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Articles par Vive le PCF

CONVERGENCES – PETITION EDF STOP SCISSION PRIVATISATION – SIGNEZ! FAITES SIGNEZ!

 https://edf-stop-scission-privatisation.fr/

CGT Energie et cheminots ensemble (Yvelines-Versailles-9 décembre)

Le projet de scission-privatisation d’EDF, de libéralisation totale du marché de l’électricité est un des plus lourds du quinquennat, directement piloté par Macron. Le mauvais coup devait être bouclé avant fin 2019. Il a été reporté de plusieurs mois.

Clairement, le gouvernement veut éviter la convergence avec la lutte contre la casse des retraites !

L’envolée programmée des tarifs de l’électricité et des taxes ne pourrait que raviver la révolte devant les hausses des prix des carburants en 2018.

La privatisation planifiée de la moitié d’EDF indique trop nettement le but de la « réforme ferroviaire » : la casse des monopoles publics de la SNCF et de la RATP. L’adoption d’un cadre « social » uniformisé du ferroviaire public-privé accompagne la dernière étape du processus de mise en concurrence. Le précédent d’EDF doit éclairer l’opinion en général, et les cheminots en particulier.

Voilà pourquoi nous faisons signer cette pétition en ligne (+ version papier), en plein mouvement contre la « retraite par points », et en pleine mobilisation des cheminots SNCF et des agents RATP, alors que les électriciens et gaziers participent fortement à la lutte pour les retraites.

TRACT GENERAL 5 DECEMBRE :

http://vivelepcf.fr/7633/prive-public-hopitaux-education-impots-transports/

Contre la répression anti-syndicale: soutien national à Alice GORLIER, CGT Ondulys-Saint-Quentin (usine de papier-carton)

Communistes, nous nous associons pleinement à la campagne nationale, lancée par la FILPAC-CGT, de soutien à Alice GORLIER. Son cas est sombrement « exemplaire ».  Il illustre le niveau de répression anti-syndicale qu’encourage directement le  gouvernement. Cette prétention dictatoriale du patronat découle directement de la série de lois et d’ordonnances, depuis plusieurs quinquennats, sur « la représentativité syndicale », sur « le dialogue social », contre « le droit du travail » que nous avons combattues et que nous continuons à combattre.

 

Pourquoi la FILPAC-CGT décide de faire de la réintégration d’Alice Gorlier, déléguée syndicale et élue CGT à Ondulys Saint-Quentin, une bataille nationale.


Le Directeur général du travail, Yves Struillou, directement placé sous l’autorité de la ministre Muriel Pénicaud, vient d’autoriser le licenciement d’Alice Gorlier, déléguée syndicale CGT et élue au CSE de la cartonnerie d’Ondulys à Saint-Quentin.

Cette décision, injustifiée et inique, va à l’encontre du refus du licenciement par l’inspection du travail mais satisfait le patron licencieur qui avait déposé un recours administratif. Elle va aussi à l’encontre de l’avis de l’inspecteur mandaté par le ministère suite à ce recours. C’est donc une prise de position de M. Struillou qui va contre l’avis de ses propres services. Pour la CGT, il s’agit ici d’une décision politique prise au niveau du gouvernement. Elle frappe notre camarade, mais elle vise également l’ensemble de notre organisation syndicale.

Avec le départ contraint d’Alice, c’est la purge anti-Cgt qui continue à Ondulys Saint-Quentin.

Depuis la constitution du syndicat CGT, la direction a multiplié, avec un acharnement insensé, les procédures afin de discriminer et réprimer le syndicat et ses militants et d’intimider l’ensemble des salariés. Ces 18 derniers mois, elle a déjà licencié quatre autres adhérents de la CGT.

Le ministère et le Directeur général du travail choisissent d’apporter leur soutien à une chasse aux sorcières anti-syndicale. Il faut croire que, plus que jamais, les forces de l’argent priment sur le ciment des valeurs de notre République !

La situation d’Ondulys rentre dans une évolution nationale alarmante alors que l’Organisation internationale du Travail s’est publiquement inquiétée de l’inflation des atteintes à la liberté syndicale en France et que le Défenseur des droits vient de lancer un appel contre la discrimination syndicale.

