Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Hommage à Henri Alleg
EDT pour Pcf Paris 15, 20 juillet 2013
Henri Alleg est mort le 17 juillet 2013, à la veille de ses 92 ans.
Jusqu’il y a à peine un an, avant qu’un accident de santé le freine, Henri restait un infatigable militant communiste. Pour beaucoup, dont remarquablement de nombreux jeunes, Henri constituait un repère, un référent, notamment dans les débats secouant le PCF et le mouvement communiste français.
Toujours disponible, toujours guidé par le marxisme-léninisme, toujours subtilement attentif à l’état des luttes et aux conditions du rassemblement, Henri a été jusqu’au bout un précieux conseil, un acteur entier du maintien et du renforcement d’un parti communiste authentique en France.
Sa mort invite à revisiter l’ensemble de son œuvre militante communiste, internationaliste, dont une part essentielle s’est déroulée en Algérie. Déjà la parution de ses « Mémoires algériennes » avait été l’occasion d’échanges passionnants.
Le nom d’Henri Alleg est lié à « la Question », ce témoignage implacable, au retentissement mondial, contre la torture pratiquée par la puissance impérialiste française. (Lire la suite…)
Retraites – régimes « spéciaux »: le chaud et le froid pour faire reculer les acquis de tous les travailleurs
NDRL: on apprend aujourd’hui, 3 juillet, que la discussion sur le projet de loi de « réforme ferroviaire » devrait être décalée à la fin novembre, pour éviter la coïncidence avec les retraites…
Retraites, régimes « spéciaux » : le chaud et le froid. Pas question de nous faire accepter de nouveaux reculs sur notre statut !
Pcf Paris 15 – RATP – 27 juin 2013
Hollande et Ayrault laissent planer le doute sur le contenu de la nouvelle attaque contre les retraites des travailleurs programmée pour la fin de l’année.
La longue période de concertation dans le vide sert à conditionner l’opinion. Des rapports « d’experts » à la botte déclinent la panoplie des propositions antisociales. La mascarade de « sommet social » des 20 et 21 juin avec les syndicats veut faire croire à une concertation.
Dans le même temps, les médias de l’idéologie dominante désignent à la vindicte générale les fonctionnaires et les salariés du secteur public relevant des régimes « spéciaux ». On a l’habitude ! Le 16 juin pourtant, Hollande semble laisser entendre, à la télévision, qu’une nouvelle casse des régimes « spéciaux » ne serait pas à l’ordre du jour après celle de 2007 (à laquelle cette « gauche » a bien collaboré !).
Cette politique du « chaud-froid » est bien calculée, qu’on ne s’y trompe ! Toujours diviser les travailleurs pour mieux les exploiter. Toujours cacher un mauvais coup sous un autre. Immédiatement, il a des projets spécifiques contre le service public et les agents de la RATP et de la SNCF, pour préparer la mise en concurrence, suivant l’Union européenne, pour avancer dans la casse des statuts sociaux.
Le petit chantage du gouvernement est clair: « on ne touchera pas trop vite à vos retraites si vous acceptez pour les uns la réforme ferroviaire, pour les autres, la suite de la marche à la privatisation ».
Les cheminots et les agents de la RATP viennent massivement de montrer qu’ils ne sont pas dupes.
Le 13 juin, les agents de la SNCF étaient plus de 50% de grévistes, 75% dans l’exploitation, contre la « réforme » ferroviaire qui menace la SNCF d’éclatement, prépare la concurrence du transport de voyageurs et prépare la fin du statut des cheminots remplacé par un statut dégradé des salariés du rail. Le 27 juin, les agents du fret et du commercial ont poursuivi l’action générale sur leurs revendications particulières.
Le 6 juin, à Bus et MRB, le 3 au ferré, les agents de la RATP ont mené la grève la plus suivie depuis 2007 contre la dégradation des conditions de travail et en particulier l’augmentation du temps de travail, sous toutes ses formes, y compris les plus insidieuses.
Pour notre avenir, pour celui de nos services publics, la lutte est le seul choix payant !
