues le 2 octobre 2010

 

Sécurité sociale, salaires et droit du travail, services publics, … Les forces existent pour bloquer et commencer à inverser les contre-réformes structurelles poursuivies par Macron et son gouvernement.

Personne ne découvre, soudainement en cette fin d’année 2018, le niveau de mécontentement, de colère et de détresse sociale dans notre pays.

Les conditions de vie et de travail se dégradent depuis 35 ans, de façon accélérée depuis 10 ans. Les salaires, les retraites (les allocations) de la grande majorité ont décroché, de 2 à 10% suivant les études officielles, dans cette dernière période. En même temps, les dépenses contraintes des ménages – logement, énergie, transports, reste à payer pour se soigner, frais dans les EHPAD etc. – n’ont cessé d’augmenter sous le coup des politiques de casse des services publics et d’encouragement à la spéculation financière.

Car c’est bien le résultat d’une politique structurelle de casse des statuts du travail, de concurrence de tous contre tous, de démantèlement de la sécurité sociale, de l’assurance chômage et des services publics qui est la cause de cette situation.

Ses profiteurs et commanditaires sont le patronat et le profit capitaliste. C’est une évidence bonne à rappeler. Ses coordinateurs, la Commission Attali, dont Macron était le secrétaire et dont le rapport inspire tous les gouvernements depuis Sarkozy, et l’UE estiment que la France est en retard. En Allemagne, en Italie, le démembrement des acquis sociaux et démocratiques a pu être mené plus rapidement. Le salaire moyen allemand est désormais nettement plus bas que le français. Les taux de pauvreté et d’inégalité en Italie, Allemagne et au Royaume-Uni sont largement plus élevés que dans notre pays.

Dans la ligne de mire de l’UE et du capital : la résistance de nos acquis sociaux qui a atténué les effets de la casse sociale provoquée par la dernière grande crise financière du système en 2008. En attendant la prochaine…

Ne laissons pas propager l’idée que le mouvement social, les grandes luttes, la lutte des classes en France, ces dernières années n’a servi à rien! Imaginons où en seraient notre système de retraite (67 ans ?) s’il n’y avait eu la mobilisation, à 3 millions en jour ouvré (20 à 30 fois plus que les « gilets jaunes » le samedi), en 2010! Certes les dernières vraies victoires remontent à 1995 contre le Plan Juppé et à 2006 contre le CPE de Villepin. Mais le niveau de lutte général, notamment contre la loi Khomry en 2016 ou pour le monopole public SNCF en 2018, comptent considérablement dans le rapport de force. Une autre évidence bonne à rappeler face aux médias de l’idéologie dominante ! Des centaines de luttes, dans les entreprises, chaque semaine, poussent les revendications locales contre l’exploitation patronale et entretiennent le rapport de force national. Et, nous ne pouvons que nous réjouir, comme les forces patronales s’en désoler, que la lutte des classes se transmette de génération en génération avec l’essor du grand mouvement lycéen et étudiant contre la sélection et la marchandisation de l’enseignement.

 

En quoi la politique de répression du pouvoir est très inquiétante.

Elle ne date pas de Macron. Valls a su orienter contre le mouvement social le dispositif annoncé contre le terrorisme. Irresponsables ont été les députés de « gauche » qui ont soutenu l’état d’urgence, transformé depuis en répression permanente.

Le 1er et le 8 décembre, le pouvoir et ses médias ont chauffé à blanc les Gilets Jaunes et ont indiqué aux casseurs le chemin des Champs Elysées puis de l’Etoile à Paris, où la sécurité avait été plus que parfaitement assurée le 11 novembre lors de la visite de Trump et Poutine à l’Arc-de-Triomphe.

La répression sauvage, scandaleuse, du mouvement lycéen, avec des images dignes de dictatures à Mantes-la-Jolie, a renvoyé frauduleusement la responsabilité de la casse vers les lycéens et les jeunes des « quartiers ».

Cette propagande prépare le clap de fin, provisoire, du mouvement Gilets Jaunes, mais prépare le pire.

Dans son intervention très étudiée du 10 décembre, Macron a lâché de fausses concessions à la population qui soutient les « Gilets Jaunes ». L’abandon de la hausse de l’augmentation des taxes « écologiques » sur l’essence, une de nos revendications, avait déjà été annoncée par le premier ministre.

Macron a annoncé une exonération de hausse de CSG pour certains retraités, sous conditions de ressources. C’est un ballon d’oxygène pour eux mais cela continue d’annoncer une fiscalisation du financement de la Sécu et une fusion CSG – impôt sur le revenu.

