Vive le PCF

(0 commentaires, 890 articles)

Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil

Articles par Vive le PCF

Ecrits xénophobes de Mélenchon : je demande à Pierre Laurent de couper tout contact entre le PCF et ce politicien dangereux

Emmanuel Dang Tran , transmis à Vivelepcf, 9 décembre 2014

Jean-Luc Mélenchon vient de qualifier, par écrit, à l’attention des médias, sa contradictrice dans l’émission de France 2 du jeudi 4 décembre, la politicienne de droite allemande, Ingeborg Grässle, de « caricature de boche de bande dessinée ».

Je suis outré. Mélenchon est coutumier de l’insulte, de l’injure publique, de la grossièreté. Mais là, il franchit un cap qu’aucun démocrate, aucun républicain et encore moins un communiste ne peut tolérer.

Pierre Laurent a eu raison de rappeler sur RTL dimanche 7 décembre, combien faisait partie des valeurs fondamentales des communistes le combat contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie.

Je n’oblige personne à partager mon analyse que Mélenchon a servi et sert de faire valoir à Le Pen, en essayant de profiter de la poussée fasciste, organisée par le système, pour se faire une place au soleil politique, notamment en s’étant parachuté dans le Pas-de-Calais aux législatives, avec ses idées creuses.

Je n’oblige personne à faire le lien, même indirect, entre les péroraisons de Mélenchon, alors porte-parole du PS, en faveur de l’Europe de Maastricht, celle de la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres et sa tentative de récupération, obscène, de l’exacerbation de la xénophobie qui en est résulté.

Mais j’appelle tous les démocrates, tous les républicains, et d’abord tous les communistes à condamner fermement les propos de Mélenchon.

Il ne s’agit pas d’un écart de fin de banquet. Mélenchon s’est suffisamment répandu auprès des journalistes sur sa recherche de la formule la plus dégoûtante et la plus opportuniste.

Oui, le politicard Mélenchon est dégoûtant. Il a toute sa place dans les émissions obscènes des télévisions privées de fin de soirée. Il n’a rien à voir avec le mouvement populaire anticapitaliste. Insignifiant en lui-même, il se complaît dans le second rôle malsain que lui confère le pouvoir.

Après cette outrance de trop, 100 ans après le déclenchement de la 1ère guerre mondiale, je demande à Pierre Laurent et à toute la direction du PCF de rompre toute relation avec Mélenchon.

A partir de demain, je cesserai de serrer la main aux quelques adhérents du Parti de « gauche » que je peux croiser, provisoirement pour ceux qui se sont égarés en quête d’une organisation de combat, définitivement pour ceux, opportunistes, dévoyés des écoles de l’UNEF et du PS, ou anarchistes de droite, qui ont misé sur leur pair, Mélenchon.

Je suis communiste, donc je combats la xénophobie et le populisme, donc je n’ai rien à faire d’autre avec Mélenchon que de le combattre en attendant que cette baudruche éclate. Communiste, je ne demande qu’à pouvoir l’ignorer, donc à ce que la direction du PCF le laisse déblatérer avec ses amis Dassault, Guaino ou Buisson.

Résultats électoraux de la CGT : premières analyses et hypothèses

Vivelepcf, 9 décembre 2014

Des élections professionnelles ont eu lieu ces dernières semaines dans les fonctions publiques, dans plusieurs grandes entreprises publiques (RATP, Poste, France-Télécom) et privées (Airbus). Les résultats définitifs sont maintenant connus intégralement. Il apparaît que la CGT enregistre un recul assez général, de 2,3% dans la fonction publique.

La CGT reste néanmoins l’organisation syndicale la plus représentative dans la fonction publique comme à La Poste et à la RATP. Le rappeler, ce n’est pas se consoler, c’est souligner une réalité décisive.

Pour autant, il ne peut pas être question d’ignorer la tendance négative que connaît le syndicat révolutionnaire historique de la classe ouvrière. Et c’est une nécessité d’en analyser les causes. Après de premiers échanges avec des camarades de plusieurs entreprises, nous soumettons quelques premières hypothèses au débat.

