Vive le PCF

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38ème congrès du PCF, après le vote interne et le CN des 13 et 14 octobre 2018: état des lieux par les initiateurs du texte « Reconstruire le Parti de classe – Priorité au rassemblement dans les luttes ».

38ème congrès du PCF, après le vote interne sur les propositions de base commune et la réunion du Conseil national des 13 et 14 octobre 2018

Introduction prononcée par Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF, dans la suite de son intervention du Conseil national, à l’occasion d’un point presse, le 17 octobre 2018, des initiateurs du texte alternatif « PCF : Reconstruire le Parti de classes – Priorité au rassemblement dans les luttes » ‘Eric MONNINI, Dominique NEGRI, Guy NIEL, Corinne BECOURT sont aussi intervenus)

 

Le vote interne a confirmé la situation d’impasse et de crise dans laquelle se retrouvent à la fois le congrès et le Parti. Aucune perspective ne ressort en rupture avec la stratégie qui conduit à l’effacement politique quasi-total, révélé par le désastre électoral de 2017 (613.000 voix, 1,23% des inscrits, le plus mauvais résultat de l’histoire : Peut-on le faire oublier ?). C’est pourtant cela qui justifiait la convocation d’un congrès extraordinaire. Mais, il se confirme à chaque étape que tout est fait pour que celui-ci ne le soit pas.

A défaut, on assiste à une nouvelle dérive : l’affichage, y compris dans les médias dominants, des ambitions et des rivalités personnelles entre dirigeants. Ce qui est commun dans les courants du PS ou à EELV est consternant pour un Parti communiste !

C’est le résultat logique de la volonté commune des groupes dirigeants sortants, même en concurrence entre eux, d’esquiver les débats de fond et toute remise en cause de la ligne politique qu’ils ont appliquée ensemble.

Des membres du CN s’émeuvent aujourd’hui que la majorité des communistes n’ont pas lu les textes. Ils oublient qu’ils n’ont pas été envoyé aux adhérents, ce que nous avons été les seuls à dénoncer. Passons sur les multiples irrégularités dans l’organisation de la consultation, sauf sur une : le changement, à notre insu, de l’intitulé de notre texte sur le bulletin de vote.

Faute de débat de fond, les communistes ont donc eu le droit, ces dernières semaines, à une campagne électoraliste, autour de personnalités, digne de la démocratie bourgeoise que nous condamnons. Jusqu’à des appels lamentables au « vote utile ».

La principale manœuvre pour écarter les communistes des décisions essentielles a consisté à sortir la préparation des élections européennes du débat de congrès. En avançant le congrès de 6 mois, la direction a pris garde que le congrès ne s’exprime pas sur les combinaisons électorales finales. En désignant, hors des statuts du Parti, en parallèle du congrès, une « tête de liste » virtuelle, la direction du Parti, ses deux clans rivaux ensemble, rassurent momentanément les communistes inquiets de l’effacement du Parti. Mais on ne peut s’y tromper. Ian Brossat symbolise l’alignement sur le social-libéralisme de Delanoë et Hidalgo. Déjà à l’ordre du jour, comme on l’a vu à la Fête de l’Huma, prime la recherche d’alliances à « gauche » avec les pro-UE de Hamon, voire de certaines personnalités d’EELV. En concordance, la ligne de réorientation de l’UE, d’acceptation de l’échelon supranationale, celle du PGE de Tsipras est maintenue. A nouveau, c’est ce qui ressort de la séance du 14 octobre du CN. Ces positions, contraires avec la dénonciation historique de l’UE par notre Parti, condamnent d’avance l’hypothèse de « Brossat, tête de liste », à moins d’être prêt à encaisser une nouvelle débâcle électorale.

Ce congrès non-extraordinaire a la particularité de voir s’affronter deux groupes issus de la direction exécutive sortante. Nous y voyons à la fois une manifestation de la crise du Parti et un moyen de maintenir la même ligne d’abandon de sa raison d’être.

