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Conseil national du PCF d’après élections : La direction nationale veut utiliser le désastre électoral pour accélérer la liquidation du Parti ! Pierre Laurent confirme le choix de la défaite.

EDT pour vivelepcf, 3 juillet 2017

Le rapport de Pierre Laurent constitue une véritable provocation pour le PCF et les communistes. Il explique comment le recul électoral historique est le moyen d’accélérer la stratégie qui l’a provoqué. Après Hue et Buffet, Laurent maintient le cap : le choix de la défaite correspondant aux choix de la liquidation du parti révolutionnaire, avec la seule sauvegarde de leur appareil comme préoccupation. Camarades, ne nous laissons pas anesthésier ou décourager par la pédagogie de la résignation, de l’indifférence, par les discours lénifiants, les manœuvres politiciennes minables. Reconquérons notre parti ! Reconstruisons le parti de classe. 

Lien vers la pétition : « Pierre Laurent doit démissionner »

Le séisme qu’a représenté, pour les militants, le désastre électoral des législatives n’a guère ébranlé la place du Colonel Fabien et le Conseil national, réuni les 23 et 24 juin. Cela ne tient sans doute pas tant à l’architecture en béton de Niemeyer qu’au verrouillage dans la désignation des membres du CN au congrès de 2016.

Réduite d’une demi-journée par rapport à la convocation, la réunion du CN a duré 10 heures. Faute de temps, la parole n’a pas été donnée à plusieurs intervenants inscrits. Toutefois, une demi-heure a pu être consacrée aux élections sénatoriales de septembre. Pierre Laurent a pris plus de deux heures et demie pour faire passer son analyse et la suite de son programme.

Avec un enjeu autrement plus grave, on serait cru à une conférence de presse de Raymond Domenech expliquant que l’équipe de France « monte en puissance », échec après échec, humiliation après humiliation, à la Coupe du monde en Afrique du Sud. Sauf que Pierre Laurent est à la fois l’entraîneur et le président du club.

Le projet de résolution, présenté par Pierre Laurent, a été ratifié, après des amendements validant sa démarche, à une très large majorité. Il ne faut y voir que le reflet de la composition du CN.

A une défaite électorale et une disqualification politique historiques, la direction du Parti décide de réagir de façon minimale. Elle propose d’avancer la date du prochain congrès de 9 ou 12 mois, c’est-à-dire en juin ou novembre 2018 au lieu de juin 2019. Juste, on appellera ça un congrès « extraordinaire ». Mais dont l’ordre du jour – la continuité – et les modalités – le verrouillage – se précisent déjà.

A la situation d’urgence, au désaveu brutal, à la disparition de la moitié de ce qui restait encore du vote communiste, à la submersion sous la radicalité mouvementiste petite-bourgeoise de FI, la direction nationale n’entend donc donner aucun signal immédiat de remise en cause. Elle entérine la nouvelle situation, encore dégradée, et sa continuité. Pour Pierre Laurent l’essentiel est visiblement de temporiser, d’attendre que le choc et la colère se soient atténués dans le Parti, au fil des postures d’opposition, même symboliques, au régime Macron.

TEMPORISER – MINIMISER

Personne au CN n’a qualifié les résultats de positifs. Encore heureux ! Plusieurs intervenants ont illustré le revers historique en partant de situations locales. Plusieurs ont insisté sur le malaise et l’amertume des militants qui se sont retrouvés piégés, impuissants dans le cadre de choix nationaux intenables.

Mais pour le secrétaire national et la résolution, le recul électoral est largement contrebalancé par l’élection de 11 députés, membres du PCF, 4 de plus qu’en 2012. « Elle fait de nous une des forces qui a résisté à la tornade » (Pierre Laurent).

Se confirme  ce qui ressortait des réunions précédentes du CN : maintenir un groupe était la priorité absolue, justifiant toutes les compromissions, notamment face à Mélenchon. 7 des 11 élus étaient soutenus ou directement candidats FI, jusqu’à, pour certains, effacer complètement leur appartenance au PCF. Tous ont été élus à la faveur de l’effondrement du PS. Rapport et résolution vont jusqu’à insister sur une autre « victoire » électorale : l’accession de Marie-Pierre Vieu au Parlement européen, conséquence collatérale de l’élection de Mélenchon à l’Assemblée, dont elle était suivante de liste. C’est révélateur d’un mode de raisonnement politicien.

Aussi, malgré le désaveu électoral, l’institution et l’appareil PCF sont préservés avec une autonomie apparente (groupe à l’Assemblée) et une cohésion minimale. Cela leur permet d’envisager les prochaines élections locales. Cela leur laisse une légitimité pour continuer à intégrer ce que continue à représenter le PCF dans la recomposition de la gauche réformiste. En vue de ce qu’étaient leurs objectifs réels, Pierre Laurent et son équipe se sentent globalement satisfaits et se sentent, du moins, exemptés de toute remise en cause.

TEMPORISER, MINIMISER, SE DEFAUSSER

Pierre Laurent et son exécutif se sont évertués à se défausser pendant tout le CN.

D’abord, en minimisant leur propre responsabilité qu’ils tentent de noyer dans une responsabilité collective de tout le parti et dans la fatalité de la situation politique.

Occulté, le choix unilatéral, sans et contre les communistes, en janvier 2016, de Pierre Laurent, de rentrer dans le processus des primaires initiés notamment par Cohn-Bendit. Oubliés, les tapis déployés pour séduire Cécile Duflot, Christiane Taubira ou Arnaud Montebourg. Tout cela a pourtant bien contribué à dévaloriser l’intérêt du vote PCF. Effacées, les déclarations dans les médias de Pierre Laurent le matin du CN et la veille de la Conférence nationale, annonçant son ralliement sans condition à la candidature de Mélenchon en novembre 2016. Quelques voix dans le CN le lui ont rappelé. Pas un mot sur les négociations biaisées avec FI et le choix, de Pierre Laurent, d’accepter l’humiliation publique du Parti (Les SMS de Mélenchon sans réponse digne : « vous êtes la mort et le néant » !) pour quelques accords locaux aux législatives.

Camarades candidats PCF qui avez été envoyés au « casse-pipe » politique, pour préserver un peu du financement public du Parti, les revers électoraux ne résultent ni de vos campagnes électorales, ni d’évolutions politiques qui vous dépassent, mais bien de ces choix politiques d’effacement de l’identité et des positions communistes ! Pierre Laurent nous propose de nous épargner la confrontation interne, certes ingrate, la remise en cause de ses axes de directions : elle est indispensable pour défendre et reconstruire le Parti communiste.

La place de la critique et de l’autocritique, sur le fond, au CN a logiquement été réduite au minimum et détournée. Tout un aquarium a été noyé à Fabien!

 La thèse imposée par Pierre Laurent et son exécutif est que les candidats PCF ont payé la division de la gauche, plus que les autres, parce qu’ils portaient – justement plus que les autres  – la nécessité du « rassemblement ». On serait allé peut-être trop loin, trop sincèrement, dans la volonté de « rassemblement », alors que « tout a été bouleversé autour de nous » (PL). Voilà tout pour les choix des 15 derniers mois !

« Mais si c’était à refaire, on ne le referait pas comme ça ! » Promis, juré ! On ne le refera pas pour les élections de 2022 que l’on doit déjà commencer à préparer, autrement. Et patin-couffin. Une première diversion.

Des critiques ont émané du CN sur l’absence de candidature à la présidentielle. Mais, de bonne ou mauvaise foi, ces membres du CN oublient que le choix porté, par André Chassaigne par exemple ou les « économistes » en novembre 2016, n’était pas celui d’une candidature communiste, mais celui de l’annonce d’une candidature provisoire, rétractable, suivant le résultat de la primaire du PS de janvier 2017… En violation des statuts du Parti, le choix d’une candidature communiste ferme, sur des positions communistes de rupture, a été écarté du bulletin de vote par la direction. Il ne faudrait pas refaire l’histoire pour mieux la recommencer : il n’y a aucun avenir à un PCF, coquille vide, parti empaillé qui n’aurait plus que l’apparence d’un parti communiste…

Au CN, en revanche, des critiques, il en a plu comme à Gravelotte sur le méchant Mélenchon. De bonne ou de mauvaise foi, des intervenants au CN sont allés au-delà du récit habituel de leurs déboires, dans les départements, face aux prétentions et aux manœuvres des disciples de Mélenchon. Beaucoup ont dénoncé le « socio-démocrate », le « politicien », le « populiste » etc. oubliant les si nombreuses compromissions électorales des élus PCF avec le PS, dont l’ex sénateur socialiste a fait des choux gras.