L’activité des sections et syndicats locaux a permis aux représentants de la CGT de conserver de nombreuses positions qui seront très importantes pour la défense des salariés et les luttes à venir. Mais elle n’a pas empêché, dans la plupart des cas, des reculs, au profit de l’abstention ou d’organisations syndicales de collaboration, pourtant parfois complètement absentes des bureaux et des ateliers et encore plus des mobilisations. Nous comprenons et partageons l’amertume des camarades.

Il est indiscutable que les affaires Lepaon ont lourdement pesé sur le vote en assimilant, à tort, la CGT aux basses pratiques politiciennes dominantes. Ce facteur est d’abord conjoncturel, même s’il a des origines plus profondes. Nous ne pouvons manquer de dénoncer les responsabilités des « corbeaux » qui ont livré ainsi ces informations en pleine période de préparation des élections, alors qu’elles leur sont connues de longue date.

Des facteurs objectifs ont pesé en défaveur de la démocratie professionnelle en général et de la CGT en particulier. Les patrons des administrations et des entreprises publiques ont choisi d’étendre les votes dématérialisés, par internet, ou les votes par correspondance, même dans les grands sites. Eloigner le vote du lieu de travail, des collègues, des syndiqués, c’est tendre à le transformer en un vote désincarné, sorti de son contexte, soumis à l’idéologie dominante. Syndicat de militants, la CGT a été la première pénalisée.

A la Ville de Paris, la municipalité de « gauche » a décidé pour la première fois de sous-traiter au privé l’organisation du vote par correspondance. Le résultat a été désastreux : mélange des enveloppes, envois multiples, confusion générale ! Des boîtes privées, surexploitant une main-d’œuvre précaire, se sont fait de l’argent aux dépens de la démocratie.

Dans certaines entreprises, notamment à France Telecom, et même à La Poste, depuis quatre ans, les suppressions d’emploi, les externalisations ont été opérées à un tel train que la composition du personnel en ressort changée. La surreprésentation des cadres et catégories intermédiaires, moins directement sensibles à leur exploitation et leur condition sociale de classe, affaiblit presque mécaniquement la CGT dans ces grandes entreprises.

Les stratégies de répression antisyndicale, de harcèlement des militants, se sont encore développées en 4 ans, visant en premier lieu les militants de la CGT. On doit le prendre en compte.

Tous ces éléments sont vécus et réels. Mais nous ne pouvons pas nous y arrêter pour autant dans l’analyse du recul de la CGT ou de la FSU.

En ce qui concerne l’éducation nationale, la dématérialisation du vote en 2011 avait entraîné directement une chute de 15% de la participation. La FSU avait reculé de 6%. En 2014, malgré la familiarisation du monde enseignant à l’outil internet, la participation s’est à peine redressée, de 38,5% à 41%. La FSU recule à nouveau de 5% tout en demeurant en tête avec 35% des exprimés.

Quelque chose n’est passé inaperçu à personne. Entre 2010, 2011 et les élections de cette fin d’année 2014 se sont produites les élections de 2012 et l’alternance au pouvoir.

Avant 2012, de façon inédite, CGT et FSU se sont inscrites dans la campagne électorale de la présidentielle, pour la « gauche » et en définitive pour François Hollande. La CGT a organisé, par exemple, début 2012 un rassemblement national, réunissant 4000 cadres CGT du pays, au Zénith de Paris avec les représentants des candidats de gauche. Les grandes mobilisations de 2009, sur un programme très général et donc très politique, le renvoi des immenses manifestations pour les retraites de 2010 à une perspective de changement électoral, avaient déjà manifesté cette stratégie syndicale d’affiliation à la « gauche » politique.

Aujourd’hui, nous sommes en droit de supposer que la CGT fait les frais de ce choix. Directement, certains le lui reprochent ou se sont écartés du syndicat. L’ensemble des organisations CGT, même malgré elles, ont perdu en crédibilité. Indirectement, les désillusions alimentées conduisent aujourd’hui les salariés, notamment du public, vers la résignation, la recherche de solutions individuelles, en contradiction avec les valeurs de la CGT.

Globalement la participation recule de 1,8% dans l’ensemble de la fonction publique (de 4% dans la fonction publique territoriale, frappée frontalement par la « réforme » territoriale).

