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FONCTION PUBLIQUE – TRACT MAI 2019 :Ecole, hôpital, finances, territoriale etc. : Les luttes dans la fonction publique, largement soutenues, peuvent faire dérailler la politique antisociale de Macron

Tract repris de PCF Paris 15 – mai 2019

Ecole, hôpital, finances, territoriale etc. :

Les luttes dans la fonction publique, largement soutenues, peuvent faire dérailler la politique antisociale de Macron

Dans sa conférence de presse du 25 avril, Macron a pu infliger son autosatisfaction et sa volonté de poursuivre la même politique. Il faut dire qu’il n’était pas gêné par ses interlocuteurs. Il a fait les questions et les réponses avec sa fiction de peuple, qu’il habille en « Gilets jaunes ». A quelques semaines des Européennes, le débat est vide, se concentre sur les recompositions politiciennes à droite, à l’extrême-droite, au centre et à « gauche ». La rupture avec l’UE des capitalistes, ses traités, directives et sa monnaie est absente.

A l’Elysée, l’autre jour, il ne fallait pas compter sur les journalistes de complaisance pour interroger le président sur les plus grandes luttes sociales du moment, celles pour l’Ecole, pour l’hôpital public, contre le démantèlement des Finances publiques, pour les services publics territoriaux, pour la fonction publique en général.

Les fonctionnaires ignorés, méprisés, menacés !

Macron a délivré ses bons points aux deux ministres Blanquer et Buzyn, pourtant les plus contestés par les luttes. La « bonne élève » Buzyn a montré son éloignement des personnels en déclarant, sur LCP, que la grève des urgences n’avait rien à voir avec  les conditions de travail. Blanquer s’empêtre entre « confiance » et « fake-news ».  Macron a ignoré le discret ministre Dussopt, dont le projet de loi contre la fonction publique, peut et doit unir les mouvements sociaux dans toute la fonction publique et au-delà.

Une attaque frontale contre les fonctionnaires: les retraites.

Les mobilisations convergentes des fonctionnaires vont jouer fortement face à la nouvelle contre-réforme des retraites que Macron a commencé à détailler. Elle est prévue pour la fin 2019. A tour de rôle, les gouvernements successifs s’en prennent au public et au privé pour mieux abaisser les acquis sociaux de tous. L’établissement d’un « système par points » va faire calculer les retraites sur la base de l’ensemble des carrières et non plus des meilleures annuités dans le privé et des six derniers mois dans le public. Mécaniquement, c’est moins 20% ou moins 30% sur les retraites des fonctionnaires. Le pouvoir va engager des « négociations-chantage » sur la prise en compte des primes (mais certains, dont les enseignants, n’en ont guère), sur l’augmentation du temps de travail et la dénaturation du travail (logique comptable contre vocation publique). Les reversions au dernier vivant, restées sans conditions dans le public, sont également directement menacées.

Une méthode législative tordue, antidémocratique,  inacceptable !

Le parallèle saute aux yeux. Le projet de loi Buzyn ne comprend quasiment que des autorisations données au gouvernement de prendre des ordonnances pour reformater l’offre de soins : aucun débat parlementaire sur des dispositions précises et surtout pas de débat public. Blanquer, idem, fait ajouter, par amendement, sans aucune information préalable, son coup de faire passer les administrations des écoles sous la coupe des collèges. Les procédés inacceptables sont à la hauteur du mauvais coup.

Emploi public : la saignée avec ou sans chiffrage !

Macron joue le grand seigneur: pour la casse des emplois de fonctionnaire, si ce n’est pas exactement 120.000 d’ici 2022, cela peut être modulé. Il n’a plus besoin de l’effet d’affichage électoral en direction des « libéraux ». Mais tout le projet de loi Dussopt et les mesures actuelles tendent à casser de l’emploi à statut et le statut lui-même. Les Finances publiques font l’objet d’un démantèlement général.

L’étranglement financier des collectivités annonce des dizaines de milliers de suppressions de postes statutaires. Le projet Dussopt met au centre l’extension des recrutements de droit privé et une nouvelle précarisation – incompatible avec l’esprit service public – avec des « contrats de mission » temporaires.

Toujours la même logique : Précarisation, déqualification, privatisation !