La FILPAC-CGT s’insurge contre ces atteintes aux conventions internationales et aux droits syndicaux fondamentaux dans notre pays, inscrits dans la Constitution et le Code du travail. La convention collective est également très explicite sur ce point et rappelle dans son article 8 que :

« L’exercice du droit syndical est reconnu dans toutes les entreprises dans le respect des droits et libertés garantis par la Constitution de la République, en particulier de la liberté individuelle du travail.

Les syndicats professionnels peuvent s’organiser librement dans toutes les entreprises.

Il est interdit à tout employeur de prendre en considération l’appartenance à un syndicat ou l’exercice d’une activité syndicale pour arrêter ses décisions en ce qui concerne notamment l’embauchage, la conduite et la répartition du travail, la formation professionnelle, l’avancement, la rémunération et l’octroi d’avantages sociaux, les mesures de discipline et de congédiement.

Il est interdit à tout employeur de prélever les cotisations syndicales sur les salaires de son personnel et de les payer au lieu et place de celui-ci.

Le chef d’entreprise ou ses représentants ne doivent employer aucun moyen de pression en faveur ou à l’encontre d’une organisation syndicale quelconque.

Toute mesure prise par l’employeur contrairement aux dispositions des alinéas précédents est considérée comme abusive et donne lieu à dommages et intérêts.

Les parties contractantes s’engagent :

– à ne pas prendre en considération le fait d’appartenir à une organisation syndicale ou politique, ou d’y exercer des fonctions ;

– à ne pas tenir compte des opinions politiques, philosophiques, des croyances religieuses ou de l’origine sociale ou raciale. »

La FILPAC-CGT apporte son soutien entier à Alice et mettra tout en œuvre pour que cette injustice flagrante, sombrement exemplaire, ne reste pas sans suite.

Sur décision de son Bureau fédéral, elle informe et mobilise ses syndicats dans tout le pays et lance une campagne de sensibilisation en direction des clients et partenaires d’Ondulys sur tous ses sites en France ainsi que vers de l’ensemble des syndicats représentatifs.

La FILPAC-CGT tiendra prochainement une conférence de presse en direction des médias nationaux et régionaux, ainsi que vers la presse spécialisés et professionnels de la branche, pour dénoncer les pratiques antisociales pratiquées par Ondulys avec, notamment, la violation d’un des droits le plus élémentaire des salarié.e.s : se syndiquer.

Par ailleurs, la question du lien entre la répression anti-syndicale à Ondulys et les grandes restructurations que l’entreprise s’apprête à opérer est clairement posée. Plus que jamais, dans ces circonstances, la FILPAC-CGT s’associe à l’ensemble de la CGT dans sa défense des missions et des moyens de l’inspection du travail.

Une saisine du Défenseur des Droits de la République va être effectuée, concomitamment aux diverses procédures administratives et judiciaires déjà engagées.

La mobilisation du plus grand nombre dans cette lutte légitime de la CGT sera décisive pour gagner la réintégration d’Alice et le respect des libertés syndicales à Ondulys.

Montreuil le 17 octobre 2019

MOTION DE SOUTIEN SYNDICAL:

Syndicat ……………………………………………

A……………………..,le ………………

Le syndicat …………………………………………dénonce la politique de répression syndicale et de harcèlement pratiquée par la direction de ONDULYS-ST-QUENTIN et, plus particulièrement à l’encontre de notre camarde Alice GORLIER.

Le syndicat ………………………………………….

apporte son entière solidarité à Alice et usera de tous les outils à sa disposition pour mener le combat au côté de notre camarade et pour faire la plus grande publicité sur la politique antisyndicale de l’entreprise ONDULYS-ST-QUENTIN.

Le syndicat ……………………………………………………

exige de la direction de l’entreprise ONDULYS-ST-QUENTIN qu’il réintègre, dans les meilleurs délais notre camarade Alice, et qu’il cesse immédiatement sa politique de répression syndicale et de harcèlement à l’encontre des élus CGT.

