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Articles par Vive le PCF

Air France : la majorité silencieuse désavoue le PDG. La lutte des grévistes peut et doit s’étendre pour les salaires et l’avenir du transport aérien.

Brève, vivelepcf, 5 mai 2018 

La déconvenue du PDG d’Air France, Jean-Marc Janaillac, comme celle des « experts » qui officient dans les médias pour le compte de patronat, constitue un formidable encouragement pour ceux qui travaillent et luttent, à Air France comme ailleurs.

Au moyen d’un référendum dénué de valeur juridique, Janaillac a tenté de jouer la peur et la division, d’opposer des catégories de personnels moins engagées dans la lutte, plus directement placées sous la pression patronale, contre les grévistes et leurs syndicats, qui, depuis des mois, exigent le rattrapage salarial promis au moment de l’adoption du plan de « restructuration » de 2012.

La manœuvre a échoué. La majorité silencieuse a désavoué le PDG. Selon les chiffres de la direction, 55,44% des plus de 80% des personnels qui ont participé à la consultation ont voté NON.

Ce résultat renforce considérablement le mouvement dans ses revendications.

La démission de Janaillac n’en est pas une. Son remplacement par un autre commis des actionnaires ne change rien.

En revanche, le rattrapage de 5,1% des salaires est un minimum comparé au 1,5 milliards d’euros de bénéfice d’exploitation enregistré par Air France – KLM en 2017, dont 600 millions d’euros en France.

Au-delà, le renforcement de la lutte à Air France porte le rejet de la dérégulation du transport aérien, de la politique de casse sociale, d’exploitation maximale contre les besoins du pays. Doivent plus que jamais être remises en cause la privatisation des aéroports ou les aides publiques de toutes sortes dont sont gavées les compagnies « low cost » et les compagnies rapaces des dictatures du Golfe.

La défense de ce qui reste du service public Air France et sa reconquête sont plus que jamais à l’ordre du jour.

La défaite patronale à Air France vient aussi à point nommé renforcer la lutte contre la fin du monopole public SNCF du rail, la transformation de la SNCF en sociétés anonymes et la casse des acquis sociaux des cheminots.

Toutes les majorités silencieuses de ceux qui ont intérêt à la défense des services publics et des droits sociaux doivent parler et agir, dans et par la lutte. Communistes, nous nous engageons dans ce but.

Célébrations du 200ème anniversaire de la naissance de Karl Marx à Trèves. Appel des organisateurs du DKP et de la SDAJ

Ce 5 mai 2018, Trèves commémore le 200ème anniversaire de la naissance d’un de ses plus célèbres enfants: Karl Marx. Des milliers de personnes affluent pour des manifestations très diverses.

Certaines autorités locales, l’office de tourisme, de grands et petits commerces essaient de faire de Trèves avec Marx ce que d’autres ont fait de Salzbourg avec Mozart: une attraction touristique.

Des politiciens de droite et de « gauche » commémorent Marx pour mieux le renvoyer vers un passé révolu. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker inaugure ainsi le 4 mai une exposition « historique » avec 1500 invités. De son côté, le Parti social-démocrate allemand ne peut pas ignorer un de ses pères historiques, sans doute le plus important.  

Des anti-communistes toujours aussi aigris et revanchards, dont le parti de droite extrême AFD et son invité l’ancien président tchèque Vaclav Klaus, déballent leur morgue dans les salons des hôtels de luxe.

A gauche, les communistes du PC allemand (DKP) et de la Jeunesse ouvrière allemande socialiste, avec d’autres mouvements et des communistes de plusieurs pays d’Europe et d’Amérique (Cuba) mettent en avant l’actualité du marxisme à travers des événements politiques, scientifiques et culturels. Voici leur appel que nous faisons évidemment nôtre (traduction ML pour « Solidarité internationale PCF – Vivelecf » :


APPEL : « Marx, c’est l’avenir »

Il y a 200 ans, le 5 mai 1818, Karl Marx naissait à Trèves. Devant la misère répandue par le capitalisme en plein essor, il décida de prendre le parti des exploités. Avec Friedrich Engels, Marx développé une nouvelle conception du monde, le marxisme. Elle allait changer le monde.

Depuis Marx, nous savons que la contradiction principale de notre société réside dans la domination du capital sur ceux qui ne peuvent vivre que de la vente de leur force de travail. C’est toujours valable aujourd’hui, qu’il y ait ou non des négociations salariales annuelles, que l’on soit salarié ou travailleur, en apparence, indépendant. D’un côté, celui des banques et des grandes entreprises, toujours plus de richesse s’accumulent, pendant que, de l’autre, notre vie est toujours plus marquée par la course à la productivité, l’angoisse du lendemain et la menace de la pauvreté.