Le parallèle entre les projets Blanquer et Buzyn est flagrant. Des étudiants, des aides médicaux suppléent,  des pharmaciens prescrivent, en lieu et place des enseignants et des médecins etc. Complice, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris prétend faire des économies en liquidant, au profit du privé, la moitié de ses hôpitaux de gériatrie (qui ont une toute autre vocation que les EHPAD). De son côté, la municipalité de Paris fait, sans cesse, le jeu des externalisations et du privé: stationnement, secteurs du nettoiement, vélos etc. La scolarité obligatoire à 3 ans n’est qu’un immense cadeau (150 millions d’euros, 12,7 millions à Paris) pour les écoles privées.

Des maisons « France-services » pour mieux faire passer la désertification publique et sociale.

L’annonce de Macron de maisons de service public, au niveau des (grands) cantons, est un leurre pour accompagner la liquidation en cours des services publics locaux accélérée, centres des finances publiques, bureaux de poste, guichets SNCF, accueils de la sécurité sociale etc. Personne ne peut être trompé par cette hypocrisie. De même, l’annonce d’un moratoire sur les fermetures d’écoles (suivant l’hémorragie des dernières années) ou d’hôpitaux ne peut  faire illusion : le pouvoir va continuer à fermer des classes et des services. Avec Buzyn, le mot « hôpital de proximité » n’aura plus aucun sens, dénué, notamment, de service de chirurgie.

Moins de services publics, mais une fonction publique caporalisée ! Non, merci !

Des proviseurs des Yvelines (pas tous) ont devancé l’appel en suivant une formation paramilitaire de la gendarmerie à l’automne 2018. D’autres ont fait pleuvoir, en apprentis-managers, les exclusions temporaires contre les élèves en lutte contre Parcoursup et la contre-réforme du lycée et les menaces contre les enseignants fidèles à leur vocation. Côté santé, les pouvoirs des administrations, à cheval sur public et privé, les arrogances de cadres aliénés, s’accroissent : dans les Groupements hospitaliers de territoires (GRT) ou dans les ARS. Côté école, le Sénat tente de transformer les directeurs d’écoles primaires, d’enseignants coordinateurs, en cadres administratifs à pouvoir hiérarchique. La menace sur la liberté d’expression des enseignants (article 1 du projet de loi Blanquer est confirmée) C’est grave! Toute une conception du service public est en jeu.

DES CONVERGENCES D’INTERETS AUX CONVERGENCES DE LUTTE !

L’expression « convergence des luttes » est devenue un fourre-tout. Pour nous communistes, c’est un objectif qui ne se proclame pas – encore moins à des fins démagogiques et électoralistes – mais qui se travaille, à partir des convergences d’intérêts objectives entre travailleurs de secteurs différents, usagers, populations.

Le puissant mouvement contre « l’école de la confiance » peut et doit raviver l’opposition du secondaire contre la « réforme » du lycée, celles des lycéens à quelques semaines de leur réinscription ou de leur mise au rencart avec Parcoursup. Les luttes dans les services d’urgences concernent directement l’amont – la casse des centres de santé par exemple -, et l’aval – les suppressions de lits dans les autres services. Le mouvement des EHPAD ne peut être coupé de leur médicalisation, du financement de la sécurité sociale et de la lutte contre la mainmise des groupes privés, amis de Buzyn et Macron. La lutte, vitale, des agents des Finances publiques, pour le maintien de leur service, peut et doit engager les usagers et contribuables, au moment ou le « Prélèvement à la source » est en train de saper le seul impôt juste, l’impôt sur le revenu, et le financement de la sécurité sociale (via la CSG).

Avec cette analyse, communistes, fonctionnaires ou non, dans nos quartiers et nos entreprises, nous sommes entièrement partie prenante de la bataille pour la défense de la fonction publique. Pas de diversion :

- Retrait du projet de loi Dussopt qui accroît la précarité, menace le statut

- Retrait du projet de loi Blanquer qui établit l’école de la défiance et de l’inégalité

- Retrait du projet de loi Buzyn, blanc-seing, par voie d’ordonnances, à la casse administrative du système de santé

- Chiffrage, également aux Finances publiques et dans les collectivités, des dizaines de milliers d’emplois statutaires de fonctionnaires à créer.

- Mobilisation, dès à présent, contre la « retraite par points » contre les fonctionnaires et contre tous.

Les baisses d’impôts pour les plus riches, la casse du financement solidaire par la cotisation sociale de la Sécurité sociale, les subventions au profit capitaliste : c’est, dans d’autres termes, la politique de Macron que nous combattons.

En 2008, après la crise financière, les capitalistes pleuraient qu’en France, notre système social, issu des luttes des travailleurs, en ait atténué l’impact – le vol – sur les salariés, retraités, jeunes. C’est bien ces conquêtes sociales que nous défendons aujourd’hui !