Pour Le syndicat ………………………………

Motion à envoyer à :

Nous vous remercions de bien faire parvenir la motion aux adresses mails suivantes de la direction d’Ondulys St Quentin:
eric.gheysens@ondulys.fr
jean-philippe.pavon@ondulys.fr
jean-philippe.delcourt@ondulys.fr
philippe.tran@ondulys.fr
wim.messiaen@vpk.be
et de mettre en copie au syndicat : cgtondulys02@gmail.com

Privé, public, hôpitaux, éducation, impôts, transports…

Ensemble, faisons sauter le coup tordu de la « retraite par points » et faisons reculer toute la politique antisociale de Macron !

DES LUTTES DE PLUS EN PLUS CONSEQUENTES

Depuis quelques mois, la riposte des travailleurs à la politique de Macron s’élève en détermination et en organisation dans de nombreux secteurs. La colère devant les atteintes au pouvoir d’achat des salaires et des retraites, notamment via les hausses de l’énergie, n’a pas faibli. A l’hôpital public, dans l’éducation, aux impôts, dans l’industrie (Alstom/Michelin…), l’agriculture, la grande distribution, les transports etc. le mouvement social vise directement, par la grève, le patronat, le capital et la politique au service des profits et des plus riches.

La politique Macron, sa méthode « en même temps », sont à la peine. Sa feuille de route de casse structurelle des acquis sociaux et démocratiques (sécurité sociale, services publics, droit du travail, assurance chômage, ), en coordination avec l’UE, est de plus en plus contestée. Pour l’instant encore, à la crise des urgences et de l’hôpital public, Buzyn se permet de répondre par une remise en cause du statut et des cadeaux au privé. A la révolte de l’école et du lycée, à la casse du bac, Blanquer répond répression à moyens constants. Des provocations !

LA NOUVELLE CONTRE-REFORME DES RETRAITES, « PAR POINTS », EST LE POINT DE CONVERGENCE NATUREL pour faire reculer toute la politique du pouvoir. Le gouvernement le sait. Il patauge. Il a reporté de 6 mois en 6 mois sa réforme. Il refuse de dévoiler son projet de loi. Il laisse ses ministres se contredire pour ménager les ambiguïtés. Il tente de dresser les catégories, selon les âges, les secteurs, les unes contre les autres, dans une perspective de la négociation corporatiste de « compensations », de moindres reculs. La « com’ » de Macron est lamentable. Un coup, il brandit une exigence « d’équité », le lendemain, une exigence « de comblement du déficit ».

Il faut faire sauter dans l’œuf le projet de retraite par points. Peu importent les « aménagements », l’essentiel est inacceptable pour tous les travailleurs. Notons qu’aucune organisation, ou presque (un syndicat qui négocie le poids des chaînes…), même pas la droite parlementaire, ne soutient la « retraite par points », tellement ses objectifs néfastes sont évidents.

La retraite par points, c’est l’intégration de toutes les mauvaises périodes de la vie professionnelle (chômage, temps partiel, précarité) pour abaisser la pension de départ, au lieu, dans le privé, des 25 meilleures années de cotisation. D’autres dispositions néfastes seront dévoilées plus tard (contre les reversions, la prise en compte de la maternité, les pensions des cadres…). Le but est bien de développer la « capitalisation »: rogner son salaire net pour jouer sa retraite sur les marchés financiers!

La retraite par points, intégrant régime général et complémentaires, fonctionnaires et régimes « spéciaux », c’est couper la référence aux salaires, aux annuités de, rompre la solidarité avec les actifs. Le but évident du pouvoir est de se donner les moyens de baisser, d’un coup, toutes les retraites : en cas de crise à la « grecque », avec les points, il n’y aurait plus qu’à appuyer sur un bouton pour léser de 10% ou de 20% tous les retraités, au nom d’une crise financière…

La retraite par points, c’est aussi un coin enfoncé dans le statut de la fonction publique, référence sociale pour l’ensemble du monde du travail. Les fonctionnaires, les enseignants notamment, ont bien raison de ne rien croire des boniments des ministres Blanquer, Buzyn, Darmanin et Dussopt.

