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Articles par Vive le PCF
Paix et désarmement. Remettre au centre l’opposition à la guerre impérialiste : cela devrait aussi être un sujet de congrès pour le PCF.
Cahiers communistes, 27 septembre 2018
Nous avons édité et commencé à diffuser une PETITION POUR LA BAISSE DES CREDITS MILITAIRES DE LA FRANCE.
Nous la situons immédiatement dans le cadre du vote du budget pour 2019 par le Parlement et dans le contexte du centenaire du 11 novembre 1918. Une intense propagande impérialiste pour promouvoir l’UE du capital, l’impérialisme européen « à visage humain » comme « un espace de réconciliation et forces de paix » est plus que prévisible.
On nous demande pourquoi nous lançons cette pétition au nom d’un certain nombre d’organisations du PCF, celles qui défendent la motion alternative « Reconstruire le Parti de classe – Priorité au rassemblement dans les luttes » et non au nom du Parti tout simplement.
C’est parce qu’il y là, encore, une véritable question de congrès et d’orientation, fondamentale, du PCF. Le contenu de notre pétition coïncide avec l’état d’esprit d’un très grand nombre de communistes et avec ce qu’on attend du PCF historique mais pas exactement avec les positions de certains dirigeants principaux du Parti et de la direction.
Dans le cadre des discussions de congrès, nous voulons développer ce débat. Il ne doit pas être étouffé dans l’ambiguïté. Nous partons partir de deux expressions récentes, assumées, de dirigeants du Parti (ci-dessous en format image):
1- Une interview d’André Chassaigne, président du groupe GDR et membre de la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, donnée à Var Matin, le 9 février 2018 que le député a diffusé sur son compte « Twitter ».
2- Le tract national du secteur « Inter » du Parti diffusé à l’occasion des « Marches pour la Paix » du 22 septembre 2018.
Ces documents permettent de mesurer concrètement l’étendue des divergences dans le Parti qui exigent réellement un débat et une mise au clair.
Sur l’objet même de notre pétition, il y a désaccord. Le tract national de la direction du pcf ne traite pas du budget du ministère des Armées. Mais André Chassaigne estime : « Il y a une partie importante du budget [du nucléaire] qu’on pourrait utiliser pour mettre à niveau notre armement conventionnel. Je ne suis pas opposé à ce qu’on puisse augmenter le budget de la défense (Chassaigne). Mais si c’est pour le consacrer au nucléaire, on ne réglera pas les problèmes de l’armée française ».
De telles positions sont pour le moins troublantes de la part d’un dirigeant communiste. « Mettre à niveau notre armement conventionnel », ce n’est pas augmenter les pensions des veuves et veufs des soldats morts en expéditions néocoloniales (Mali, Afghanistan, Centrafrique, etc.), encore moins dédommager les pays détruits par les bombes françaises (Libye, Syrie, etc.).
La Cour des comptes a d’ailleurs dû faire constater que les dépenses réelles consacrées à l’Armée et à la guerre, en intégrant les « OPEX, Opérations extérieures », excédait déjà les 2% de ponction sur la richesse créée par le travail, 2% du PIB du pays, niveau présenté comme un objectif par l’OTAN (mais autant par l’UE et le gouvernement impérialiste français).
Dans le reste de l’interview de Chassaigne, nous pourrions nous retrouver sur la nécessité de la re-nationalisation des industries d’armements françaises, au service d’une défense strictement nationale, si le député ne se contentait pas de mentionner un vague « pôle public national de la Défense » qui ne revient pas que les changements de statuts et le processus de privatisation, par exemple de la Direction des constructions navales DCN, devenue Naval Group, qu’a notamment accomplis la « Gauche plurielle ».
Nous pouvions imaginer que la direction du PCF serait désormais claire sur la revendication essentielle, si simple, même si elle ne suffit pas, de la sortie de l’OTAN. Mais non, ce n’est pas clair non plus!
Nous nous souvenons comment le président actuel du Parti de la Gauche européenne, Gregor Gysi, avait, en 2010, rassuré l’ambassadeur des Etats-Unis en Allemagne : Le Parti de la « gauche », « die Linke », demande la dissolution de l’OTAN parce qu’elle est impossible (supposant un vaste accord supranational entre Etats), alors que le slogan de « sortie de l’Allemagne de l’OTAN » pourrait fonctionner sur la base d’un rapport de force national. Nous avions alors dénoncé cette duplicité du dirigeant du PGE, révélée par Wikileaks (enregistrements à l’appui, sans démenti possible de Gysi). C’est un véritable cas d’école politique.