 

PETITION. CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

Lien vers le tract en PDF

Depuis le 30 avril, les putschistes  de Guaido, téléguidés par les Etats-Unis de Trump, et soutenus par la plupart des grandes puissances impérialistes de l’UE, dont la France de Macron, passent à un nouveau stade dans leur tentative de coup d’Etat contre le gouvernement démocratiquement élu du Venezuela.

Malgré les pressions diplomatiques économiques, les menaces militaires, l’ingérence extérieure a été mise en échec, jusqu’à présent, depuis le début du putsch en janvier.

Dans ce moment grave, nous vous proposons d’intervenir en signant une pétition au ministère français des affaires étrangères (avec copie à l’attention de l’ambassade du Venezuela) :

 PETITION (signez en bas de page)

- Pour que la France abandonne toute ingérence, avec ou sans l’UE, dans les affaires intérieures vénézuéliennes

- Pour que la France condamne la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légal et légitime du Venezuela

- Pour que la France intervienne immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et contre l’intervention impérialiste.

 

NOTRE ANALYSE:

Communistes, nous exprimons publiquement notre condamnation, sans réserves, de la nouvelle agression impérialiste, lancée contre la République Bolivarienne du Venezuela le 23 janvier 2019, pilotée par les Etats-Unis en partenariat avec les puissances de l’Union Européenne et certains régimes latino-américains.

Il s’agit – et cela suffit à justifier notre engagement – d’une position de principe contre toute ingérence étrangère contre la souveraineté d’un peuple. La présidence et le gouvernement de Maduro sont légitimes et légales. La démocratie électorale vénézuélienne, depuis la première élection de Chavez, n’est pas contestée. Le déroulement et le résultat de la dernière élection présidentielle ont été validés par les observateurs et la communauté internationaux.

Notre position est également politique. La tentative de coup d’Etat, avec le soutien impérialiste au félon « président autoproclamé », Guaido, représente une attaque frontale contre les conquêtes sociales et démocratiques des travailleurs et du peuple vénézuéliens, mais aussi du reste de l’Amérique latine et du monde. Pour les forces capitalistes, l’expérience vénézuélienne, initiée par Chavez depuis 1999, est un défi, un symbole et un exemple de résistance à leur domination, illustrant, de manière insupportable, la possibilité populaire et nationale de les faire reculer.

En visant l’élimination du régime bolivarien, c’est le renforcement de l’exploitation des travailleurs et des peuples d’Amérique Latine qui est recherché, l’écrasement de toute opposition. L’impérialisme veut faire une leçon, qui risque d’être sordide, aux insoumis. Nous nous souvenons, entre autres, du Chili en 1973. L’offensive impérialiste vise aussi directement Cuba et toute l’alternative inestimable que l’île continue de porter pour le droit des peuples.

Le Venezuela est également devenu un point de tension entre les impérialismes occidentaux et les puissances chinoise et russe, dont les prêts au pays sont gagés sur l’industrie pétrolière vénézuélienne, fournisseur et client attitrés des Etats-Unis, encore aujourd’hui.  

Ingérence, attaque contre les droits sociaux : tous les peuples sont concernés, le peuple français également.

Nous condamnons formellement la prise de position inacceptable du gouvernement français et de Macron, qui a emboité le pas à Trump et soutient le félon Guaido dans son entreprise de déstabilisation du Venezuela. Nous rappelons que Macron a été bien moins bien élu que Maduro. Quand il s’agit des dictatures les plus rétrogrades de la planète, comme l’Arabie Saoudite, il ne s’épargne aucune flatterie aux « roi et prince » pour vendre les armes qui massacrent les enfants yéménites. Quand des ministres du gouvernement populiste-nationaliste italien viennent apporter leur soutien aux « Gilets jaunes », l’ambassadeur de France à Rome est aussitôt rappelé. A Caracas, son homologue est envoyé accueillir le félon Guaido à son retour à l’aéroport, au mépris de tous les principes diplomatiques. Cette position de Macron est une injure au peuple français.

En France, comme dans les autres pays occidentaux, des éléments identifiés comme de « gauche », voire à la «gauche de la gauche » rechignent à condamner la tentative de coup d’Etat au Venezuela quand ils ne la soutiennent pas (ex : Bernie Sanders aux Etats-Unis). Ils arguent de leur désaccord avec la politique de Maduro et de la situation économique difficile, même critique, que traverse le peuple vénézuélien (à cause notamment des bas cours du pétrole). Par faiblesse idéologique, ou par  intérêt électoraliste, ils se rangent derrière l’idéologie dominante et son « politiquement correct ». Pour nous, la critique de la politique de Maduro ne saurait justifier ces différentes positions qui lâchent sur les principes.

