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Célébration à Tours du 100ème anniversaire du PCF: nous continuons le Parti né en 1920 – Discours d’Emmanuel DANG TRAN

 VIDEO PCF-Nous continuons le Parti né en 1920 -Discours d’Emmanuel DANG TRAN

Discours d’Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF, à Tours, le 19 décembre 2020, à l’occasion du 100ème anniversaire de la fondation du PCF lors d’une manifestation tenue, envers et contre tout, par des militants et responsables d’organisation du PCF de tout le pays.

Chers camarades,

Ce n’est un pas un petit symbole que nous commémorons aujourd’hui, c’est un grand symbole que nous célébrons ! Ce n’est pas qu’une plaque que nous venons fleurir. Ce n’est pas qu’un catalogue d’images que nous venons dérouler ! Grâce à Diana K, nous disposons d’une magnifique exposition qui est bien plus que cela et qui servira dans les sections du Parti. C’est encore moins des actes de contrition et de repentance que nous venons faire.

Non, communistes, nous assumons notre histoire. Nous voulons le montrer. Nous voulons montrer que nous continuons et continuerons le Parti communiste français, parti de classe, marxiste, léniniste, né à Tours le 30 décembre 1920, héritier de 1789, de 1871, de toutes les luttes les plus profondes des travailleurs de notre pays, frère des mêmes combats des autres peuples et liés avec eux par l’internationalisme.

Nous assumons notre histoire. Cela ne veut pas dire que nous n’analysons pas les inflexions, parfois les revirements, les erreurs. Nous le faisons de façon parfois radicalement critique, mais en communistes, sans céder à l’idéologie dominante hargneuse hier, bêtifiante aujourd’hui, toujours animée de la volonté de reléguer dans les oubliettes de l’histoire le dynamisme de la classe ouvrière organisée.

Ce que nous voulons continuer est plus fort. Nous ne sommes pas là pour récupérer quelques droits d’auteur sur des images jaunies.

Dans les années 1990, un « dirigeant » intellectuel du PCF expliquait que, dans « PCF », toutes les lettres étaient fausses. « Parti », c’était la division. « Communiste », c’était le passé irrémédiablement relégué. « Français », c’était contre l’Europe. Ceux qui l’ont suivi n’ont pas de raisons de fêter le 100ème anniversaire ! Même si désormais, la question du nom, supposé oublié, ne se pose plus.  

Mais il y a deux ans, camarades, nous nous sommes vu imposer, sans aucune concertation, un logo ridicule, qui, remplaçant la faucille et le marteau des travailleurs, représente un machin et soi-disant une feuillée. Il a été copié d’une campagne de publicité dont, aujourd’hui, je tairai, par décence, l’origine. Symbole ? Nous n’acceptons pas ces humiliations !

Chers camarades, cet anniversaire nous replonge dans le trajet communiste de générations de communistes. Devenir communiste, hier comme aujourd’hui, n’a rien de naturel, d’héréditaire (sauf pour certains dirigeants élus !). Les congressistes de 1920 ne savaient pas en 1914 qu’ils deviendraient communistes ! Sans partir à la guerre, « fleur au fusil », même déjà militants socialistes, pour certains d’eux, ils n’analysaient pas la guerre comme impérialiste. Dans l’Internationale socialiste, Lénine était ultra-minoritaire. La Révolution d’Octobre n’a pas eu en France, dans les tranchées ou dans les usines, un écho immédiat. La trahison de la social-démocratie européenne s’est vue plus tard, quand détruits, exploités, sans aucune reconnaissance, les travailleurs et combattants ont progressivement rencontré l’immense espoir et la réalité révolutionnaire incroyable issus de Russie.

Ce chemin a été progressif entre 1918 et 1920 jusqu’à l’adoption des 21 conditions de l’adhésion à la 3ème Internationale, pour des militants de « base » comme pour des dirigeants socialistes chevronnés. Pour beaucoup de camarades des générations ultérieures, cela s’est passé de la même façon. On devient communiste parce que l’on comprend, au contact de collègues, de voisins, que l’action organisée dans la lutte des classes permet d’avancer vers un monde plus juste, un monde meilleur, aussi vers un avantage et une dignité personnels immédiats.

Quel autre parti que le Parti communiste est allé, avec ses membres ouvriers, vers les ouvriers des usines Citroën, dans les années 60, avec des tracts en 4 langues, contre l’exploiteur ?

Le parti de type nouveau, révolutionnaire, qui a rompu avec le crétinisme électoraliste, qui a placé au centre la lutte des classes et l’organisation politique, sur le lieu de l’exploitation, des travailleurs, qui a fonctionné sur le mode du centralisme démocratique, n’est pas dépassé ! 

Chers camarades, aujourd’hui, nous célébrons le Parti des grandes conquêtes sociales et démocratiques de la classe ouvrière et du peuple de France au 20ème siècle.

A partir de 1920, le mouvement progressiste s’est peu à peu confondu avec le Parti communiste. La social-démocratie a changé de rôle, en restant encore liée, un temps, de moins en moins, à la classe ouvrière. De réformiste, elle est devenue le cordon sanitaire contre les communistes et les révolutionnaires.

