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Déclaration du bureau de la section de Saint-Quentin du PCF
En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES
C’est avec une grande surprise que nous découvrons, en lisant le quotidien régional, que se constitue, à l’instigation de partisans départementaux du Front de gauche, une « section PCF-Front-de-gauche du Saint-Quentinois ».
Cette nouvelle tentative de diviser des communistes de Saint-Quentin, de supplanter la section historique du PCF par une organisation fondue dans un Front de gauche réformiste
Article du Courrier Picard- Notre commentaire : AU PCF, il n’ya a pas de « patron » mais des communistes responsables
Nous ne pouvons pas laisser dire tout et n’importe quoi. A Saint-Quentin, le comité de section et son secrétaire de section, Jean-Luc TOURNAY, ont été élus par le congrès de section en 2008. Le prochain congrès renouvellera la direction en janvier 2013.
Lors de tous les votes organisés dans le Parti, les adhérents de notre section ont massivement rejeté l’effacement du PCF et de ses structures dans le Front de gauche, n’en déplaise à certains.
Pour les législatives de cette année, ils ont désigné statutairement des candidats PCF à plus de 75% mais la direction départementale a maintenu, contre eux, des candidatures Front de gauche. Nous avons choisi alors de privilégier le terrain des luttes à celui de la controverse.
La direction départementale du PCF-Front de gauche n’a pas le même sens des responsabilités.
A la veille du 36ème congrès du Parti, tous les moyens sont bons, ici comme ailleurs, pour imposer la structuration du Front de gauche. Le secrétaire départemental de l’Aisne, Gérard Brunel ne s’en cache pas, déclarant au Courrier Picard qu’il « n’est plus possible pour le Front de gauche d’apparaître sous le nom de cellule PCF de Gauchy ».
En ce qui la concerne, la section de Saint-Quentin du Parti communiste français est fière de son histoire. Grâce à l’engagement sans relâche de ses militants, avec notamment Emile et Claude TOURNAY, Denise CASIER, Robert MONFOURNY, et bien d’autres, elle a été de tous les combats pour le monde du travail. Inlassablement, elle a rassemblé sur une base de lutte, dans des conditions souvent difficiles comme aujourd’hui, jusqu’à faire élire pendant 20 ans un député communiste. Nous continuerons !
La section de Saint-Quentin du PCF ne pourra jamais valider les intrigues politiciennes. Elles démontrent la faiblesse la volonté d’esquiver les vrais débats de leurs auteurs.
Le nouveau gouvernement de « gauche » a pris le relai pour mener la politique voulue par le capital, préparer la super-austérité. 20 milliards d’euros de cadeaux au patronat ont déjà été annoncés, payés par le peuple, à travers l’impôt le plus injuste, la TVA. Qui a propagé des illusions sur l’orientation de la politique de la gauche au pouvoir ? Pas la section du PCF de Saint-Quentin dans ces luttes incessantes contre Sarkozy et son ministre du chômage Xavier Bertrand.
La perspective étroitement électoraliste et institutionnelle du Front de gauche, alignée derrière un socialiste, n’a pas permis aux communistes de porter les perspectives de rupture correspondant aux attentes des grandes luttes des dernières années, pour les retraites, les services publics, l’hôpital, l’industrie… Le Front de gauche fait le choix de l’accompagnement de l’UE et de l’euro quand jamais le rapport de force, depuis les 55% de non en 2005 au TCE, n’a été aussi favorable pour rompre avec ces instruments du capitalisme.
Le Front de gauche a poursuivi gravement l’effacement du PCF, également sur le plan électoral, avec la dilution du vote communiste et de son sens, la perte de la moitié des élus régionaux et des députés PCF. Dans un département de tradition ouvrière comme le nôtre, les résultats sont consternants : le Front de gauche est dessous de 5% dans 4 circonscriptions sur 5. Dans celle de Saint-Quentin, malgré le retrait de nos candidatures, cette prétendue alliance obtient moins de voix que le candidat PCF en 2007, pourtant en pleine « vague bleue ». La montée sans précédent du Front national, détournant la colère populaire, doit interroger sur cette stratégie.
Que ceux qui veulent constituer un nouveau parti avec le Front de gauche le fassent! Mais en dehors du PCF !
Le congrès national du PCF aura lieu en février.
Une centaine de communistes saint-quentinois se sont déjà associés à la proposition de texte alternatif, avec des camarades de 56 autres fédérations dont 8 membres du Conseil national, 2 secrétaires fédéraux et 30 secrétaires de section : « Un Parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement ».