En ce qui nous concerne, indépendamment de notre condamnation du coup de force US-UE-Guaido, nous portons toute notre attention aux évolutions de l’expérience émancipatrice, qui se dit « socialiste », au Venezuela depuis Chavez.

Grâce à nos amis vénézuéliens en France, nous en avons eu des témoignages passionnants dans les années 2005/2008.

Nous suivons particulièrement les analyses précieuses de nos camarades du Parti communiste vénézuélien, à qui nous confirmons toute notre solidarité au moment où ils sont en première ligne, jusqu’à mettre en péril leur liberté et leur vie, face aux ultras-réactionnaires et aux fascistes.  

La « révolution » bolivarienne a représenté une avancée considérable pour les travailleurs et les pauvres au Venezuela. Mais elle n’a pas réussi à déposséder les capitalistes de l’essentiel du contrôle des moyens de production, ni à libérer réellement le pays de l’emprise des Etats-Unis via le pétrole. La mobilisation populaire a été très imparfaitement organisée dans des organisations révolutionnaires « socialistes ». Puissamment aidée par l’impérialisme, la bourgeoisie vénézuélienne a développé ses positions dans les institutions, même «bolivariennes», également entretenu le sabotage et la corruption.

Mais comment imaginer que liquider d’un seul trait, en éliminant l’héritier Maduro, les acquis de l’expérience bolivarienne de Chavez pourrait améliorer cette situation, si insatisfaisante soit-elle ? Avec nos camarades communistes vénézuéliens, dans une lutte des classes, crument violente au Venezuela, nous considérons que la défense des acquis socialistes et la mobilisation anti-impérialiste des travailleurs et des couches les plus pauvres sont les conditions de la relance du projet émancipateur lancé par Chavez et de son rayonnement en Amérique Latine et au-delà. Pour nous communistes, il n’y a pas à faire la fine bouche pour complaire à l’idéologie dominante en France.

Les attaques contre le Venezuela se complètent, politiques, diplomatiques, militaires. Les Etats-Unis de Trump, après Obama, mobilisent avec leurs vassaux dans la région. Mais ils savent que la pression militaire risque de réveiller l’engagement anti-impérialiste viscéral des masses latino-américaines.

Il n’y a pas un « mauvais gendarme du monde », Trump avec ses armes, et un « bon gendarme du monde », l’UE avec sa duplicité diplomatique. Ils sont parfaitement complices. Des idées, aussi modérées en apparence que dangereuses sur le fond, sont propagées en France, même à « gauche ». Il faudrait ouvrir des « médiations », des négociations entre les parties : cela signifierait ériger les complotistes et les félons au rang de dirigeants politiques représentatifs. Il faudrait que l’ONU organise des négociations de paix : cela signifie que l’on accepte une ingérence extérieure dans les affaires intérieures du Venezuela. La seule intervention concevable de l’ONU devrait être la condamnation des entreprises interventionnistes des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la France, notamment, contre l’Etat vénézuélien.

A notre niveau, communistes, nous nous engageons à diffuser cette analyse et notre position dans notre parti et dans la vie politique et sociale. Nous les rendons publiques. Nous affirmons notre disponibilité à participer à des initiatives de condamnation de la tentative de déstabilisation du Venezuela.

PETITION:CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

- Pour que la France abandonne toute ingérence, avec ou sans l’UE, dans les affaires intérieures vénézuéliennes

- Pour que la France condamne la tentative de coup d’Etat contre le gouvernement légal et légitime du Venezuela

- Pour que la France intervienne immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU pour le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien et contre l’intervention impérialiste.

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PETITION AU MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES: POUR UNE CONDAMNATION DE LA TENTATIVE DE COUP D’ETAT AU VENEZUELA !

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PARTI COMMUNISTE DU VENEZUELA – 30 avril 2019: « Ecraser la conspiration déstabilisatrice de l’extrême-droite »

Communiqué du Parti communiste du Venezuela, 30 avril 2019, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf ».

Le Parti communiste du Venezuela (PCV) condamne la nouvelle action déstabilisatrice de l’extrême-droite dirigée par la marionnette Juan Guaido et le repris de justice récidiviste en cavale, Leopoldo Lopez, qui poursuivent la tentative de coup d’Etat au service de l’impérialisme américain.