Aujourd’hui, le dernier tract, du secteur inter de la direction du PCF suscite notre surprise et notre réprobation. Nous y lisons : « Nous sommes nombreux à considérer que l’OTAN est devenue obsolète ». Ah bon, l’Otan, c’était mieux avant !! C’est sans doute que pense Trump…
Au verso, on lit encore encore : « Les communistes proposent, en lieu et place des stratégies d’alliances, d’opter pour des logiques de partenariats avec la mise en route d’un processus multilatéral de sortie de l’OTAN au profit de la création d’espaces communs de coopération et de sécurité collective ». « Processus multilatéral de sortie de l’OTAN » : l’expression est tordue, proche de la méthode Gysi. La direction du PCF, engluée dans la ligne du PGE, n’arrive pas à dire purement et simplement : « SORTIE UNILATERALE DE LA FRANCE DE L’OTAN » !
Enfin sur le nucléaire militaire… qui n’a rien à voir avec le nucléaire civil. Rappelons, une fois de plus, que les Mélenchon et les EELV sont aussi virulents contre cette énergie lorsqu’elle répond, non sans questionnements légitimes, aux besoins des populations, mais la défendent quand elle vise la destruction et la mort.
Sur ce sujet de l’arme atomique, le débat au sein de notre parti est ancien et connu. En 1977, le rapport Kanapa, dans une visée avouée de rendre le PCF « ministrable » dans la suite de l’Union de la gauche, décidait, gravement, d’accepter la force de frappe nucléaire gaulliste, comme un « fait accompli » et de rentrer dans l’illusion d’une autonomie de la « démocratie » France et dans la fable de la dissuasion. Cette position a fait des dégâts dans le Parti, alors, et ensuite dans la société française. Nous pouvions espérer qu’elle aurait été dépassée, notamment après la forte et exemplaire mobilisation des communistes, notamment des jeunes communistes, en 1995 et 1996 contre la reprise des essais nucléaires à Mururoa.
Mais, dans la position de Chassaigne, comme dans le tract de la direction du Parti, l’ambiguïté demeure.
Pour nous, la participation aux campagnes mondiales pour la signature du Traité d’interdiction des armes nucléaires n’a de sens que si nous, en France, combattons l’arme nucléaire de notre propre impérialisme. Sinon, ce n’est que phrases et hypocrisie.
D’un côté, l’adhésion à la dissuasion semble abandonnée. Mais il n’est pas question de remettre en cause l’arme nucléaire française. On lit parfois qu’il fait se contenter de « mettre à niveau notre équipement », ailleurs qu’il faut cesser de le moderniser. Cela n’a aucun sens ! Comment va-t-il justifier de maintenir un armement nucléaire que les généraux diront inefficace ? De même, il est aberrant de renvoyer le désarmement nucléaire français à des accords entre la Russie et les Etats-Unis (réduction proportionnelle des arsenaux – position également de Mélenchon). Il n’est plus, depuis longtemps, question du nombre d’ogives mais de leur perfectionnement pour détruire et tuer plus « sélectivement », être plus opérationnel dans des conflits régionaux.
Camarades, prenons conscience d’où 10, 20, 30, 40 années de reniements, d’alignement sur l’idéologie ont éloigné la direction de notre Parti de notre théorie et de notre pratique révolutionnaires, internationalistes, de la défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la lutte contre la guerre impérialiste, condition de la paix.
Avant, après le 38ème congrès tronqué du PCF, communistes, nous avons à remettre à l’ordre du jour et actualiser ces analyses fondamentales.
100 ans après le 11 novembre 1918, renouons avec le Léninisme et sa lutte contre la guerre impérialiste ! « Pas un homme, pas un sou pour la guerre impérialiste ! » suivant la formule historique. L’argent du travail, pour la santé et l’école !
LIEN VERS LA PETITION POUR LA BAISSE DES CREDITS MILITAIRES DE LA FRANCE
En lien sur ce site,
Retrouver le texte du tract de présentation de la pétition :
Lien vers le tract au format PDF mis en page
Sélection d’articles:
PCF : enfin revenir à la revendication du désarmement nucléaire de la France dans une baisse globale de toutes les dépenses d’armement !, août 2018Frappes occidentales contre la Syrie : une condamnation communiste sans réserves, communiqué, 14 avril 2018 Opposition de façade à l’OTAN : Gregor Gysi, dirigeant historique de « die Linke », actuel président du PGE, rassure l’ambassadeur US en 2010. Révélation Wikileaks ! TRACT NATIONAL PCF DU


SEPTEMBRE 2018 ET INTERVIEW D’A. CHASSAIGNE A VAR MATIN DU 9 février 2018
A propos de la dernière vague de licenciements au Conseil national du PCF
Emmanuel Dang Tran, pour Vivelepcf, 29 septembre 2018
Exceptionnellement, nous reproduisons sur notre site un article qui ne vient pas de nous, en l’occurrence l’article de Médiapart du 25 septembre 2018 relatif aux licenciements au Conseil national du PCF. Il circule déjà largement dans le Parti sur les « réseaux sociaux ».