Macron va-t-il s’enferrer comme de Villepin sur le CPE en 2006 ? Ses plus hauts conseillers le redoutent tant Macron ne comprend rien de la langue du peuple. Pour l’instant, le président des riches joue à fond sur la division et la diversion.

Le gouvernement, mauvais joueur, refuse d’abattre ses cartes sur les retraites. Le flou entretient le soupçon. Macron escompte que le mouvement, lancé le 5 décembre, en particulier par les cheminots SNCF et les agents de la RATP passe pour « corporatiste ». Il veut isoler, régler à part et en amont, le cas des « locomotives » des luttes sociales. Ce calcul peut et doit être mis en échec.

SOUTIEN TOTAL AUX AGENTS DE LA SNCF ET DE LA RATP DANS LEUR DOUBLE-BATAILLE !

A partir du 5 décembre, les agents de la SNCF et de la RATP ripostent à plusieurs attaques « en même temps » : la retraite par points mais aussi le dernier volet de la « réforme ferroviaire », l’application de la loi « Mobilités », qui livrent à la concurrence les réseaux SNCF et RATP. Les PDG exercent un chantage à l’aménagement « social » de la liquidation des monopoles publics historiques. Dans leurs luttes pour le service public, les agents de la SNCF et de la RATP refusent les arrangements partiels et illusoires qui les isoleraient de l’opinion, des usagers, des autres travailleurs dans la défense du service public et détruiraient encore leurs conditions d’exercice du service public.

Soutenons les locomotives de la lutte sociale ! NI RETRAITE PAR POINTS, NI ACCEPTATION DE LA FIN DES MONOPOLES PUBLICS !

L’accident dans les Ardennes, le 16 octobre, aurait pu être tragique, à cause de la suppression du poste de contrôleur et sans l’action héroïque du conducteur de train. Il a marqué la gravité, en termes de service, de sécurité, de la privatisation en marche. Les cheminots ont réagi spontanément avec la CGT. La force de l’immense mobilisation contre la « réforme ferroviaire » de 2018 n’est pas éteinte. Le gouvernement a su jouer du calendrier de grève mais n’a pas gagné sur le fond. Depuis, 18 mois de dégâts sont passés qui renforcent la solidarité des usagers (de certains élus ?). Pour la RATP, la dégradation de la sécurité des bus éclate au grand jour. Dès 2023, la région et la ville de Paris laisseraient le « marché » au privé ? Dans RATP, P, signifie « parisien » et R, « régie », nationalisée en 1948 ! Rappelons-le!

Peureusement, Macron met en sourdine l’une de ses plus graves mesures: la scission-privatisation d’EDF. Le projet, bouclé, devait passer avant la fin 2019. Il est reporté d’au moins 6 mois. Il s’agit évidemment d’éviter la même protestation que contre la hausse des carburants, alors que des augmentations de l’électricité pourraient aller jusqu’à +50% ou 70%. Il s’agit, par rapport à la RATP et la SNCF, de ne pas laisser voir comment des concessions partielles, un moment, n’évitent pas le pire à terme pour les droits sociaux et le service public. PETITION EN LIGNE: https://edf-stop-scission-privatisation.fr/

LES DIVERSIONS (RATEES) DE MACRON

Les médias aux ordres s’efforcent de diluer les enjeux des batailles sociales. Au nom des évolutions du climat, il faudrait accepter tous les prélèvements et toutes les taxes au profit du « capitalisme vert ». Cela ne prend pas beaucoup. Depuis septembre, Macron, Buzyn, Blanquer, maintenant le Monsieur retraites Delevoye renvoient l’opinion vers la question de l’immigration, que ce soit sur l’école, les retraites. La méthode politicienne est éculée. Pour nous, il n’y a pas à mesurer l’apport « économique » des immigrés que l’impérialisme et les trafiquants de main-d’œuvre déplacent ! Travailleurs français, issus de l’immigration ou immigrés en France, avec nos différences, nous sommes tous du même côté de la barricade !

