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Soutien à la grève à France-Télévisions du 7 novembre suivie entre 40 et 90%

NON aux suppressions d’emploi! OUI au rétablissement des financements pérennes du service public!

Pcf Paris 15, 6 novembre 2013 – Lien vers la version tract en PDF

L’ensemble des syndicats de France Télévisions appellent à la grève ce jeudi 7 novembre 2013, puis à un rassemblement, devant le ministère de la Culture, au Palais Royal. Les communistes de Paris 15ème, où se trouve le siège de FTV apportent leur soutien total à cette lutte.

En l’espace d’un an, c’est un emploi stable sur 12 qui aura été supprimé. 361 suppressions de poste sont maintenant programmées, sous couvert d’un plan de départs arrangés, « volontaires ».

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La cellule d’entreprise, l’activité à l’entreprise: rappels théoriques essentiels de nos camarades portugais

Le rôle et l’importance des cellules d’entreprise dans l’organisation du parti, article théorique du PCP

Le lien du parti aux masses dans les entreprises et les lieux de travail. 

De Manuel Gouveia, membre du Comité Central du Parti Communiste Portugais 

 

Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

Comme tout élément inséré dans un processus historique, le lien du parti aux masses ne se décrète pas, ne se décide pas lors des congrès, et n’est pas quelque chose d’acquis, de garanti où nous le construisons, d’inatteignable où il n’existe pas aujourd’hui. Il dépend de la justesse de nos orientations, dans la mesure où celles-ci guident notre action, de nos priorités, de notre ligne politique. Et d’une pratique révolutionnaire qui concrétise ces orientations.

Car, dans le travail du Parti, nous ne pouvons pas dissocier les orientations de leur concrétisation. Il ne sert à rien d’avoir des positions correctes si après leur élaboration collective, on oublie leur mise en œuvre collective. Le Parti s’est toujours fixé le lien aux travailleurs dans les entreprises et les lieux de travail comme la priorité des priorités. Mais il n’a pas toujours eu la capacité de mettre en œuvre cette orientation.

Le militant communiste

Le parti se construit avec des militants, des hommes et des femmes qui intègrent leur action individuelle dans le collectif du parti. C’est dans le militant communiste que réside l’essentiel du lien du parti aux masses. Par ce qu’il apporte au Parti de son lieu de travail, de son entreprise, de son secteur, de sa classe. Par ce que le Parti lui apporte à son tour.

Augmenter le nombre d’adhérents du PCP dans les entreprises et les lieux de travail est une condition nécessaire (bien qu’insuffisante) du renforcement du lien du parti aux travailleurs. Dans les entreprises dans lesquelles le Parti est déjà organisé, le recrutement doit être lui-aussi organisé: en élaborant des listes des travailleurs à contacter, en définissant la meilleure manière de les aborder chacun, tout en faisant un contrôle régulier de l’exécution des tâches. Dans les autres entreprises, il faut être capable de définir des priorités, de canaliser les forces dans l’action militante, d’élaborer des plans de travail et de contrôler l’exécution des tâches. Sans oublier que, dans la définition des priorités, il faut certes prendre en compte les facteurs objectifs (nombre de travailleurs, importance stratégique), mais les facteurs subjectifs ne peuvent pas être sous-estimés (par exemple, les conséquences de la situation sociale concrète de l’entreprise). Et enfin il faut orienter les nouvelles adhésions de travailleurs vers les cellules d’entreprise pour organiser le travail dans les entreprises.

Trop de fois nous pensons avoir terminé ici le processus de recrutement des nouveaux militants. Et c’est bien de militants que nous parlons. Il faut donc transformer chaque nouvel adhérent du PCP en un nouveau militant communiste, par son intégration dans un collectif, sa formation et sa responsabilisation.

La cellule d’entreprise.

La construction de cellules dans les entreprises (*) est un pas décisif pour le renforcement des liens qu’entretient le Parti avec les travailleurs. L’analyse de la situation concrète, les grandes lignes de l’action militante, le lien entre l’action dans chaque entreprise et l’action générale des travailleurs portugais doit être fait au niveau de la cellule. Ce n’est pas tant ici le nom de la chose qui est déterminante, mais plutôt la chose en soi. Au Parti, il ne suffit pas qu’il existe une cellule d’entreprise. Il faut qu’elle vive comme une cellule d’entreprise.

Des exemples récents illustrent comment on certaines cellules d’entreprises peuvent se réduire à une coquille vide.

Le rôle de direction de l’action militante des communistes à l’entreprise se trouve par exemple transféré au syndicat, notamment parce que l’on ne remplace pas à temps les travailleurs partant à la retraite par des travailleurs actifs.

Autre exemple : quand nous laissons l’activité des cellules se réduire à la simple exécution des orientations (au sens large, c’est-à-dire impression, propagande suivant des lignes de travail, des priorités, etc.) produites à des niveaux supérieurs, aussi importante et décisive soit cette partie du rôle de la cellule – et elle l’est!

Non moins grave est le cas où une cellule d’entreprise se détache de la lutte générale des travailleurs portugais et des tâches que le Parti lui attribue dans cette lutte, et se dédie exclusivement à son entreprise comme si elle était sur une île.