Les retraites, c’est notre affaire à tous ! Nous sommes bien placés pour le savoir ! Le recul les uns sera un recul des autres. Les mesures les plus précisément annoncées – nouvel allongement de la durée de cotisation, hausse de la CSG des retraités – nous concernent directement. Opposons-nous à la nouvelle contre-réforme ! Exigeons plus que jamais notamment le retour aux 37,5 annuités !
Ils disent encore « pénibilité », font semblant de chercher des systèmes… Rétablissons pour tous les agents concernés à la RATP le 1/5ème, modèle de prise en compte de la pénibilité pour les retraites (pour que les agents aient la même espérance de vie que tous et non la même durée de retraite !).
Pour la même raison, nous n’avons rien à céder, à négocier sur notre temps de travail !
Face au prétexte de concurrence, à l’épouvantail, disqualifié, des directives européennes, opposons le maintien, le rétablissement et l’extension des monopoles publics du transport !
Le gouvernement a peur d’une conjonction de la colère de l’ensemble des travailleurs avec les luttes dans les entreprises, un nouveau mouvement pour les retraites et une mobilisation d’un secteur stratégique, les transports.
Il a raison d’avoir peur parce que c’est notre avenir, celui de nos anciens, celui de nos enfants que nous allons défendre !
Affaire Snowden: La France et le Portugal interdisent le survol de leur territoire par l’avion d’Evo Morales !
Affaire Snowden: La France et le Portugal interdisent le survol de leur territoire par l’avion d’Evo Morales !
Brève vivelepcf, 3 juillet 2013
Mardi 2 juillet 2013 au soir, le président bolivien Evo Morales rentrait du Forum des pays exportateurs de gaz à Moscou. Son avion devait effectuer une escale technique à Lisbonne.
Mais la France et le Portugal lui ont refusé le survol de leur territoire et il a dû finalement se poser d’urgence à Vienne en Autriche.
Pour quel motif ? Les autorités françaises et portugaises soupçonnaient le Président Morales de transporter dans sa soute l’informaticien Edward Snowden, pourchassé mondialement par les Etats-Unis pour avoir révélé certaines de leurs pratiques d’espionnage.
Le président et le gouvernement boliviens ont exprimé leur consternation et leur indignation devant cette « discrimination », cette violation du droit international, de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, qui a mis en danger la sécurité d’un chef d’Etat. Plusieurs pays d’Amérique latine se sont joints à cette protestation.
Ce nouvel épisode illustre le déballage d’hypocrisie, la grosse farce orchestré depuis l’éclatement de l’affaire Snowden.
Les puissances impérialistes s’espionnent les unes les autres : quelle révélation ! Les services secrets américains espionnent plus efficacement les pays d’Europe, que les leurs les Etats-Unis : quelle surprise !
En s’offusquant, les politiciens européens et notamment français (droit et gauche confondus) tentent lamentablement de créer un impossible réflexe de « nationalisme européen » derrière l’Union européenne, la Commission européenne.
Mais s’ils sont parfois rivaux, les impérialismes européens et américain savent se serrer les coudes, encore davantage contre des gouvernements à orientation anti-impérialiste comme celui de Bolivie. Et contre les travailleurs de leur propre pays !
Non à la liquidation de SGS-Aster ! Exigeons l’intervention des pouvoirs publics !
Pour la sécurité des médicaments, pour la préservation en France des compétences en matière d’essais cliniques
L’industrie pharmaceutique française est l’une des plus développées au monde. Chaque année, 600 millions d’euros sont consacrés à la recherche, privée ou publique, dans la recherche clinique.
La législation française est l’une des plus poussées du monde en matière de sécurisation du médicament. Des scandales comme ceux du Mediator ou des prothèses PIP sont l’exception. Avant toute mise sur le marché, un médicament doit faire l’objet d’essais cliniques sur l’homme. Dans ce domaine aussi, l’encadrement juridique en France est très avancé.
Mais pour les multinationales, les essais cliniques constituent un marché concurrentiel mondialisé, source de profits potentiels considérables.
En France, on teste les médicaments dans des cliniques spécialisées sur des volontaires sains, suivis dans la durée, indemnisés jusqu’à 3800 euros par an. En Inde à l’extrême opposé, on peut recruter des cobayes à 5 euros l’expérimentation.