Devant cette nouvelle escalade dans la déstabilisation du pays, le PCV et la Jeunesse communiste du Venezuela (JCV) ont enclenché la mobilisation nationale. Nous appelons le peuple dans son ensemble à s’organiser pour vaincre les actions terroristes que l’opposition sans patrie tente de mener aux quatre coins du pays.

Aujourd’hui plus que jamais, il revient aux forces armées nationales bolivariennes, en lien avec tout le peuple, de maintenir son unité et sa cohésion interne, de faire progresser et d’approfondir l’unité des civils et des militaires dans la défense de la souveraineté, de l’indépendance de la patrie et des conquêtes obtenues par les travailleurs des villes et des campagnes.

Le PCV et la JCV appellent à l’organisation et à la mobilisation active des travailleurs en direction de Miraflores [siège de la présidence] pour rejeter les actions terroristes provenant de secteurs de l’extrême-droite. Nous sommes également signataires de l’appel à la grande mobilisation ouvrière, paysanne, populaire de demain, 1er mai.

Pour le bureau politique du Comité central du PCV: Oscar Figuera, secrétaire général ; Parfait Abreu N., secrétaire à l’organisation

Caracas, le 30 avril 2019.

Paris – Grève des urgences de l’AP-HP – la soupape saute ! Toute la crise de l’hôpital public et de l’offre publique de santé explose.

Tract PCF Paris 15: grève des urgences, AP-HP, HEGP, Necker, menaces sur l’hôpital Vaugirard, défense du centre de santé Viala, financement de la Séurité sociale, annonces de Macron, loi BuzynTract PCF Paris 15

Grève des urgences : la soupape saute ! Toute la crise de l’hôpital public et de l’offre publique de santé explose.

30 Avril 2019 Publié dans #Santé – hôpital – assurance maladie, #15ème

Avril 2019, le mouvement de grève aux urgences des hôpitaux de Paris ne cesse de s’étendre : 17 services sur 25 sont concernés. Les agents sont réquisitionnés (assignés) mais la grève fait beaucoup de bruit tant la situation est devenue critique pour tout le secteur et pour les patients et leurs familles.

Les urgences, c’est la soupape qui cède quand tout l’hôpital public et l’offre publique conventionnée de soin explosent.

A l’HEGP (hôpital Pompidou), par exemple, on est passé de 38000 passages aux urgences en 2002, à 50000 en 2012 et à 59500, en rythme annuel, en 2019.

Suivant le référentiel des médecins du « Samu-urgences de France », il manque 79 emplois à temps plein à l’HEGP pour un encadrement correct, sans compter les médecins. Vous savez à quoi cela correspond : à des attentes supérieures à 3 heures dans les couloirs, quelques fois à des drames, le plus souvent à l’impossibilité de traiter au mieux comme il faudrait. Dans les spécificités des urgences pédiatriques de l’hôpital NECKER, la même tension et la même détresse s’expriment. Sur l’ensemble de l’Assistance publique, ce sont 700 emplois qui manquent pour revenir à niveau, après 20 ans d’augmentation de la fréquentation (+3,4% en 2018).

Une personne semble ignorer la cause de ces difficultés : la ministre Agrès Buzyn. Sur la chaîne « Public Sénat », elle a osé prétendre que la grève des urgences n’avait rien à voir avec les conditions de travail. On s’aperçoit du décalage entre un gouvernement au service des mandarins, des trusts pharmaceutiques et, de l’autre côté, les agents hospitaliers et le commun des mortels !  Non Madame, les problèmes de sécurité aux urgences sont principalement liés aux situations de tensions dues aux sous-effectifs et aux conditions de travail extrêmes !

L’engorgement des urgences, qui devient dramatique dès qu’une canicule ou une épidémie de grippe pointent, correspond à une politique de sape de l’offre de santé en amont et en aval. La ministre et le directeur général de l’Assistance Publique font semblant de l’ignorer. Ils promettent une petite prime (60 euros, c’est un dû !), par-là, un aménagement par ici (47 postes pour toute l’AP-HP, moins de 2 par service !), aux agents des urgences. C’est un changement de cap structurel qui est nécessaire, ce que tous les agents hospitaliers et les usagers peuvent comprendre.

La fréquentation des urgences gonfle pour des raisons  connues et reconnues.