Nous avons analysé les deux textes en concurrence (voir en lien notre article du 1er juillet : Nous n’avons aucune raison de rallier le texte Chassaigne/économistes+ «identitaires». La rupture que nous voulons ne passe pas par une révolution de palais et la lutte des places.). La compatibilité totale entre les deux textes s’est confirmée dans les échanges du CN, le 13 octobre, notamment dans les interventions d’André Chassaigne et de Fabien Roussel. Les positions économiques sont les mêmes, celles de la « section éco » qui prétend tout moduler et « réorienter », les critères de gestion capitalistes, les aides au patronat, le CICE et les exonérations de cotisations sociales patronales, la politique de « quantitative easing » de la BCE, etc. Les deux textes reprennent aussi l’abandon de la notion de rupture révolutionnaire, remplacée, depuis Hue, par une nébuleuse « visée communiste ». Ils émettent, tous les deux, maintenant que l’échéance des présidentielles de 2017 est passée, une autocritique sur l’alignement sur Mélenchon, mais tout en réaffirmant la priorité aux alliances avec des partis de gauche réformistes.

Le texte Chassaigne l’a emporté sur le texte Laurent lors du vote des 4, 5 et 6 octobre. Pour ces raisons, il ne faut pas y voir un séisme, comme le proclament une partie des médias et certains anticommunistes qui font des gorges chaudes de ces rivalités de personnes dans le Parti.

Par ailleurs, l’écart est très faible - 42% contre 38% – et correspond à la différence de voix dans une seule fédération (celle du Pas-de-Calais). Cet équilibre peut faire craindre, pour les quelques semaines d’ici le congrès nationale, une exacerbation mortifère des lutte de personnes.

Nous avons conscience de dresser là un tableau noir de la situation du PCF. Mais il ne résume pas tout. Notre lucidité inclut une part d’optimisme révolutionnaire et nous avons, désormais, une longue expérience de la stratégie d’abandon et de déclin du Parti.

Le vote a fait apparaître une progression de notre démarche. Notre texte obtient 500 voix de plus (2507 au lieu de 2001) qu’en 2016 et arrive en tête dans trois fédérations (Haute-Saône, Aisne et Tarn). Ce progrès s’apprécie d’autant plus que nous sommes les seuls à ne pas avoir de moyens institutionnels nationaux et que la campagne du « vote utile » était notamment dirigée contre notre expression. Notre démarche de reconstruction progresse, au-delà de la simple dénonciation. C’est une bonne chose.

Nous voyons aussi en positif que plus de 30000 communistes aient participé au vote, même si, ici ou là, la participation a été dopée par l’affrontement entre dirigeants, même s’il y a 4000 cotisants de moins qu’en 2016. Le PCF existe toujours avec de nombreux camarades attentifs, attachés à maintien et son développement.

D’ici le congrès national, dans 5 semaines, et pour la suite, nous nous adressons à tous.

Notamment à ceux qui ont choisi le texte Chassaigne, même conscients de ses limites, pour exprimer leur volonté de changement, notamment à ceux qui ont choisi le texte Laurent, même critiques, mais par un légitimisme assumé pour parer de nouvelles divisions et une révolution de palais, aussi, à ceux qui, souvent excédés par des pratiques de directions locales et à la recherche d’une radicalité qu’ils voient dans un « Front de gauche » (ce n’est pas notre cas) ont choisi le texte alternatif n°1 (Borvo-Cohen-Seat).

Nous nous adressons également aux milliers de communistes qui sont restés à l’écart du vote, à des dizaines de milliers de communistes désormais sans carte, de militants syndicalistes ou associatifs qui attendent quelque chose, un redressement, de l’organisation communiste, son retour à sa raison d’être dans la lutte des classes.

Dans les semaines d’ici le congrès national, toujours par lucidité, nous appelons le Parti et ses directions à limiter les dégâts, à réintroduire les débats principaux.

Il faudrait d’abord tout faire pour couper court aux rivalités de personnes ! Un dirigeant parisien du PCF vient de déclarer sur C-News : « Remaniement, le problème n’est pas de changer de personne mais de changer de politique ». Bien d’accord ! Cela vaut aussi pour le Parti ! A ce stade du congrès, dans le Parti, le ripolinage passerait peut-être mieux avec une nouvelle tête dirigeante mais ce n’est pas d’un ripolinage dont les communistes ont besoin ! Puisque les textes Chassaigne et Laurent sont totalement compatibles, qu’ils s’entendent aussi, le plus vite possible, sur les questions de personnes et de postes dirigeants!