Macron a copié Sarkozy dans la défiscalisation des heures supplémentaires qui vont concurrencer les créations d’emplois normalement rémunérés. La nébuleuse augmentation du SMIC de 100 euros et les nouvelles primes sont annoncées couplées avec de nouveaux cadeaux au patronat en termes de baisses de cotisations sociales. Avec les Gilets jaunes, Macron accorde peu, très peu, aux salariés, et rien qui ne compromette la suite de sa politique structurelle de casse sociale.

Mais il octroie aux Gilets Jaunes une représentativité comme « partenaire » social du pouvoir. Sur le mode populiste, pour contourner les organisations de salariés, Macron promeut un dialogue direct avec des représentants autoproclamés (choisis par qui ?) d’un peuple indéfini… Cet acte politique est très dangereux.

Le mouvement « Gilets jaunes » est protéiforme, contradictoire à la base. Nous ne pouvons qu’être en accord avec la majorité de l’opinion qui les soutient parce qu’elle condamne les impôts les plus injustes. Parmi les quelques dizaines de milliers de « Gilets jaunes » s’exprime une volonté d’action militante, qui peut porter le meilleur et le pire. Le mouvement n’est pas que spontané ! Un programme de 42 points, dont 3 sur l’immigration, ne tombe pas du ciel, surtout quand il ressemble tant à celui de l’allié du FN Dupont-Aignan. La transversalité Facebook fait le jeu de meneurs d’opinion, à peine dissimulés. Le « trop d’impôts » dérive vite en « trop de dépenses sociales ».Le « trop de charges » correspond à l’attente de tous les patrons, notamment des gros qui veulent la mort de notre Sécurité sociale.

Un mouvement qui peut être soutenu à la fois par Mélenchon, Le Pen, Wauquiez et Hollande : quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !

Dupont-Aignan, Le Pen ne se sont jamais pointés dans les manifestations syndicales contre la casse des retraites ou du monopole public SNCF que Wauquiez et Hollande ont fait voter !

De concert avec Macron et l’ex-ministre, millionnaire du cosmétique, Hulot, pourtant caution de l’augmentation des taxes essence, les « Gilets Jaunes » se gardent bien de remettre en cause le consensus sur les sacrifices et cadeaux au grand capital au nom de l’apocalypse climatique. Plus grave, comme chez les « 5 étoiles » ou à la Ligue en Italie, chez les AFD en Allemagne, groupes populistes et/ou d’extrême-droite qui reprennent le gilet jaune, la polarisation de la campagne des élections européennes contre les immigrés s’annonce.

Le mouvement « Gilets Jaunes » et son utilisation par le pouvoir nous poussent, plus que jamais, militants et organisations politiques et syndicales anticapitalistes, à faire avancer nos actions et à ajuster nos mots d’ordre.

Communistes, pour notre part, nous continuons à analyser le choix du système, en 2017, de dépasser l’alternance « gauche »/droite en torpillant médiatiquement Fillon et en promouvant Macron contre ce qui reste – encore pour combien de temps ? – le repoussoir d’extrême-droite.

Ce n’est pas dans le rétablissement de la gauche classique social-démocrate que viendra une issue, dans des accords électoraux pour plus ou moins d’intégration dans l’UE du capital, en faisant patienter les travailleurs d’ici une nouvelle mascarade électorale en 2022.

Nous continuons à rechercher les convergences de lutte, à même de bloquer les réformes structurelles que poursuit Macron, de commencer à les inverser.

On est passé très près en 2018, contre les directives européennes de concurrence – SNCF et RATP + – sur la défense des statuts du travail : El-Khomri/Ordonnances Macron/Fonction publique/ Entreprises publiques etc.

Nous partageons, à notre niveau de militants politiques, les questions, omniprésentes chez les militants syndicaux, avec les convergences, de luttes plus continues (et non « saute-moutons »).

 

PROPOSITIONS DE REVENDICATIONS DE RUPTURE IMMEDIATES

 

- Augmentation du Smic à 1800 brut net et début de reconstitution d’une échelle mobile des salaires.

- Indexation des retraites, pensions et allocations sur l’évolution des salaires (Non au vol de la revalorisation de 0,3% en 2019, en dessous de l’inflation !)

- Défense et rétablissement du salaire socialisé : suppression pur et simple du CICE (20 milliards d’euros en 2018, 40 milliards en 2019 avec son cumul pour le patronat avec des exonérations nouvelles de cotisations sociales)/ Extinction de toutes les exonérations de cotisations sociales patronales/ Suppression de la CSG et retour aux cotisations sociales.