Une cellule doit lier le Parti aux masses et les masses au Parti.

Organiser et diriger le mouvement ouvrier.

L’action des militants communistes dans les ORT [organisations représentatives des travailleurs – ce terme renvoie tant au syndicat qu'au Comité de Travailleurs – cf plus bas] tient une importance capitale dans le lien qu’entretient le parti avec les masses, par la contribution décisive qu’ils apportent au fonctionnement des ORT, en impulsant une action conséquente, en combattant l’opportunisme, en les dynamisant et en renforçant leur prestige vis-à-vis des travailleurs, mais aussi par l’exemple qu’incarnent les militants communistes engagés dans les ORT, par le courage et la détermination dont ils font preuve, par l’esprit de résolution et les capacités d’organisation qu’ils démontrent.

La bourgeoisie et ses représentants dans le mouvement ouvrier, cherchent à enlever des mains des travailleurs, en l’institutionnalisant, l’action des ORT.

Dans le travail unitaire, pour que les liens avec les masses soient renforcés de manière permanente, il faut une pratique qui soit proche des lieux de travail, qui partent des problèmes concrets, qui élargisse la conscience de classe et politique, encourage la participation dans la lutte des travailleurs, et renforce dans ce processus les organisations de classe.

Le renforcement de l’organisation syndicale, particulièrement des réseaux de délégués et la syndicalisation, la création et le fonctionnement des CT [Comité de travailleurs – équivalent approximatif des comités d'Entreprise en France] et des sous-CT et le fonctionnement effectif des Commissions d’Hygiène et de Sécurité, sont des tâches centrales pour une cellule d’entreprise.

La propagande autonome des cellules d’entreprise.

Le parti arrive à surmonter une partie de la répression dont il est la cible, de la part des classes dominantes, par sa capacité à s’adresser directement aux masses. Mais il le fait toujours dans une atmosphère qui est polluée par les gigantesques moyens de propagande de l’idéologie dominante. Insérée dans une entreprise au cœur du conflit de classe, la propagande autonome des cellules d’entreprise prend une efficacité encore plus grande. En partant des problèmes concrets et de son engagement dans la lutte de classes, en proposant une perspective et en incluant dans cette perspective les objectifs et les formes de la lutte, la propagande des cellules d’entreprise joue un rôle inestimable dans le lien qu’entretient le parti avec les masses.

Là s’est manifestée une grave défaillance du Parti. Dans trop de situations, on a abouti à sous-estimer complètement ces tâches ou même à s’en écarter, en reportant les responsabilités du Parti vers la propagande et l’agitation du mouvement unitaire (à l’exception, et encore de manière trop sporadique, des périodes électorales). Au niveau de l’organisation régionale de Lisbonne, le contrôle de l’exécution régulière des tâches au niveau de l’exécutif de district a permis de sensibles améliorations dans ce domaine, bien que ce soit encore bien loin de ce qui est nécessaire et possible. Une expression concrète est le fait qu’il a déjà été édité une propagande spécifique en direction des travailleurs dans près de 60 entreprises de la région.

Le travail institutionnel et les entreprises.

La relation directe du travail institutionnel du parti avec la vie de l’entreprise, par le biais de l’action organisée du Parti dans celles-ci, résulte du travail de masse accompli. Ce lien donne du sens à l’existence d’élus communistes dans les institutions bourgeoises, contribue à l’élévation de la conscience politique des travailleurs et élargit les conditions de la lutte…

Comme dans tous les autres aspects du travail de masse, la force du Parti réside dans sa capacité à partir des masses pour aller jusqu’aux institutions et des institutions pour aller jusqu’aux masses sans jamais donner aux institutions le rôle de transformation sociale que seules les masses possèdent. L’importance d’une motion dans une assemblée locale, d’une question au Gouvernement ou d’une proposition de loi ne se mesure pas à la complexité technique nécessaire à son élaboration, mais plutôt à son impact auprès des masses.

Ce lien dépend fortement de la disponibilité, de la capacité et de la fermeté des groupes d’élus communistes dans les institutions. Mais de nombreuses expériences de travail impliquant les cellules du Parti dans l’Organisation régionale de Lisbonne, en lien avec le groupe des députés communistes à l’Assemblée de la République, montrent que cela dépend essentiellement des cellules d’entreprise, de leur capacité d’initiative et de direction.

« Avante! »

La vente organisée d’Avante! représente une étape supérieure dans lien qui unit le parti aux travailleurs au sein d’une entreprise. Par ce que cela signifie sur le plan de l’organisation, par son importance dans la formation et l’information des militants, par le fait que le noyau de lecteurs d’Avante! irradie ensuite toute l’entreprise.

Aujourd’hui, dans trop d’entreprises et de lieux de travail, nous n’arrivons pas à surmonter les difficultés objectives qui permettent de parvenir à cette étape supérieure du lien du parti avec aux masses. La diffusion d’Avante! ne doit pas se faire sur une base irrégulière. Il faut organiser sa distribution, sa diffusion et sa vente. Toutes les semaines. La tâche du diffuseur d’Avante!, qui ne peut être accomplie seulement par les militants les plus disciplinés du Parti, doit correspondre, dans la répartition des forces, au rôle prioritaire qu’elle représente.