D’ici les congrès locaux et le congrès national, nous ferons tout pour pousser les débats de fond dont les communistes ont été privés. Certains congrès locaux se déroulent dès ce 20 octobre, ce qui n’aura laissé que quelques jours à l’analyse collective de la « base commune »…

Malgré tout, nous voulons imposer la discussion sur plusieurs sujets, notamment :

-          L’exigence de nationalisations immédiates, alors que le pouvoir veut privatiser Aéroports de Paris et la Française des Jeux, mais seulement là où existe un rapport de force pour une nationalisation démocratique (Alstom, Arcelor) et non une « nationalisation des pertes ».

-          La nécessité de lier la défense des hôpitaux, de l’offre de soins (Psychiatrie et EHPAD compris), du système de retraites avec la remise en cause des exonérations de cotisations sociales patronales, de la CSG dans son principe même.

-          En lien, l’élévation de la lutte, potentiellement très rassembleuse, contre le Prélèvement à la source, qui menace autant l’impôt progressif que le financement à terme de la Sécu.

-          Le refus de laisser la question de l’immigration être instrumentalisée de toute part pour faire diversion, diviser la classe ouvrière. La dénonciation des politiques capitalistes de trafic de main d’œuvre, de guerre et d’exploitation ne peut pas se confondre avec le rejet de leurs premières victimes. Construire la solidarité de classe en France entre travailleurs de toutes origines, et la solidarité internationaliste contre l’impérialisme doivent être les seuls repères des communistes, après l’élan humaniste spontané.

-          Sur l’UE, il est plus indispensable que jamais de remettre en avant les analyses et les positions de rupture que notre Parti a portées historiquement ( de l’après-guerre  jusqu’aux années 90) contre cette construction capitaliste inamendable.

-          Nous appelons à mesurer combien le refus de contester l’application des directives de mise en concurrence a pesé sur le mouvement cheminot de ce printemps (les «économistes en appelaient à réorienter le « Quantitaive Easing » de la BCE »!). Une mobilisation, efficace car sur le fond, pouvait se développer à partir de la revendication du maintien du monopole public : nous l’avons montré en lançant une pétition, mais à quelques sections seulement.

-          Ne pas laisser le rejet de classe de l’UE être dévoyé par les nationalistes : c’est une responsabilité historique du PCF en France. La rupture nécessaire avec l’UE du capital est incompatible avec l’acceptation de la légitimité et du primat de l’échelon européen, des institutions européennes (Parlement européen compris), sur les acquis sociaux et démocratiques nationaux : exactement ce que les peuples contestent.

-          Ce repositionnement fondamental implique pour nous, communistes français et internationalistes, une sortie du Parti de la gauche européenne, ce PGE intégré à l’UE et dont la politique de Tsipras en Grèce est, plus que jamais, la  vitrine, résignée, antisociale, soumise aux puissances d’argent coordonnées par l’UE.

-          Enfin, à défaut de tout pouvoir citer de ce qui aurait dû être l’objet d’un vrai congrès, une campagne nous est particulièrement importante. D’ici quelques semaines, avant le 11 novembre 2018, la propagande va se déchaîner pour justifier la « paix armée », faire la propagande des « opérations extérieures ». En lien avec le vote du budget, les coupes dans les budgets sociaux, en lien avec cet anniversaire, avec la montée des tensions et des périls inter-impérialistes, nous mettons à la disposition des organisations du Parti et soumettons au congrès une pétition appelant, notamment à la sortie de la France de l’OTAN, au désarmement nucléaire, à la baisse des crédits militaires.

Notre démarche ne s’arrête pas au congrès national.

L’issue à la crise du PCF ne passe pas par un ripolinage « identitaire », par un changement de casting dans les directions. Plusieurs conceptions différentes, opposées, de l’avenir du Parti existent. Elles doivent être discutées au grand jour.