1936, 1945 : l’action des communistes est déterminante dans les nationalisations démocratiques, le statut des travailleurs, la sécurité sociale. On perle beaucoup du CNR et de son programme. Je pense qu’on en parle mal vis-à-vis du rôle central du PCF, de son action dans la résistance, du poids de l’Union soviétique dans l’antifascisme. Il y a eu des patriotes progressistes, remarquables de courage dans la résistance, parmi les conservateurs ou les libéraux. Mais qui peut imaginer que De Gaulle, dans son appel de 1940 à sauver l’impérialisme français, a jamais songé à établir une assurance maladie en France ? L’analyse décisive, précédant l’action, le maintien périlleux, héroïque de l’organisation communiste en 1939 et 1940, l’appel du 10 juillet 1940 de Jacques Duclos et Maurice Thorez ont porté ces conquêtes formidables.

Nous ne laisserons jamais dire que notre parti d’avant-garde n’a pas été aussi à l’avant-garde sur les questions dites aujourd’hui « de société ». Le PCF a présenté, dès 1925, des femmes aux élections municipales alors qu’elles n’étaient pas éligibles. Il a été en première ligne pour leur droit de vote en 1944. Un panneau de notre exposition souligne l’intervention remarquable et tonitruante de Clara Zetkin au Congrès de Tours.

C’est le parti de la fraternité ouvrière quelle que soit l’origine des travailleurs, le parti qu’ont rejoint tant d’immigrés persécutés dans la Résistance ! L’analyse était juste et demeure juste. Le système économique d’exploitation de notre société est le capitalisme. Il se sert de toutes les autres formes de domination préexistantes ou parallèles pour son profit. Les batailles pour l’émancipation des uns et des autres opprimés passent nécessairement par la lutte contre le capitalisme, par un parti communiste de classe.

Dès le congrès de Tours, et avant, dès les textes de Lénine dénonçant le colonialisme, forme de l’impérialisme, la lutte pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes a été au cœur de nos combats. Un panneau de l’exposition reprend l’intervention du camarade indochinois Ho Chi Minh. Une des premières batailles du nouveau PCF fut l’opposition, seul contre tous, à la guerre du Rif. La solidarité internationaliste a toujours été et reste au cœur de notre engagement. Avec tous les peuples, mais citons les peuples cubain et palestinien. La défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes vaut aussi pour le peuple français face à l’Europe supranationale du capital que Lénine condamnait déjà, « les Etats-Unis d’Europe » comme une organisation d’oppression antipopulaire.

Beaucoup d’entre nous ont au cœur les batailles pour la paix en Algérie, contre les crimes de l’OAS. Pour une jeune employée des chèques postaux, 24 ans, juste montée à Paris, découvrant la fraternité de la lutte, l’action pour les revendications sociale et la lutte pour la paix étaient indissociables. Anne-Claude Godeau fait partie des 9 assassinés de Charonne par la police impérialiste de Papon et De Gaulle.

Le PCF, c’est aussi le parti de la culture, de la pensée, de la science et de la raison. La Colombe de Picasso, mais pas seulement ! Cette aventure, liée à la matérialité de l’espoir de la Révolution, au souffle de l’organisation ouvrière, ne peut se limiter à quelques images. Aujourd’hui, au temps de la peur organisée, des annonces apocalyptiques, dignes des pires superstitions intéressées ; propagées par le capital, la recherche du progrès et de la rationalité qui ont été au centre du mouvement communiste – spoutnik ! ou même Pif Gadget ! – ne doit absolument pas être abandonnée. C’est une part entière de l’engagement que nous voulons continuer.  

Le temps des conquêtes s’est éteint peu à peu. Avec le recul de l’Union soviétique que nous ne cessons d’analyser, avec l’Union de la gauche en France, avec l’illusion réformiste de l’Eurocommunisme, avec la banalisation progressive dans le jeu politicien de notre parti qui, depuis les années 1990 est devenu un reniement ouvert par la « tête ».

Nous ne mesurons pas encore à quel point la victoire de la contre-révolution en 1989 a ouvert une période de sombres régressions dans le monde et en France. Le PCF, nos organisations sœurs, syndicales et associatives, ont fini au fil du 20ème siècle, par porter tous les acquis sociaux et démocratiques. Notre recul, jusqu’au quasi-effacement, n’a pas seulement conduit à la remise en cause des conquêtes dont notre parti a été le premier artisan mais il a ouvert aussi à une terrible remise en cause de tous les acquis démocratiques, même les plus anciens, de la démocratie bourgeoise. Nous sommes en train de le vivre terriblement avec le grand bond en avant de la dictature du capital au nom du Covid.

Parti de conquête, nous sommes aussi le Parti de la Résistance et c’est, malheureusement, ce que nous pouvons imaginer être dans un proche avenir !

