Vive le PCF

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Pétition ADP : pourquoi cela exige une réflexion politique globale, d’abord des communistes.

Rédaction « Cahiers communistes – vivelepcf », septembre 2019

Présentation à l’assemblée de la proposition de loi ADP par les parlementaires Vallaud (PS), Carrez (LR), Larive (FI), Kanner (PS), Aubert (LR), Faucillon (GDR)…

 

Communistes, nous ne pensons pas que nous devions nous engouffrer dans la pétition nationale institutionnelle ADP sans avoir poussé le débat sur ses objectifs politiciens, peu dissimulés, des différents acteurs politiques. Une fois de plus, ce débat a été, jusqu’à présent, expédié dans le Parti.

Le fait que l’initiative provienne notamment de parlementaires de droite, du PS et d’EELV pose un problème. Ce n’est une question de principe, ni un point absolument rédhibitoire. Mais il n’y a pas lieu d’invoquer le programme du CNR sans rapport de force ouvrier sur une question très partielle, sauf à dévaloriser notre histoire. Nous n’assistons qu’à une coïncidence de calculs politiciens, avec des élus qui se retrouvent pleinement dans l’UE de la concurrence, de la casse des services publics et des privatisations.

Il nous est, de même, impossible de ne pas relever que la pétition référendaire est octroyée par le Conseil constitutionnel. La connivence entre Fabius, Giscard, Juppé et Macron est certaine, dans un contexte de surenchère politique sur les référendums d’initiative « populaire » avec les Gilets jaunes.

L’opération politique dépasse très largement l’évolution d’ADP, si, même, elle aura une influence directe sur elle.

Communistes, nous ne pouvons nous poser la question de notre implication, de son niveau qu’à partir de nos propres objectifs politiques prioritaires, dans la situation actuelle de la lutte des classes pour mettre en échec la politique poursuivie par Macron.

Ces objectifs ne sauraient être – et j’espère ne pas tout résumer dans ces phrases – de se saisir « d’un marqueur de gauche » pour occuper un espace politique d’ici les élections municipales (les dates de collecte des signatures, fixées par le Conseil constitutionnel, coïncident avec le 1er tour…). Ils ne sauraient être de trouver un prétexte économique pour cimenter un projet de recomposition de la « gauche » réformiste avec le PS et EELV. Souvenons-nous, sur un service public plus général, La Poste, de la « votation » de 2009. Pour aller avec les réformistes pro-UE, on avait exclu la remise en cause de l’application des directives de mise en concurrence. L’illusion électoraliste a sapé la lutte. Hollande n’a rien remis en cause. Cet été 2019, l’opération capitalistique de fusion avec la Caisse nationale de prévoyance (CNP) fait passer la part de l’Etat dans le capital de La Poste en dessous des 50% tandis que le démantèlement du service public s’accélère encore. Dans la quasi-indifférence.

Rappelons-nous cette analyse de base : en système capitaliste, la nationalisation par l’Etat capitaliste n’est pas un embryon de socialisme. Elle sert les intérêts du capital, SAUF lorsque un rapport de force, ancré dans le pays, comme en 1936 ou en 1945, permet de faire valoir l’intérêt des travailleurs et du peuple.

ADP (ex « Aéroports de Paris ») est une société anonyme depuis 2005, dont le capital est ouvert au privé à 49,7%. Ses services sont très largement filialisés et externalisés. Le statut public des personnels est en extinction. Notre position de fond pour ADP ne peut être que la renationalisation/socialisation intégrale, la réinternalisation des activités, le rétablissement du statut des personnels, la retransformation en établissement public, voire en service de l’Aviation civile. Et logiquement, comment ne pas associer les autres aéroports de France, à partir d’un certain trafic, à l’exigence de nationalisation ? Empêcher la poursuite de la privatisation du capital d’ADP va dans le sens de ces objectifs mais ne suffit pas. Et est-ce même réellement l’objectif de la pétition institutionnelle ADP et de la plupart de ses instigateurs?

La proposition de loi qui serait, au bout, éventuellement, soumise à référendum n’est étonnamment pas un acte législatif (celui-ci aurait été au minimum du type « Le capital d’ADP est détenu, au minimum, à 51% directement par l’Etat » (à défaut de 100%)). Le texte des parlementaires de droite et de gauche n’émet qu’une appréciation d’ordre constitutionnelle dans l’article unique de la proposition de loi: « L’aménagement, l’exploitation et le développement des aérodromes de Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et de Paris-Le Bourget revêtent les caractères d’un service public national au sens du neuvième alinéa du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. » Nous savons que le Conseil constitutionnel a dénié systématiquement, ces dernières décennies, la qualité de « service public national » et de « monopole public de fait », aux plus importants services publics, victimes des directives européennes de mise en concurrence et de privatisation (Poste, EDF, GDF, SNCF etc.). Alors pour 3 aéroports, dans une partie d’une région, dans le marché entièrement libéralisé de la navigation aérienne ?