Pour ce qui nous concerne, nous ne nous associerons pas aux apprentis taxidermistes qui veulent, du PCF historique, ne conserver que l’apparence, le nom, après avoir vidé le corps de sa substance, ni aux archivistes qui ne pensent plus le Parti que comme le gérant d’un fonds historique. Nous n’imaginons pas la suite du PCF, outil dont le monde du travail a tant besoin, dans la survivance poussive d’un appareil de cadres et d’élus, intégré, comme caution politique et historique « communiste » (notamment vis-à-vis de la CGT), dans la « gauche » réformiste d’accompagnement.

30 ans de « mutation-liquidation » nous ont appris que les choix du moindre mal, du plus petit dénominateur commun à court terme, n’évitent pas le pire, la poursuite du processus d’effacement. Nous avons proposé et continuerons à avancer une ligne de rupture franche avec 30 ans de « mutation-transformations » du PCF, le retour aux fondamentaux théoriques, marxistes et léninistes, et leur expression dans les luttes actuelles.

Nous voulons développer encore une démarche essentielle, déterminée – nécessairement patiente, pour être en état de reconstruire rapidement sur des bases communistes saines : celle de porter les positions et les luttes, que l’on attend d’un PCF révolutionnaire, en toute clarté, à partir des organisations militantes, dans les entreprises et les localités, celle reconstruire les organisations militantes que la stratégie institutionnelle et les positions réformistes ont étouffées.

Le relèvement du Parti communiste français sera l’œuvre des communistes eux-mêmes, de ceux qui, dans la lutte des classes, ont le plus intérêt à l’existence d’un parti marxiste et léniniste, héritier des grandes luttes et des grandes conquêtes sociales et révolutionnaires du 20ème siècle. Nous les appelons, notamment les jeunes, à se réapproprier ce qui est leur parti.

En 2020, nous célèbreront le 100ème anniversaire du PCF. Alors que certains prédisent notre disparition d’ici là, que d’autres nous considèrent déjà comme des pièces de musée, nous faisons de cette date, de la remise à jour et de l’actualisation des 21 conditions de l’adhésion à l’internationale communiste, un objectif, un point d’étape, dans la réaffirmation du PCF, dans sa reconstruction engagée sur les bases de classe, marxistes et léninistes, sur la base de l’héritage glorieux des luttes des communistes français pour le progrès social, pour la Libération, contre les guerres coloniales, pour l’internationalisme, pour le socialisme, pour la révolution.

Congrès du PCF: les sections de St-Quentin, Origny et Gauchy s’adressent à tous les communistes de l’Aisne

38ème congrès du PCF – Congrès de section et congrès départemental

Adresse à tous les communistes de l’Aisne,

Chers camarades,

Notre parti traverse une grave crise. Il doit la surmonter. Cela ne peut passer que par l’action militante, dans les luttes, sur des bases clairement communistes.

Le niveau d’effacement du Parti révélé par les résultats électoraux désastreux de 2017 exigeait la tenue d’un congrès extraordinaire. A cette phase du 38ème congrès, après le vote sur les bases communes des 4, 5 et 6 octobre, les communistes ne sont pas rassurés.

Cette étape a été marquée par la division et la concurrence entre deux groupes, à peu près équivalents, issus de la direction exécutive nationale sortante, porteurs du même bilan et, grosso modo, des mêmes positions de fond. On a assisté – ce dont les médias font des gorges chaudes – à un affichage de rivalités et d’ambitions personnelles complètement déplacées dans un parti communiste. Les deux groupes dirigeants ont, aussi, décidé que la ligne d’alliances et les positions sur l’UE soient fixées en dehors des communistes et du congrès, avec une candidature anticipée aux élections européennes. Pourtant, tirer les enseignements des expériences de recomposition à gauche et de la conversion à l’intégration européenne (derrière le PGE d’Alexis Tsipras) devrait être au centre du congrès.

Communistes des sections du PCF de Saint-Quentin, Gauchy et Origny, nous voulons tout faire pour que la suite du congrès permette, enfin, de discuter des questions stratégiques fondamentales et ouvre une perspective militante de redressement.

L’attachement au Parti s’est manifesté différemment dans les votes, parfois dans le choix légitimiste, par crainte de nouvelles divisions, ou dans la demande d’un début de changement, derrière telle ou telle personnalité. Maintenant, il faut couper court aux affrontements de personnes et s’adresser à tous. Egalement aux plus nombreux : les camarades qui se sont retrouvés écartés ou se sont éloignés (30000 votants sur 130000 adhérents !).