Le journaliste me cite, après m’avoir interviewé. Il rend très exactement le témoignage et les éléments que m’a aussi apportés Sylvie, l’une des camarades licenciés.
Je suis intervenu à la réunion du CN du 5 septembre 2018, après avoir été contacté par Sylvie. Mon objectif était d’informer les membres du CN car ils ne l’avaient pas été et les camarades licenciés n’avaient pas toutes leurs adresses. Leurs propres collègues, autres salariés du CN, apprennent, pour la plupart, maintenant seulement la situation. Mon deuxième objectif était d’être mieux informé par la direction exécutive. Le journaliste a eu plus de succès que moi. Mon troisième objectif, l’essentiel, était et est de contribuer à ce que les 4+2 camarades soient repris, reclassés dans de bonnes conditions (avec leur CV, ce sera très difficile), indemnisés à hauteur de leur préjudice, y compris moral, vu leur engagement pour le Parti. Les difficultés financières du CN sont réelles et rentrent dans un autre débat, de congrès, mais il reste beaucoup d’argent…
Il s’agit aussi de défendre l’image du Parti qui ne saurait passer pour un « patron comme les autres ».
A ce titre, plusieurs éléments ont de quoi inquiéter les camarades. Le CN choisit le recours, coûteux, à un cabinet privé de reclassement plutôt que de passer par Pôle Emploi (Sylvie a refusé « l’aide » du groupe privé). Il se vérifie aussi que des mouvements de personnels récents ont eu lieu, avec des embauches. L’intitulé, sinon la nature, des nouveaux postes diffèrent, beaucoup ou seulement un peu, de ceux qui sont supprimés. Les compétences des camarades licenciés n’ont jamais été remises en cause, notamment celles de Sylvie, qui est aussi militante du PCF depuis 37 ans. Dans le Parti, c’est aussi une considération qui devrait peser.
L’embauche, certes à un poste politique, ni confirmée, ni infirmée, par la direction du PCF contactée par Médiapart, de Christian Picquet, transfuge de la LCR, à 66 ans, a de quoi laisser les communistes pantois. Il n’y a pas si longtemps, nous dénoncions les « cumulards » !
Ce n’est pas de notre faute si l’ancien permanent de la LCR, spécialisé dans la rubrique anti-Marchais de « Rouge » a été mal payé et touche une petite retraite. Qu’il règle ses comptes avec l’héritier de sa maison-mère, le NPA, pour « travail » dissimulé ! Passé de la LCR à l’aile la plus pro-PS du PCF en … 2015 (après avoir constitué le parti alibi bidon, « Gauche unitaire »), M. Picquet a déjà bénéficié, grâce aux communistes, d’un emploi d’attaché au Parlement européen, puis d’un poste de conseiller régional à Toulouse. C’est déjà pas mal !
En 2008, il était licencié, au bout de 28 ans, à 55 ans, de la LCR où il touchait 1745 euros net par mois (Libération du 10 mai 2008). Fraternel, Krivine disait de lui : «C’est un vrai militant, mais des comme lui, j’en connais des centaines.» Avant de rappeler qu’à la direction tous les vieux ont cédé leur place, que la LCR «n’a que deux permanents et ne peut se payer le luxe d’en avoir un qui ne fout rien».
Tiens, Sylvie va précisément avoir 55 ans et 28 ans aussi de bons et loyaux services. Mais elle a aussi 6 enfants, 37 ans de militantisme fidèle pour le PCF de Gaston Plissonnier, Etienne Fajon et Georges Marchais et des compétences professionnelles et politiques que personne ne conteste…
Le PCF licencie, lui aussi
Article de Médiapart du 25 septembre 2018, Par Dan Israel
En proie à une chute de son budget, le Parti communiste a procédé à quatre licenciements économiques cet été, et devrait supprimer deux postes supplémentaires, pour aboutir à 30 salariés à la fin de l’année. Une secrétaire licenciée proteste et un responsable du parti opposé à la direction déplore que le PCF se comporte « comme un mauvais patron ».