Nous faisons des propositions pour que le PCF redevienne pleinement un parti communiste, un parti de classe et de masse. Nous nous prononçons pour le lancement d’initiatives nationales, à la hauteur des luttes, sur des positions de rupture, rupture avec l’UE et l’euro, rupture avec le démantèlement du financement de la Sécurité sociale, pour un vaste programme de nationalisation des secteurs clés de l’économie et de reconquête des services publics.
Nous n’avons pas peur de redonner son nom et son contenu à notre projet de société, à la rupture révolutionnaire qui est la raison d’être de notre parti, sur la base de sa théorie marxiste et léniniste, instruits des expériences du 20ème : Le socialisme au 21ème siècle!
La Section du PCF de Saint-Quentin est ancrée dans la vie Saint-Quentinoise depuis toujours, elle y restera !
Et comme elle l’a toujours fait, elle sait accueillir toutes celles et ceux qui comme nous, veulent un véritable changement dans ce pays avec un PCF fort, sans pour cela être en accord total avec notre stratégie politique. C’est ce qu’on appelle le sens de l’ouverture et surtout la démocratie, la vraie.
En France, dans l’Aisne, à Saint-Quentin, ILS N’ARRIVERONT A FAIRE TAIRE LES COMMUNISTES
Jean-Luc TOURNAY, Secrétaire de Section
Corinne BECOURT, Bureau de section, Conseil départemental, Conseil national du PCF
Olivier TOURNAY, Bureau de section, Conseil départemental, conseiller municipal
Georges VARENNES, Bureau de section
Serge CASIER, Bureau de Section
Serge CARRIER, Bureau de Section
Michèle GABERT, Bureau de Section
Pierre VILLAUME, Bureau de Section
Christian PLE, responsable aux manifestations
Sur le projet de modification des statuts du PCF – après le CN du 21 novembre 2012
Conseil national du PCF du 21 novembre 2012
Sur le projet de changement des statuts au 36ème congrès, intervention et analyse d’Emmanuel Dang Tran
Je me suis toujours opposé aux statuts réécrits complètement au Congrès de Martigues. Ils ne correspondent pas un ceux d’un parti communiste. Les modifications proposées ne les améliorent pas au contraire.
Ajoutons que les statuts, actuels comme modifiés, sont presque incompréhensibles tant leurs dispositions sont tordues. S’ils devaient inspirer les rédacteurs d’un projet de constitution d’une 6ème république, ce serait beau !
Il faudrait une refonte totale des statuts – je sais qu’elle n’est pas l’ordre du jour – en reprenant et, évidemment actualisant les statuts de 1979.
Je comprends les changements proposés comme la volonté de la direction sortante de légaliser a posteriori toutes ses atteintes à ses propres statuts ces dernières années, de serrer encore les vis pour empêcher toute remise en cause par la base. (Lire la suite…)
CN du PCF du 21 novembre 2012 – résumé de l’intervention de Claude Fainzang dans la discussion générale
Conseil national du PCF du 21 novembre 2012
Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris, résumé pour « communistes »
La super-austérité avec Hollande : pas une surprise! La montée des luttes, le rejet du capitalisme appellent des positions de rupture du PCF. Ni le gauchisme indigné, ni le réformisme dans l’effacement dans le FdG. Lutter pour les salaires oui, mais pas dans l’idée d’un meilleur «partage des richesses» avec le capital! Pour l’emploi, oui, mais pas pour l’aménagement des plans antisociaux en prétendant limiter les licenciements «secs» ou soi-disant « boursiers ». Pour PSA, faisons signer pour le maintien d’Aulnay, la restitution des aides publiques, la nationalisation de l’automobile. Humaniser la société sans rupture avec le capitalisme: une impasse. Retrouvons notre projet révolutionnaire : le socialisme.
36ème congrès du PCF – Texte alternatif – Résumé
Un parti résolument communiste dans l’affrontement de classe. Ni abandon, ni effacement!
Résumé pour le supplément « Communistes » de l’Huma. Le format et le nombre de premiers signataires ont été décidés unilatéralement par la direction du PCF.