Avant 1914, aucun des pays impérialistes qui se ont engagés dans la guerre n’imaginait en sortir aussi ruinés. En 1939/40, nous nous sommes retrouvés seuls ! En 1933/34, mais dans un seul pays, une politique de peur et d’intimidation systématiques s’est jetée sur nos camarades en premier.

Dans les mois qui viennent, viendront s’ajouter aux 800000 nouveaux chômeurs des millions d’autres, aux privations de liberté les plus inimaginables un flicage de la pensée de tous les instants, un redoublement de la casse des services publics. Une casse des retraites encore plus violente que celle prévue en 2018 est en préparation avec la faillite organisée de la Sécu. L’argent factice coule à flots pour redistribuer encore davantage les vraies richesses, créées par le travail, vers les rentiers transnationaux.

Résistance ! Camarades ! Résistance !

Pour l’accès aux biens fondamentaux, logement, énergie, eau dont les tarifs risquent d’exploser aux dépens des travailleurs. Songeons qu’ils sont sur le point de privatiser EDF, après avoir liquidé GDF ! EDF, nous devons à Marcel Paul, ministre communiste, déporté à Buchenwald, résistant communiste au cœur du camp de la mort, sa création et son développement au service du pays !

L’énumération des batailles à venir serait trop longue. Ce n’est pas l’objet direct de notre commémoration. Mais c’est bien son objectif aussi.

Le PCF n’est pas un parti comme les autres. C’est un parti qui refuse la collaboration de classe. C’est un Parti qui se doit de mobiliser au cœur de la classe ouvrière, de la paysannerie, des couches intellectuelles.

C’est un parti fondamentalement internationaliste qui n’acceptera jamais les diktats de l’impérialisme, qu’il soit américain, allemand, français ou européen. Nous sommes contre l’UE du capital et contre son instrument de répression économique, l’euro. C’est un parti qui se bat contre la guerre impérialiste en toute circonstance, qui doit se battre pour le désarmement et, notamment pour le désarmement nucléaire unilatéral de la France.

Nous sommes un parti pour qui, et c’est une rupture fondamentale du congrès de Tours, les élections sont parfois un moyen, jamais une fin.

C’est un parti révolutionnaire dont la perspective est la victoire sur le capitalisme et l’établissement du socialisme.

Et c’est pour tout cela que nous sommes les premiers défenseurs des libertés !

Camarades, dans les jours et les semaines qui viennent, nous allons propager ce message : il y a des communistes qui entendent continuer, renforcer le Parti communiste né à Tours en 1920 et sur ces bases ! Nous allons le propager par tous les moyens, en tenant compte des contraintes du moment. Jour après jour d’ici le 30 décembre, date anniversaire. Nous allons le propager dans les sections et fédérations du Parti, au moyen, notamment, de l’exposition. La carte 1921 a été la première du nouveau parti. Une carte 2021 en commémorera le centenaire.

Nous allons animer le débat du 39ème congrès du PCF que la direction veut engager en le précédant d’une candidature, 15 mois avant, à l’élection que nous avons toujours le plus condamnée. Nous allons le propager en direction de camarades d’autres pays, dont les expériences nous sont bien utiles.

L’idéologie dominante est plus dominante que jamais. Le mouvement communiste et le PCF sont très faibles ! Il y a un lien. Il y a des causes. Nous allons tout faire pour les surmonter avec modestie, lucidité mais avec détermination !

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Vive l’internationalisme prolétarien !

Vive le Parti communiste français !

PCF : situation – positions – réunions du Conseil national (7 novembre – 12 décembre 2020)

Par Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF (fédération de Paris), 18 décembre 2020

Notre pays connaît une attaque capitaliste sans précédent contre les acquis sociaux et démocratiques, contre les libertés fondamentales, contre des pans utiles de l’économie. Le pire est encore à venir. Et notre CN est convoqué pour étudier un calendrier électoral sinon électoraliste ! C’est lamentable ! Plus grave encore, on met au centre, 17 mois avant, l’élection que nous condamnons le plus : l’élection présidentielle ! C’est vraiment le contraire du Parti né à Tours en 1920 !

Au dernier CN, j’étais pour que le congrès soit reporté fin 2021, mais justement pour que l’année ne soit pas polluée par les calculs électoraux, que les communistes puissent se rononcer en connaissance de la situation politique et, surtout, qu’il ait eu le débat de fond sur les orientations politiques.

J’ai voté contre le calendrier proposé. En 1969, la candidature de Duclos a été décidée quelques semaines avant.

S’imaginer « sauver le Parti » par la loterie électorale est une illusion. Les 20 dernières années nous l’ont bien montré. La priorité devrait être d’adopter les positions de rupture de fond qui entretiennent la lutte des classes.

L’an dernier, aux européennes, la liste Brossat a obtenu le plus mauvais résultat électoral de toute l’histoire du Parti. L’acceptation de l’intégration européenne [la condamnation du Brexit], à l’opposé de nos positions historiques, en sont des causes. Cette année, l’UE profite du Covid pour resserrer l’étau sur les peuples et les démocraties nationales avec le pacte budgétaire. Pour les communistes, ce devrait être inacceptable. Et la bataille contre l’euro devrait être reprise.