Des lettres de licenciement qui arrivent au cœur de l’été, visant des salariés ayant plus de 50 ans, une longue ancienneté professionnelle, et dont trois sur quatre sont des femmes. Deux autres suppressions de poste sont à venir, et la situation est justifiée par les difficultés économiques récurrentes de l’employeur. Ces faits pourraient être banals, et ne pas plus retenir l’attention que les centaines de cas semblables qui se sont produits cette année. Mais l’employeur ayant procédé à ces licenciements économiques, fin juillet, n’est autre que le Parti communiste français (PCF). Et la procédure attire, fatalement, le regard.
Sylvie est l’une des salariées concernées. Celle qui a fait toute sa carrière au siège du PCF, dans l’emblématique immeuble de la place du Colonel-Fabien à Paris, n’accepte pas la situation. « J’ai 54 ans, j’ai adhéré à 17 ans au parti et j’y ai toujours milité, dans l’Essonne, indique-t-elle. Je suis employée au siège depuis 1991. J’ai commencé par le ménage, puis je suis passée par dix ans au standard, avant de devenir secrétaire. J’ai encore trois enfants à charge, qui voudra m’embaucher désormais, à mon âge, et avec un tel C.V. ? ». « Licencier comme cela, c’est grave, on se bat justement pour que de telles choses n’arrivent pas dans les entreprises. Je n’ai pas adhéré à un parti qui agit ainsi ! », insiste-t-elle.
Le licenciement de Sylvie et de ses collègues jette une lumière crue sur les finances du PCF. En chute libre. Selon la lettre de licenciement de la secrétaire, alors que le budget 2016 du parti s’élevait à 8,5 millions d’euros, il a chuté à 7,5 millions en 2017, et ne devrait pas dépasser 5,6 millions pour 2018. Cette brutale chute financière s’explique par les mauvais résultats électoraux lors des élections législatives et sénatoriales de juin et septembre 2017. Ils « se sont traduits par des pertes de sièges qui ont impacté le budget national ».
« Nous allons donc subir une perte de 1,6 million, soit une baisse de 27 % par rapport à 2017, et nos prévisionnels d’exploitation démontrent qu’à défaut d’économies substantielles, nous risquons d’être en état de cessation de paiement dès l’année 2019 », indique le courrier lui annonçant la suppression de son poste. Suppression qui « ne permet pas de solution de reclassement au sein du conseil national, compte tenu des éléments budgétaires évoqués et des profils de postes correspondant au nouvel organigramme », assure la lettre signée par Jean-Louis Frostin, administrateur du siège et directeur des ressources humaines du parti.
« Dès juin 2016, le comité exécutif national du PCF a engagé une réflexion sur le dispositif de travail, explique ce dernier à Mediapart. Nous avons fait en sorte de ne pas remplacer tous les départs à la retraite, nous avons négocié des ruptures conventionnelles avec des salariés et nous avons procédé au maximum à des économies, mais cela n’a malheureusement pas suffi. » Les licenciements se sont révélés inévitables, assure l’administrateur, et tous les postes de secrétaires et de conseillers politiques attachés à un seul dirigeant ont disparu, au profit de salariés « au service d’un collectif de direction ».
Là où le siège du PCF comptait 44 salariés en 2015, ils ne sont plus que 32 à l’automne 2018. Deux autres postes seront encore supprimés d’ici la fin de l’année, sans doute sous forme de licenciements économiques, et d’autres départs à la retraite sont attendus dans les prochains mois.
Contactés par Mediapart, les représentants du personnel (CGT) du siège du parti, Jérôme Wurtz et Yann Henzel, soulignent avoir « toujours veillé à ce que le maximum soit fait » pour éviter les licenciements, et rester « très attentifs à ce que tout ce qui est légalement possible dans ce cadre soit fait » concernant « ces licenciements, durement vécus, non seulement par les collègues concernés, mais aussi par les salariés du siège du PCF ». Un accompagnement personnalisé a été proposé aux licenciés, assuré par le cabinet de reclassement privé Oasys, « afin de les aider à définir et réaliser un nouveau parcours professionnel s’inscrivant dans un projet de vie ». Trois salariés sur quatre l’ont accepté.
Solidaires à la manœuvre
Pour protester contre les licenciements, ce n’est pas la CGT, mais le syndicat Solidaires qui a mené la fronde. Le 3 août, un courrier, signé par Virginie Duval, une militante d’Asso, l’antenne de Solidaires en charge du secteur associatif, et Cécile Gondard-Lalanne, la co-porte-parole, s’étonne de la procédure auprès des dirigeants du parti, et rappelle que le syndicat et le parti « se sont régulièrement retrouvés, dans le mouvement social, et au sein de collectifs pour les droits des chômeurs, pour la défense d’un vrai droit à la retraite ou encore pour les droits des femmes ».