Les syndicats ouvertement réformistes, CFDT, UNSA, CGC, gagnent légèrement, en se disputant, entreprise par entreprise, les parts de marché. Ils gagnent sur la résignation et le clientélisme et profitent du soutien patronal et étatique. Logique.

Cette organisation syndicale improbable, née de l’anticommunisme, qu’est FO, progresse dans de nombreux endroits. Pratique de collaboration, discours avec quelques accents radicaux, direction à composante trotskyste, sympathisants plus marqués à droite, avec le soutien ponctuel du FN, FO a joué son rôle de vote poubelle antisocial.

Sud-Solidaires a progressé légèrement, surtout dans les administrations, où elle est héritière directe de la CFDT, réformiste avec un vernis gauchiste (hôpitaux), ou de syndicats autonomes (Impôts). Mais Sud recule fortement là où il s’est montré, même à sa façon gauchiste, le plus contestataire, comme à France-Télécom et à La Poste. Tailler des croupières à la CGT ne lui rapporte plus. Ses militants honnêtes et combatifs affrontent la même réalité que les syndiqués CGT.

Ces résultats, contrastés mais globalement négatifs pour la CGT, doublés des polémiques justifiées issues des affaires Lepaon peuvent et doivent amener à une redéfinition de la ligne de la CGT nationalement. Beaucoup d’entre nous ont été choqués des efforts des directions et en particulier de Lepaon pour éteindre la grève des cheminots en juin contre la « réforme ferroviaire ».

C’est pourtant à partir de telles luttes, pour les services publics, pour la défense et la reconquête des monopoles publics, pour la défense du financement et des prestations de la sécurité sociale, contre la casse du droit du travail, contre l’extension du travail du dimanche, pour faire obstacle à la liquidation de l’industrie par des nationalisations conséquentes – automobile, sidérurgie -, contre l’Union européenne, ses directives, ses règlement et sa domination monétaire au service du capital, que peuvent se construire les perspectives de résistance, de rupture avec la politique du capital.

Ces perspectives qui renforceront les syndicats CGT, les syndiqués, les salariés, le pays dans leur entreprise, dans la lutte des classes.   

L’Huma ouvre ses colonnes à Gattaz : mais en quoi peut-on s’en féliciter ?

Vivelepcf, 8 décembre 2014

Responsables du PCF, il ne se passe quasiment pas une heure depuis quelques jours sans que nous recevions un mail de relance nous invitant à acheter et vendre en masse le prochain numéro de l’Humanité Dimanche parce qu’il contiendra la transcription d’un échange entre Pierre Laurent et Pierre Gattaz.

Nous ne devons pas être les seuls à être éberlués que la direction du Parti nous appelle à diffuser l’opinion … du patron des patrons.

Rappelons d’abord comment ce débat a vu le jour. Etape 1 : Pierre Gattaz met au défi dans les médias les hommes politiques de bien vouloir débattre avec lui. Etape 2 : Pierre Laurent répond : « chiche ». Etape 3 : aucun média dominant ne se montre intéressé. Etape 4 : Pierre Laurent et Patrick Le Hyaric mettent l’Humanité au service de ce débat. Etape 5 : Pierre Gattaz répond : « chiche » !

Communistes, nous comprenions bien l’intérêt de prendre Gattaz au mot pour lui porter, par exemple à la télévision, la contradiction sur le terrain de l’idéologie dominante. Mais à la fin des courses, c’est l’inverse qui se produit, c’est Gattaz à qui l’on ouvre les portes et qui pourra apporter son apport à l’idéologie du Front de gauche dans son propre journal.

Le lecteur de l’Huma, même occasionnel, n’en sortira guère plus instruit. L’opinion du Medef, il faudrait qu’il soit sourd et aveugle pour ne pas l’avoir déjà entendue ou lue. L’argumentation de Pierre Laurent, celle des économistes de la gauche européenne, il peut la retrouver dans chaque édition du journal dirigé par Patrick le Hyaric. Au mieux, il sera conforté dans ces positions.