Placer le changement politique dans une union et une victoire électorale de la « gauche+EELV » est plus que jamais inconcevable dans la période. Des appels communs sur les retraites avec ceux qui ont ruiné le financement de la sécurité sociale ? Des alliances derrière des « socio »-libéraux dans les grandes villes aux municipales ?  Comment reconstituer un parti et même un vote communistes utiles pour les travailleurs avec cela ?

Je voudrais faire une mention spéciale pour EELV (qui ne vaut pas pour tous les « écolos »). Ce n’est pas un parti de gauche qui a dérivé vers la collaboration de classe ou le « populisme ». C’est un petit ensemble disparate, pro-UE par définition, réunissant principalement différents profils opportunistes qui servent l’écrasante propagande du capitalisme « vert » que nous subissons et l’ensemble de l’idéologie dominante, notamment sur les questions sociétales. EELV ne peut pas constituer un partenaire d’alliances pour le Parti.

Communistes, nous nous battons, en fait « d’écologie », pour une gestion des ressources et des risques naturels allant vers la protection et l’amélioration du cadre de vie de l’Humanité. Dans cette conception, nous n’avons aucune raison, même de façon « alternative », de rentrer dans la campagne de dramatisation catastrophiste mondiale développée par le capitalisme sur le climat et le risque « réchauffement ». L’omniprésente propagande apocalyptique ne vise que trop clairement à détruire de la valeur, à recréer des marges de profits sur des activités ne répondant à aucun besoin, à développer des politiques autoritaires, intrusives, au nom, notamment, « d’experts », comme, aujourd’hui pour le confinement au nom du Covid.

Sur le confinement, je n’ai pas pu m’exprimer au CN de novembre [le logiciel de visio ayant « planté » toute l’après-midi]. Ce qui me semble fondamental, c’est de découpler les buts antisociaux et antidémocratiques de la politique du pouvoir de la question sanitaire qui les prétexte. Covid ou pas Covid, le gouvernement, comme ceux des autres pays de l’UE, ont poursuivi leur politique de destruction de l’offre de santé publique : 800 millions d’euros de moins pour l’hôpital, fermeture de lits – notamment en gériatrie ! -, application de la loi Buzyn et … pas un lit de réanimation en plus alors que, chaque fin d’année, notre système connaît une dangereuse saturation. Ce n’est pas une politique « d’incapables » mais c’est un choix politique.

Sur le plan sanitaire, le confinement (illusoirement « généralisé » et non la mise à l’abri des personnes « vulnérables » le temps des pics épidémiques) commence aussi à donner ses résultats désastreux, avec les retards de soins et de dépistage, les gens qui n’ont plus osé se faire soigner, l’isolement notamment des vieux, les dégâts psychiatriques. Le confinement, comme alertent nombre de médecins, va conduire à une baisse de l’espérance de vie. Son effet sur le Covid est indémontrable et indémontré comme en témoignent les chiffres parfaitement contradictoires des « experts » au service du gouvernement.

En fait, la quasi-totalité des 14,3 milliards d’euros engagés aux dépens de l’assurance maladie a servi à alimenter la panique et la peur et non à soigner. Des millions de tests, deux millions par semaine, au prix fort, peu fiables, poussés au maximum pour être « positifs » et montrer une progression du Covid. Des dizaines de millions de masques pour établir la peur et la méfiance dans toute la société mais pas assez de masques de qualité dans les hôpitaux contre notamment les maladies nosocomiales.

Aussi venir appuyer le confinement, voire en demander plus (!) comme l’a fait Fabien Roussel, c’est cautionner le prétexte qui sert et servira, dans la lutte idéologique, à une purge sociale et économique inédite du capital et à une remise en cause des libertés fondamentales, en France comme dans la plupart des pays capitalistes. C’est cautionner aussi la dictature des experts qui menace d’une manière nouvelle les acquis démocratiques et prépare de nouvelles formes de répression. Cette position est irresponsable pour le Parti communiste français. Au lieu de cela, nous devrions, avec des faits et des arguments rigoureux, face à la chape de la propagande, tenter de raisonner la peur, remettre en cause le confinement et mobiliser pour la levée immédiate de ses éléments les plus évidemment absurdes (sur le plan sanitaire) et liberticides comme le couvre-feu, les masques en plein-air, les attestations, les interdictions de réunion etc.

Osons être à contre-courant de l’idéologie dominante, encore plus dans un moment aussi critique ! Macron est mandaté par le grand capital non pour poursuivre une guerre contre un virus mais une guerre contre les travailleurs et le peuple. Aux communistes, avec d’autres, de faire monter la Résistance !

Des millions de citoyens ne sont pas loin de se mobiliser pour la défense des libertés fondamentales. Des dizaines de millions d’autres, désinformés, intimidés, attendent des voies pour sortir de la spirale de la peur. A l’inverse, le pouvoir joue sur les peurs irrationnelles de certains, sur l’opportunisme d’autres, sur la peur des sanctions administratives de ses cadres, sur le suivisme automatique des responsables politiques opportunistes pour qui le choix de la peur est plus profitable que celui de la raison et de la vérité.