Le syndicat demande que « les travailleurs licenciés puissent bénéficier d’un soutien financier supplémentaire leur permettant de toucher, par exemple, en plus de leurs indemnités de chômage un salaire complet jusqu’à leur retraite ou bien jusqu’à leur retour en emploi ». Mais le courrier reste sans réponse.
« Depuis le début de cette affaire, nous ne rencontrons que le silence, souligne Virginie Duval. Pour nous, il n’est pas concevable d’être un acteur du mouvement social et d’agir comme cela. Sans réponse au premier courrier, nous en avons envoyé un second aux députés, aux sénateurs et aux députés européens communistes. Sans obtenir plus de retour. »
La syndicaliste et Sylvie se sont aussi rendues à la Fête de l’Huma, le week-end du 14 septembre, mais les deux femmes n’ont pas réussi à capter l’intérêt des militants ou des sympathisants communistes. Elles soulignent que l’argent dépensé pour l’université d’été du parti, du 24 au 26 août à Angers, aurait pu être consacré à aider les salariés licenciés. « Durant l’été 2017, c’est EELV qui avait procédé à des licenciements collectifs. Le PCF et les Verts paraissent gérer leur parti comme une entreprise, c’est problématique », déplore Virginie Duval.
L’ancienne salariée estime pour sa part que le Parti communiste aurait dû veiller, comme le préconise le code du travail, à ne pas licencier en premier les salariés les plus anciens ou ayant charge de famille. L’administrateur du siège assure que cette règle ne s’applique pas lorsque tous les postes d’une même catégorie sont supprimés.
À notre connaissance, le seul élu à avoir questionné la procédure est Emmanuel Dang-Tran, figure de la fédération parisienne, communiste orthodoxe, opposé à la stratégie du Front de gauche et figure déclarée de l’opposition à la direction actuelle. Membre du conseil national, le « parlement » du parti, il y est intervenu à ce sujet le 5 septembre. « J’ai fait remarquer qu’il n’est pas admissible que des camarades soient licenciés sans possibilité de reclassement ou d’aide financière leur permettant d’aller jusqu’à la retraite, confirme-t-il. Il est particulièrement malvenu que le parti puisse apparaître comme un mauvais patron. Financièrement parlant, le PCF a encore largement les moyens d’arranger les choses. »
Pour Sylvie, la preuve qu’il reste de l’argent est que des embauches ont eu lieu récemment. Elle en dénombre cinq en 2017 et 2018, dont un remplacement de poste et quatre créations, contre huit départs et un décès depuis 2016. « On peut être amenés à faire des recrutements, mais pas sur les catégories de personnel qui ont été supprimées », répond Jean-Louis Frostin. « Sur les catégories de postes concernées, aucune embauche n’a été faite, ni avant, ni après ces licenciements », confirment les élus du personnel.
Selon nos informations, parmi les nouveaux salariés figure Christian Picquet, devenu salarié du siège peu de temps avant les quatre licenciements. Âgé de 66 ans, l’homme est une ancienne figure de la LCR, favorable à l’union des gauches, membre du PCF depuis 2015 et candidat du parti aux législatives en 2017. Il est membre du conseil exécutif national, l’organe de direction du parti, comptant 36 membres. Ni lui, ni l’administrateur du siège n’ont souhaité confirmer cette information.
Sylvie, elle, est résolue à se faire entendre. « Je vais engager une démarche aux prud’hommes. Je suis militante, j’agis comme je l’aurais fait pour n’importe quel autre salarié que j’aurais pu accompagner, dit-elle. C’est simplement plus douloureux. »
Désarmer au lieu de surarmer le monde et la France : PETITION Pour la baisse des crédits militaires de la France
PRESENTATION (pétition ci-dessous):
Les quinquennats se suivent et les gouvernements successifs poursuivent les mêmes politiques. Les dépenses publiques et sociales sont rognées, sacrifiées, à commencer par l’hôpital, l’école ou les maisons de retraites pour renflouer les profits des capitalistes et des riches. Les services publics sont démantelés et livrés au privé. Tous les budgets publics sont frappés, sauf un : la défense.
Cette situation est révoltante et alarmantes dans le contexte national et international. La richesse produite par les travailleurs est détournée pour gaver les marchands de canons et aggraver les menaces de guerre dans le monde.
Avec l’avènement de Macron, le ministère de la défense a été renommé « ministère des Armées ». Ce n’est pas un détail.