Ce n’est pas ça qui va beaucoup déranger Gattaz. Mais, ce fin renard de la propagande patronale ne compte certainement pas manquer cette occasion inédite. Il va pouvoir montrer à la France, grâce à la direction du PCF, qu’il est un homme ouvert au débat le plus large, tant que c’est pour l’intérêt national, entre hommes de bonne volonté bien sûr. Gros malin, il saura se retrouver d’accord avec Pierre Laurent sur les objectifs – baisse du chômage, relance de l’industrie – malgré les désaccords sur les moyens. Subtil, il saura remercier Pierre Laurent de se préoccuper du « coût du capital » subi par les entreprises, tout en attirant en parallèle son attention sur le « coût du travail ». Pierre Laurent se récriera alors certainement. Gattaz pourra même se retrouver avec lui pour demander une réorientation de la politique monétaire de la BCE plus favorable aux patrons français, ceux qui produisent ici (et profitent aussi!) mais qui, évidemment, n’en peuvent plus des charges… etc.

Gattaz jouera bien évidemment aussi son rôle de gros méchant. Il bavera sur le CICE insuffisant et trop complexe, poussant Pierre Laurent à réclamer des contreparties et ainsi à légitimer les aides publiques au patronat et au profit capitaliste.

On pourrait peut-être s’épargner d’acheter l’Huma vendredi et fermer les yeux. On pourrait mettre plutôt les 1,5 euros dans l’achat des « aventures de Roudoudou » proposées dans les mêmes mails publicitaires du journal fondé par Jean Jaurès.

Mais malheureusement, il ne s’agit pas d’une bourde, d’une maladresse, d’un piège dans lequel seraient tombés quelques collaborateurs de Pierre Laurent sans s’en rendre compte, puis s’en pouvoir l’en dégager.

Non, l’échange Pierre Laurent/Pierre Gattaz révèle un virage bien plus grave de la part de la direction du PCF.

Inviter à débattre courtoisement le patronat, érigé en « partenaire » politique (comme l’idéologie dominante a imposé l’expression « partenaires sociaux »), est en train de devenir une ligne générale. Le secrétaire départemental du PCF Bouches-du-Rhône vient ainsi d’échanger publiquement avec son homologue du Medef 13. Ce n’est pas faire injure à notre camarade que de constater que le patron a largement tiré son épingle du jeu (voir la vidéo).

Les camarades qui ont assisté à la « convention nationale industrie » organisée par la direction du PCF les 22 et 23 novembre derniers en ont vécu une manifestation encore plus grossière de cette tendance.

La réunion était organisée par l’ancien dirigeant de l’aile réformiste de la CGT, Alain Obadia (rappelé par Robert Hue à la direction du PCF). Elle s’est déroulée, en la présence, sinon sous le patronage, entre autres dirigeants de la CGT, de Jean-Christophe Le Duigou, économiste qui s’affiche « keynésien » plutôt que marxiste et qui travaille étroitement avec des patrons au point d’avoir fait préfacé un de ses livres par Jean Gandois (prédécesseur de Gattaz).

Cette réunion méritera un autre article pour souligner notamment l’éviction de toute proposition de lutte immédiate au monde du travail. Evacués notamment les objectifs de nationalisation de la sidérurgie ou de l’automobile, de défense et de reconquête des monopoles publics structurants, de rupture avec l’UE et l’euro… Entre l’expression du désespoir et de la colère et les objectifs vagues et fumeux de réindustrialisation « écologique » ne sont envisagées que des politiques d’aménagement du système, de réorientation des aides au patronat, de baisse du coût du capital en faveur du patronat et des capitalistes productifs, d’accommodement de l’UE.

Pour l’exprimer au mieux, Obadia a appelé à la tribune du Colonel Fabien, un certain Thierry Weil, porte-parole du lobby patronal créé par Louis Gallois et financé par la sinistre UIMM (fédération patronale de la métallurgie), « la Fabrique de l’industrie ». Le moment était finement choisi après l’intervention d’un jeune militant d’Airbus qui dénonçait la délocalisation des usines aéronautiques vers la zone dollar que justement Gallois, ce bon conseiller des princes, a mise en place lorsqu’il était PDG d’EADS, avec le plan « Power 8 ».