Bénéficiant d’un rapport de force favorable comme jamais, le régime et ses collaborateurs peuvent se permettre de confondre leurs différentes attaques contre les libertés. A nous d’éviter les confusions néfastes ! Les projets de loi vicieux sur « la sécurité globale « ou « contre le séparatisme » renforcent à la fois le système de répression et de division de la société en même temps qu’ils offrent le terrain de l’opposition à des complices objectifs du pouvoir. La grande majorité des manifestants du 28 novembre s’est opposée en bloc à toutes les mesures sécuritaires et liberticides, à commencer par celles prétextées par le Covid, comme elle a voulu montrer, avant une attaque antisociale sans précédent, sa capacité de mobilisation. Ce mouvement ne saurait être résumé, canalisé par des débats hors-sol et hors du temps, manipulés par l’idéologie dominante mondialiste, sur le rôle de la police (qui exerce une violence pour le compte du pouvoir en place par définition). Le problème immédiat, c’est l’extension des dispositifs de répression, de surveillance de la vie privée, la privatisation de la sécurité, l’utilisation de la police nationale, de plus en plus détournée de ses missions publiques, depuis Sarkozy et Valls, et non son existence ou sa nature.

Le projet de loi contre le « séparatisme » confond de façon indécente l’intégration souhaitable du culte musulman dans la loi de 1905 et une assimilation, à peine voilée, scandaleuse, de nos camarades, amis, collègues, voisins supposés musulmans au « séparatisme » sinon au terrorisme. Ces agressions délibérées du pouvoir ne visent qu’à semer la division dans la classe ouvrière. Notre réponse ne saurait de rentrer dans leurs jeux, notamment en appuyant le communautarisme (qui a le droit d’exister comme projet politique mais auquel, communistes, nous nous opposons), ou, encore pire, en s’agenouillant devant les directives mondiales racialistes, ségrégationnistes des « Black Lives Matter » qui se situent à l’exact opposé de tout notre combat politique historique communiste contre le racisme. Egalité entre les hommes ! Un homme une voix ! Honte à nos dirigeants qui, par suivisme, par opportunisme se sont agenouillés devant ces conceptions racistes du monde!  Pour une fois, le slogan, qu’en général je n’apprécie guère, a résonné à mes oreilles : « l’humain d’abord ». Mais surtout, plus que jamais, fraternité dans la lutte des classes des travailleurs de France quelle que soit leur origine ! Dans la lignée de la main tendue aux croyants par Maurice Thorez.

Je reviens au PCF. Dans cette période d’affrontement idéologique aussi dure que nous n’en avons pas vécue, camarades de moins de 80 ans, lorsque la direction de notre parti accepte tout à la fois l’intégration dans l’UE supranationale du capital,  la perspective politique dans l’union avec la « gauche » et les « écologistes » au service du régime, qui ne représentant aucune force sociale travailleuse positive pour notre pays, le dogme capitaliste de l’apocalypse climatique, le confinement au nom du Covid qui va servir, pour des années, à faire accepter les pires sacrifices sociaux et économiques, et qui s’agenouille devant le racisme propagé par Facebook, Twitter et consorts : ils ne reste pratiquement aucune latitude pour être utile au peuple travailleur ! Même, j’en ris, avec une hypothétique candidature 17 mois en avance à l’élection présidentielle ! Un monsieur+ ou une madame + du réformisme ?

Nos économistes réclament de la création monétaire factice depuis des années. Ils sont comblés comme jamais, sur la base d’une destruction de la création de richesse réelle sans précédent en temps de paix. Comme ils ne sont ni la tête de la BCE, même pas à la tête de la Banque de France, il y a fort à parier que le pouvoir a prévu de faire le plus cher possible aux travailleurs, aux petits épargnants, à certains petits patrons même, les dettes abyssales créées dans les comptes de l’Etat, de la Sécurité sociale etc. Casse des prestations, inflation sélective sur les biens essentiels, pourquoi pas au nom du climat, impôts nouveaux, baisse des salaires et des retraites, dans un temps attendu de chômage de masse : voilà ce qui nous attend et à quoi nous devons répondre fermement, en tant que communistes.

En refusant la dictature de l’euro et de la BCE, qui prive d’abord ce qui reste de notre démocratie nationale de toute prise sur ces choix monétaires mortifères. Les positions de I. Brossat contre le Brexit populaire, celles de F. Wurtz dans l’Huma-dimanche plus européistes que celles de feu Giscard, sont inacceptables pour notre parti, comme la participation d’André Chassaigne à une assemblée parlementaire germano-européo-antifrançaise (et anti-allemande) !