La loi de programmation militaire prévoit, d’ici 2025, une augmentation de 1,7 milliard d’euros par an des crédits militaires, soit 300 milliards d’euros de dépenses sur 7 ans.
La Cour des comptes elle-même estime que les dépenses militaires dépassent déjà largement les 2% du PIB. Car les dépenses liées aux « opérations extérieures » ne sont pas intégrées dans le budget de l’armée mais prélevées directement sur les autres budgets publics.
Nous appelons les travailleurs et le peuple de France a casser le consensus militariste qui englobe la « gauche » et même une bonne part de la « gauche de la gauche ».
La hausse des crédits militaires à 2% du PIB est injustifiable qu’on l’impute à l’OTAN, Trump, à l’Union européenne ou à l’impérialisme français. Nous combattons tous ces alliés, dans les politiques de domination et guerre, de la même façon.
La crise coréenne devrait avoir fini de démolir les illusions propagées l’idéologie dominante sur la « dissuasion nucléaire ». Combattre le péril atomique implique de combattre, dès à présent, sans attendre la signature supranationale, peu imaginable, du Traite d’interdiction des armes nucléaires (pour lequel nous militons), dans chaque pays, et notamment en France de mettre en cause l’existence même d’un arsenal nucléaire. Et cela ne peut se faire, comme le font tels ou tels lobbys d’armement, pour diriger de l’argent vers d’autres armes de destructions massives.
Depuis la fin de la « guerre froide » en 1989/1991, les dépenses militaires dans le monde ont crû plus que jamais atteignant 1800 milliards de dollars par an. La fin du « camp socialiste », quelles que soient les appréciations de sa gestion interne, a mis fin à une « détente » internationale, aggravé les convoitises des puissances dominantes sur les pays plus faibles, aggravé les dangers de guerre impérialiste.
Sarkozy, puis Hollande et Fabius, et maintenant Macron, ont accentué le rôle de mercenaire de l’impérialisme occidentale de l’armée française. Ils ont mis de l’huile sur le feu en Libye, Afrique noire, en Syrie, au Proche-Orient. La crise migratoire, notamment, est notamment issue de cette politique désastreuse. En Grèce, le « gauchiste » Tsipras préfère renforcer sa collaboration avec les armées impérialistes américaine et israélienne plutôt que d’acheter des canadairs pour protéger les banlieues d’Athènes des incendies.
Nous devons et pouvons agir, en France contre ces politiques. Dans quelques semaines, on va commémorer à grand bruit le centenaire de la fin de la première guerre mondiale.
Allons-nous laisser les célébrations du 11 novembre 2018 être détournées vers la propagande des impérialistes de l’UE, héritiers directs des fauteurs de guerre de 1914 ? A Paris 15ème, un monument national va être inauguré en l’honneur des soldats français morts en « opérations extérieures » : allons-nous laisser la commémoration de la mort inutile et vaine de ces soldats, le deuil des familles, sans parler des victimes des agressions militaires françaises, être récupérés par ceux qui prépare de nouvelles guerres d’agression et de mort ?
NON ! La phrase de Jean Jaurès, assassiné en juillet 1914, reste plus juste que jamais « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ».
Comme avant 1914, la logique d’affrontement inter-impérialiste, multipliant les zones « chaudes » sur la planète, s’aggrave entre puissances de nature différente mais qui, toutes, suivent un mode capitaliste de développement et d’expansion (Russie et Chine comprises). Les enseignements de la 1ère guerre mondiale, qui devait être la « der des ders », doivent être incessamment rappelés. En ce qui nous concerne, nous retenons qu’après Marx, Lénine, a montré que l’aspiration des peuples travailleurs à la paix, dans l’internationalisme, passait par la lutte contre le capitalisme et l’impérialisme dans chaque pays, de son propre pays.
Avant les « Marches pour la Paix » du 22 septembre, les commémorations du 11 novembre, nous vous appelons à signer la pétition au-dos.
Pour la baisse des crédits militaires de la France
L’argent pour l’hôpital et l’école, pas pour la guerre ! « Pas un sou pour la guerre impérialiste » !
Cette pétition n’engage pas l’ensemble de la direction du PCF. Elle est lancée par les initiateurs de la motion alternative pour le 38e congrès du PCF de novembre 2018 : « Reconstruire le Parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».