Difficile de ne pas rire, nous qui, depuis 2008, dénonçons, arguments et faits à l’appui, les orientations du politicien maastrichien Mélenchon, sous les reproches et les dénégations outragés de la majorité du CN. Mélenchon, égal à lui-même, a reproduit en petit, avec le Front de gauche, ce que son maître Mitterrand avait opéré avec l’Union de la gauche. A la différence que cette fois, ce n’est pas une erreur et une défaite stratégique du PCF, mais la conséquence logique d’un choix. C’est Buffet, Laurent, Wurtz, qui sont allés le chercher, en marge du congrès de 2008, laissant les communistes à l’écart, pour aggraver la mutation-transformation du PCF, après l’échec des collectifs anti-libéraux. Il faut rappeler aussi, comment en 2011, la vraie-fausse candidature interne de Chassaigne (présidentielles) a servi à imposer Mélenchon pour la présidentielle de 2012 en canalisant les récalcitrants. Il aura fallu presque 10 ans de déboires, de vexations, d’humiliation, pour que quelques critiques ressortent au CN, et encore principalement en interne. Comme elle vient de le montrer aux législatives, les choix de la direction la conduisent à continuer à accepter l’hégémonie de FI, même si c’est sous une autre forme, dans le cadre de l’intégration du PCF dans une plus vaste recomposition de la « gauche ».

TEMPORISER, MINIMISER, SE DEFAUSSER, CONTINUER

Par voie médiatique, à plusieurs reprises, Pierre Laurent a agité la perspective d’un changement de nom du PCF. Les secrétaires nationaux du PCF l’avancent depuis 20 ans avec toujours la même issue. Le débat fait diversion. Les communistes, qui veulent le rester, nous en tête, s’opposent naturellement au changement de nom. Des éléments de la direction, puis la direction tout entière, au bout du long processus, émaillé de tribunes contradictoires focalisées sur ce seul point (ex : refondateurs versus « identitaires »), se prononcent pour le maintien du nom. Pendant ce temps, les choix d’effacement de l’identité, des positions et de l’organisation communistes sont maintenus. Et dans les faits, ils relèguent le nom PCF, dans le « front de gauche » hier, dans « plus fort la gauche », la « gauche debout » ou une autre formule demain comme l’ont expérimenté des candidats aux législatives (dont des élus), anticipant sur les nouveaux contours de la gauche recomposée.

Férus de communication « moderne », jusqu’à faire payer au Parti les services du prestataire américain de marketing politique « Nation Builder », Pierre Laurent et sa direction s’efforcent d’associer le sigle PCF à l’échec et au passé. Quand on coupe les pattes d’une grenouille, elle ne saute plus quand on l’effraie. C’est qu’elle devient sourde explique le savant Cosinus. De même Pierre Laurent affirme, dans son rapport : « Les enquêtes qualitatives sur l’électorat Front de gauche montrent que, si celui-ci crédite le PCF des conquêtes sociales du XXème siècle et l’intègre dans le patrimoine historique et politique de la France, reconnaît l’action positive des collectivités gérées par les communistes, il ne le considère pas comme une force apte à comprendre les problèmes du XXIème siècle ». Puisque c’est le sondage qu’il a commandé qui le dit ! A moins que cela ne concerne que Pierre Laurent, fils de Paul Laurent !

La résolution du CN est doublement une provocation. D’une part, parce qu’elle dilue toute réaction et renvoie à un congrès éloigné, finalement très ordinaire. D’autre part, parce qu’elle annonce déjà que l’ordre du jour sera la continuation et l’aggravation de la stratégie en œuvre d’effacement du parti. Après ses désaveux électoraux, Robert Hue (rallié à Macron) prétendait « On est au milieu du gué ». Après son échec de 2007, le pire avant celui de Pierre Laurent, Marie-George Buffet envisageait la fin du PCF avant de verrouiller le Parti pour l’engager dans le « Front de gauche ». Proche collaborateur de ses prédécesseurs, Pierre Laurent veut maintenant un congrès qui finisse de « réinventer » le PCF.

Dès à présent, la direction essaie de ficeler l’ordre du jour du futur congrès. Pierre Laurent entend utiliser le désastre électoral qu’il a contribué à causer, en toute connaissance de cause, pour prolonger et achever la liquidation du Parti (avec préservation de l’appareil). Pierre Laurent invite ainsi à revoir « le rythme, l’ampleur et l’ambition des transformations du PCF », bien sûr dans une recomposition à « gauche » avec les organisations sociales-démocrates dans « une perspective majoritaire de changement progressiste » – jusqu’au 99% de la population, toutes classes confondues. Selon Pierre Laurent : « Tout doit être repensé » ; il faudra « procéder à des changements profonds », à une « reconstruction d’une gauche de transformation », « réinventer radicalement l’activité de toute l’organisation PCF » ; « lancer un processus de profonde transformation du Parti ».

La direction a tenu à ce que la résolution du CN comporte une première vaste liste de sujets soumis à l’ordre du jour qui, quel que soit leur intérêt, préfigurent autant de discussions « cause toujours » dans un débat éclaté. Les communistes doivent avoir le moins de prise possible, de possibilité d’expression collective, sur les sujets cruciaux qui fâchent : pas de bilan global de la stratégie de transformation, pas de remise en cause de la conversion à l’UE du capital « réorientable », alors que l’on sera à un an des élections européennes etc.

« D’extraordinaire », le prochain congrès ne pourrait bien n’avoir qu’un verrouillage plus serré encore par la direction sortante et la violation des statuts du Parti.

Les congrès précédents ont été savamment orientés et bâclés. Les résolutions de la direction, fleuve, illisibles – « rallumons les étoiles », « la France en commun » – ont été conçues pour embrouiller toutes les questions, éviter les contradictions essentielles. Les textes « alternatifs » sont envoyés tardivement, dans une liasse illisible, quelques jours avant un vote où les pressions légitimistes et le contrôle des appareils pèsent à fond. Ensuite, la pratique de cooptation des délégations et des nouvelles directions par la direction sortante a atteint un niveau de bouclage inédit, équivalent à sa faiblesse politique sur le fond.

Pierre Laurent et l’équipe dirigeante s’apprêtent à utiliser l’insatisfaction des camarades, devant leurs propres pratiques antidémocratiques, pour les aggraver. Le vote, même faussé, sur les textes alternatifs (dont un vrai texte alternatif, sans complaisance, dont la direction ne peut empêcher le dépôt : en 2016 « Reconstruisons le parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes »), ne leur est plus supportable. Trop risqué pour une direction en telle faillite politique !

Extrait du rapport de Pierre Laurent : « Si je parle de congrès extraordinaire, je n’imagine pas une préparation avec les textes habituels. Ma proposition est différente : j’imagine des chantiers de transformation concrets travaillés dans les 12 à 18 mois à venir, dont les thèmes devraient être décidés avec les communistes dans une première phase de consultation, et qui aboutiraient à des préconisations de transformation effectivement expérimentées dans la préparation, validées et prolongées lors du congrès extraordinaire ». Plus loin, il est – une fois de plus après Robert Hue – question de solliciter les « communistes de cœur ». Le congrès « jetterait les bases des fondations nouvelles de l’organisation communiste repensée », suivant une « préparation inédite ».

Pour mieux faire croire au semblant de démocratie, la direction consultera les adhérents sur … la date du congrès, juin ou novembre. Ensuite, de « ruches » en « ateliers », de « forums » en « chantiers », en passant par les « wiki-débats » (sic) sur internet, les directions se donneront les moyens de parler à la place des communistes, suivant les bonnes méthodes des DRH patronaux, en esquivant tout vote sur les questions sensibles et cruciales.

Un dirigeant a parlé, en toute démagogie, d’un « congrès à 120.000 voix » : un beau déni de réalité quand on sait qu’il n’y guère plus – officiellement – de 30.000 camarades qui participent de près ou de loin aux congrès et que les candidats PCF n’ont obtenu que 600.000 voix.

Camarades, sous les phrases lénifiantes et anesthésiantes de Pierre Laurent, c’est un coup de force qui se dessine. La stratégie suicidaire suivie aux législatives ne relève pas de l’erreur mais d’un véritable choix, celui de la pédagogie de la dévalorisation du PCF, du choix de la défaite. Il s’agit maintenant pour le successeur de Hue et Buffet de finir de transformer le PCF en appendice du réformisme, en un appareil intégré au consensus de la démocratie bourgeoise, vendant, pan par pan, l’héritage historique glorieux du Parti révolutionnaire dont il arrive – encore – à rester dépositaire.

Un membre du CN, classé parmi les « refondateurs » qui joueront l’aile droite dans l’équilibre du congrès, a décrit très justement le processus en cours, que, lui, assume : « le dépassement démocratique et maîtrisé du PCF ».

Camarades, l’exigence de la démission de Pierre Laurent coulait de source après le désastre électoral et au vu de ses responsabilités personnelles accablantes. Après le CN et son rapport, elle prend une autre dimension : marquer le plus publiquement notre refus de la poursuite de la liquidation du Parti révolutionnaire pour commencer à la mettre en échec. Pierre Laurent a déjà une place réservée pour 6 ans encore comme Sénateur de Paris, grâce aux accords électoraux de 2014 avec le PS d’Hidalgo.

Face aux tentatives d’embrouillage et d’anesthésie du Parti, indissociablement des luttes, développons la riposte idéologique et l’actualisation théorique pour engager la reconstruction du PCF, parti de classe, marxiste, héritier des traditions révolutionnaires françaises fécondées par la Révolution d’octobre et le léninisme.