La « Sécurité emploi formation » (SEF) a été le projet central dans campagnes présidentielles de Robert Hue. Il vaut mieux se répéter que se contredire, peut-être ! Je n’ai jamais adhéré à cette proposition floue. La sécurité sociale, chacune de ses branches, sur un mode qui n’est pas socialiste, a été conquise solidairement face au patronat, face à chaque risque « assurantiel » : santé, vieillesse, accidents du travail. En aucune manière, nous ne devons fragiliser cet édifice menacé. La SEF contribue à nier l’origine du chômage en régime capitaliste. C’est une illusion très dangereuse. Oui battons-nous – et c’est d’actualité – pour l’assurance chômage qui met à contribution les patrons, pour la formation initiale, continue et professionnelle. Mais, camarades, arrêtez de vous prendre pour les dirigeants d’un Etat socialiste ! Dans cette nouvelle période, cette proposition est d’autant plus négative qu’elle alimente la propagande de la « gauche de collaboration » pour l’institution d’un revenu minimum universel qui arasera toutes les prestations sociales existantes et reléguera, hors de la lutte des classes, des pans entiers, abandonnés, de notre peuple.

Aujourd’hui, ce que le Parti communiste français doit produire et diffuser, c’est une ligne de résistance, dans la lignée du Parti né à Tours il y a 100 ans

Résistance, je le répète encore, contre le schéma politicard des alliances avec les servants de « gauche » de la bourgeoisie, justement ceux que nos anciens surent repousser. Et Blum était autrement plus cultivé que Macron ou Mélenchon !

Résistance contre la dictature transnationale du capital via l’UE, mais aussi à travers une mauvaise version du « multilatéralisme », qui n’est qu’un accompagnement des oppositions et arrangements entre les impérialismes principaux.

Résistance contre les prévaricateurs qui lorgnent sur les petits biens de nos travailleurs : une maison à saisir, un impôt à élever, un chantage à l’internement en EHPAD !

Résistance contre les mesures antisociales déjà annoncées, comme le prolongement de la CADES, la casse de l’assurance chômage, la poursuite de la purge de l’hôpital public ou des centres de santé, un comble, alors qu’on a fait applaudir hypocritement les soignants par millions en début d’année.

Résistance contre la finance ! Avec des exigences précises de nationalisations, celles qui correspondent à un rapport de force et non à une affirmation en l’air : les laboratoires pharmaceutiques, les grandes banques, les grands groupes d’Ehpad qui se repaissent de l’argent de nos vieux qu’ils euthanasient.

Résistance pour les services publics sur les bases, encore importantes qu’il nous reste. La nécessité de la défense du service postal est apparue comme jamais depuis des années à l’occasion du confinement. C’est la base d’un affrontement face à Amazon. La lutte contre le démantèlement d’EDF est capitale. Nous l’avons engagée, certaines organisations du PCF, dès le début de l’année. Après les défaites successives, mais conscients du rapport de force qui demeure, battons-nous mordicus pour le service public SNCF, comme pour le service public RATP en Ile-de-France, face à la logique de la « concurrence » et de la privatisation.

Résistance pour les salaires, la production en France pour les habitants de la France (et des échanges mutuellement avantageux) ! Il est inadmissible de laisser le capital et l’Etat, avec l’UE et les spéculateurs mondialistes, tout prétexte confondu, liquider notre agriculture, la filière fruits, comme la filière viande, comme la filière sucre ! Il est inadmissible que notre pays, historiquement pionnier de l’industrie automobile, importe plus la moitié des véhicules vendus.

Résistance ! C’est aussi le mot qui me vient pour notre éduction et notre culture face aux démolisseurs tels que Blanquer ou Vallaud-Belkacem ! Non le Bac, ce n’est pas pour se vendre au rabais à des employeurs peu instruits, c’est pour ouvrir à la connaissance, à la culture, à la construction d’une France internationaliste dans un monde de progrès !

Oui, nous sommes communistes, 100 ans après ! Oui, nous sommes conscients de ce que le léninisme, après le marxisme et l’héritage d’Engels, nous ont apporté. Critiques mais reconnaissants, nous saluons l’œuvre de nos camarades soviétiques et celle des camarades du monde entier, de la RDA, du Vietnam, de Cuba etc.

L’idéologie dominante est plus dominante que jamais. Le PCF est plus faible que jamais. Permettez-moi de vous dire qu’il y a un lien !

Dans la suite de nos camarades qui ont fait le choix révolutionnaire en 1920, meurtris par la guerre mondiale, dans la suite de tous nos camarades qui en « ont pris plein la gueule » dans leurs usines, leurs mines, leurs champs ou leurs administrations, dans la suite de nos camarades qui se sont levés pour l’indépendance de la France dans les années 40, dans la suite de nos camarades qui ont toujours répondu à l’appel de l’internationalisme prolétarien contre le racisme et les guerres coloniales,

En décembre 2020, le PCF doit avoir la tête haute et être plus communiste que jamais !