Nos sections tiendront leurs congrès locaux le 20 octobre. Ils prépareront le congrès départemental du 3 novembre.

Au niveau fédéral, dans l’Aisne, la situation du Parti est extrêmement préoccupante depuis plusieurs années. Le nombre d’adhérents est en chute libre. La direction départementale se délite. Le secrétaire départemental et la trésorière, élus en 2016, ont démissionné. Les questions internes prennent le pas sur les luttes. Pour les législatives de 2017, la direction provisoire n’a pas trouvé mieux que de soutenir de candidat EELV dans la 4ème circonscription, contre la candidate du PCF choisie par les camarades…

Nos sections s’efforceront de pousser les débats nationaux essentiels au congrès départemental, notamment sur la rupture avec l’UE du capital, le rassemblement nécessaire contre la CSG et le prélèvement à la source pour défendre le financement de la Sécu, l’hôpital, les retraites, l’impôt progressif.

Nous apporterons au congrès départemental nos expériences de renforcement du Parti et de déploiement dans les entreprises, les quartiers et les campagnes. Dans le vote interne, nos sections se sont prononcées massivement pour le texte « Reconstruire le Parti de classe – priorité au rassemblement dans les luttes » qui correspond à cette démarche. Cette option est arrivée largement en tête au niveau départemental (59%).

Nous avons amorcé une mobilisation pour la défense de la filière sucre en allant vers les ouvriers de Teréos et les betteraviers, alors que la fin des quotas européens prépare le déclin de la production face au marché spéculatif. Nous avons été de toutes les mobilisations cheminotes, en soutien et en action vers les usagers, de Saint-Quentin et Tergnier. Cette bataille marquante a montré la nécessité de refuser l’application des directives européennes pour préserver le monopole et le service publics. Nous avons repris pied dans des usines, comme la cartonnerie Ondulys. La presse locale a dû relayer nos actions pour l’accès aux soins ou pour le droit au logement, contre les expulsions, sur les rythmes scolaires, contre les fermetures d’école etc. Nous portons, avant le 11 novembre, une pétition pour la sortie de l’OTAN et le désarmement.

C’est de ça, de la vie d’un parti orientée vers la lutte des classes, aujourd’hui face à Macron, dont la suite du congrès doit parler. Dans nos sections, nous faisons des adhésions, de travailleurs, de privés d’emploi, de jeunes ! Notre parti, bientôt centenaire, a un avenir, s’il reste fidèle à sa raison d’être !

Corinne Bécourt, Gautier Ducos, Michèle Gabert, secrétaires de section

 

Tract général manif interpro du 9 oct. « Pour mettre en échec la politique du capital aggravée par Macron, une seule voie: Faire converger les colères vers des luttes précises et rassembleuses »

Tract général diffusé depuis la manifestation interprofessionnelle du 9 octobre 2018, origine PCF Paris 15

 

Il paraît que Macron est en difficulté. Sa cote de popularité est en chute libre. Certains de ses ministres l’abandonnent. Son image serait plombée par l’affaire Benallah qui a occupé les médias tout l’été et uni les oppositions politiciennes. Sans doute, mais Macron n’a jamais bénéficié que des votes d’un petit quart des électeurs, ceux qui pensent avoir le moins intérêt au changement.

Et surtout, sa baisse dans les sondages n’arrête en rien le train de contre-réformes structurelles du gouvernement au service du patronat : l’augmentation de la CSG, les remises en cause de l’assurance chômage, du financement du logement social, le blocage de la revalorisation des retraites et des allocations, les privatisations, l’attaque contre tous les statuts du travail dont celui de la fonction publique, etc.

Dénoncer le «président des riches» est une chose. Mais Sarkozy et Hollande n’étaient guère des «présidents des pauvres». Ce n’est pas d’abord le président que nous combattons mais la politique qu’il aggrave. La perspective pour ceux qui souffrent de cette politique ne peut consister à recréer une illusion électorale, même à « gauche », pour 2022 (en passant par les européennes de 2020) mais à créer les conditions des convergences de luttes précises qui commenceront à mettre en échec cette politique. Comme en 1995 contre le plan Juppé, en 2006 contre le CPE de Villepin, même si ces succès des luttes des travailleurs commencent à remonter dans le temps.