- Fiscalité : abandon définitif de la fiscalité indirecte sur les carburants/ Rétablissement de l’ISF/ Création de nouvelles tranches de l’impôt sur le revenu pour les plus hauts revenus.

- Abandon du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, source de complexification, menace sur le recouvrement, préparation de la fusion avec la CSG contre le financement solidaire de la sécurité sociale.

- Transports : rétablissement des monopoles publics SNCF et RATP contre les directives de l’UE du capital/ Renationalisation, sans indemnités, des sociétés d’autoroutes/

- Dépenses publiques : annulation de la hausse de 1,7 milliards d’euros par an des dépenses militaires d’ici 2022, baisse des crédits militaires dès le budget 2019, abandon des programmes de production d’armes de destruction massive, dont le nucléaire militaire. PETITION EN LIGNE: https://baisse-budget-militaire.fr/

- Abandon des contre-réformes abaissant l’offre d’éducation publique dans les lycées, le niveau du Bac et de Parcoursup instrument de la pénurie et de la sélection dans  dans l’enseignement supérieur.

Tous ensemble ? Oui ! Sur de vraies positions de rupture avec la politique au service de l’argent!        

Désarmer au lieu de surarmer le monde et la France : PETITION Pour la baisse des crédits militaires de la France

PRESENTATION (pétition ci-dessous):

Les quinquennats se suivent et les gouvernements successifs poursuivent les mêmes politiques. Les dépenses publiques et sociales sont rognées, sacrifiées, à commencer par l’hôpital, l’école ou les maisons de retraites pour renflouer les profits des capitalistes et des riches. Les services publics sont démantelés et livrés au privé. Tous les budgets publics sont frappés, sauf un : la défense.

Cette situation est révoltante et alarmantes dans le contexte national et international. La richesse produite par les travailleurs est détournée pour gaver les marchands de canons et aggraver les menaces de guerre dans le monde.

Avec l’avènement de Macron, le ministère de la défense a été renommé « ministère des Armées ». Ce n’est pas un détail.

La loi de programmation militaire prévoit, d’ici 2025, une augmentation de 1,7 milliard d’euros par an des crédits militaires, soit 300 milliards d’euros de dépenses sur 7 ans.

La Cour des comptes elle-même estime que les dépenses militaires dépassent déjà largement les 2% du PIB. Car les dépenses liées aux « opérations extérieures » ne sont pas intégrées dans le budget de l’armée mais prélevées directement sur les autres budgets publics.

Nous appelons les travailleurs et le peuple de France a casser le consensus militariste qui englobe la « gauche » et même une bonne part de la « gauche de la gauche ».

La hausse des crédits militaires à 2% du PIB est injustifiable qu’on l’impute à l’OTAN,  Trump, à l’Union européenne ou à l’impérialisme français. Nous combattons tous ces alliés, dans les politiques de domination et guerre, de la même façon.

La crise coréenne devrait avoir fini de démolir les illusions propagées l’idéologie dominante sur la « dissuasion nucléaire ». Combattre le péril atomique implique de combattre, dès à présent, sans attendre la signature supranationale, peu imaginable, du Traite d’interdiction des armes nucléaires (pour lequel nous militons), dans chaque pays, et notamment en France de mettre en cause l’existence même d’un arsenal nucléaire. Et cela ne peut se faire, comme le font tels ou tels lobbys d’armement, pour diriger de l’argent vers d’autres armes de destructions massives.

Depuis la fin de la « guerre froide » en 1989/1991, les dépenses militaires dans le monde ont crû plus que jamais atteignant 1800 milliards de dollars par an. La fin du « camp socialiste », quelles que soient les appréciations de sa gestion interne, a mis fin à une « détente » internationale, aggravé les convoitises des puissances dominantes sur les pays plus faibles, aggravé les dangers de guerre impérialiste.

Sarkozy, puis Hollande et Fabius, et maintenant Macron, ont accentué le rôle de mercenaire de l’impérialisme occidentale de l’armée française. Ils ont mis de l’huile sur le feu en Libye, Afrique noire, en Syrie, au Proche-Orient. La crise migratoire, notamment, est notamment issue de cette politique désastreuse. En Grèce, le « gauchiste » Tsipras préfère renforcer sa collaboration avec les armées impérialistes américaine et israélienne plutôt que d’acheter des canadairs pour protéger les banlieues d’Athènes des incendies.