Le système Macron veut enfermer l’alternative entre LREM et le RN. A droite, comme dans d’autres pays, des ponts sont lancés entre partis institutionnels et partis issus de l’extrême-droite. A gauche, la social-démocratie de collaboration tente de se reformer, sous le signe de la soumission à l’UE du capital. Dans la bataille qui commence pour les retraites, communistes, nous rejetons tout dérivatif politicien vers une nouvelle « union de la gauche » avec ceux qui ont systématiquement détruit, sous Rocard, sous Jospin, sous Hollande, le financement solidaire de notre système de retraite par répartition.

L’ALTERNATIVE POLITIQUE : CE N’EST (PAS ENCORE) LA REVOLUTION, CE N’EST PAS (JAMAIS) LA RECONSTITUTION D’UNE ILLUSION ELECTORALE SOCIAL-DEMOCRATE ET UNE UNION DE LA GAUCHE DE COLLABORATION. L’ALTERNATIVE POLITIQUE PART DE LA VICTOIRE DE LA LUTTE SUR LES REVENDICATIONS !

COMMUNISTES, NOUS SOUTENONS ET PORTONS CES REVENDICATIONS: Le RETRAIT DE TOUT PROJET DE RETRAITE PAR POINTS. Nous nous battons pour la retraite à 60 ans, complète avec 37,5 annuités. Ces paramètres correspondent à la réalité des carrières et posent le lien essentiel, solidaire, entre travailleurs actifs et retraités. Le financement doit se faire par la fin des exonérations et autres cadeaux au patronat (CICE) qui pèsent plus de 60 milliards d’euros par an. / Un plan d’urgence pour l’hôpital public avec suspension de toutes les fermetures de services et d’hôpitaux, avec 4 milliards d’euros immédiatement en 2020 pour la revalorisation des professions, l’embauche, l’investissement./ La défense et la reconquête des monopole publiques SNCF-RATP-EDF/ Le retrait du plan Darmanin de saccage des services des Finances Publiques/ Le retrait des projets Riester contre Radio-France et France-TV/ L’abandon des réformes inégalitaires du baccalauréat et du lycée/ Des moyens pour les écoles/  le maintien des APL et de toutes les aides sociales spécifiques que le projet de « revenu universel » veut écraser: L’annulation de la réforme-étatisation de l’assurance chômage/ La sortie de la France de l’OTAN et la baisse des dépenses militaires etc.  FACE AU « EN MÊME TEMPS »: LE « TOUS ENSEMBLE! »

Combien de morts encore à venir au Mali et ailleurs ? 2020 : exigeons la fin de toutes les opérations militaires françaises à l’extérieur !

Repris de PCF Paris 15, 2 décembre 2019

Pour quoi l’armée française intervient et tue un peu partout dans le monde ? Pour quoi des soldats français sont-ils tués si loin de leur pays ? En ces jours sombres, le pouvoir et ses médias veulent nous interdire même seulement de poser la question. A la rigueur, une discussion tactique est autorisée sur les modalités des interventions militaires françaises, mais non sur leur bien-fondé. Les discours officiels rappellent la pire propagande militariste, d’avant 1914 par exemple. Communistes, nous ne l’acceptons pas.

Le récit des jeunes destins brisés des 13 derniers soldats morts français nous touchent profondément. Nous respectons l’évocation de l’honneur et de la servitude militaires. Mais les médias ne montrent que cela et minimisent la douleur et taisent la révolte des familles.

Ces soldats s’étaient engagés. Ils devaient savoir ce qu’ils risquaient. Certes. En ce sens, ils ne sont absolument assimilables aux appelés de 1914 ou de 1940 ou de la guerre d’Algérie. Mais, dans un monde de chômage de masse, nous savons comment les recruteurs utilisent la détresse des jeunes, leur promettent formation et stabilité, avec si souvent comme résultat à l’armée, sinon la mort ou la blessure, de lourds troubles psychiques liés à la guerre.

Notre colère devant ces morts, devant la mort semée par des soldats français partout dans le monde, est avant tout politique et se dirige contre la politique impérialiste des gouvernements français successifs.