Il est crucial de ne pas laisser galvauder l’expression « convergence des luttes ». Ce n’est pas une formule rituelle. C’est un objectif nécessaire à construire, à partir des convergences d’intérêts objectives des travailleurs (jeunes et retraités compris) dans la lutte des classes, à partir des conditions objectives d’élévation du rapport de forces face au patronat pour remporter des victoires précises.

Cette « convergence » ne correspond pas à la mise bout à bout de tous les mouvements de protestation à égalité ; ce qui reviendrait, de fait, à renvoyer vers une alternative générale, pour l’instant électorale, illusoire, impossible à concevoir sans étapes.

Comme Hollande, Macron sait ouvrir des débats de diversion. Après le mariage pour tous, l’extension de la procréation médicalement assistée est mise en avant. Loin de la défense réelle du cadre de vie des travailleurs et de la population, et de l’écologie proprement dite, des rassemblements politiciens sont organisés derrière Nicolas Hulot, ex-caution du macronisme, petit propagandiste du capitalisme vert et responsable, avec les taxes « écologiques » d’un des plus lourds prélèvements sur le pouvoir d’achat des travailleurs en 2018.

L’idéologie dominante s’efforce de polariser, comme dans les pays voisins, le débat politique sur la question de l’immigration. On essaye de pousser l’opinion à se répartir entre le soutien aux capitalistes trafiquants de main-d’œuvre et des logiques xénophobes et nationalistes. Pour nous communistes, il est plus important que jamais, sur ce sujet, de porter la solidarité de classe, en France, entre travailleurs de toutes origines, de lutter, dans l’internationalisme, contre les guerres et exploitations impérialistes. Cette riposte idéologique va être de plus en plus importante dans les prochains mois.

Dans l’immédiat, dans les premières convergences à construire, il nous faut analyser l’échec de la lutte du printemps des cheminots, même si elle continue sous d’autres formes. L’exigence de la défense du monopole public SNCF, face aux directives européennes, en relations avec les revendications sociales des cheminots, la défense du statut et les luttes des usagers n’a pas été portée au niveau. La grève perlée n’a pas tenu face aux calculs du pouvoir. Les liens immédiats avec la RATP, attaquée, de façon identique, ces derniers jours, avec la fonction publique, n’ont pas pu être développés suffisamment. La bataille continue.

Il est, pour nous, d’une importance capitale de lier les batailles pour l’hôpital et les retraites (les Ehpad, la psychiatrie etc.), face au nouveau projet de « retraite par points », à la remise en cause constante du financement de la sécurité sociale par la cotisation sociale: opposons-nous plus que jamais aux exonérations de cotisations patronales et à la CSG.

Cette lutte nécessaire rejoint la bataille, à peine entamée, malgré la préoccupation générale, contre le prélèvement à la source qui menace autant l’impôt progressif que le financement de la Sécu (danger de fusion CGG+ impôt sur le revenu).

De vastes rassemblements peuvent être construits pour certaines nationalisations démocratiques, dans des secteurs clés, alors que le gouvernement tente, contre tous, de privatiser Aéroports de Paris et la Française des Jeux. La nationalisation d’Alstom – électrique et ferroviaire – d’Arcelor sont de ces batailles impérieuses, avec celle du secteur financier.

Alors que le centième anniversaire du 11 novembre 1918 approche, nous proposons une pétition, entièrement d’actualité face aux restrictions des budgets publics et sociaux et à la politique de guerre impérialiste, pour la sortie de l’OTAN, pour la baisse des crédits militaires de la France.

A l’approche des élections européennes de mai 2019, dans la suite, toujours du NON populaire à la « Constitution européenne » de 2005, toutes ces luttes passent par le rejet de l’intégration dans UE du capital, de ses directives, traités et institutions.

La journée d’action et de manifestation du 9 octobre engage ces convergences de luttes construites, sur des bases de rupture.