Disparition de Fabienne Liévin

Jeudi 26 novembre 2020, notre camarade Fabienne Liévin est décédée à l’âge de 66 ans. Sa résistance acharnée et son courage n’ont pas pu vaincre les multiples maladies et deux dernières années très rudes. Notre pensée et nos condoléances, en votre nom à tous, vont à Patrick, son époux, à leur fille, à toute la famille et à tous les camarades de la fédération du PCF de la Haute-Saône, dont Frédo Bernabé, à la fois camarade et proche ami de la famille. Ils sauront mieux que nous retracer les quelque 50 ans de militantisme de Fabienne, syndical à la CGT à la Poste, politique au PCF en Haute-Saône, la hauteur de son dévouement. Nous en avons vu de beaux extraits dans les initiatives du PCF 70, à la fête de l’Huma, à l’occasion de réunions nationales. Ce qui nous restera peut-être, au-dessus de tout, c’est la rigueur politique communiste de notre camarade : une réflexion poussée, une conviction toujours questionnée et retrouvée (pas dans les trahisons de nos directions nationales !). C’est aussi l’efficacité militante, avec une personnalité bien originale, mais très convaincante : un franc-parler, une forme d’inflexibilité que nous avons vraiment appréciée. Elle va nous manquer avant le 100ème anniversaire du Parti. Rions une dernière fois ! Comme disait un autre à propos d’un autre, c’était une femme carrée dans un corps rond et dotée d’un grand sens de l’humour et d’un immense cœur.

Les obsèques ont lieu ce lundi 30 novembre 2020 avec un hommage de la fédération du PCF. Nous renouvelons toutes nos condoléances à Patrick.

Tous les messages personnels lui seront renvoyés.

TRACT: Sur les pas de Juppé 1995 et Villepin 2006, Macron : « droit dans ses bottes », contre le peuple ! – Retrait pur et simple du projet de « retraite par points » !

Repris de PCF Paris 15e, 11 décembre 2019 

Le mépris du peuple rend sourd. Macron n’entend rien de la protestation populaire contre sa politique antisociale en faveur de la finance et des super-riches. Il ignore le bruit qui monte des manifestations massives, des grèves déterminées, de l’opposition majoritaire à son nouveau projet de casse de notre système de retraite solidaire, avec la « retraite par points ».

Appliqué et laborieux, le 11 décembre 2019, le premier ministre Philippe n’a fait que confirmer toutes les craintes. Loin de se contenter de chercher à « sauver la face », Macron fait le choix du passage en force sur les retraites pour faire passer tout son programme de contre-réformes et de destruction des services publics et des acquis sociaux et démocratiques, coordonné avec l’UE du capital. Malgré la période de l’année, le durcissement probable de l’affrontement, la mobilisation populaire, la convergence des luttes, doivent encore s’amplifier pour le faire plier.

Depuis des mois, le pouvoir est évasif et refuse de mettre en débat le vrai contenu de son projet. Acculé à se dévoiler, Edouard Philippe ne parvient pas à masquer que:

  • Au nom de « l’équité », le régime macronien entend utiliser les différences historiques entre les régimes de retraite pour abaisser les droits de tous.
  • Au nom de « l’universalité », le régime macronien veut se donner, avec le système « par points », le moyen d’abaisser mécaniquement, d’un coup, toutes les retraites, par exemple à la faveur d’une « crise financière ». La valeur du « point », déconnecté de la carrière des retraités et des cotisations sociales, sera la variable d’ajustement : évidemment à la baisse.
  • Au nom de la « responsabilité », Edouard Philippe confirme la perspective de passage de 62 à 64 ans de l’âge de départ à plein droit (d’ici 2027), aggravant encore les dispositifs SarkozyFillon (2010) et Hollande-Touraine (2017).

Sous-traiter la « gouvernance » des retraites, la fixation de la « valeur du point » aux « partenaires sociaux », avec le patronat en position dominante et le gouvernement en arbitre, n’a rien de rassurant. On le voit aujourd’hui dans les coupes sombres des allocations chômage.

Le premier ministre n’a pas davantage rassuré sur les situations particulières.

Pour diviser les générations, il prétend épargner les salariés nés avant 1975 (au lien de 1963 dans le projet Delevoye). Si la retraite par points est vraiment un don du ciel, pourquoi en priver les plus âgés ?

E. Philippe promet un minimum de pension à 85% du SMIC net. C’est une misère et, encore, ces 1000 euros par mois, ce sera seulement pour ceux qui auront cotisé au moins 43 ans au niveau du SMIC, arrivé à 62 ans puis 64 ans. Autant dire quasiment personne! Pour les autres, ce sera la pauvreté, le minimum vieillesse payé par la collectivité.

Pour les femmes, les familles, les réversions, le discours du premier ministre prépare, globalement, de nouvelles dégradations. Un petit mieux, peut-être, pour les parents d’un enfant unique, mais beaucoup moins pour les familles nombreuses et les veufs et veuves dont le conjoint avait à peu près le même salaire. Et combien de diables encore dans les détails ?

Pour les régimes dits « spéciaux », notamment SNCF et RATP, le premier ministre renvoie à des négociations dans les branches et les entreprises. C’est un chantage inacceptable. Le gouvernement et le patronat veulent diviser le monde du travail, isoler et stigmatiser les agents des services publics. Ils veulent les pousser à accepter la casse de leur service public, la destruction des monopoles publics, en contrepartie de la sauvegarde de quelques miettes de leurs acquis sociaux.