Avec les camarades qui ont initié le texte alternatif du 37ème congrès, « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes », nous engageons dès à présent la préparation du prochain congrès et utiliserons tous les moyens pour forcer le débat sur les questions de rupture, entre autres, en termes d’alliances, de « rassemblement », sur l’UE, ou sur le socialisme, sur l’organisation du parti de classe et de masse, indépendant des superstructures bourgeoises.

Dans l’avant-garde de la lutte des classes, dans des franges plus larges de la classe ouvrière et du monde du travail, pour combattre l’exploitation, faire grandir l’exigence du changement de société, contre l’impérialisme, l’oppression et pour la paix, une attente s’exprime, dans notre pays, d’autre chose que de postures réformistes radicales, gauchistes institutionnelles, autre chose que le mélange  Mélenchon/Hamon/Hidalgo.

 Redonnons sa raison d’être au PCF !

« L’enseignement de l’histoire : un enjeu de lutte » – débat autour du livre de J.Fontaine et G.Jamet

Conférence-débat organisée par le PCF Paris 15. Compte-rendu.

Le nouveau gouvernement n’a pas caché sa volonté, en matière d’enseignement, de continuer voire d’accentuer les attaques menées contre le service public d’éducation. Le programme du nouveau ministre Blanquer c’est la destruction du baccalauréat national, c’est le renforcement du rôle des chefs d’établissement devenus de véritables petits patrons, c’est la propagande patronale à l’école, c’est la continuité des manques de moyens pour enseigner et étudier… Face à tous ces mauvais coups à venir, la riposte doit se préparer dès maintenant ! C’est dans cette perspective, que la section du 15e arrondissement du PCF a organisé samedi 10 juin une conférence-débat sur le thème de « l’enseignement de l’histoire : un enjeu de lutte ». Trente camarades ont répondu présent pour venir écouter et débattre autour de la présentation faite par Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet, toutes deux enseignantes d’histoire dans le secondaire et auteurs du livre Enseignement de l’histoire. Enjeux, controverses autour de la question du fascisme. Les interventions ont été suivies d’un débat riche sur les évolutions de l’enseignement de l’histoire en France. Ci-dessous, nous vous proposons un compte-rendu de cette rencontre.

Une histoire dogmatique au service de la défense du système capitaliste

Les interventions de Joëlle et Gisèle ont montré comment depuis les années 1970 les différentes réformes de l’éducation nationale, et en particulier les réformes des programmes d’histoire, ont contribué à grandement affaiblir les savoirs transmis et à gommer tout aspect critique de la discipline afin de présenter aux élèves le système capitaliste comme inéluctable. Au fil des réformes l’objectif semble être de plus en plus clair. L’histoire n’a plus vocation à donner aux jeunes les clés de compréhension du monde passé et actuel pour qu’ils puissent se forger un esprit critique face aux discours politiques ou médiatiques. Au contraire, l’enseignement de l’histoire cherche à présenter l’ordre capitaliste comme un modèle économique, social et politique seul porteur de progrès. Pour aboutir à cela, plusieurs réformes de fond ont été mises en place.

     La fin de l’approche chronologique

Sous couvert de suivre les évolutions historiographiques universitaires (évolutions d’ailleurs discutables et largement discutées à l’université) les programmes du secondaire ont abandonné la présentation chronologique pour la remplacer par une présentation thématique. C’est ainsi qu’en classe de première générale les élèves étudieront la seconde guerre mondiale avant d’avoir parlé du nazisme ou des empires coloniaux… Pour les concepteurs de ces programmes, les élèves sont censés acquérir les bases chronologiques au primaire, ce qui n’est bien que rarement le cas. Cette approche thématique aboutie alors à un brouillage très important chez les élèves qui ont du mal à replacer tous les évènements étudiés dans une suite logique. En classe de terminale, seule une minorité d’élèves maîtrise les grands repères historiques de l’histoire française et internationale. Il s’agit des élèves qui ont acquis l’autonomie suffisante pour replacer par eux-mêmes les évènements étudiés dans une évolution chronologique ou qui peuvent être aidés à la maison. Le constat est donc clair, la fin de l’approche chronologique (tant vantée par le ministère) abouti à un affaiblissement des connaissances chez les élèves et à une accentuation des inégalités sociales à l’école.

Avec la fin de l’approche chronologique, c’est aussi la fin la fin de la notion de causalité en histoire. Les programmes prescrivent ainsi aux enseignants d’étudier des phénomènes historiques sans en expliquer les causes, ou tout du moins en n’insistant pas dessus. C’est ainsi que la première guerre mondiale devient le simple résultat de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo… C’est ainsi également que la seconde guerre mondiale se déclenche sans lien apparent avec la crise de 29, avec les tensions impérialistes ou encore avec le développement du fascisme en Europe ! Cela vient encore un peu plus brouiller les repères des élèves puisque les raisons profondes et toujours multiples des faits historiques étudiés sont éludées. Les élèves sont ainsi contraints d’étudier des faits qu’ils ne comprennent pas.

     Des programmes structurés autours de concepts dogmatiques

L’approche chronologique est aujourd’hui entièrement remplacée par des concepts universitaires là encore discutables et très discutés. L’enseignement du fascisme dans le secondaire est aujourd’hui traversé par deux concepts essentiels ; celui de brutalisation et celui de totalitarisme.

La brutalisation est un concept selon lequel la première guerre mondiale crée une « violence de masse » qui traverse l’ensemble de la population et qui va ainsi conduire l’Europe vers le totalitarisme et la seconde guerre mondiale. Le fascisme et la guerre ne seraient donc désormais que le résultat d’une population habituée et consentante à la violence. Ce concept permet ainsi de balayer d’un revers de main les raisons réelles de l’existence du fascisme. Rien ne sera dit aux élèves sur la crise structurelle du capitalisme après 1929, sur les tensions impérialistes ou encore sur la volonté d’une partie de la bourgeoisie de s’appuyer sur les organisations fascistes pour faire taire le mouvement ouvrier.  Ce concept de brutalisation permet en définitive de faire porter la responsabilité du fascisme sur l’ensemble de la population (une notion bien vague…) en laissant volontairement de côté les questions de classe.

Le second concept utilisé à outrance est celui de totalitarisme. Ce concept historique est forgé dans les universités américaines au début de la guerre froide afin de servir d’outil théorique de lutte contre l’URSS. Le principe est simple ; le fascisme et le communisme sont deux régimes similaires ! Ce concept caricatural est bien évidemment inopérant pour comprendre le XXe siècle mais cela ne semble pas déranger les concepteurs des programmes qui en font un concept structurant. En classe de première, on présente ainsi aux élèves l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie et l’URSS comme trois régimes semblables, chacun placé sous la direction d’un homme fort : Mussolini, Hitler ou Staline. Les nombreuses différences sont gommées et tous les points qui ne rentrent pas dans cette grille de lecture sont tout simplement effacés des programmes. Rien ne sera par exemple dit aux élèves sur le rôle des communistes, en France, en Allemagne, en Italie ou encore en Espagne dans la résistance antifasciste. En effet, comment expliquer que le communisme et le fascisme sont deux mouvements similaires alors que les communistes ont été au premier rang de la lutte contre le fascisme ? A cela, les concepteurs des programmes y répondent par une simple réécriture de l’histoire.

     Des connaissances remplacées par des compétences

Une des grandes transformations récentes de l’enseignement est l’introduction des compétences. Désormais, l’objectif de l’école n’est plus de transmettre des connaissances et des savoirs aux élèves, mais des compétences, c’est-à-dire des savoir-faire et des savoir-être. L’origine de ces compétences se trouve au niveau européen où l’idée apparaît dès les années 1990, en particulier sous l’influence du grand patronat. En France, c’est en 2005 avec la loi Fillon qu’est introduit le Socle commun des connaissances et des compétences qui transcrit, presque mot à mot, les directives européennes. Désormais, un élève en fin de troisième devra maîtriser huit compétences, comme par exemple « la maîtrise de la langue française », « les compétences sociales et civiques » ou encore « l’autonomie et l’esprit d’initiative » (traduction de la directive européenne qui dit quant à elle les choses plus clairement « l’esprit d’initiative et d’entreprise »). Les compétences remplacent ainsi les savoirs et permettent de justifier la casse d’un enseignement exigeant en termes de connaissances. Cela vient aussi modifier le rôle même de l’école qui n’est plus conçu comme un lieu permettant aux jeunes d’apprendre dans un objectif d’émancipation. L’objectif de l’école est désormais beaucoup plus clair ; transmettre à tous les jeunes des compétences essentielles pour devenir un futur travailleur exploitable et docile !