PCF : Reconstruir el partido de clase. Prioridad a las alianzas en la lucha.

Traduction en espagnol de la présentation du texte de congrès « PCF: Reconstruire le Parti de classe – Priorité au rassemblement dans les luttes », par AB pour vivelepcf

PCF : Reconstruir el partido de clase. Prioridad a las alianzas en la lucha.

1 – Militantes de organizaciones locales del PCF, nuestro texto es a la vez una moción de censura y una llamada a la reconstrucción del partido.

Las elecciones legislativas de 2017 (1,23 % de los inscritos) han sido hasta ahora, el peor resultado de nuestra historia. Para nosotros, esta nueva sanción no es el resultado de errores tácticos o de la “ingratitud de Mélenchon”. Se trata de un nuevo nivel, tras 2002 y 2007, de sanciones lógicas a nuestra decisión de abandonar la organización y las posiciones comunistas.

Tras el “ouf” de la dirección, ya que, al precio de unas negociaciones humillantes, hemos ganado diputados, no hay signo de cuestionamiento alguno : esto es espantoso y contribuye a la desmoralización de los camaradas.

Este congreso no es para nada extraordinario. Ha sido simplemente avanzado 6 meses para que los comunistas no puedan pronunciarse conscientemente sobre las elecciones europeas. La dirección ha fijado ya una línea de unión de la « izquierda anti-macron » y ha designado un número 1 de lista virtual. La línea sigue siendo la del PGE (del cual pedimos la salida), ilustrada por Tsipras.

Si algunos grupos dirigentes se dividen para este congreso, es unicamente en la perspectiva de la « lucha de sillas», de un cambio superficial de dirección. Todos repiten al unísono las posiciones reformistas «vista comunista», «superar el capitalismo», « reorientación de las ayudas a los patronos, de las instituciones europeas »

2 – Nuestro texto es también una llamada a un auténtico congreso extraordinario, aquel que pondrá al orden del día, la ruptura con 25 años de « Mutación/Transformación/Liquidación». Tras la restauración capitalista al este, la dirección del PCF se ha plegado ante la ideología dominante.  No ha podido cambiar el nombre del Partido, pero ha abandonado su razón de ser en la lucha de clases. La única perspectiva restante, la de integrarse, como fuerza de apoyo y garantía, mas o menos autónoma, en el conjunto de la izquierda, siguiendo formulas parecidas : izquierda plural, colectivos antiliberales, Front de Gauche, etc. Para nosotros, antes de pensar en alianzas, hay que existir ; nuestra prioridad es la alianza en los combates. Nosotros elijemos, necesariamente, hacer vivir el PCF, partido a contracorriente del sistema, que pone su independencia de pensamiento y acción al servicio del mundo laboral.

Lo esencial de nuestro análisis de la fase actual de la crisis capitalista y los fundamentos de un programa comunista se encuentran en nuestro texto del 37 congreso, con el mismo nombre. Pero desde hace dos años, varias cuestiones se hacen cada vez mas importantes. Las tensiones inter-imperialistas han subido un escalón. La militarización del mundo ha llegado a un nivel critico. Dos versiones del imperialismo divergen en Estados Unidos (Trump vs Clinton). La caracterización del régimen chino es, cada vez mas, necesario.

La crisis de la UE a llegado a una nueva etapa. El euro va hasta el final en su lógica de competencia de todos contra todos en beneficio de los capitalistas mas poderosos. La gestión del Brexit, o la llegada al poder, en Italia, de un gobierno populista-nacionalista, subrayan la necesidad de aportar, al rechazo de clase de la Unión Europea propuestas rupturistas de clase. Nuestra lucha internacionalista contra la política de la UE, sus directivas, el euro opuesto a la ilusión diseminada de una reorientación de la UE del capital y sus instituciones. No compartimos la ilusión de Macron de una « soberanía europea ». Para nosotros, el parlamento europeo, es un alivio democrático. Comunistas, no podemos utilizarlo mas que como una tribuna.

