Vive le PCF

(0 commentaires, 890 articles)

Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil

Articles par Vive le PCF

« PCF: Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Notre démarche dans notre parti, le PCF, notamment pour le 37e congrès.

A l’approche du 37e congrès du PCF, nous reprenons ci-dessous en liens plusieurs textes qui expriment la démarche et la perspective que nous avons dans le Parti et que nous développons dans nos sections et fédérations. Nous allons les prolonger, dans les conditions du congrès, avec le texte alternatif « PCF: reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Bonne lecture, pour les premiers signataires, Corinne Bécourt

1- Appel lancé à l’occasion de la Conférence nationale du 8 novembre 2014:

Appel à celles et ceux qui veulent assumer la nécessité de FAIRE VIVRE ET RENFORCER LE PCF

 

2- Son actualisation, notamment à partir de la situation grecque, pour la fête de l’Huma 2015:

Le mouvement populaire en France se moque bien de qui veut jouer les Tsipras aux élections présidentielles de 2017…

3- La synthèse que j’ai faite de nos objectifs pour le PCF en 2016 (prononcée lors d’un banquet de fin d’année…)

Meeting du 6 décembre 2015 – Intervention de Corinne Becourt, secr. de la section du PCF Saint-Quentin, responsable nationale du réseau « Vive le Parti communiste français »

 

4 – Une dernière clarification:

Pourquoi notre démarche dans le PCF – notamment pour le 37ème congrès – est incompatible avec l’électoralisme et l’opportunisme.

C’est aussi à travers toutes nos actions et campagnes, nos luttes, reprises sur ce site, que l’on doit comprendre la cohérence de notre démarche.

Fraternellement,

 

CB

 

 

 

Plus de 700 communistes pour la sortie immédiate du PCF du processus des primaires. La nocivité de cette stratégie politicienne pour les luttes se révèle face au projet Valls-El-Khomri

Communiqué de presse, 22 mars 2016

Depuis le siège du PCF au Colonel Fabien, hier, Cécile Duflot a plaidé pour « avancer dans la direction » des « primaires à gauche ». Elle était l’invitée à une séance des « lundis de la gauche ». Ce club de discussion pour personnalités de « gauche », dans la logique des « primaires », a été institué unilatéralement par Pierre Laurent, sans aval du Conseil national du PCF.

Hier soir, à nouveau, de même qu’un autre invité, l’ex-secrétaire d’Etat de Jospin, aujourd’hui « frondeur du PS », Christian Paul, Pierre Laurent a dit son engagement en faveur des primaires. Nous rappelons que ni le Conseil national du PCF, ni les adhérents du PCF n’ont validé, en aucune façon, ce choix politicien lourd de conséquences.

Si le fond n’était pas grave, le spectacle serait presque cocasse de l’alternance entre Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. Elles se retrouvent tour à tour secrétaires nationales d’EELV, tour à tour ministres du logement dans le gouvernement antisocial de Hollande, tour à tour avocates des primaires. Et tour à tour partenaires privilégiées de Pierre Laurent !

Pour les élections départementales et les régionales de 2015, la direction du PCF a essayé de forcer des alliances contre-nature, couronnées de plus ou moins de succès, avec EELV, organisation politicienne, dénuée de base sociale, mais propagandiste viscérale de l’intégration dans l’UE du capital. Jusqu’au début de l’année 2016, y compris après le lancement de l’opération « primaires » notamment par Cohn-Bendit, Emmanuelle Cosse était l’interlocutrice. Avec Pierre Laurent, ils se sont notamment retrouvés côte-à-côte dans la campagne pour le 2ème tour des régionales en Ile-de-France derrière le PS Claude Bartolone. Depuis l’entrée au gouvernement de Cosse, Duflot, qui a un peu fait oublier (sans hésiter à le dénigrer) son passage au gouvernement reprend la place de Cosse. Question présidentielle, l’une et l’autre s’étaient retrouvées alternativement derrière Eva Joly (qui avait elle-même lorgné vers Bayrou), Nicolas Hulot ou sur l’hypothèse Cohn-Bendit.

Nous ne pouvons pas concevoir que le Parti communiste français soit intégré dans un tel jeu politicien. Le processus des primaires, aggravant l’institutionnalisation de la stratégie de la direction du PCF, détourne, étouffe la perspective de rupture que portent les luttes et que notre Parti devrait au contraire encourager. Le rassemblement politique que nous devons viser, ce n’est pas celui des politiciens qui choisissent de se positionner, un temps, « plus à gauche », mais celui des travailleurs, des jeunes qui luttent en ce moment contre la loi Khomri.

C’est l’aspect le plus grave de l’adhésion de Pierre Laurent aux primaires. Au Conseil national du PCF des 5 et 6 mars, nous avons dû voter contre le projet de résolution sur la loi El-Khomri parce qu’il aboutit à cette phrase : « Le PCF s’engage ainsi pour construire toutes les convergences qui permettront de bâtir une majorité politique nouvelle à gauche dès les échéances législatives et présidentielles de 2017 pour sortir le pays des impasses dans lesquelles la politique du gouvernement actuel l’enfonce ».