Finalement, les attaques menées contre les programmes d’histoire, et plus généralement contre le service public d’éducation, sont très cohérentes. Les connaissances et les repères chronologiques sont affaiblis et remplacés par des concepts flous et dogmatiques. Les savoirs sont remplacés par des compétences conçues comme le plus petit dénominateur commun. On ne donne ainsi plus aux élèves les éléments leur permettant d’être critique mais au contraire on les incite à ne surtout pas questionner le monde qui les entoure. Toutes les tentatives historiques de contestation de l’ordre capitaliste sont associées au fascisme et le libéralisme est érigé en doctrine unique et seule capable de mener la société vers le progrès. Les programmes d’histoire actuels sont avant tout dogmatiques et servent à préserver un capitalisme en crise structurelle ! L’école est de plus en plus pensée comme un lieu de formation de futurs travailleurs exploitables et dociles ! Les attaques à venir contre le système éducatif accentueront encore un peu plus ces dérives. Face à cela, il semble urgent de travailler à la reconstruction d’une organisation de classe capable de porter un projet politique et intellectuel global permettant de remettre en cause l’hégémonie de l’idéologie capitaliste. Il est également urgent de préparer la riposte pour empêcher les attaques à venir contre le système éducatif et pour construire une école qui réponde aux intérêts de l’ensemble de la jeunesse du pays. Une école gratuite, une école critique, une école émancipatrice !

Possibilité d’achat de l’ouvrage auprès de la section (mail : pcfparis15@orange.fr) ou directement sur le site l’éditeur.

PCF 2017: Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

Lien pour signer en ligne

PCF 2017 : la quasi-disparition électorale suit l’abandon de la raison d’être révolutionnaire du Parti.

Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

Nous refusons la poursuite du processus de liquidation du PCF, dont le résultat catastrophique aux élections législatives, après l’effacement complet aux présidentielles, est le reflet. Nous demandons la démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national. Ils doivent assumer leurs responsabilités. C’est le préalable à l’organisation du nécessaire congrès extraordinaire, dans des conditions réellement démocratiques. Ce texte porte  un appel interne dans ce sens.

Dans la perspective de ce congrès, responsables d’organisations locales du PCF, militants, nous décidons de constituer le groupement national « Reconstruire le PCF », considérant la nécessité de dépasser les expressions ponctuelles. Notre base politique est la motion du 37ème congrès « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous trouverez ci-dessous notre analyse de la situation du PCF, au lendemain des élections nationales.

 

ELECTIONS 2017 : UN RESULTAT DESASTREUX POUR LE PCF. PAS DE DENI POSSIBLE !    

Au 1er tour des élections législatives, les candidats rattachés au PCF ont obtenu 613.000 voix, soit 2,72% des suffrages exprimés et 1,29% des électeurs inscrits. Ce nombre comprend les voix des candidats également soutenus par FI, le PS ou EELV dès le 1er tour.

En 2012, les candidats PCF, pourtant moins nombreux, avaient totalisé 1.359.000 voix, soit 5,24% (sur les 6,91% du « Front de gauche »).

En voix, le résultat de 2017 est le plus mauvais de toute l’histoire du PCF à une élection nationale. En 15 ans, le PCF subit un 3ème décrochage après les 3,37% de Hue en 2002, le 1,91% de Buffet en 2007 (707.000 voix) : en 2017, effacement total aux présidentielles et descente historique aux législatives.

Dans une grande partie du pays, notre parti est désormais complètement marginalisé électoralement, malgré les efforts des militants, souvent déroutés par la stratégie nationale, pour limiter les dégâts. Seules les positions d’élus ont atténué le recul sur la base des notabilités locales.

La catastrophe électorale est incontestable.

Nous sommes sidérés par le décalage entre le choc vécu par les militants (et de nombreux sympathisants) et les communiqués de la direction nationale se félicitant de l’élection de 11 députés, adhérents au PCF et de la constitution d’un groupe technique avec 4 députés « divers » d’outre-mer. Ceci peut tout juste représenter une mince consolation, même si ces élus locaux perdent en moyenne aussi 40% du vote communiste de 2012. Mais un élu, Stéphane Peu, était candidat de FI (ayant signé la « charte » de fidélité à Mélenchon). Une autre, Marie-George Buffet, est une ralliée de la première heure à Mélenchon. 5 autres élus avaient vu leur candidature également retenue par FI au 1er tour : maigre résultat d’un an de tractations de sommet.

Pour la direction du PCF, depuis un an – en témoignent les réunions du Conseil national -, l’objectif prioritaire, coûte que coûte, était de conserver des postes de députés permettant d’assurer l’avenir de l’appareil et de préparer les prochaines élections locales. Un parti avec des élus, même sans influence politique plutôt qu’un Parti communiste influent avec quelques élus ! Priorité à la présence dans les institutions, à tout prix, plutôt qu’aux luttes : la « Mutation » initiée sous Robert Hue arrive à son terme. La voie est ouverte vers la transformation en Parti radical de gauche bis, avec un plus grand patrimoine historique à brader !

Pour un parti révolutionnaire, dans le cadre de la démocratie bourgeoise, un mauvais résultat électoral peut être dû à la répression, ou au succès d’une offensive idéologique de l’adversaire de classe. Au législatives de 1993, nous avions bien résisté, avec 9,3%, malgré la chute du Mur, la fin de l’URSS et alors que le PS s’effondrait déjà. En 2017, le PCF s’effondre en même temps que le PS. Sous les coups « d’En Marche », de la « France Insoumise »,  de l’indifférence ? La direction du PCF ne peut pas se dérober à ses lourdes responsabilités, le déni de réalité.

LE RESULTAT DE 18 MOIS DE LAMENTABLE RECHERCHE DE COMBINAISONS POLITICIENNES

Depuis le début 2016, les préoccupations et l’expression publique de la direction se concentrent sur les schémas politiciens de recomposition politique de la gauche, en vue prioritairement d’accords électoraux. Tout à tour ont été courtisés Hulot, invité la veille du 37ème congrès, Duflot à la table d’honneur du congrès, Taubira et Montebourg à la Fête de l’Huma, les frondeurs etc. Début 2016, Pierre Laurent s’est déjà engagé lamentablement, sans aucune consultation même du Conseil national, dans les primaires proposées par Cohn-Bendit !

La préparation de la présidentielle a été scandaleuse vis-à-vis des communistes. Le congrès bâclé de juin 2016, les résolutions du CN de l’automne n’ont servi qu’à temporiser, à distraire les camarades avec une candidature virtuelle, rétractable. Les yeux braqués sur les sondages, la direction a changé de cheval fin novembre, ravalé les critiques enfin émises sur le populisme de Mélenchon (que nous avions faites, quant à nous, depuis le début du Front de gauche).

Seul, à nouveau, par voie de presse, le matin du Conseil national, la veille de la Conférence nationale du 3 décembre 2016, Pierre Laurent s’engage et engage le Parti dans l’alignement sur Mélenchon.

Dans les mois suivants, très pénibles pour les camarades, la direction a voulu se faire entremetteur entre Mélenchon et le PS, puis Hamon. Quand l’idéologie dominante a renversé les sondages en février et coulé Hamon, la direction du PCF s’est montrée le soutien le plus zélé et soumis à Mélenchon, malgré le mépris, l’anticommunisme et même les injures du personnage. La préoccupation obsessionnelle, vitale, c’était les tractations pour les législatives dans la vingtaine de circonscriptions où nos positions électives, héritées de l’histoire, laissaient espérer l’élection d’un député.

Sur les contenus, pendant les campagnes, la direction a choisi d’avoir une expression autonome minimale, confidentielle. La brochure « La France en commun », par son intitulé même, se rangeait derrière « l’Avenir en commun » de Mélenchon. Elle n’était visiblement destinée qu’à donner le change aux communistes et aux plus proches sympathisants.

Dans de telles conditions, Mélenchon et la FI, en bons disciples de Mitterrand, ont pu sans mal arracher encore quelques unes des plumes restantes à la volaille communiste.

Les orientations de la direction dans les quelques semaines de campagne pour les législatives, tournées vers la situation des quelques « bonnes » circonscription, ont été désastreuses nationalement. La médiocrité du matériel de base proposé aux centaines de candidats envoyés au casse-pipe le reflète.

Un débat dans le parti, sur le 2nd tour de la présidentielle, était nécessaire et important pour discuter des options – toutes recevables – pour réduire, maintenant et à l’avenir, le danger de l’extrême-droite. Mais il est inacceptable que Pierre Laurent ait court-circuité ce débat, une nouvelle fois depuis les studios de la télévision, le soir du 1er tour. Après la victoire éclatante de Macron, mettre en avant que le PCF a été le plus prompt et efficace (contrairement à Mélenchon) à faire voter pour le banquier-président était absurde. Valoriser l’action des députés PCF sortants a eu un impact très limité nationalement. Le travail de fourmi de leurs collaborateurs et leur représentation dans leur circonscription ne pouvaient pas être perçus largement. En revanche, le soutien au Parlement à l’Union sacrée, à l’état d’urgence, après les attentats de 2015, à la politique d’austérité de Tsipras, l’étonnante passivité devant la réforme ferroviaire ont laissé des traces. Valoriser l’action des élus locaux avait également peu de sens nationalement. Les élus sont souvent parvenus à atténuer, chez eux, le recul aux législatives. Mais nationalement, les collusions avec le PS, dans les grandes collectivités (pensons aux images désastreuses des régionales de 2016 aux côtés du PS Bartolone) ont pesé négativement.