Le pouvoir s’est ménagé toutes les précautions pour que le référendum n’aboutisse pas, si cela devait déranger sa politique. Outre l’embrouillage des procédures de signature, l’ambiguïté institutionnelle de la question, Macron peut couper court à tout moment à l’affaire en retirant son projet de passage de la part de l’Etat dans le capital en dessous de 50%. Dans les divergences à droite, sont notamment apparues des connivences différentes avec le groupe Vinci, prétendant à la prise de contrôle direct d’ADP : une partie de la droite pour, une autre contre. Ces différences d’intérêts ne sont pas les nôtres. Macron s’arrangera toujours avec Vinci.

A droite aussi (LR/LREM), les calculs politiciens font florès. Certains sont tentés de miser sur l’image d’un capitalisme plus national, façon Trump. Le revirement des députés des « Républicains » sur le CETA (traité de libre-échange avec le Canada) en est un signal. La question ADP, sur un service public réduit au « régalien », en particulier la police des frontières, convient à certains. Les députés du FN-RN ont été (heureusement) exclus de la signature de la proposition de loi. Mais du coup, leur démagogie ne subit pas le poids de l’alliance avec les partis pro-UE et pro-concurrence. Le FN-RN s’est lancé aussitôt dans la pétition ADP en mettant au centre la police de l’immigration. Alors que le statut d’ADP n’a rien à voir avec l’exercice des missions de police de l’Etat et qu’il y a d’autres aéroports internationaux en France qu’en région parisienne.

Défenseurs résolus des intérêts des travailleurs et du service public ADP, nous devons cependant peser, objectivement, ce que représente ADP dans l’opinion publique, dans la conscience du service public, dans les préoccupations prioritaires des usagers et du peuple. ADP n’est ni EDF, ni la SNCF. Les transports aériens ont été totalement dérégulés, Air France privatisé à 80% (par la « gauche plurielle »). ADP est encore moins connue des provinciaux. ADP ne dépend pas de l’Aviation Civile, également menacée, mais pas de la même façon. ADP n’est pas un service public vécu comme essentiel tous les jours. C’est un constat et une réalité.

Une campagne nationale, invoquant les origines historiques glorieuses de la nationalisation notamment d’EDF et GDF, menée, dans les conditions d’ADP, avec des politiciens privatiseurs et pro-UE… Aussi, nous considérons qu’il est impensable de se positionner dans cette campagne politique sur ADP sans la relier, la coordonner, la subordonner, à une campagne sur les plus grands services publics avec une actualité brûlante : SNCF, EDF, RATP, Poste …

Enfin, nous ne pouvons pas sous-estimer la question, également au cœur de l’opération ADP, sur les référendums, RIP ou RIC, « d’initiative partagée », ou « d’initiative citoyenne ».

Là encore, le débat nécessaire dans le parti a été évacué. RIP et RIC sont loin d’être synonymes d’avancée démocratique en toutes circonstances. Ils peuvent aussi être un terrain très favorable à la démagogie populiste, à l’expression de l’idéologie dominante pour le compte du système lui-même. Souvenons-nous, lorsque cela n’a pas été le cas, comment le pouvoir s’est moqué des référendums sur la « constitution » européenne, des votes NON en Haute-Corse, Corse-du-Sud, Bas-Rhin, Haut-Rhin, Martinique et Guadeloupe contre la disparition des départements etc. Et même sur les aéroports sur le vote OUI des habitants de Loire-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes (quelle qu’ait été notre position sur le sujet)…

Après son « grand débat national », Macron a annoncé une facilitation des conditions de mise en place des RIP, en s’appuyant sur le mouvement des Gilets Jaunes. Un premier projet précis a été évoqué par Macron lui-même et de Rugy: un plébiscite pour valider sa politique de ponctions antisociales au nom du réchauffement climatique. Un autre, plus sinistre, se profile, à la faveur des réformes constitutionnelles prévues par Macron : 100 parlementaires et un million de signatures ne seront pas difficiles à trouver pour déclencher un référendum sur l’immigration, peut-être sur l’établissement de quotas, quand le capital aura jugé opportune cette diversion malsaine du débat politique. L’opération pétition-ADP prépare objectivement ces projets. Elle est largement sous-traitée à la gauche et aux syndicats qui popularisent et légitiment le principe et les procédures.

Cela, aussi, communistes, doit nous amener à affiner notre expression et notre action.  En conclusion, nous considérons que nous devons aborder, dès la fête de l’Huma 2019 et la rentrée des luttes, la campagne ADP, au regard de cette confusion et de tous les calculs politiciens identifiables :

-          Le PCF ne peut avoir qu’une campagne, totalement indépendante, et préciser ses revendications de fond pour ADP. Les connivences avec les parlementaires de droite, du PS ou d’EELV sont impossibles et doivent cesser.

-          Le PCF doit coordonner sa campagne ADP avec le lancement de campagnes pour les services publics d’entreprises nationalisées, pour la reprise de la lutte contre les directives de mise en concurrence et pour l’abrogation de la « réforme ferroviaire », contre les augmentations des tarifs de l’électricité et le retour au monopols EDF sur le transport et la distribution.