Nous devons et pouvons agir, en France contre ces politiques. Dans quelques semaines, on va commémorer à grand bruit le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Allons-nous laisser les célébrations du 11 novembre 2018 être détournées vers la propagande des impérialistes de l’UE, héritiers directs des fauteurs de guerre de 1914 ? A Paris 15ème, un monument national va être inauguré en l’honneur des soldats français morts en « opérations extérieures » : allons-nous laisser la commémoration de la mort inutile et vaine de ces soldats, le deuil des familles, sans parler des victimes des agressions militaires françaises, être récupérés par ceux qui prépare de nouvelles guerres d’agression et de mort ?

NON ! La phrase de Jean Jaurès, assassiné en juillet 1914, reste plus juste que jamais « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».

Comme avant 1914, la logique d’affrontement inter-impérialiste, multipliant les zones « chaudes » sur la planète, s’aggrave entre puissances de nature différente mais qui, toutes, suivent un mode capitaliste de développement et d’expansion (Russie et Chine comprises). Les enseignements de la 1ère guerre mondiale, qui devait être la « der des ders », doivent être incessamment rappelés. En ce qui nous concerne, nous retenons qu’après Marx, Lénine, a montré que l’aspiration des peuples travailleurs à la paix, dans l’internationalisme, passait par la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme dans chaque pays, de son propre pays.

Avant les « Marches pour la Paix » du 22 septembre, les commémorations du 11 novembre, nous vous appelons à signer la pétition au-dos.

Pour la baisse des crédits militaires de la France

L’argent pour l’hôpital et l’école, pas pour la guerre ! « Pas un sou pour la guerre impérialiste » !

Cette pétition n’engage pas l’ensemble de la direction du PCF. Elle est lancée par les initiateurs de la motion alternative pour le 38e congrès du PCF de novembre 2018 : « Reconstruire le Parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

 

Désarmer au lieu de surarmer le monde et la France

PETITION Pour la baisse des crédits militaires de la France

Adressée au Président de la République, au gouvernement et à tous les parlementaires qui devront voter le budget de l’Etat, avant la commémoration du centenaire du 11 novembre 1918

 

Je, soussigné(e), demande :

- La sortie de la France de l’OTAN et de toute politique militaire intégrée de l’Union européenne du capital

- La (re)nationalisation des industries d’armements, leur orientation stricte vers la défense nationale avec perspective de reconversion vers le civil

- Le retour en France de tous les soldats déployés dans les OPEX

- Le démantèlement progressif, unilatéral, des programmes français d’armement nucléaire, et d’autres armes de destruction massive

- Le renoncement, dès 2019, à l’augmentation de 1,7 milliard d’euros par an, jusqu’en 2025, et, au contraire, la baisse des crédits militaires

- La réorientation de cet argent vers les politiques sociales, notamment l’hôpital, la prise en charge des personnes dépendantes, l’école et la coopération avec les pays moins développés.

 

JE SIGNE LA PETITION « Pour la baisse des crédits militaires de la France »

 

Je signe

 

Pétition pour la baisse des crédits militaires de la France (sept. à déc. 2018)

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30Annie ArdoinoSix.Fours.var.avr 12, 2019
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14Victor CourbonToulousesept 24, 2018
13Yohann PudelkoValentonsept 24, 2018
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11Anne-Marie MercierValence sur Baïsesept 23, 2018
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8Jean Claude PateQuettehousept 23, 2018
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6DENIS ORJOLLANNIONsept 23, 2018
5Dominique NEGRISaint-Martin-d'Hèressept 23, 2018
4Corinne BécourtSaint-Quentinsept 23, 2018
3Emmanuel Dang TranParis XVsept 23, 2018
2Jean marc MourmansVenansonsept 23, 2018
1fabrice lucasFOUCHEROLLESsept 22, 2018


Mobilisation pour la défense des hôpitaux psy publics: Paris après Rouen et Amiens

Soutien à la grève des agents de l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne. Signez leur pétition !

PCF Paris 15, 20 septembre 2018 

La section du PCF Paris XV a envoyé une délégation s’informer et apporter son soutien à la grève, à l’appel de l’intersyndicale, le 6 septembre 2018, des agents des hôpitaux psychiatriques publics  Sainte-Anne, Maison-Blanche et Perray-Vaucluse, puis, le 18 septembre, au rassemblement à Sainte-Anne organisée par la CGT.

La manifestation du 6, entre Sainte-Anne et l’Hôtel de Ville a rassemblé quelque 1000 professionnels et usagers particulièrement déterminés. La reprise de la grève est programmée pour le 24 septembre.