Mais surtout, l’axe consistant à revendiquer le bon résultat de Mélenchon à la présidentielle, jusqu’à utiliser son image comme identifiant, contre sa volonté, a été totalement contre-productif, sauf, peut-être dans quelques circonscriptions. Cela a évidemment fait voter FI !

Le sommet a été atteint dans les négociations, parallèles, avec Mélenchon sur les candidatures communes. Jamais, un accord national n’a été sérieusement envisagé. En position de force, FI a choisi, suivant ses intérêts, les quelques candidats PCF à parrainer dans la liste des circonscriptions quémandées par la direction du PCF. Constamment, FI a tourné les communistes en bourriques publiquement.  Pierre Laurent a accepté d’aller le plus loin : jusqu’à faire le choix de l’humiliation du Parti pour sauver quelques places. Les SMS insultants et assassins de Mélenchon, « vous êtes la mort et le néant », infligés à un secrétaire national sans réaction, ont porté un coup terrible au PCF et aux communistes.

Devant un bilan aussi indéfendable, des décisions personnelles aussi désastreuses depuis 18 mois, devant la défiance envers les adhérents placés devant une série de faits accomplis, devant le choix de l’humiliation du Parti, nous estimons que PIERRE LAURENT ET LE COMITE EXECUTIF NATIONAL DOIVENT ASSUMER : DEMISSIONNER.

C’EST LE SEUL ACTE SUSCEPTIBLE DE MONTRER AUX TRAVAILLEURS ET PAYS QUE LE PARTI A PRIS CONSCIENCE DU DESAVEU POPULAIRE.

C’EST EGALEMENT LE PREALABLE POUR UN CONGRES EXTRAORDINAIRE QUI METTE ENFIN, FRANCHEMENT, DEMOCRATIQUEMENT LES CARTES SUR LA TABLE.

La débâcle électorale des législatives n’est pas un incident de parcours mais s’inscrit dans une série continue depuis 2002. De même, l’effacement total aux présidentielles n’est pas le résultat d’une décision ponctuelle, d’une erreur, de la direction à l’automne 2016. L’état d’effacement du PCF et des positions communistes a atteint un tel niveau qu’il condamnait toute candidature à quelque chose comme le 1% que lui promettaient les sondages. Cela aurait encore davantage compromis la sauvegarde de quelques circonscriptions aux législatives.

Ensemble, puis successivement, depuis 25 ans, Hue (passé chez Macron mais encore sénateur, élu par le Front de gauche), Buffet (qui affiche sa proximité avec Mélenchon) et Laurent ont piloté la stratégie d’effacement de l’identité communiste. « Mutation », « Parti ouvert cherche esprit libre », « Bouge l’Europe », « Collectifs antilibéraux », « Front de gauche », « Primaires de toute la gauche » : les formules se suivent. Peut-être bientôt « Plus fort la gauche » comme le suggère la profession de foi d’un élu député, dont toute référence à « PCF » ou « communiste » a disparu ?

Depuis 2002, les effondrements électoraux successifs sont fondamentalement le résultat de la contradiction entre l’identité historique forte que possède le PCF et la ligne politique de reniement de sa raison d’être.

Dans l’inconscient collectif de notre pays, de sa classe ouvrière, le PCF, a une identité forte, comme branche française de la seule forme d’organisation politique qui s’est opposée de façon conséquente au capitalisme et qui a mis en échec sa domination dans le monde. Cette histoire forte, incomparable, est lourde à porter face à l’anticommunisme, à la domination idéologique désormais quasi-totale du capitalisme, à de nécessaires critiques et autocritiques. Pour ceux qui veulent vraiment rester communistes, c’est une lutte indispensable à l’heure de l’aggravation de la crise globale du capitalisme.

Depuis 25 ans, la direction du PCF n’a insufflé que repentance historique, reniement, abandon des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, notamment de l’organisation du parti de classe et de masse (dont la cellule, l’action à l’entreprise, instrument véritable de démocratie et de rassemblement des travailleurs).

En revanche, la critique superficielle de l’Union de la gauche n’a pas empêché l’aggravation de l’intégration de l’appareil du Parti dans les institutions, dans la démocratie bourgeoise, avec de plus en plus d’alliances électorales avec la social-démocratie sans principes et sans rapport de force. La participation, en cogestion, nationalement (1997-2002) et localement aux exécutifs de « gauche » (PS-EELV) qui relayent plus ou moins la politique de casse sociale du patronat, s’est amplifiée.

Il n’y a pas à s’étonner que la FI et Mélenchon ont capté bien davantage l’électorat restreint (ne perdons pas de vue l’abstention) en attente d’une gauche revendicative, malgré leurs origines socialistes. Alors que les candidats PCF, malgré eux, ont été entraînés dans la sanction des partis « traditionnels ».

Les propositions économiques officielles du PCF ont été globalement occultées de la campagne électorale sous quelques grandes phrases générales, voisines de celles de FI. Peu lisibles, réformistes, illusoires, ces propositions ne correspondent pas à ce qu’on attend d’un PCF révolutionnaire, fidèle à ses positions historiques : « réorientation de la Banque centrale européenne », « réorientation des aides aux entreprises », « modulation de leurs cotisations sociales » etc.

Quand le bateau n’en finit plus de couler, que le capitaine s’obstine à ne pas changer de cap, l’heure est plus que jamais à la mutinerie ! Une révision politique complète, avec des débats théoriques approfondis, avec la participation la plus large des communistes, y compris de ceux qu’on a écartés ou qui se sont écartés ces dernières années, est indispensable.

Logiquement, l’organisation d’un congrès extraordinaire s’impose. Mais il est inconcevable de laisser Pierre Laurent et son Comité exécutif national le bâcler et le verrouiller administrativement comme les précédents « Rallumons les étoiles » et « France en commun ». Ils sont disqualifiés par la série de décisions qu’ils ont prises, seuls, au mépris des communistes et des statuts et qui ont conduit au gouffre. Au passage, nous demandons – point non secondaire – une transparence financière et un moratoire sur les projets de ventes du patrimoine des fédérations, alors que les financements publics vont chuter.

A plusieurs reprises dans les médias, Pierre Laurent a laissé entendre, une nouvelle fois, la mise à l’ordre du jour du l’abandon du nom du Parti. Peut-être seulement, à nouveau pour vider encore un plus la coquille de son contenu, maintenant que les prochaines sanctions électorales nationales sont dans 5 ans. Toujours plus loin dans la liquidation : c’est inacceptable.

La démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national est le préalable indispensable à l’organisation démocratique, à partir des sections, du congrès extraordinaire – un congrès existentiel – qu’impose la situation dramatique du Parti communiste français.

Tous les points de vue sont recevables. Mais ils doivent tous pouvoir être discutés à égalité.

Pour notre part, nous refusons tout autant le gauchisme institutionnel que le réformisme radical qui intègrent le PCF dans la recomposition de la social-démocratie.

Nous pensons logique que les partisans, dans le PCF, de la démarche de Mélenchon rejoignent la « France insoumise ». Plusieurs hauts-dirigeants du Parti viennent d’ailleurs de le faire. Nous n’avons cessé, depuis 2008 et la constitution du « Front de gauche », de dénoncer les conceptions de Mélenchon. Elles se sont accusées : culte de la personnalité, politique politicienne, électoralisme, opportunisme, anticommunisme, positions profondément réformistes, sous une posture radicale – modèle dirigiste de capitalisme, « keynésien », « rooseveltien », aux accents nationalistes -, fausse opposition à l’UE pour canaliser, à la Tsipras le rejet de classe de l’UE du capital etc. Nous n’avons cessé d’alerter sur le danger que son populisme de « gauche », sa perspective d’amendement de la démocratie bourgeoise et de changement de régime n’alimente le populisme de droite.

Nous ne sommes pas davantage favorables à la poursuite, combinable avec l’option précédente, d’un fonctionnement du PCF, vidé de sa raison d’être, réduit à un humanisme vague et à quelques symboles, à un appareil, force d’appoint de ce qui ré-émergera du PS, des clubs Aubry, Hamon, Montebourg ou Hidalgo.

Au nom de l’unité et du rassemblement, on a multiplié ces compromissions stériles. On a sapé la condition essentielle du rassemblement des travailleurs et de l’unité des organisations progressistes: la place du PCF dans le rapport de force.

Il y a urgence absolue à stopper le processus de liquidation du PCF. Le travail de reconstruction, de renforcement du Parti, d’adhésion, notamment parmi la classe ouvrière, est indissociable de l’action communiste dans les luttes, comme parti de classe. Nous voulons y contribuer au service de toutes les organisations du parti, avec ou sans la direction actuelle, même contre. Les mois qui viennent annoncent de dures attaques qui exigent des positions communistes de riposte.

Face au projet de Macron de casser un peu plus le code du travail, dès cet été, après l’échec de 2016, déjouons les manœuvres d’isolement des militants, notamment syndicaux, les plus revendicatifs. Evitons les postures radicales, essayons de toucher le plus grand nombre de salariés.