Dans le 15ème, ce qui peut paraître surprenant, mais il faut tenir compte de la densité de population, nous sommes en situation de pénurie, voire de désert médical, en termes d’offre conventionnée de secteur 1, de premier ou second recours.

La situation s’est aggravée avec la fermeture des centres de santé Beaugrenelle et Anselme Payen que la municipalité de Paris a laissé faire. Le centre de santé de la rue Viala (30000 passages par an), fondé historiquement par les allocations familiales, est menacé d’expulsion sans relogement. C’est inadmissible. Nous appelons, avec les associations locales, à interpeller la Mairie de Paris, pour que le centre soit maintenu et/ou relogé, malgré la spéculation immobilière. Les « maisons médicales », rassemblant quelques médecins libéraux, ne compensent même pas les fermetures de cabinet. Avec le projet de loi Buzyn, elles seront le lieu du remplacement, pour des actes médicaux, des médecins par des étudiants ou supplétifs.

On parle beaucoup de la situation inadmissible pour les résidents et les personnels des EHPAD. Le gouvernement veut rançonner les salariés, à nouveau, au nom de la dépendance.

Pendant ce temps, les groupes privés, pour 2018, Orpéa et Korian, ont enregistré des excédents d’exploitation de 604 et 468 millions d’euros, sur l’argent de nos anciens et des familles, dans les conditions exécrables d’accueil que l’on connaît.

La sous-médicalisation de ces maisons de retraites contribue à l’engorgement des urgences.

Nous apprenons que l’AP-HP a l’intention de fermer l’hôpital Vaugirard pour le transformer en EHPAD. C’est inacceptable. L’hôpital Vaugirard est dédié aux longs et moyens séjours, notamment pour des personnes âgées, que l’on remet sur pied pour qu’elles rentrent chez elles et soient prises en charge, entre temps, à proximité de chez elles, dans le 15ème. Ce n’est pas la même vocation qu’un EHPAD ! Et c’est l’assurance maladie, les cotisations sociales patronales, qui doivent financer et non les familles et la solidarité nationale !

Dans sa conférence de presse du 25 avril, E. Macron a prétendu établir un moratoire sur les fermetures d’hôpital. Quelle démagogie ! Quel mensonge !

La fermeture de l’hôpital Vaugirard est programmée. La casse de Beaujon et de Bichat, remplacés, avec des centaines de suppressions de lits et d’emplois, par un projet immobilier à Saint-Ouen, est en cours. L’Hôtel-Dieu et ses urgences finissent de mourir. Le Val-de-Grâce est mort.

Mais Macron et Buzyn ont trouvé l’astuce : ils vont changer la définition du mot « hôpital », qui pourra, demain, être une structure dénuée, par exemple, de chirurgie.

Le projet de loi Buzyn est scandaleux de malhonnêteté. Il renvoie l’essentiel de la recomposition autoritaire de l’offre de soins à des ordonnances (pas de débat parlementaire, encore moins de débat public) à discrétion du pouvoir, dans la soumission aux intérêts privés, dans la réorganisation de la « gouvernance » des « groupements de territoire ». La politique de fond que poursuivent Macron et Buzyn, c’est de développer un secteur lucratif de la santé pour les capitalistes, aux dépens de la santé publique et la Sécurité sociale, de ponctionner au maximum les familles et les travailleurs en transférant l’argent de nos cotisations maladie vers le profit capitaliste.

Sauf que ça ne passe pas, ça ne doit pas passer ! Le système de santé, pour lequel des générations se sont battues, ne peut pas et ne doit pas passer sous le contrôle des spéculateurs.

Agents hospitaliers, médecins, patients, familles, cotisants, communistes du 15ème, nous vous invitons à intervenir et à lutter, localement et nationalement :

- Soutien aux revendications des personnels des services d’urgences. Pour la création des 700 emplois manquants à l’AP-HP.

- Opposition totale à la fermeture de l’hôpital Vaugirard et à sa transformation en EHPAD !

- Maintien du centre de santé Viala que la municipalité de Paris doit maintenir et reloger !

- Retrait du projet de loi Buzyn, et de ses ordonnances antidémocratiques inacceptables.

- Restitution à la Sécurité sociale de ses financements légitimes, de l’’argent de la solidarité entre travailleurs: lin des exonérations de cotisations sociales patronales (dont le CICE). Les « déficits » organisés des hôpitaux publics, par le biais de « tarifications » antisociales, de frais financiers pour les banques, sont inacceptables.

Localement, régionalement, nationalement, mobilisons-nous pour nos hôpitaux, nos structures publiques et sociales de santé !

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