Dans son long exposé d’orateur rompu au marketing politique, Weil a dosé généreusement la provocation insultante envers la classe ouvrière et les communistes « à l’ancienne » et les compliments outranciers à Alain Obadia ou à Philippe Martinez, secrétaire de la fédération CGT de Métallurgie, pressenti par Thierry Lepaon pour lui succéder, au cas où. Présent, Martinez venait d’intervenir pour expliquer qu’il fallait désormais envisager prioritairement l’intervention publique au niveau européen comme l’augmentation du SMIC (173 euros en Bulgarie – NDLR). Un bon point de la part du nervi du Medef !

Celui-ci n’a pas feint son plaisir de pouvoir appeler à la collaboration de classe sous la coupole du siège du PCF*. Gageons que Gattaz rira autant de son débat dans l’Huma.

Communistes, cela ne nous fait vraiment pas rire de constater cette réalité que la lutte des classes ne s’arrête plus aux portes des organisations historiques révolutionnaires de la classe ouvrière en France !

Dimanche prochain sera un dimanche sans huma, mais non sans réflexion et action.

 

*Plusieurs camarades ont quitté la salle en signe de réprobation. Le malaise était large. Deux camarades ont interpelé Obadia.   

Mélenchon essaie de profiter d’un effet d’aspiration de … Sarkozy ! Lamentable politicard !

Coup de gueule, Vivelepcf, 7 décembre 2014

Après l’élection de Sarkozy à la tête de l’UMP, Mélenchon a su faire parler de lui dans les médias. Il s’affiche réjoui du retour de l’ancien président qu’il considère comme une « bonne nouvelle ». Il trouve les mots pour célébrer la « cohérence intellectuelle » d’un « protagoniste de haut niveau ». Rien que ça !  

Certains journalistes arrivent encore à s’amuser de voir Mélenchon dire tout le contraire de ce qu’il disait, à peine deux ans plus tôt. Quelques science-potards vont sans doute décortiquer les politicailleries du disciple secondaire de Mitterrand.

Nous les laisserions bien mais malheureusement Mélenchon a été érigé, avec le Front de gauche, à cause de la direction du PCF, en porte-parole de la « gauche de la gauche ». Et de ce fait, ses dernières déclarations aggravent encore le rôle si néfaste de l’ancien apparatchik du PS.

On se souvient de la gravité des conséquences de son choix d’essayer de se faire valoir en se parachutant dans la circonscription de Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais en 2012. Mélenchon a aidé Le Pen en plaçant le débat à ras-de-terre, au plus bas du populisme. Sur ce terrain, le sénateur honoraire du PS, porte-parole du PS au Sénat pour Maastricht, a été logiquement battu à plates coutures. Au lieu de se servir cyniquement de Le Pen comme faire-valoir, il lui a servi de marchepied. C’est très grave.

Non content de cette expérience lamentable, Mélenchon récidive. Il veut se hisser maintenant à la hauteur de Sarkozy – en le célébrant ! – pour mieux s’afficher en opposant et mieux agonir d’injures François Hollande. Mais Mélenchon ne fera oublier à personne ses basses manœuvres de 2012 et son appel à voter pour Hollande « comme pour lui-même ». Il était pourtant, après 30 ans de camaraderie avec le futur précédent, le mieux placé pour ne pas semer d’illusion sur les résultats de son élection.

Mélenchon s’use comme une mauvaise plaisanterie qui dure. Son projet de 6ème République, diversion à la lutte des classes, devient une farce ridicule, personnifiée qu’elle est aux calculs minables de ce second couteau du mitterrandisme.

Cette dernière anecdote ne peut que renforcer la détermination des communistes à se désolidariser du leader du Front de gauche. La direction du PCF, avec Pierre Laurent, s’est enfermée elle-même derrière ce personnage pour mieux continuer sa stratégie d’effacement du Parti. Maintenant, elle tend la main, toujours vers le réformisme et les calculs institutionnels, aux socialistes frondeurs en prévision de 2017. Sans rompre pour autant avec Mélenchon.

Pour nous, c’est ni l’un, ni l’autre, ni les deux à la fois ! C’est le PCF sur des bases révolutionnaires ! Et il est temps !

Flux RSS de Vive le PCF