Les luttes de classe ont marqué notre société jusqu’à aujourd’hui. Les classes dominantes défendent leur intérêt, celui de conserver cet ordre des choses. Elles ne nous cèdent rien. C’est pourquoi nous ne pourrons gagner une société qui nous autorise une vie meilleure que par la lutte contre l’ordre capitaliste. Nous ne voulons pas seulement quelques miettes. Nous voulons toute la boulangerie ! Mais, si nous ne nous organisons pas politiquement, nous n’obtiendrons rien. Cela aussi, Marx l’a bien vu, quand, notamment, il a été un des fondateurs de la Ligue des communistes. Ses idées n’ont cessé, jusqu’à présent, de perturber la classe dominante, ses scribouillards et ses politiciens. Que faire avec ce Marx si encombrant ? On ne peut pas l’ignorer. On ne peut pas le rendre compatible avec le capitalisme, à moins de falsifier sa pensée. Le plus simple semble de proclamer l’échec ou l’obsolescence du marxisme.

Communistes, nous voyons évidemment les choses tout autrement : Marx n’appartient pas au passé, il indique l’avenir. Si toi aussi, tu es convaincu de cela, que le capitalisme est le problème et non la solution, alors nous t’invitons à nos manifestations dans la ville natale de Marx.

Nous voulons mettre à l’ordre du jour ces questions: Que reste-t-il de Marx ? Que signifie la lutte des classes en 2018 ? Pourquoi s’organiser et comment ? Qu’est ce qui avance et qu’est-ce qui n’avance (presque) pas ?

Et nous voulons célébrer le marxisme : les 200 ans de son inventeur mais, surtout l’avenir qu’il a devant lui.

Ensemble, nous apprendrons, nous discuterons et nous célèbrerons.

Le marxisme vivra!

Vol de l’écrin du cœur d’Anne de Bretagne, un résultat de la déshumanisation et la privatisation de la surveillance des musées à Nantes ?

Brève, vivelepcf, mai 2018

Le syndicat CGT de Nantes-métropole a fait ce rapprochement plein de sens.

Le 13 avril 2018, les agents du Museum d’histoire naturelle étaient informés de la décision de la municipalité de « gauche » de supprimer les postes de veilleurs de nuit au profit d’une entreprise privée de télésurveillance.

Dans la nuit du 13 au 14 avril, justement, à deux pas, au musée voisin Thomas-Dobrée, l’écrin du cœur d’Anne de Bretagne était volé. Les vitrines ont été tranquillement cassées à coup de masse par les cambrioleurs. Le Conseil départemental, responsable du musée, avait déjà choisi de passer à la télésurveillance privée.

Heureusement, le joyau d’orfèvrerie du 16ème siècle et objet historique inestimable a finalement été récupéré.

Mais quelle démonstration ! Soutien total aux agents sur service public nantais, en lutte également, en ce moment, contre les conditions salariales inacceptables accompagnant l’extension de l’ouverture au public les dimanches et jours fériés du Museum.

Impôt 2018/2019, prélèvement à la source : complexe, opaque, confus ! Le gouvernement choisit l’embrouille !

Les déclarations de revenu arrivent. Nouveautés, elles sont censées anticiper la mise en place du prélèvement à la source (P.A.S.) à partir du 1er janvier 2019. Personne ne s’y retrouve : c’est normal. Il n’y a qu’à voir comment le ministre Darmanin s’emmêle lui-même les pédales à la télé. Le seul argument avancé par le gouvernement, la « simplification » ne tient pas une seconde, notamment puisqu’il y aura toujours une déclaration à remplir et que les sommes à verser mensuellement varieront dans l’année. Le P.A.S, c’est complexification, confusion, opacité, coûts supplémentaires pour tous, particuliers, petites entreprises, et même de 400 millions à 2 milliards d’euros à l’Etat lui-même, selon le très officiel Conseil des prélèvements obligatoires.

Mais n’imaginons pas que le gouvernement fait le choix de l’embrouille par maladresse. Il y a bien un objectif au P.A.S., qu’il ne veut pas avouer. C’est d’ailleurs pour cela que la mesure a été adoptée sous Hollande pour être appliquer sous Macron, sans qu’il paraisse en porter la responsabilité. La haute finance et le grand patronat qui nous gouvernent veulent en finir avec le seul impôt juste et progressif, l’impôt sur le revenu, en le rendant illisible et difficile à recouvrer. Ils veulent pomper encore davantage le financement de la sécurité sociale en augmentant la CSG et en la fusionnant avec l’impôt sur le revenu. Ils veulent aussi en finir avec la notion historique, dans notre pays, de foyer fiscal, basé sur les ressources solidaire du ménage, de la famille, le nombre d’enfants, certaines dépenses du foyer (déductions, frais, etc.). C’était bien la peine d’en faire tant sur le « mariage pour tous ». La notion de « foyer fiscal » n’existe pas dans les pays voisins que le ministre cite en exemple hypocritement.