C’est dans ce contexte qu’il faut situer la décision de la multinationale suisse SGS de liquider la clinique Aster, l’un des trois principaux spécialistes français des essais cliniques, situé dans le 15ème arrondissement de Paris. SGS a racheté Aster-Cepach, entreprise indépendante, prospère et réputée pour son sérieux.
Après s’être accaparé du beau carnet de clients d’Aster, la direction de SGS a consciencieusement sapé sa nouvelle filiale. Elle a désorganisé le calendrier d’exécution des études, vendu certaines activités « à la découpe », plombé les comptes avec des frais immobiliers, sans parler de la pollution du climat social. Au total, en 7 ans, elle a réussi à affaiblir Aster de la moitié de ses emplois.
Pourtant jamais, SGS-Aster et ses salariés ne sont « tombés dans le rouge » et n’ont perdu leur reconnaissance dans le milieu pharmaceutique.
Janvier 2013 : SGS argue de la baisse conjoncturelle du chiffre d’affaires en 2012 pour annoncer un plan de suppression de 88 des 99 emplois, les 11 autres restant en sursis. Pourtant, le carnet de commandes était plein pour 2013 !
Pour les salariés, c’est un « coup de massue ». D’une moyenne d’âge de 40 ans et de 10 ans d’activité dans une activité d’excellence très spécialisée, n’existant nulle part ailleurs dans la région, où retrouver un emploi ? Devant le sabotage, le gâchis, la colère s’est organisée avec les syndicats. Il n’est pas question d’accepter un « plan de sauvegarde de l’emploi », annoncé hors des procédures légales et n’assurant aucun reclassement ou formation. (Ah que SGS aurait aimé bénéficier de l’accord MEDEF-CFDT de flexibilisation de l’emploi (ANI) adopté par le gouvernement pour aller plus vite en sale besogne !).
Surtout, la bataille pour le maintien, la reprise de l’activité reste centrale, envers et contre le diktat de SGS. Un projet existe déjà de reprise de 60% de l’activité. SGS s’est appliqué à le saboter en annulant les études programmées, en détournant les contrats en court et les clients vers son autre filiale en Belgique (où les conditions sociales sont beaucoup plus lâches et où le travail s’effectue en … anglais). C’était bien ça le but !
Depuis 5 mois, les salariés des laboratoires de la rue Eugène Million et de la rue de la Croix-Nivert n’ont quasiment plus de travail. SGS laisse pourrir la situation. Si cela aussi, ce n’est pas du harcèlement !
La lutte des salariés de SGS-Aster est la nôtre, que nous travaillons à l’hôpital, à l’Institut Pasteur, ou partout ailleurs, comme patient potentiel.
Face à SGS, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités, associer les gestes aux annonces. Les salariés en lutte sont allés rencontrer la ministre de la santé et celui du « redressement productif ». De leurs collaborateurs, ils n’ont entendu que de molles paroles de compassion.
La mobilisation doit s’étendre pour porter la bataille de SGS-Aster !
- Non aux 88 suppressions d’emplois !
- Non à la liquidation d’un des trois principaux centres d’essais cliniques du médicament en France !
- Oui, le maintien et la reprise de l’activité est possible, sur la base des compétences des personnels, d’un projet existant, du carnet de commandes de début d’année, de la réputation de la clinique.
- Oui, le gouvernement peut et doit intervenir contre SGS, comme auprès des firmes pharmaceutiques. L’Etat subventionne les essais, accorde des crédits d’impôts : autant de moyens financiers de pression.
- Avec les hôpitaux, les CHU notamment, avec l’Institut Pasteur, l’Inserm, cela fait des années que l’on évoque la nécessité d’un rapprochement avec des centres d’essais cliniques ! Il est temps. Un « Centre national de gestion des essais de produits de santé – le CeNGEPS » a été créé. Il est dirigé en Ile-de-France par l’Assistance-publique – Hôpitaux de Paris. Il fait quoi pour sauver Aster ?
- Le besoin d’essais cliniques, d’études épidémiologiques, du savoir-faire d’Aster, ne cesse de croître.
La liquidation de SGS-Aster serait un scandale sanitaire : il faut que cela se sache !