Non ! Les convergences que, communistes, nous devons développer dans la période, ce sont celles entre les salariés du privé qui s’opposent à la casse du code du travail, les cheminots qui s’opposent à la liquidation des acquis du statut SNCF, les fonctionnaires qui s’opposent au dépeçage du statut général de la fonction publique et les jeunes exposés à la remise en cause d’ensemble du statut du travail en France. Nous devons notamment tout faire pour déborder les organisations syndicales de collaboration et les organisations socio-démocrates (roses ou vertes) qui s’efforcent de canaliser le mouvement.

S’il a beau jeu de condamner les primaires, Mélenchon, déjà coupable des illusions semées en 2012, rentre dans la même perspective que leurs partisans. Et lui sur son seul nom « jlm2017 » !  Ni primaires, ni Mélenchon, rassemblement dans les luttes !

Une réunion du Conseil national du PCF est convoquée le 15 avril. Nous demandons qu’elle décide soit de la sortie du PCF du processus des primaires que les communistes n’ont jamais validé, soit d’une consultation immédiate des adhérents sur cette question. « Jeu de dupes », « de poker menteur », il est probable que le processus des primaires n’aboutisse pas, mais, dans un cas comme dans l’autre, et dans l’immédiat, nous demandons de sortir le PCF de toute cette démarche nocive. Nous avons lancé une pétition : « Nous demandons la sortie, sans plus attendre, du PCF du processus des « primaires » pour 2017. Cette démarche politicienne ne doit pas phagocyter le congrès du PCF. »

Passée de la main à la main, envoyée par mail, proposée à quelques réunions, elle a recueilli plus de 700 signatures de camarades de toute la France. Nous savons que la contestation monte dans le Parti, venant de camarades n’ayant d’ailleurs pas forcément les mêmes vues que nous sur d’autres questions. Nous demandons à la direction du PCF de faire connaître notre texte, à l’Humanité de le publier.

Il serait bien contradictoire, pour les hauts dirigeants du PCF, de vanter d’un côté une forme caricaturale de démocratie bourgeoise aussi fumeuses que les primaires à l’américaine, mais, de l’autre,  de refuser l’expression démocratique des communistes au sein de leur propre organisation.

Pour les initiateurs de la pétition,

Corinne Bécourt (secrétaire de la section du PCF de Saint-Quentin), Emmanuel Dang Tran (secrétaire de la section du PCF de Paris 15, membre du CN du PCF), Dominique Negri (secrétaire de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères, membre du CN du PCF)

Contact presse : Jérôme Rubes

Suivez les liens :

PETITION: Sortie, sans plus attendre, du PCF du processus des « primaires » pour 2017! Cette démarche politicienne ne doit pas phagocyter le congrès du PCF.

NOUS DEMANDONS:

- Que les dirigeants du PCF, autrement qu’à titre strictement personnel, suspendent toute participation au processus des primaires et le fassent savoir aux médias

- Que le Conseil national du Parti qui sera convoqué à la mi-avril décide l’organisation d’une consultation nationale des communistes – préalable à la préparation du congrès et indépendamment d’elle – sur la participation ou non à un quelconque processus de primaires pour les présidentielles de 2017.

POUR SIGNER EN LIGNE:    Cliquez sur ce lien

L’analyse et la liste des initiateurs de la pétition:   Suivre ce lien

Solidarité avec Cuba! Déclaration d’organisations pacifistes, membres du Conseil mondial de la Paix, à l’occasion de la visite d’Obama à Cuba

Déclaration d’organisations pacifistes, membres du Conseil mondial de la Paix, à l’occasion de la visite d’Obama à Cuba

Traduction MlN pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 21 mars 2016  (Sur la visite d’Obama, voir aussi « Si le Gouvernement des États-Unis souhaite vraiment aider le peuple cubain, le blocus doit être levé »

A l’occasion de la visite du Président des Etats-Unis à Cuba, du 20 au 22 mars 2016, les organisations signataires de cette déclaration décident :

-          De manifester leur solidarité avec Cuba et son peuple héroïque qui résistent, depuis plus de 50 ans, à l’inadmissible blocus économique, commercial et financier imposé par les Etats-Unis. Il est toujours en vigueur, y compris avec ses dispositions extraterritoriales. Nous en exigeons la levée immédiate.

-          D’exprimer leur soutien avec la lutte de Cuba pour la suppression de la base navale américaine implantée à Guantanamo, depuis plus de 100 ans contre la volonté du peuple cubain et de réaffirmer leur exigence que la souveraineté de Cuba sur ce territoire soit respectée et qu’il soit restitué à Cuba ;

-          De réaffirmer l’exigence que la volonté souveraine du peuple cubain, la souveraineté et l’indépendance de Cuba soient respectées et que cessent toutes les pressions et formes d’ingérence des Etats-Unis contre Cuba, que soit mis fin au plan politique de « changement de régime à Cuba ».

-          De saluer la solidarité de Cuba avec les peuples et les pays menacés par les ingérences et les agressions impérialistes, comme la République Bolivarienne du Venezuela et le peuple vénézuélien, qui défendent leur souveraineté face à l’opération de déstabilisation des Etats-Unis.