Premiers signataires :
Jean Baus (54), ouvrier sidérurgiste, secrétaire de la section de Jarny, fédération de Meurthe-et-Moselle
Frédéric Bernabé (70), chauffagiste, section de Vesoul, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône, Conseil national
Corinne Bécourt (02), travailleuse sociale, section de Saint-Quentin, CD de la fédération de l’Aisne, Conseil national
Jean Clavel (92), ouvrier métallurgiste, section de Malakoff, fédération des Hauts-de-Seine, soldat du refus en Algérie
Joël Copin (62), consultant, section de Rouvroy, fédération du Pas-de-Calais, responsable pour Rouvroy d’une association nationale d’entraide et d’action sociale
Emmanuel Dang Tran (75), secrétaire de la section de Paris 15, CD de la fédération de Paris, Conseil national, responsable de la revue « Cahiers communistes »
Fabienne Debeauvais (80), employée de l’automobile, section d’Amiens, fédération de la Somme, Conseil national
Claude Fainzang (75), enseignante, section de Paris 19, CD de la fédération de Paris, conseil national, responsable nationale d’une association de défense du droit au logement
Armelle Hervé (78), documentaliste, secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, CD de la fédération des Yvelines
Eric Jalade (81), enseignant, section de Castres, secrétaire de la fédération du Tarn, Conseil national
Jean-François Larosière (59), enseignant, section de Douai, CD de la fédération du Nord, responsable régional d’une association de solidarité avec le peuple palestinien
Fabien Marion (13), enseignant, section d’Aix-en-Provence, fédération des Bouches-du-Rhône
Dominique Negri (38), fonctionnaire, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, CD de la fédération de l’Isère, Conseil national
Michel Perrin (87), cheminot, section Limoges-Cheminots, fédération de la Haute-Vienne, ancien secrétaire de la fédération
Christian Tabaglio (54), ouvrier chaudronnier, section de Jarny, fédération de la Meurthe-et-Moselle, Conseil national
Noël Zicchina (2A), agent EDF-GDF, section d’Ajaccio, CD de la fédération de Corse-du-Sud
RESUME DU TEXTE ALTERNATIF
Il est gravement illusoire de laisser croire que l’on pourrait humaniser la société sans rompre avec le capitalisme et l’exploitation de l’homme par l’homme. Le verbiage sociétal du texte «Rallumons les étoiles» esquive les vraies questions, le bilan depuis le congrès de 2008. Il se situe hors des conditions réelles de la lutte de classe en France dans la nouvelle phase de la crise globale du capitalisme (non du libéralisme ou de sa financiarisation).
Malgré un haut niveau de contestation populaire et de luttes (retraites, poste, industrie…), patronat et capital sont en état de programmer la super-austérité avec le nouveau gouvernement. L’idéologie dominante parvient à dévoyer la colère vers l’extrême-droite.
Le bilan du Front de gauche, stratégie imposée par la direction, est négatif; les espoirs placés par certains, par défaut, sont retombés. Le FdG a entravé les positions communistes de rupture qui auraient pu féconder les luttes. Il a rabattu sur les élections de 2012, cultivé des illusions sur l’alternance comme celle d’une renégociation possible du TSCG.
Alliance sans intérêt, il a mis le PCF sous la tutelle de socio-démocrates qui cachent mal sous les vociférations gauchistes leurs positions réformistes. Le vote communiste est dévalué. La moitié des élus régionaux et des députés PCF sont perdus. Une nouvelle organisation, occulte, supplante le Parti, composant une social-démocratie de secours, suivant le modèle du PGE. C’est bien un « mini congrès de Tours à l’envers » dans la suite du processus entamé avec la Mutation, Martigues, les collectifs antilibéraux.
Rompre avec cet effacement est une nécessité. Le PCF doit redevenir un parti communiste, un parti de classe. Internationaliste, il doit sortir du PGE, renouer avec des partis comme les PC grec et cubain.
Lançons de grandes campagnes nationales. Pour le financement solidaire de la Sécu, pour la sortie de l’OTAN, le retour des soldats expédiés hors de France. Loin des illusions réformistes sur «l’Europe sociale», reprenons nos positions historiques contre l’UE du capital et son arme: l’euro. Mesurant les attentes des luttes, nous proposons un appel au peuple de France pour un vaste programme de nationalisations démocratiques des secteurs clés de l’économie et de reconquête des grands services publics.
N’ayons pas peur de redonner son nom et son contenu à notre projet de société, à la rupture révolutionnaire qui est la raison d’être de notre parti, sur la base de sa théorie marxiste et léniniste, instruits des expériences du 20ème : Le socialisme au 21ème siècle!