Face au projet de démantèlement de l’assurance chômage, sachons remettre en avant la définition fondamentale, marxiste, du chômage, dans le capitalisme.

La défense de la Sécurité sociale passe par la défense intransigeante du financement solidaire, gagné en 1945, par la cotisation sociale.

Le 20 septembre 2017 sera le 25ème anniversaire du référendum sur le Traité de Maastricht. C’est l’occasion de reprendre notre argumentation d’alors, confirmée par les faits, notre dénonciation de la nature de l’EU supranationale du capital. Les luttes sociales en France, dans une conception internationaliste,  passent par la rupture avec l’UE du capital, le refus de l’application de ses directives, le rejet de son instrument économique de domination, l’euro.

Dans le PCF, pour notre avenir, échangeons avec les partis communistes des autres pays, notamment ceux qui ont refusé d’être intégrés dans la réformiste « gauche européenne ».

Alors que tous les principaux candidats à la présidentielle demandaient le maintien ou l’augmentation des dépenses militaires,  alors que « l’Europe de la défense » se développe, que l’on prépare l’opinion à de nouvelles interventions militaires françaises à l’extérieur, faisons grandir l’exigence de la baisse des crédits militaires, d’un désarmement unilatéral, du retour de tous les soldats déployés à l’étranger en France, de la sortie de l’OTAN, du refus de toute politique européenne intégrée de défense, comme des interventions impérialistes nationales. Plus aucune ambiguïté là-dessus du côté communiste !

La lutte des classes, du côté des travailleurs, les luttes précises exigent d’être clair sur le capitalisme. Nous ne sommes pas confrontés à la finance, au capitalisme financier, à une dérive du capitalisme, mais au capitalisme tout court, qui connaît une nouvelle phase dans la crise globale qui lui est inhérente.

En système capitaliste, pour la défense des productions répondant aux besoins, le rapport de force peut se construire pour une limitation de la loi du marché (concurrence), pour en s’appuyant sur les acquis de la Libération, des nationalisations démocratiques (municipalisations) de certains secteurs. Cela pose le débat, sous d’autres termes, de ce que nous pensons devoir rester, redevenir, notre projet de société : le socialisme.

Nous allons célébrer le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre. Nous voulons en faire un moment important d’échange et de réflexion sur « qu’est-ce qu’être révolutionnaire de notre temps, en France ».

C’est parce que nous voulons être des militants révolutionnaires, que nous nous battrons pour faire vivre le Parti communiste français.

 

NB : Informations

Ce présent texte d’appel et d’analyse est proposé à la signature des communistes. La liste des signataires (ci-dessous) sera complétée au fur et à mesure.

Il a été rédigé par les initiateurs de la résolution du 37ème congrès « PCF : reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Dans la perspective d’un congrès extraordinaire en 2018, ces responsables de fédération, de section, ces militants communistes annoncent  la constitution d’un groupement national, dénommé « Reconstruire le PCF ». Une liste de porte-parole nationaux et de contacts départementaux sera communiquée.

 

JE SIGNE :

PETITION: "Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !"