Désarmer au lieu de surarmer le monde et la France
PETITION Pour la baisse des crédits militaires de la France
Adressée au Président de la République, au gouvernement et à tous les parlementaires qui devront voter le budget de l’Etat, avant la commémoration du centenaire du 11 novembre 1918
Je, soussigné(e), demande :
- La sortie de la France de l’OTAN et de toute politique militaire intégrée de l’Union européenne du capital
- La (re)nationalisation des industries d’armements, leur orientation stricte vers la défense nationale avec perspective de reconversion vers le civil
- Le retour en France de tous les soldats déployés dans les OPEX
- Le démantèlement progressif, unilatéral, des programmes français d’armement nucléaire, et d’autres armes de destruction massive
- Le renoncement, dès 2019, à l’augmentation de 1,7 milliard d’euros par an, jusqu’en 2025, et, au contraire, la baisse des crédits militaires
- La réorientation de cet argent vers les politiques sociales, notamment l’hôpital, la prise en charge des personnes dépendantes, l’école et la coopération avec les pays moins développés.
JE SIGNE LA PETITION « Pour la baisse des crédits militaires de la France »
Je signe
Pétition pour la baisse des crédits militaires de la France (sept. à déc. 2018)
| 33 | joel castex | MEZENS | déc 21, 2020 |
| 32 | Francis GUEZOU | MONIEUX | mar 17, 2020 |
| 31 | monique CHATAIN | Carqueiranne var | nov 11, 2019 |
| 30 | Annie Ardoino | Six.Fours.var. | avr 12, 2019 |
| 29 | ernest monteagudo | Le Pont de Claix | mar 17, 2019 |
| 28 | Dona S | Paris | jan 30, 2019 |
| 27 | Claude Delplanque | Lanouaille | déc 18, 2018 |
| 26 | MARTINA CHAVEZ | MÉRY SUR MARNE | nov 25, 2018 |
| 25 | Marcel Jazé | Vesoul | oct 02, 2018 |
| 24 | Augustin VINALS | GRAIX | oct 02, 2018 |
| 23 | sylviane gressler | saint-quentin | oct 01, 2018 |
| 22 | noel zicchina | ajaccio | sept 29, 2018 |
| 21 | Dominique CASTELAIN | Raismes | sept 26, 2018 |
| 20 | THOMAS GUIGUENO | pontivy | sept 25, 2018 |
| 19 | Michel PERRIN | Compreignac | sept 25, 2018 |
| 18 | david Bucci | Le Pont de Claix | sept 25, 2018 |
| 17 | PATRICE LE GALLOIS | MONTPELLIER | sept 25, 2018 |
| 16 | Bernard Gisclard | Boissezon | sept 24, 2018 |
| 15 | Nicolas Kieffer | Saint-Étienne | sept 24, 2018 |
| 14 | Victor Courbon | Toulouse | sept 24, 2018 |
| 13 | Yohann Pudelko | Valenton | sept 24, 2018 |
| 12 | Joel Copin | Rouvroy 62320 | sept 23, 2018 |
| 11 | Anne-Marie Mercier | Valence sur Baïse | sept 23, 2018 |
| 10 | Loic Quettier | Pins Justaret | sept 23, 2018 |
| 9 | Arnaud Picard | Caluire-et-cuire | sept 23, 2018 |
| 8 | Jean Claude Pate | Quettehou | sept 23, 2018 |
| 7 | Raphaël Gilquin | Dijon | sept 23, 2018 |
| 6 | DENIS ORJOL | LANNION | sept 23, 2018 |
| 5 | Dominique NEGRI | Saint-Martin-d'Hères | sept 23, 2018 |
| 4 | Corinne Bécourt | Saint-Quentin | sept 23, 2018 |
| 3 | Emmanuel Dang Tran | Paris XV | sept 23, 2018 |
| 2 | Jean marc Mourmans | Venanson | sept 23, 2018 |
| 1 | fabrice lucas | FOUCHEROLLES | sept 22, 2018 |
Mobilisation pour la défense des hôpitaux psy publics: Paris après Rouen et Amiens
Soutien à la grève des agents de l’hôpital psychiatrique de Sainte-Anne. Signez leur pétition !
PCF Paris 15, 20 septembre 2018
La section du PCF Paris XV a envoyé une délégation s’informer et apporter son soutien à la grève, à l’appel de l’intersyndicale, le 6 septembre 2018, des agents des hôpitaux psychiatriques publics Sainte-Anne, Maison-Blanche et Perray-Vaucluse, puis, le 18 septembre, au rassemblement à Sainte-Anne organisée par la CGT.
La manifestation du 6, entre Sainte-Anne et l’Hôtel de Ville a rassemblé quelque 1000 professionnels et usagers particulièrement déterminés. La reprise de la grève est programmée pour le 24 septembre.
