Vive le PCF
(0 commentaires, 890 articles)
Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil
Articles par Vive le PCF
CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention de Corinne Bécourt dans la discussion générale
Sur le Mali. Je tiens à saluer l’intervention de Nordine Idir, nouveau secrétaire de la JC, pour son communiqué clair et courageux dénonçant la guerre française. C’est ce type d’intervention que j’aurais aimé entendre ici de la part de la direction du Parti.
Pierre Laurent nous dit que les « vérités d’hier ne sont pas celles d’aujourd’hui… » Les combats des communistes, souvent seuls, courageusement à contre sens, contre les guerres impérialistes, pour l’autodétermination des peuples ne sont pas pour moi à renvoyer dans l’histoire. Malheureusement, ils sont d’une terrible actualité.
Aussi, je n’en reviens pas d’entendre ici des voix pour justifier l’intervention militaire au Mali. Qui peut croire que les motivations de l’Etat français sont autres que les intérêts du capital, notamment le contrôle de mines d’uranium ?
Que Mélenchon trouve les formes de l’intervention « discutables », c’est son problème. Mais pour le PCF, le refus de toute guerre impérialiste n’est pas « discutable ».
La situation nationale est grave, dramatique pour des centaines de milliers de familles. Hier, nous apprenons la suppression programmée de 7500 emplois à Renault. Le gouvernement, représentant l’Etat actionnaire, le ministre Montebourg, n’y voient rien à redire ! Même pas les larmes hypocrites versées sur PSA !
Et le PCF, nous faisons quoi ? (Lire la suite…)
Contre toute suppression d’emploi. Pour le développement industriel !
RENAULT
CONTRE TOUTE SUPPRESSION D’EMPLOI
POUR LE DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL
Après Peugeot, c’est au tour de Renault d’annoncer une nouvelle charrette de suppressions d’emplois. Pour Peugeot, le gouvernement avait fait semblant de s’opposer (avant de céder). Pour Renault, le gouvernement approuve !
CHANGEMENT. ON Y AVAIT DROIT NOUS DISAIENT-ILS ?
Au-delà des rodomontades du gouvernement, c’est bien en effet la même politique qui se poursuit depuis des dizaines d’années : la baisse du « coût du travail » au nom de la concurrence internationale.
Une même politique qui se poursuit partout en Europe, quelles que soient par ailleurs les « couleurs » des gouvernements dits de gauche ou de droite.
ACCEPTER CETTE POLITIQUE EUROPEENNE, C’EST RENDRE ILLUSOIRE TOUTE PERSPECTIVE DE CHANGEMENT.
Ainsi comment le gouvernement PS-Verts peut-il affirmer que le dispositif « contrats d’avenir » permettra d’insérer dans l’emploi des milliers de jeunes alors que, dans le même temps, il approuve la casse de milliers d’emplois – jusque dans les entreprises où l’Etat est actionnaire ?
Cette course à « la baisse du coût du travail », si elle répond aux exigences des grandes entreprises capitalistes et des marchés financiers, est un véritable désastre humain.
Combien de temps va-t-on dire aux salariés qu’ils gagnent trop, qu’avec leurs familles ils coûtent « trop cher » ?
Combien de temps va-t-on continuer ainsi à réduire la consommation des mêmes salariés, partout dans le monde et justifier ensuite … la nécessité de baisser encore leurs salaires pour garder « des parts d’un marché » que l’on réduit constamment ?
IL FAUT SORTIR DE CETTE SPIRALE INFERNALE.
IL FAUT SORTIR DE CETTE EUROPE.
C’est devenu une exigence incontournable pour qui veut sincèrement changer la société.
On le voit aujourd’hui avec un gouvernement acceptant docilement le rôle assigné à la France – « bras armé de l’Europe pour défendre « l’ordre international » imposé par les USA – pendant que l’Allemagne constituerait le principal pôle industriel européen.
Autrement dit : la France dépense des milliards d’euros pour porter la guerre en Côte d’Ivoire, en Libye, maintenant au Mali et approuve les suppressions d’emplois industriels sur son propre territoire.
C’EST LA RESISTANCE QUI EST A L’ORDRE DU JOUR.
Elle l’est, bien évidemment, du côté des salariés de Renault.