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324Marie VilletteVesoulaoût 20, 2017
323didier germetzcormeilles en parisisaoût 08, 2017
322Barbara KnockaertSaint-Quentin 02août 07, 2017
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316Jean Jacques AllartMont d'Origny 02août 02, 2017
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314Francine LatoucheSaint-Quentinaoût 02, 2017
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312Laurie Carpentier-SallesSaint-Quentinjuil 31, 2017
311Jean Michel DegueldaireRouvroyjuil 31, 2017
310Arnaud VarrierGauchyjuil 31, 2017
309Laurent MOREAUXLa MOLEjuil 28, 2017
308Alain CLAIRE06 ROQUEBILLIEREjuil 27, 2017
307Nathalie BECARTSt-Quentin 02juil 26, 2017
306Pascal BonnardLehaucourtjuil 26, 2017
305Cemil KaygisizParisjuil 23, 2017
304alain tournaytoulonjuil 22, 2017
303Brigitte DOURTHE40200 - AUREILHANjuil 21, 2017
302Jean marc MourmansVenansonjuil 21, 2017
301Joseph JourdaEstagel juil 21, 2017
300Valérie Polle02430 Gauchyjuil 21, 2017
299Amélie DardeSaint-Quentinjuil 21, 2017
298Dimitri RelouzatQuimperjuil 20, 2017
297Alexandre LesurSaint-Quentinjuil 20, 2017
296Mouloud SaidiSaint-Quentin 02juil 20, 2017
295Sébastien BeghinSaint-Quentin PCFjuil 20, 2017
294Anthony JanPCF Hombliéres Aisnejuil 18, 2017
293VALERIAN HAUDEGONDPCF Saint-Quentinjuil 18, 2017
292Maryse LaplaceSaint-Quentin PCFjuil 18, 2017
291laurent guillet juil 18, 2017
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289Dominique NowakFayet Aisnejuil 16, 2017
288Cécile BailaiMont -Rougejuil 15, 2017
287Marcelle MarchandisePCF Saint-Quentin Aisnejuil 15, 2017
286Darde AmélieSaint-Quentinjuil 15, 2017
285Riza DoganStrasbourgjuil 14, 2017
284Jean Claude Paté Quettehoujuil 14, 2017
283Serge GenouilleLehaucourt 02juil 14, 2017
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281Josette TournayMéounes- PCF Varjuil 14, 2017
280alain PIGOTGONESSEjuil 12, 2017
279Anicée TimelliGauchyjuil 12, 2017
278Jean Marc LECOEUCHEGrenay 62juil 12, 2017
277Grégory PLESaint-Quentin 02juil 12, 2017
276Sylvain CardotRibemont 02juil 12, 2017
275Genouille PatriciaLehaucourt Aisnejuil 12, 2017
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273Louise WIERUPSaint-Ouenjuil 12, 2017
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261Sarah JumelCéretjuil 07, 2017
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259Daniel ChateilRoyanjuil 06, 2017
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193michel luxereautrappesjuin 28, 2017
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191Jean-Claude NEVEUMontlieu la Gardejuin 27, 2017
190Marie-Alice Minassian Marseillejuin 27, 2017
189Jean claude De ubedaToulonjuin 27, 2017
188Edgar FertArgentanjuin 27, 2017
187Patrick LebrocMelunjuin 27, 2017
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182Patrice Le GalloisMontpellierjuin 27, 2017
181François StuckParisjuin 27, 2017
180Christopher JanuelPCF - Saint-Etienne (42) - Métallurgistejuin 27, 2017
179franck CLETSt Martin d'Hèresjuin 27, 2017
178Pierre CAUMONT65390 ANDRESTjuin 27, 2017
177Françoise QuesnotParis juin 27, 2017
176Yolaine MaigrotParisjuin 27, 2017
175Paul RoualdesTHEGRAjuin 27, 2017
174Valerie TranchantSaint Martin d'heresjuin 27, 2017
173Yvan GremetzVronjuin 27, 2017
172Michel CialdellaFontainejuin 27, 2017
171Thierry La Barbera Lavaurjuin 27, 2017
170roland germainPlancher-Basjuin 27, 2017
169Valentin GarcinCussetjuin 26, 2017
168patrick vassasparisjuin 26, 2017
167Vassili KrassakisGANNATjuin 26, 2017
166Serge CARRIERPCF st quentin 02juin 26, 2017
165Morane BARRE75015juin 26, 2017
164Albert BARRE75015juin 26, 2017
163michel SABATIERVERFEIL 31juin 26, 2017
162Annie PRIZZISAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
161Angelo PRIZZISAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
160Roger JorqueraSAINT MARTIN D'HERESjuin 26, 2017
159Olivier DAVOISEMontreuiljuin 26, 2017
158Claude LATGERCastresjuin 26, 2017
157guy NIELGENTILLYjuin 26, 2017
156Yohann Pudelko CD du val de marneValentonjuin 26, 2017
155Jacques GuévelMisy-sur-Yonnejuin 26, 2017
154Michelle Guiraudvallée du Thoré Tarnjuin 26, 2017
153Gauthier DucosSaint quentinjuin 26, 2017
152Olivier TOURNAYSaint-Quentinjuin 26, 2017
151david BucciPont de claixjuin 26, 2017
150Marc KhenougMiramasjuin 26, 2017
149Christian PLEST-QUENTINjuin 26, 2017
148Claude RavelLe Grand-Lempsjuin 25, 2017
147Jeremy ZucchelliArlesjuin 25, 2017
146victor galantejuin 25, 2017
145Claude DelplanqueLanouaille 24270juin 25, 2017
144Maryvonne BelleminSt Martin d'Hèresjuin 25, 2017
143Alice GORLIERSaint-Quentinjuin 25, 2017
142Didier Tassin saint quentin juin 25, 2017
141Josette GawsewitchParisjuin 25, 2017
140Joelle RedoisArgenteuiljuin 25, 2017
139Jean michel gagniereromansjuin 25, 2017
138Eric GAGLIANOSARANjuin 25, 2017
137Françoise MALETjuin 25, 2017
136Fabien KarlParisjuin 25, 2017
135Albert SauvageCoulaures(24)juin 25, 2017
134joëlle josephmaubeugejuin 25, 2017
133Michelle BardotStrasbourgjuin 25, 2017
132Victor SeylerSaint Martin d'Hèresjuin 25, 2017
131Giuseppe LEONESt Martin-d'Hèresjuin 25, 2017
130garay patriceparis 13juin 25, 2017
129Nicolas BrettePCF Terrasson ( 24 )juin 25, 2017
128Arnaud BLOTFontenay aux Roses 92260juin 25, 2017
127Roger BICHONBeaumont 63110juin 25, 2017
126Pierre KriegerStrasbourgjuin 25, 2017
125Cathie SibelleSaint Martin d'Hèresjuin 25, 2017
124Jean Paul DunoyerBONNE 74380juin 25, 2017
123Jérôme PersehayeSaint Prouantjuin 25, 2017
122Myriam PicSaint-Etienne 42juin 24, 2017
121Jean Claude MazzoliniFontenay aux Roses juin 24, 2017
120Alain de RaucourtST MARTIN D HERESjuin 24, 2017
119Jean Luc TournayPCF ST QUENTIN 02juin 24, 2017
118Noël ZICCHINAPCF Corsejuin 24, 2017
117Rodrigue Lopezjuin 24, 2017
116ahmad razaghiparisjuin 24, 2017
115Luis OLEARAIN74970 MARIGNIERjuin 24, 2017
114Alain GirardJarny 54juin 24, 2017
113JEAN YAGHLEKDJIANDruyesjuin 24, 2017
112Jean Luc BelpaumeAmiensjuin 24, 2017
111Yann CHERRUAULTParis 14juin 24, 2017
110Yves RallieresPuycelsijuin 24, 2017
109olivier DAMLENCOURTSAINT AMAND LES EAUXjuin 24, 2017
108Éric SouavinMantes la joliejuin 24, 2017
107Christine BeyriesParisjuin 24, 2017
106Laurence ChantrelleMalakoff (92)juin 24, 2017
105Jean ChantrelleMalakoff (92)juin 24, 2017
104Camille MarquesParis 14juin 24, 2017
103Bernard GilleronLillejuin 24, 2017
102Nicole SoletParis 15juin 24, 2017
101Julien RockStrasbourgjuin 24, 2017
100Jean Jacques GabertGauchy 02juin 24, 2017
99Michele GabertGauchy 02juin 24, 2017
98Sixte RudolfStrasbourgjuin 24, 2017
97marco avenelparisjuin 24, 2017
96Etienne CosteParisjuin 24, 2017
95Esteban RojasStrasbourgjuin 24, 2017
94jeanne jimenezLABOULBENEjuin 24, 2017
93Jules BordesJC marseille juin 24, 2017
92Andrea BENEDETTIStrasbourgjuin 24, 2017
91Claudie LecuyerParis 15juin 24, 2017
90Lola RomieuxStrasbourgjuin 24, 2017
89Jean-Pierre FemmininoNîmesjuin 24, 2017
88Antonio Caprerafontainejuin 24, 2017
87Jacques TourtauxReimsjuin 24, 2017
86Julie LecocqSaultjuin 24, 2017
85Paul FourchardParisjuin 24, 2017
84Jérôme RUBESSaint-Martin-d'Hèresjuin 24, 2017
83Marie-Josée GINESTETChampigny-Sur-Marnejuin 24, 2017
82Patrick DuboisFontcouvertejuin 24, 2017
81Anne Marie KOLLIPARISjuin 24, 2017
80Isabelle 44000Nantesjuin 24, 2017
79Justine ProustMontrouge(92)juin 24, 2017
78Andres BelSaint Martin d'Heresjuin 24, 2017
77Lucie TihyChanteloup les vignesjuin 24, 2017
76Guy SOUTEIRATROUSSILLONjuin 24, 2017
75Patrice MoreauCUNEGESjuin 24, 2017
74Jeannine BurnetPcf annemassejuin 24, 2017
73Marc JAMMETMantes-la-Jolie (78)juin 24, 2017
72Ekin TEKParisjuin 24, 2017
71gilbert folletWaziersjuin 24, 2017
70Romain RiboldiSaint Quentinjuin 24, 2017
69Marc PHILIPPELagreslejuin 24, 2017
68Franck MoussetSaint Quentinjuin 24, 2017
67Alain SINGERFOUILLOY 80800juin 24, 2017
66Stephane RolloSaint Egrève (38)juin 24, 2017
65Daniel RichardSaint cergues 74juin 24, 2017
64Caroline WaveletChartresjuin 24, 2017
63Paul Bonnaire Echirolles juin 24, 2017
62Michel LegendreCHATELLERAULTjuin 24, 2017
61Aurélien PerrotTrappes juin 24, 2017
60Clément Echene Paris juin 24, 2017
59Danie PoirrierNimesjuin 24, 2017
58Francis GUEZOUBERNESjuin 24, 2017
57Robin Eloyjuin 24, 2017
56ELIANE ROUTIERnoisy le secjuin 24, 2017
55matthieu renaultparisjuin 24, 2017
54Daniel MARCHIPONTLa Londe les Mauresjuin 24, 2017
53Julien VILLAINClichyjuin 24, 2017
52Joel Copin Rouvroyjuin 24, 2017
51Alexandre BlanchetChalon-sur-Saonejuin 24, 2017
50philippe MASLONKALIMEILjuin 24, 2017
49Mathieu PIOTRKOWSKI Nancy 54juin 24, 2017
48Francois Roquin Saint-Martin-d'Heresjuin 24, 2017
47Jean-Michel GalloMarseillejuin 24, 2017
46roger pinetbriarejuin 24, 2017
45Noël ColletAnnecyjuin 24, 2017
44CLAUDE CHAMEKPARIS juin 24, 2017
43Jhonny DenimalSaint Quentinjuin 24, 2017
42christine cormontlaonjuin 24, 2017
41Fabrice Lucasfoucherollesjuin 24, 2017
40Henri PuygrenierSaint Martin D'Hères 38juin 24, 2017
39Julien CasierSaint-Quentinjuin 24, 2017
38Eilwen Perenonsection Saint-martin-d'hèresjuin 24, 2017
37Ghislaine COTTREAUCOUDEKERQUE BRANCHEjuin 24, 2017
36Carincotte LoïcSaint Martin d'Hèresjuin 24, 2017
35Jean Philippe CatteauSection Saint Quentin 02juin 24, 2017
34Frédéric JoubeSaint Quentin juin 24, 2017
33Heinrick MartineauSaint-Quentin-FD Aisnejuin 24, 2017
32Robin MattaPort-de-Bouc - CD des Bouches-du-Rhône - cheminotjuin 24, 2017
31Savino PiccarretaEchirollesjuin 24, 2017
30Marie LeclercEtain (Meuse)juin 24, 2017
29Pierre YaghlekdjianPCF Paris 15 - RATPjuin 24, 2017
28Paul RioGuérigny - fd de la Nièvrejuin 24, 2017
27Monique ChatainSection de Carqueiranne - Varjuin 24, 2017
26Jacqueline Dang TranSection de Rennesjuin 24, 2017
25Jérémie OzogPCF - Grasse (06)juin 24, 2017
24Matthieu Bolle-ReddatPCF Paris 15 - Cheminot Versaillesjuin 24, 2017
23Jacky BourbonCoutras (Gironde)juin 24, 2017
22Nicolas KiefferPCF - Saint-Etienne (42)juin 24, 2017
21Joran JamelotParis 15 - Conseil départemental Parisjuin 24, 2017
20Mathilde RabutSection PCF Terres Froides (Isère)juin 24, 2017
19Laurent RichardSecr. Section PCF Terres Froides (CD de l'Isère)juin 24, 2017
18Annie ArdoinoSix-Fours - Varjuin 24, 2017
17Fabienne LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
16Patrick LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
15Michel GaglianoSaint-Etienne - cheminotsjuin 24, 2017
14Antoine BimbeauPCF Paris 15èmejuin 24, 2017
13Louis CamenzuliSection La Garde (83) - Bureau départemental du PCF Varjuin 24, 2017
12Aurélien JanSection PCF de Saint-Quentinjuin 24, 2017
11Pierre DarghamParis 15èmejuin 24, 2017
10Diana KdouhSaint-Martin-d'Hères, CD du PCF de l'Isèrejuin 24, 2017
9Joëlle Copin62 - Rouvroyjuin 24, 2017
8Myriam KorobaeffPCF Haut-Rhinjuin 24, 2017
7Nizar BaraketSection PCF de Fontaine (38)juin 24, 2017
6Ernest MonteagudoSection PCF de Pont-de-Claix (38)juin 24, 2017
5Christiane OdettiLavaur - CD du Tarn - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
4Cyril MorlotVesoul - secréaire fédéral PCF Haute-Saônejuin 24, 2017
3Corinne BécourtSaint-Quentin - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
2Dominique NegriSaint-Martin-d'Hères - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
1Emmanuel Dang TranParis 15 juin 24, 2017