La cuestión de los « emigrantes » es usada para polarizar el debate político : el capital organiza el trafico de mano de obra y, al mismo tiempo, la utiliza en beneficio propio la competencia entre los trabajadores. Mas allá del humanismo inmediato, nuestra respuesta no puede ser otra que la oposición internacionalista al origen de los desplazamientos forzados ( guerras y explotación imperialista) y la fraternidad de clase en nuestro país.

La ideología dominante lanza campañas mundiales sobre cuestiones bien reales ( medio ambiente, violencias conyugales, evasión fiscal…) para hacer una cortina de humo sobre la lucha de clases. Al contrario, necesitados subrayar su carácter de clase.

En Francia, la invención política del sistema en 2017, Macron y LREM [NDT :« La republique en Marche », traducida La Republica en Marcha, la formación política de Macron], ha permitido, de momento, evitar la crisis en la alternancia de la democracia burguesa y acelerar la política del capital. La constitución de una derecha « dura », liberal-conservadora, integrando una parte de la extrema derecha, como oposición principal, parece perfectamente plausible. La composición de la social-democracia esta lanzada. El PCF no debe inscribirse. El descrédito de la izquierda institucional no nos lleba a abandonar la referencia histórica de « la izquierda ». Al margen de esto, La France Insoumise [NDT : La Francia Insumisa, formación política de Mélenchon] aparece como un conjunto heteroclito, teniendo, sobre un fondo social-democrata, una practicas de lobby, electoralistas, oportunistas o « populistas » que no tienen nada que ver con nuestra concepción del partido.

3 – Nuestro texto tiene como objetivo difundir un proceso, con una perspectiva nacional, de reconstrucción del Partido de clase, partiendo de sus organizaciones locales que continúan la lucha. Se trata de intercambiar, de suscitar, de crear noticias, análisis, material militante, llamadas a hacer vivir el Partido sobre una base de clase, con, sin o incluso a veces pese a la dirección, así como de informar sobre los Partidos comunistas del mundo entero que han decidido seguir siendo comunistas. (http://solidarite-internationale-pcf.fr/).

Las posiciones comunistas son esenciales para construir una convergencia en la lucha.

Cuando la dirección nacional lanzo una llamada ilusoria y fuera de contexto para que el BCE ayudase a la SNCF o evocaba la « derogación » a las directivas, hemos lanzado una petición nacional exigiendo la conservación del monopolio público. Hacer converger los combates, no es ponerlos unos detrás de otros, aun menos recuperarlos políticamente (hacia una solución en 2022 [NDT : año de la próxima elección presidencial]), es construir movilizaciones a partir de concordancias de intereses.

Proponemos grandes campañas coordinadas : por el aumento de los sueldos (el núcleo de la explotación capitalista), por el empleo y la producción industrial ( poniendo de nuevo al orden del día la exigencia de ciertas nacionalizaciones – ALSTOM, la siderurgia, el sector bancario…), por la defensa de nuestra agricultura ( lo que supone el rechazo del « libre intercambio » europeo), contra el alza de la CSG[NDT : Un impuesto ( a tasa fija) destinado a financiar la seguridad social], contra el echo que el impuesto sobre la renta sea colectado directamente de nuestros sueldos, la perspectiva de fusión de la CSG/Impuesto sobre la renta, la nuevas amenazas sobre la financiación solidaria de la seguridad social (sobre las cotizaciones sociales hemos de ser intransigentes).

Finalmente, es urgente lanzar acciones por la paz : salida de la OTAN y las políticas militares de la UE, desarme unilateral. Hagamos del 11 de noviembre 2018 un gran día de expresión internacionalista en este sentido.

 

4  – En 2020, el PCF tendrá 100 años

Reivindicamos que el PCF de hoy como el heredero crítico, a la vez, de la historia del movimiento obrero en Francia, del marxismo-leninismo. Rechazamos todos los intentos de celebrar a Marx, para banalizarlo y cortarle la posteridad que se le ha abierto. El Partido, nacido de 1917 y 1920, ha sido la forma de organización más eficaz de los trabajadores en Francia, en las conquistas sociales, como en la resistencia al capital, a la reacción, al fascismo.

Llamamos, en esta ocasión del centenario de Tours, a revisar y actualizar las 21 condiciones de entrada a la internacional comunista.

 

Viva el socialismo, viva el PCF, viva la revolución !

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