Depuis l’arrivée de Macron, le coup de bambou fiscal est déjà très rude. La fiscalité prétendument écologique fait exploser les taxes sur le gaz, l’essence et le gasoil : 600 euros par an pour une famille avec voiture qui se chauffe au gaz. L’augmentation de 1,7% de la CSG s’abat, sans compensation, sur les deux-tiers des retraités que Macron méprise ouvertement dans les médias, sur les fonctionnaires aussi. Le tour de passe-passe sur la taxe d’habitation fait toujours payer aux contribuables des services publics locaux dégradés. Etc.

On mesure aussi la logique de Macron et de ses amis avec la privatisation des contrôles de vitesse sur les routes ou l’autorisation aux communes de recourir à des entreprises privées pour établir des contraventions de plus en plus chères. A Paris, Hidalgo confie à des sociétés employant un personnel ultra-précaires ce marché du racket des automobilistes. Streeteo est d’ailleurs une filiale de Vinci qui détient les parkings privés Indigo : conflit d’intérêt évident ! Le comble est atteint quand La Poste qui délaisse la distribution du courrier prétend aider pour 50 euros les contribuables à faire leur déclaration de revenu au moment même où le gouvernement taille dans le vis des services publics, gratuits et compétents, des finances publiques.

Prélèvement à la source, nous avons tous à y perdre ! Nous avons tous intérêt à mettre en échec la mesure d’ici 2019 !

Complexification et non « simplification » pour les contribuables:

- Toujours une déclaration de revenu à remplir

- Des taux, «personnalisé par foyer», «personnalisé par individu», «non personnalisé» (neutre) incompréhensibles.

- Des correctifs à la fin de l’année (après août) difficiles à vérifier

Problème de confidentialité :

Tout le monde ne souhaite pas que son patron connaisse l’ensemble des revenus du foyer. Mais l’adoption du « taux neutre » est également susceptible d’attirer son attention.

Complexification du recouvrement, désormais privatisé :

L’impôt sur le revenu est actuellement le mieux recouvré par les services des finances publiques : à 98%. Avec le P.A.S., les entreprises deviendront collectrices comme avec l’URSAFF, pour les cotisations sociales. Ce sera un sac de nœuds coûteux notamment pour les PME. Le recouvrement des impôts des salariés des entreprises défaillantes ou éphémères, même sans fraude, occasionnera des pertes pour la collectivité.

Plus de difficultés à gérer leur budget pour les ménages :

Là encore, le P.A.S. est loin de simplifier les choses. Il n’a rien à voir avec la mensualisation de l’impôt. Après la déclaration de fin d’année, certains contribuables se verront appliquer de lourds ajustements en fin d’année. Au contraire, d’autres auront injustement avancé de l’argent à l’Etat. Enfin, ce qui existe aujourd’hui, les échelonnements, les modulations, les recours gracieux, disparaîtront, ce qui mettra des familles, confrontées à des accidents de la vie, dans les pires difficultés.

Opacité : 

Il sera de plus en plus difficile de mesurer, sur sa fiche de paye, ou sa pension, le vrai montant de l’impôt républicain payé. C’est fait exprès. Cela ouvre demain le risque de voir, indistinctement, le gouvernement élever CSG et impôt sur le revenu.

La déclaration des revenus pour l’année charnière 2018 va présenter tous les risques de confusion et de fraude pour certains.

Négation du consentement à l’impôt, remise en cause du recouvrement des impôts par des agents publics assermentés, neutres et indépendants: pourtant ils figurent à l’article 15 de la Déclaration des Droit de l’Homme. C’est à ce niveau-là aussi que l’on doit mesurer la gravité de l’établissement du prélèvement à la source.

Enfin, le P.A.S. est une telle source de complexification qu’il devrait demander des personnels compétents supplémentaires aux Finances publiques.

Tout au contraire, ce gouvernement aggrave les coupes sombres dans les effectifs, les fermetures de trésoreries, la suppression des accueils physiques des contribuables, en même temps qu’il réduit les services des impôts des entreprises et les services du cadastre, dans une logique de casse du contrôle public, de laxisme et de privatisation larvée. 10000 à 15000 postes sont menacés.

Notre soutien est total à la lutte des agents des finances publiques qui se mobilisent notamment le 3 mai (rassemblement à Bercy à 11h30).

 

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