-          De saluer, une fois encore, le rôle constant de Cuba dans la défense de la Paix, encore récemment avec son engagement dans la proclamation de région Amérique latine et Caraïbes comme « zone de paix » dans le cadre de la CELAC (Communauté des Etats d’Amérique latine et des Caraïbes) réunie à La Havane les 28 et 29 janvier 2014. Cette proclamation comprend la reconnaissance absolue de l’indépendance et de la souveraineté, du droit inaliénable de tout Etat de décider de son système politique, économique, social et culturel sans aucune ingérence, des principes d’égalité et de réciprocité entre les Etats.

-          De saluer la résistance, le courage et la cohérence de Cuba et de son peuple dans la défense de leur cause patriotique et internationaliste, de leur Révolution, porteuse d’espoir pour les luttes des peuples pour la liberté, les droits humains, la souveraineté, la justice et le progrès social, pour la Paix.

Signataires :

Centre brésilien de Solidarité entre les peuples et de lutte pour la Paix

Association civile des soldats contre la guerre – République Tchèque

Conseil de la Paix de Chypre

Comité finnois pour la Paix

Conseil allemand de la Paix

Comité grec pour la détente internationale et la Paix

INTAL – Belgique

Mouvement de la Paix, France

Alliance pour la Paix et la neutralité – Irlande

Association pour la Paix de Turquie

Conseil portugais pour la Paix et la coopération

Projet Valls-Khomri . Extension de la « garantie jeunes » : peu de réel, rien de sérieux !

Brève, AB pour vivelepcf, 21 mars 2016 

La mobilisation de la jeunesse contre le projet de loi Valls-Khomri monte. Jeunes travailleurs, apprentis, étudiants, lycéens, la plupart ne veut pas que la précarité, qu’ils subissent souvent déjà, s’aggravent et se prolongent indéfiniment.

Le gouvernement commence à avoir peur tant les liens se développent avec la mobilisation des salariés. Il commence à avoir peur que les organisations de jeunesse social-démocrates soient débordées et ne parviennent pas à contenir le mouvement, notamment après la grande journée nationale de grève et de manifestation du 31 mars.

C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre la mise en scène, avec la soi-disant réécriture du projet El-Khomri, de l’extension de la « garantie jeune » annoncée par Valls. Mais la réalité de la mesure est si fumeuse que l’on peut compter que cette annonce va se retourner contre ses auteurs.

La soi-disant « garantie jeunes » est d’abord un dispositif qui existe déjà depuis 2013, sans effet probant sur le chômage des jeunes, en dehors de la manipulation statistique. Des jeunes de 18 à 25 ans, ni étudiants, ni salariés, sans ressources peuvent toucher l’équivalent du RSA (461,26 euros par mois) pendant un an à condition de suivre un cursus dans des missions locales pour l’emploi avec en général des stages chez des patrons.

Valls promet une augmentation du nombre de jeunes « accompagnés » de 50.000 à 200.000 et il annonce l’affectation de 420 millions d’euros par an pour cela.

Mais, problème n°1 : l’annonce vaut d’ici 2017 et bien des choses vont changer d’ici la fin 2017.

Problème n°2 : Pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que le chiffre ne colle pas. Divisez 420 millions par 12 fois 461,26 et vous trouverez 76.000 ! Et non 150.000 ! L’annonce chiffrée cumule sans doute deux années de suite… Donc cela fera peut-être 100.000 jeunes « accompagnés » sur les 900.000 rentrant dans les conditions du dispositif.

Problème n°3 : dans le cadre de la politique d’austérité et d’augmentation des dépenses militaires, sur quel budget public et social seront prélevés les 420 millions annoncés, avec quelles conséquences sur l’emploi ?

Problème n°4 : Aucun moyen nouveau de l’Etat ne semble être prévu pour les missions locales pour l’emploi. Ou alors, cela signifie encore moins de jeunes réellement « accompagnés ». Avec des statuts bâtards, en général associatifs, souffrant de la pénurie de moyens des collectivités, ces missions locales sont elles-mêmes fort précaires. Les institutions publiques qui sont censées les soutenir, par exemple le CIDJ (Centre d’information et de documentation de la jeunesse) voient leur financement littéralement sabré. Dans une collectivité riche comme Paris, la municipalité exécute les missions locales pour l’emploi (le slogan syndical de la grève de 2013 résume tout : « Mission locale de Paris en danger, salariés méprisés, jeunes en galère »).  

En définitive, qu’est-ce que c’est que l’extension de la « garantie jeunes » ? Ce sera quelques milliers de jeunes qui apprendront à rédiger un CV sans pouvoir inscrire une seule ligne supplémentaire dessus. Ce sera quelques milliers de jeunes qu’on enverra accomplir des tâches non-qualifiées gratuitement pour des patrons.

Communistes, nous n’avons jamais cru, ni fait semblant de croire un jour, à la « priorité à la jeunesse » proclamée en 2012 par Hollande ! Tous en grève et en manif le 31 mars !
Flux RSS de Vive le PCF