Nous alertons la population du 15ème, qui dépend du secteur de Sainte-Anne, devant les dangers du projet de fusion des trois hôpitaux, au 1er janvier, dans un contexte de pénurie organisée des moyens, par les gouvernements successifs, consacrés à la psychiatrie.

Notre société est de plus en plus malade de la surexploitation, de la précarité sociale, du démantèlement des cadres collectifs, de la « perte de sens » (sauf pour les profiteurs, et encore pas nécessairement individuellement). Les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes, en détresse, sont de plus en plus renvoyés par le système vers la maladie psychique, la dépression, le burn-out, les sectes, la violence, la tentative de suicide etc.

Mais en cohérence avec sa logique de profit, ces nouvelles maladies, comme les maladies mentales non directement sociales, n’ont d’intérêt pour les capitalistes que si elles leur coûtent le moins possible, voire si elles leur rapportent. Des officines privées, sérieuses ou non, ne cessent de se développer, prélevant l’argent des familles qui en ont. Pour le système, criminaliser la maladie mentale est aussi très rentable. Une place de prison coûte 4 fois moins qu’un traitement à l’hôpital et la construction et, maintenant, la gestion des places de prison, se font au profit direct de groupes privés.

C’est dans ce contexte qu’il convient de placer la politique de baisse de moyens des structures psychiatriques de soins publiques, celles qui supposent un accompagnement humain attentionné. Ses conséquences depuis 20 ans sont dramatiques aussi bien dans les conditions de prise en charge que dans les conditions de travail dans les hôpitaux psychiatriques publics. Les suppressions de postes et de qualifications conduisent à revenir à des traitements médicamenteux inappropriés, même dégradants, à des isolements, des privations de libertés de fait, confinant à la maltraitance institutionnelle. De son côté, la souffrance au travail des personnels atteint des niveaux inédit, attestés par tous les rapports officiels.

C’est dans ce contexte qu’il convient de placer le projet de fusion, dans un seul « Groupement hospitalier universitaire » des hôpitaux Saint-Anne, Maison-Blanche et Perray-Vaucluse qui rayonnent sur une population de 1,5 million d’habitants, avec  5500 agents. Cette mesure administrative et autoritaire va entraîner de nouvelles fermetures de services, de nouvelles suppressions d’emploi, de nouvelles extensions de la précarité.

D’ores et déjà, les syndicats dénoncent, avec précision, les remises en cause – un nivellement par le bas – de l’organisation du travail, des horaires, des repos. 5 jours de repos sont directement menacés : ce sera autant d’emplois supprimés et de pression accrue sur les agents. Déjà 135 postes ne sont pas pourvus dans le « Groupement hospitalier de territoire » (GHT).

La lutte des agents des hôpitaux psychiatriques du sud-parisien rejoint celles de leurs collègues de Rouen, du Havre, d’Amiens. Par des actions et des grèves dures, ceux-ci ont obtenu une médiatisation de leur situation critique. Le pouvoir a été partiellement obligé de reconnaître la réalité et de reculer. A Paris, il s’agit aussi pour lui de mesurer la capacité de riposte des salariés, avant de constituer le plus grand « GHU psy » de France et d’imposer ses restructurations à tout le pays.

La bataille pour la psychiatrie fait aussi entièrement partie, de la bataille pour l’hôpital public en général. Devant des situations aussi révoltantes, comme aussi  celle des EHPAD, devant l’attachement massif à notre système de santé, le gouvernement Macron avance avec précaution ses mauvais coups.

Le plan santé vient d’être annoncé, cette mi-septembre, avec des mois de retard, et en laissant de grands flous.  La réforme du financement des hôpitaux, notamment psychiatriques et celle de la tarification des actes laissent cependant clairement présager une nouvelle ponction structurelle. Le pouvoir veut accentuer l’influence du privé dans les GHT. Se profilent, plus que jamais, « l’hôpital-entreprise » et la remise en cause du financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale patronale.

La municipalité de Paris, de « gauche », a voté la fusion des trois hôpitaux psychiatriques. Ce n’est pas du côté de ces politiciens, sui se sont succédés au gouvernement, qu’une issue positive est à attendre, mais seulement de la lutte.

Habitants, salariés du XVème arrondissement, soutenons la grève et la mobilisation des agents, avec leurs organisations syndicales, des hôpitaux psychiatriques Sainte-Anne, Maison-Blanche et Perray Vaucluse !

« On juge une société à la manière dont elle traite ses citoyens en souffrance psychique !». Signez la pétition de l’intersyndicale de l’hôpital Sainte-Anne !