Conclusion:

Le lien du Parti aux masses est le résultat d’une action militante patiente et collective, de courageuses et fermes direction et définition des priorités. Ce lien rend le Parti indestructible de l’extérieur. Mais ce n’est pas seulement notre propre survie qui nous pousse à l’action. C’est que nous savons – et nous ne pouvons pas l’oublier – que ce sont les masses qui seront les acteurs de leur propre libération.

Avec le mouvement ouvrier et le Parti à l’avant-garde.

 

(*) Je parle toujours de cellule d’entreprise par économie bien que la réalité offre plus de diversité, résultat des conditions objectives que nous rencontrons dans le développement de l’action du parti. Grosso modo, la cellule sera à l’entreprise à chaque fois que cela est possible, mais correspondra à un secteur ou une zone géographique chaque fois que cela sera nécessaire.

Numéro 301 de Juillet/Aout de O Militante, revue théorique du Parti Communiste Portugais: http://omilitante.pcp.pt/

SNCF: après la grève du 9 octobre, le mouvement monte en puissance contre la « réforme ferroviaire » !

Repris de Pcf Paris 15, 13 octobre 2013

Après le succès de la mobilisation du 13 juin – 50 % de grévistes, plus de 70% parmi les agents de conduite et les contrôleurs – la journée d’action des cheminots, à l’appel de la CGT, le 9 octobre, a constitué un moment important dans le développement de la lutte pour mettre en échec le projet de « réforme ferroviaire ».

Faire fondre la SNCF, encore?

Le projet de loi devrait être soumis au Parlement à la fin de l’année ou au début 2014. Il prépare l’éclatement de la SNCF, étape décisive dans la poursuite du processus de mise en concurrence et de privatisation du rail.

L’action du 9 octobre a porté l’opposition au « 4ème paquet ferroviaire » européen qui programme la « libéralisation » du transport de voyageurs pour 2019, perspective dans laquelle se place la «réforme française. La journée a marqué combien le prétexte européen ne peut plus justifier le démantèlement du service public nationalisé.

Le PDG Pépy et le gouvernement sont en train de perdre la bataille des idées sur la nécessité de « l’euro-compatibilité » de l’avenir du rail. (Lire la suite…)

Syndicalistes cheminots grecs (OASA – PAME) et britanniques (RMT) à Paris

Début septembre, les syndicats CGT cheminots de Versailles, Trappes et Montparnasse ont invité des collègues et camarades syndicalistes de Grèce et de Grande-Bretagne pour une série de visites, de rencontres et de débats avec des salariés français.

Cette initiative, très opportune, a permis à la fois de faire l’état des politiques de destruction des services publics ferroviaires coordonnées par l’Union européenne et ses « Paquets ferroviaires » et de préciser les axes de résistance face aux politiques menées, dans des conditions différentes, par les gouvernements de chaque pays. L’internationalisme n’est pas qu’une formule!

Nous reproduisons ci-dessous les interviews réalisées par la « Nouvelle vie ouvrière » à cette occasion, celle de Giannis Kiousis, responsable syndical des transports athéniens, membre du PAME, branche inspirée par le syndicalisme de classe et le Parti communiste grec (KKE) et celle du camarade britannique Mark Sargent.

INTERVIEW DE GIANNIS KIOUSIS (Syndicat des transports athéniens OASA – PAME) par Kareen Janselme (NVO – oct. 2013)

NVO. Dans quelle situation se trouvent les chemins de fer grecs aujourd’hui ?

GIANNIS KIOUSIS.

C’est le chaos. La ligne centrale qui relieait Athènes à la Grèce du sud a été fermée. Le réseau a été quasi démantelé. Il y a trois ans, il y avait 7500 travailleurs dans les chemins de fer grecs. Tous syndiqués. 3500 ont été renvoyés ou déplacés. Des conducteurs de train sont devenus brancardiers, gardiens de musée… Le salaire a baissé de 50%. Toutes les conventions collectives ont été abolies. Mais certains secteurs peuvent encore rapporter : en ce moment, on négocie la vente de la partie exploitation, le fret, le transport passagers, la mainntenance des supports techniques y comris les usines, la maintenance des lignes. Dans les sociétés intéressées par le rachat, on trouve la SNCF, les Russes… La Grèce est un endroit clef pour les transports. Celui qui contrôle les transports, contrôle la marchandise et prend la meilleure place dans la concurrence entre pays impérialistes. Mais quel profit pour les travailleurs grecs et français ? Le mouvement ouvrier n’est pas à la hauteur en Grèce. L’idée dominante est d’abord de se sauver soi-même. Quand les cheminots ont subi les licenciements, les travailleurs des hôpitaux n’ont rien dit car ils ne se sentaient pas concernés. Maintenant, que les hôpitaux ferment et que ces travailleurs font face aux mêmes problèmes que les cheminots, c’est au tour des conducteurs de bus de ne pas se sentir concernés.

NVO. Quand est-il de la retraite des cheminots ? (Lire la suite…)