Nous alertons la population du 15ème, qui dépend du secteur de Sainte-Anne, devant les dangers du projet de fusion des trois hôpitaux, au 1er janvier, dans un contexte de pénurie organisée des moyens, par les gouvernements successifs, consacrés à la psychiatrie.
Notre société est de plus en plus malade de la surexploitation, de la précarité sociale, du démantèlement des cadres collectifs, de la « perte de sens » (sauf pour les profiteurs, et encore pas nécessairement individuellement). Les salariés, les chômeurs, les retraités, les jeunes, en détresse, sont de plus en plus renvoyés par le système vers la maladie psychique, la dépression, le burn-out, les sectes, la violence, la tentative de suicide etc.
Mais en cohérence avec sa logique de profit, ces nouvelles maladies, comme les maladies mentales non directement sociales, n’ont d’intérêt pour les capitalistes que si elles leur coûtent le moins possible, voire si elles leur rapportent. Des officines privées, sérieuses ou non, ne cessent de se développer, prélevant l’argent des familles qui en ont. Pour le système, criminaliser la maladie mentale est aussi très rentable. Une place de prison coûte 4 fois moins qu’un traitement à l’hôpital et la construction et, maintenant, la gestion des places de prison, se font au profit direct de groupes privés.
C’est dans ce contexte qu’il convient de placer la politique de baisse de moyens des structures psychiatriques de soins publiques, celles qui supposent un accompagnement humain attentionné. Ses conséquences depuis 20 ans sont dramatiques aussi bien dans les conditions de prise en charge que dans les conditions de travail dans les hôpitaux psychiatriques publics. Les suppressions de postes et de qualifications conduisent à revenir à des traitements médicamenteux inappropriés, même dégradants, à des isolements, des privations de libertés de fait, confinant à la maltraitance institutionnelle. De son côté, la souffrance au travail des personnels atteint des niveaux inédit, attestés par tous les rapports officiels.
C’est dans ce contexte qu’il convient de placer le projet de fusion, dans un seul « Groupement hospitalier universitaire » des hôpitaux Saint-Anne, Maison-Blanche et Perray-Vaucluse qui rayonnent sur une population de 1,5 million d’habitants, avec 5500 agents. Cette mesure administrative et autoritaire va entraîner de nouvelles fermetures de services, de nouvelles suppressions d’emploi, de nouvelles extensions de la précarité.
D’ores et déjà, les syndicats dénoncent, avec précision, les remises en cause – un nivellement par le bas – de l’organisation du travail, des horaires, des repos. 5 jours de repos sont directement menacés : ce sera autant d’emplois supprimés et de pression accrue sur les agents. Déjà 135 postes ne sont pas pourvus dans le « Groupement hospitalier de territoire » (GHT).
La lutte des agents des hôpitaux psychiatriques du sud-parisien rejoint celles de leurs collègues de Rouen, du Havre, d’Amiens. Par des actions et des grèves dures, ceux-ci ont obtenu une médiatisation de leur situation critique. Le pouvoir a été partiellement obligé de reconnaître la réalité et de reculer. A Paris, il s’agit aussi pour lui de mesurer la capacité de riposte des salariés, avant de constituer le plus grand « GHU psy » de France et d’imposer ses restructurations à tout le pays.
La bataille pour la psychiatrie fait aussi entièrement partie, de la bataille pour l’hôpital public en général. Devant des situations aussi révoltantes, comme aussi celle des EHPAD, devant l’attachement massif à notre système de santé, le gouvernement Macron avance avec précaution ses mauvais coups.
Le plan santé vient d’être annoncé, cette mi-septembre, avec des mois de retard, et en laissant de grands flous. La réforme du financement des hôpitaux, notamment psychiatriques et celle de la tarification des actes laissent cependant clairement présager une nouvelle ponction structurelle. Le pouvoir veut accentuer l’influence du privé dans les GHT. Se profilent, plus que jamais, « l’hôpital-entreprise » et la remise en cause du financement solidaire de la Sécurité sociale par la cotisation sociale patronale.
La municipalité de Paris, de « gauche », a voté la fusion des trois hôpitaux psychiatriques. Ce n’est pas du côté de ces politiciens, sui se sont succédés au gouvernement, qu’une issue positive est à attendre, mais seulement de la lutte.
Habitants, salariés du XVème arrondissement, soutenons la grève et la mobilisation des agents, avec leurs organisations syndicales, des hôpitaux psychiatriques Sainte-Anne, Maison-Blanche et Perray Vaucluse !
« On juge une société à la manière dont elle traite ses citoyens en souffrance psychique !». Signez la pétition de l’intersyndicale de l’hôpital Sainte-Anne !