 Le 11 novembre 2019, dans le 15ème arrondissement, Macron a inauguré le monument aux morts dans les « opérations extérieures », qu’avait décidé Sarkozy et dont Hollande a posé la première pierre. Le discours de Macron, péniblement grandiloquent était proprement insupportable (lien vers la vidéo : https://youtu.be/W5ZsDc6ejB4).  D’autant plus venant d’un jeune financier politicien qui n’a jamais connu la guerre, et est étranger à toute fraternité d’armes, même à celle d’une campagne électorale de terrain.

Une semaine avant l’inauguration, il fallait graver un nom de plus. Deux semaines après, il fallait en ajouter  13 encore. C’est atroce. Combien d’autres à venir ?

Macron dit: « Morts pour la France » ; « sacrifices consentis » ; « sentinelle et bouclier » ; « champ d’honneur » ; « cohorte héroïque » ; « parce qu’il le faut » ; « responsabilité de la France » ; « place de la France dans le monde » ; « voix singulière » ; « protection de nos intérêts » etc. Ecœurant !

« Nos intérêts » : Les intérêts de qui ?

Depuis 1963, toutes les opérations extérieures n’ont pas eu les mêmes motivations, entre les opérations de « maintien de la paix » de l’ONU avec une participation française non dénuée d’arrière-pensées, des interventions clairement néocoloniales comme au Zaïre ou au Tchad sous Mitterrand, et maintenant des interventions françaises intégrées dans la défense d’intérêts impérialistes occidentaux, US-UE.

Le pétrole, le gaz, les oléoducs, l’uranium, les « terres rares » etc., que les puissances occidentales se disputent entre elles ou disputent aux autres puissances comme, en premier, la Chine, sont toujours des préoccupations majeures pour les groupes capitalistes dont l’intérêt n’a rien de « national ». Comme la répartition des sphères d’influence et des marchés, dans l’affrontement inter-impérialiste.

Les marchands de canons français tiennent toujours le haut du pavé, sous-traitants des faucons américains et profiteurs d’une surenchère sans fin  des budgets militaires.

Cynisme crasse aussi: Ceux qui meurent au Sahel aujourd’hui paient directement les conséquences de l’élimination de la carte de la Libye par Obama, Sarkozy et Blair. Peu après, Fabius ministre de Hollande saluait les milices islamistes en Syrie. Il est évident que l’intervention militaire de l’ancienne puissance coloniale en Afrique, les destructions et morts qu’elle cause, ne pourront guère contenir mais au contraire, exacerberont les crises, les radicalisations, le « terrorisme » et de la guerre en Afrique.

« Les responsabilités mondiales de la France », dit-il ? « Cette fois, l’ignorance des victimes est tragique. On croit mourir pour la patrie; on meurt pour des industriels. » : la sentence d’Anatole France après 1918, est plus juste que jamais.

Macron vient de déplorer « l’état de mort cérébral de l’OTAN ». Son expression fait écho à la volonté de Trump de faire payer davantage les pays européens à l’effort militariste et impérialiste occidental. Depuis 2018, la France augmente déjà chaque année, et d’ici 2022, son budget militaire de 1,7 milliards d’euros aux dépens des dépenses publiques et sociales. Il est temps de dire « stop » !

Ne laissons pas la mémoire des morts français en Afrique être mise en scène pour justifier cette politique guerrière, impérialiste, antinationale !

Exigeons le retour en France de tous les soldats français en opérations extérieure, la fermeture des bases militaires françaises comme celle d’Abu Dhabi ! Exigeons la baisse des crédits militaires.

2 décembre 2019

PS : Communistes, nous ne souscrivons absolument pas aux propos, diffusés via un « tweet » sans doute hâtif, par Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, dans lequel, après la mort des 13 militaires au Mali, il « apporte tout son soutien aux soldats mobilisés à l’étranger dans le combat commun contre le terrorisme ». En 2013, nous n’avions été qu’une petite poignée de membres du Conseil national du PCF à refuser l’intervention Barkhane au Mali, la surenchère guerrière, et à démonter le prétexte du « combat contre le terrorisme ». La suite nous a plus que donné raison.

PETITION EN LIGNE  (depuis 2018):

https://baisse-budget-militaire.fr/

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