Son amie, c’est la finance ! Ne laissons pas Macron, élu par défaut, gouverner par défaut ! Sans attendre, ripostons, préparons les luttes ! – Tract

juin 2017

Macron président, ancien ministre de Hollande, recrute un premier-ministre de droite et d’anciens ministres de Sarkozy. Nous ne sommes pas surpris. Depuis 30 ans, droite et « gauche » se succèdent pour infliger la même politique antisociale à notre peuple. Communistes, nous n’avions pas, déjà en 2012, été de ceux qui ont propagé de graves illusions sur Hollande. Le système de l’alternance arrivait à bout de souffle. Fillon était trop clairement marqué à droite, risquant de déclencher une révolte sociale, comme Juppé en 1995. Face à ces réalités, le système, c’est-à-dire la finance, le grand patronat et leurs médias, a réussi à imposer Macron, le candidat de la confusion, sous l’emballage marketing du renouvellement. Cela s’est fait péniblement, après une suite de coups bas, de unes de magazine « people », avec en fin de compte, les voix au 1er tour de seulement 1 électeur sur 6. Le Pen a joué pleinement son rôle de diversion, de repoussoir et de faire valoir de la politique du capital, « moindre mal ». Ce faisant, et nous en mesurons la gravité, l’hypothèse d’un recours à la droite extrême par le système s’est renforcée.
Macron ne bénéficie d’aucun état de grâce. Travailleurs, ne lui laissons aucun répit !

Les 80% d’opposition, en 2016, à la loi EL-Khomri existent toujours alors qu’il veut encore l’aggraver ! Le candidat aux discours creux dissimule de moins en moins son programme de casse sociale. Bien sûr, le flou va persister encore quelques semaines jusqu’aux législatives. Une « personnalité » comme Nicolas Hulot, courtisée par toute la « gauche », même « radicale », nommée ministre y contribue. Le présentateur de la télé commerciale, VRP en shampoing hier, est plus que jamais aujourd’hui le VRP du capitalisme « vert », par lequel le pouvoir justifie de nouvelles taxes.
Les législatives vont servir à la recomposition politique destinée à égarer le peuple dans les 5 ans à venir.

Dans la suite de la présidentielle, le FN va essayer de se poser en principal opposant, de fait en son meilleur faire-valoir. Le parti de la division et de la haine hésite entre accentuer sa démagogie sociale ou renforcer son ultra-conservatisme. L’alliance avec le bourgeois propret Dupont-Aignant montre à quel point l’opposition du FN à l’UE du capital et à l’euro est factice et n’est que phrases nationalistes. L’épisode confusionniste gauche+droite Macron va permettre à la droite et la « gauche » de se reconstituer. La droite est partie pour le faire sur une ligne toujours aussi économiquement « libérale » mais socialement encore plus réactionnaire avec des ponts tendus à l’extrême-droite. La « gauche » espère se refaire une virginité par une cure d’opposition. On a remarqué comment Hollande et Cazeneuve ont voulu s’afficher « socialistes » et « de gauche » après la passation de pouvoir, tout comme Cambadélis. Les clans Aubry, Hidalgo ou Hamon, s’organisent au PS pour incarner des courants de « gauches » de nouvelle social-démocratie. Le politicien maastrichien Mélenchon, sur un mode populiste et mégalo, entend le faire hors du PS qu’il veut ouvertement « remplacer ». La recomposition d’une gauche réformiste, avec un pilier populiste et un autre socio-démocrate, pour mieux faire patienter d’ici 2022 ? Non merci!

Vu ce constat, communistes, nous considérons que, dans la période, seule les luttes sociales, peuvent et doivent, sans attendre, faire face à la politique de Macron et préparer la véritable alternative politique. La reconstruction du PCF, parti révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, à l’origine des plus importants acquis sociaux (36/45/68) s’inscrit dans cette nécessité immédiate.
Les axes de riposte et de rassemblement du monde du travail se précisent en même temps que les attaques présidentielles et gouvernementales s’annoncent. Ce sont nos priorités !

NON AUX GUERRES FRANCAISES ! Le jour de son avènement, Macron a voulu parader en véhicule militaire, avant de jouer au chef au Mali. Quelques jours auparavant, Hollande posait, dans le 15ème à Balard, la première pierre d’un monument aux soldats français morts dans les guerres étrangères de la France depuis les années 60. Il ne s’agissait pas de pleurer la mémoire de nos morts, encore moins des victimes des interventions françaises, mais de préparer l’opinion à de nouvelles opérations extérieures ruineuses en argent, dramatiques en pertes humaines. La hausse à 2% du PIB, 8% du budget de l’Etat des dépenses militaires va représenter une ponction de 9 milliards d’euros sur les budgets sociaux. Ce n’est pas avec des armes de guerre, en exacerbant les tensions au Moyen-Orient ou en Afrique que l’on va contrecarrer des tireurs isolés à Paris. Sortie de l’Otan et de toute défense intégrée européenne ! Retour de tous les soldats français déployés à l’étranger ! Baisse du budget militaire et suppression unilatérale de l’arme atomique française !

Ses amis, c’est les riches financiers ! Macron a annoncé la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes financières, maintenant l’ISF uniquement sur les patrimoines immobiliers. Ce cadeau aux actionnaires et spéculateurs est inacceptable. Il représente 3 milliards d’euros par an. On mesure le sens et les limites de la « moralisation » de la vie publique présentée par Macron !

Suppression de la taxe d’habitation : piège ! Macron projette la suppression de la taxe d’habitation (TH) pour 80% des foyers. La TH est un impôt très inégal. Mais la « réforme » de Macron est dangereuse. Au lieu d’équilibrer les contributions, il s’agit de priver les communes de leur dernière recette indépendante, de les mettre sous tutelle avant de mieux les mettre à la diète, aux dépens de tous les services publics et emplois municipaux.

L’école de l’inégalité comme principe ? Macron et son nouveau ministre, M. Blanquer, ancien collaborateur sous Sarkozy, s’apprête à poursuivre et aggraver la politique de Mme Belkacem. C’est notamment un théoricien de la dissolution de l’éducation nationale dans des structures « autonomes », plus ou moins délaissées et/ou dépendantes des potentats locaux, contre l’école laïque et républicaine. Quelques mesures démagogiques vers les zones d’éducation prioritaire serviront à camoufler la destruction du système. Aucun moyen supplémentaire n’est d’ailleurs alloué pour mettre en place ces mesures.

Sécurité sociale/Santé/hôpital : danger ! CICE transformé en baisse de cotisations patronales. Hausse de 17 milliards de la CSG par basculement de cotisations salariales et ponction (1,7%) sur 50% des retraités. Nouvelle étape structurelle dans la sape du financement solidaire de la Sécu par le salaire socialisé. Aggravation avec la retenue à la source même repoussée à 2019. Conséquences directes sur l’assurance maladie et l’hôpital public.

Marché du travail/Assurance chômage. Provocation dans l’aggravation par ordonnances de la loi El-Khomri. Le modèle : contrat zéro heure au Royaume-Uni ou plan Hartz en Allemagne. Assurance chômage : les entreprises lavées de leurs responsabilités. Une étatisation de l’Unedic dans le sens de baisser les indemnités, d’obliger les chômeurs à accepter des emplois sous-qualifiés et sous-payés, d’instaurer un service du travail obligatoire.

Le jour de son « sacre », Macron a donné un autre signal symbolique, à côté de sa descente des Champs-Elysées en « command car ». Il est venu apporter à Anne Hidalgo son soutien total aux JO 2024 à Paris devant le Comité olympique international. Une gabegie pour tout le long du quinquennat ! Tous les budgets prévisionnels des JO depuis 1988 se sont avérés outrancièrement sous-estimés. Il faut en moyenne multiplier la note par deux : de 6,5 milliards d’euros à 13 pour Paris 2024 ? Les principaux bénéficiaires sont les grands groupes capitalistes. Les perdants, les budgets publics parfois jusqu’à la faillite comme au Brésil et en Grèce. Les retombées sociales sont symboliques. Les JO à l’ère de la marchandisation n’ont plus grand-chose à voir avec le sport amateur mais tout avec la débauche de publicité. Les habitants de Munich, de Hambourg, de Rome et de Budapest ont pu faire valoir leur refus des JO auprès de leurs autorités. Paris (et l’Ile-de-France) sera-t-elle la seule ville à exclure la population de toute consultation ? Exigeons un référendum !

La victoire de Macron à la présidentielle ne marque assurément pas un renouveau politique, mais bien au contraire la continuation et l’aggravation des politiques libérales en faveur du patronat. Travailleurs, soyons prêts dans nos entreprises et dans nos quartiers à riposter, dès les semaines qui suivront les élections législatives, aux provocations lancées par le banquier Macron. Non à la casse des services publics, non à la destruction du droit du travail, non aux guerres impérialistes ! Oui à une politique qui réponde aux intérêts populaires !

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