A EDF et GDF, on a vu où cela menait : à des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, au bradage au privé de GDF (qui a été dissoute !), au démantèlement de la distribution, maintenant au scandaleux projet « Hercule » de scission d’EDF et de privatisation de la moitié de l’entreprise nationale. Signez la pétition : https://edf-stop-scission-privatisation.fr/ !

Aux agents hospitaliers, en cherchant à diviser les catégories (infirmières/aide-soignantes), E. Philippe promet de petits arrangements, dérisoires par rapport à la colère qui s’exprime dans les services et hôpitaux publics devant le détournement des financements de l’assurance maladie vers le privé. Quelques primes qui seront avalées par l’abaissement des retraites ? Ce n’est pas du tout pour cela que l’hôpital se mobilise le 17 décembre dans une journée nationale de grève et de manifestation.

Aux enseignants, dans la foulée d’Edouard Philippe, le ministre Blanquer propose un chantage indécent et méprisant. Pour limiter les pertes de 300 à 600 euros par mois sur leurs retraites et obtenir quelques primes et augmentations, les enseignants et personnels devraient accepter la dégradation des conditions de travail, la dénaturation de leur profession, l’abandon de la priorité à la transmission des connaissances, la transformation en « garde-chiourne » du système.

Il est clair que Macron joue la provocation, tente de passer en force, en profitant du calendrier avant Noël. Peut-être va-t-il se trouver des comparses pour tenter de dévier le conflit vers la violence. Mais il a le pays contre lui ! Sur des projets de moindre ampleur, les mêmes prétentions autoritaristes de Juppé en 1995 ou de Villepin en 2006 se sont platement écrasées. En 2019, les politiciens de la droite et de la « gauche » traditionnelles, ceux qui ont saboté, à tour de rôle, depuis 30 ans, le financement et les prestations de la sécurité sociale, n’osent même pas soutenir Macron (Ils pensent sans doute aux municipales). Même le patronat se fait discret.

De nouvelles catégories rentrent dans la lutte : routiers, pompiers, gardiens de prison, même policiers. Dans les villes petites et moyennes, les manifestations sont considérables en rapport à la population. Elles traduisent le rejet de la casse sociale et économique, de la désertification des territoires en services publics. La question du pouvoir d’achat, c’est celle des salaires d’abord, des retraites, celle du refus de l’explosion des tarifs des biens de base, gonflés par les délocalisations, par les privatisations, par les profits, la finance et la spéculation.

La colère générale, transformée en lutte conséquente, peut et doit aboutir à mettre en échec la politique de Macron, serviteur de l’argent-roi et de l’UE du capital.

La bataille contre la « retraite par points » est un point de convergence naturel pour l’immense majorité des travailleurs.

La section du PCF Paris 15ème vous appelle à participer à toutes les mobilisations, notamment à la manifestation du mardi 17 décembre 2019, en lien avec l’action des agents hospitaliers. Nous appelons à soutenir les enseignants, les agents de la SNCF et de la RATP, ceux des finances publiques etc. en lutte. Nous vous invitons à prendre contact avec nous et avec les syndicats pour prendre connaissance des lieux de mobilisation, des actions militantes, à proximité, dans les quartiers et les entreprises de notre arrondissement et les rejoindre

Macron joue à « ça passe ou ça casse ». Ripostons ! Il ne s’agit pas seulement du grave sujet des retraites, mais de tout son plan de liquidation des acquis sociaux, économiques et démocratiques de notre pays !

TOUS ENSEMBLE JUSQU’A L’ABANDON DU PROJET DE RETRAITE PAR POINTS, POUR FAIRE RECULER TOUTE LA POLITIQUE DE MACRON !

Nos propositions immédiates :

COMMUNISTES, NOUS SOUTENONS ET PORTONS CES REVENDICATIONS: Le RETRAIT DE TOUT PROJET DE RETRAITE PAR POINTS. Nous nous battons pour la retraite à 60 ans, complète avec 37,5 annuités. Ces paramètres correspondent à la réalité des carrières et posent le lien essentiel, solidaire, entre travailleurs actifs et retraités. Le financement doit se faire par la fin des exonérations et autres cadeaux au patronat (CICE) qui pèsent plus de 60 milliards d’euros par an. / Un plan d’urgence pour l’hôpital public avec suspension de toutes les fermetures de services et d’hôpitaux, avec 4 milliards d’euros immédiatement en 2020 pour la revalorisation des professions, l’embauche, l’investissement./ La défense et la reconquête des monopole publiques SNCF-RATP-EDF/ Le retrait du plan Darmanin de saccage des services des Finances Publiques/ Le retrait des projets Riester contre Radio-France et France-TV/ L’abandon des réformes inégalitaires du baccalauréat et du lycée/ Des moyens pour les écoles/  le maintien des APL et de toutes les aides sociales spécifiques que le projet de « revenu universel » veut écraser: L’annulation de la réforme-étatisation de l’assurance chômage/ La sortie de la France de l’OTAN et la basse des dépenses militaires etc.  FACE AU « EN MÊME TEMPS: LE TOUS ENSEMBLE! »

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