Ils n’ont aucune raison d’accepter que leurs emplois, l’outil industriel auquel leurs savoir-faire, leurs compétences ont grandement contribué soient sacrifiés.
Elle l’est également du côté de tous les autres salariés. En soutenant les salariés de Renault, c’est aussi leur propre emploi demain – et celui de leurs enfants – qu’ils défendent.
Et cette résistance doit être accompagnée de choix politiques forts :
- augmentation du SMIC et de tous les salaires pour relancer la consommation
- nationalisation de Peugeot et de Renault pour se donner les moyens de mettre en œuvre un véritable plan de développement industriel.
CN du PCF du 16 janvier 2013 – Intervention d’Emmanuel Dang Tran sur la guerre au Mali
Conseil national du PCF du 16 janvier 2013, Intervention d’Emmanuel DANG TRAN, fédération de Paris, sur la situation au Mali
Voyons, la guerre lancée par l’Etat français au Mali n’est pas une guerre humanitaire pour délivrer un peuple ! Il est impossible pour le PCF d’entretenir une position ambigüe, de ne pas dénoncer l’intervention et ses objectifs réels.
Les exemples d’Irak, d’Afghanistan, de Libye etc. montrent que les interventions impérialistes ont renforcé bien plus le « fascisme islamiste » qu’autre chose. Sur ce plan, les conséquences finales de l’intervention au Mali sont imprévisibles, pour ce pays, pour la région et même plus largement. Ceux qui se sentent « soulagés » aujourd’hui ne le seront peut-être plus demain. Quant à la sincérité du prétexte du gouvernement français : songeons qu’au même moment, il soutient politiquement et arme les « djihadistes » en Syrie.
Prendre l’avis des associations et partis maliens progressistes est opportun. Mais notre position doit découler de ce qui doit rester notre grille d’analyse, au 21ème siècle comme au 20ème, n’en déplaise à certain, toujours valable à preuve du contraire : l’anti-impérialisme.
J’entends Jacques [Fath , responsable du secteur international]. J’ai lu les propos d’André Chassaigne au sortir de sa rencontre avec Ayrault. L’un et l’autre ont exprimé la crainte que l’intervention française soit « suspectée » d’être, « assimilée » à… un retour de la « Françafrique ». Mais voyons, il n’y a même pas à en douter !
L’Etat français n’a qu’une préoccupation : défendre les intérêts économiques et géostratégiques du capitalisme, d’abord national, dans toute cette partie de l’Afrique. La guerre impérialiste en Libye a accentué la déstabilisation du Mali, attisé les conflits préexistants et leur militarisation. L’Etat français néocolonial, à la pointe des bombardements en Libye, a une responsabilité écrasante dans cette situation nouvelle. Il a une responsabilité tout aussi écrasante dans l’état récurrent de sous-développement et de dépendance dans lequel se retrouve l’ensemble du Mali. La guerre française ne vise en rien modifier cet état de fait mais le fera perdurer.
La solidarité entre le peuple français et les peuples africains passe par la position que le PCF devrait prendre : dénoncer la guerre impérialiste, mobiliser pour l’arrêt de l’opération et pour un règlement politique entre les belligérants.
CN du PCF du 16 janvier 2013 – Corinne Bécourt s’oppose à la mainmise du FdG sur le Parti
Conseil national du PCF du 16 janvier 2013
Intervention de Corinne BECOURT, fédération de l’Aisne, en réaction aux explications de Pierre Laurent sur la coordination du Front de gauche
C’est inadmissible. Des instances du Front de gauche que nous ne connaissons pas, décident unilatéralement du contenu et de l’organisation d’une campagne politique nationale qui nous sont imposés. Pierre Laurent nous dit que c’est la « coordination nationale » dont il fait partie, nous ne savons pas avec qui.
Donc, la veille, hier, les groupes et personnalités du Front de gauche annoncent à la presse leur opération politique. Et le lendemain, les membres du Conseil national du PCF n’ont même pas le texte adopté!
Camarades, c’est ça le Front de gauche ! La forme – le coup de force – et le fond – le réformisme politicien – se rejoignent. Ils sont cohérents !
Les communistes sont mis à l’écart. Les propositions communistes de rupture sont effacées. Le Parti est mis sous tutelle des personnalités éminentes du Front, un niveau inaccessible pour les communistes.