Pas d’opportunisme ! Rassemblement sur la base du rapport de force et de nos objectifs politiques communistes ! Soyons ainsi fidèles en esprit et en actes à l’héritage de nos camarades de la Résistance et de la Libération !

Cinquantenaire de la mort d’Ho Chi Minh.

Brève, Cahiers communistes, vivelepcf, 9 septembre 2019, lien vers la video de l’interview ORTF de 1964

Le 2 septembre 1969 mourrait le dirigeant communiste Ho Chi Minh.

L’anniversaire a plus ou moins été évoqué selon les pays. En France, on notera plusieurs articles de presse, dont deux de l’Humanité, et d’autres sur les techniques d’embaumement des dirigeants politiques…

Le cinquantenaire renvoie aux années 60, quand le portrait d’Ho Chi Minh était devenu une icône mondiale, à l’image de celui de Che Guevara, le symbole de l’anticolonialisme, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de l’antiimpérialisme, en particulier contre la guerre US.

Au Viet Nam d’aujourd’hui, la figure d’Ho Chi Minh, absolument omniprésente, incarne le pays autant que le drapeau national. Elle constitue un gage inviolable de la légitimité du l’Etat et du système politique.

Dans son testament politique, en partie rendu public et célébré cette année, Ho Chi Minh s’était prononcé contre le culte post-mortem de sa personnalité. Son avis ne l’a pas emporté. Les dirigeants actuels du Parti communiste et de l’Etat vietnamiens ont choisi de mettre au centre des manifestations du 50ème anniversaire « le modèle de vertu et de transparence » qu’Ho Chi Minh a préconisé pour le parti communiste.

Pour nous communistes français, la conscience de l’importance d’étudier la pensée et l’action d’Ho Chi Minh, un des personnalités les plus marquantes et originales du mouvement communiste international, depuis son origine, se trouve renforcée par l’approche du centenaire de notre propre parti, le PCF.

Ho Chi Minh était délégué au congrès fondateur de Tours en décembre 1920. Son intervention a eu un grand retentissement.  C’était le début commun de deux grandes trajectoires communistes.

A partir de la fin des années 50, Ho Chi Minh ne joue plus un rôle prépondérant dans la direction exécutive du PCV. Dans le PCV, dont l’histoire sera mieux connue dans quelques décennies (comme – peut-être – la biographie complète d’Ho Chi Minh), le clan « pro-chinois » a pris le dessus.  En même temps, sa figure tutélaire et ses interventions publiques deviennent une arme politique nationale et internationale toujours plus forte face à l’agression impérialiste.

Un documentaire de l’ORTF, de 1964, réalisé pour l’émission « 5 colonnes à la une », comprend une interview du Président Ho Chi Minh qui répond en français.

Ce document donne une idée de la finesse politique d’Ho Chi Minh, dans son analyse, qui plus est à destination de l’opinion française. C’est le moment où l’agression américaine atteint sa plus grande intensité et où le camp socialiste est divisé entre l’URSS et la Chine, ce qui pèse particulièrement sur le Viet Nam.

La profondeur de la détermination antiimpérialiste d’Ho Chi Minh, quel que soit le dominateur potentiel de son pays, s’exprime notamment dans la toute dernière phrase de l’interview.

Suivre le lien.

 

Rappel: L’Association des Jeunes Elus de France (2009-2013): une étape carriériste du jeune Brossat (avec UMP-PS-MODEM-VERTS-PS) qui en annonçait d’autres..

Actualisation juillet 2019 (à suivre) de notre article de 2013 et d’un autre de 2009: le carriérisme, signal du renouveau du PCF?

Pourquoi nous remettons cet article en avant.


La promotion appuyée de Ian Brossat, par la gauche réformiste (Delanoë-Hidalgo) avec de bonnes places institutionnelles d’élu, également par les médias dominants, en ricochet, en 2018/19, par les choix imposés par la direction du PCF, remet en avant une forme de parti politicien d’un type ancien, qui était révolu dans le Parti communiste (même si depuis Hue, il est revenu peu à peu). Il est en contradiction frontale avec le modèle du parti « de type nouveau », du parti de classe tournée vers les luttes et le monde du travail, qui reste, comme repère, celui de nombre de communistes. Ceci explique sans doute cela.

Le choix imposé de Brossat comme chef de file, puis, à défaut d’alliance à gauche, comme tête de liste aux Européennes n’était évidemment pas indépendant du modèle politique qu’il personnifie (toutes proportions gardées) en plus de l’orientation réformiste pro-UE que la direction voulait continuer à imposer.

La campagne devenant, dans les faits, après l’isolement forcé, une défense d’un affichage identitaire communiste (malheureusement superficiel et artificiel), une défense du vote communiste et une défense du Parti devant le danger d’un nouvel effacement électoral, ce n’était pas le moment de cibler ce que signifie, pour la suite de la recomposition-liquidation du Parti, la mise en leadership des Brossat et cie.

Aujourd’hui, il nous semble important, en évitant le piège tendu de la personnification, d’y revenir.

D’où les rappels de 2009 et 2013 ci-dessous qui choquèrent à l’époque surtout les plus au courant de la situation à Paris, mais qui sont éclairants. A Paris en 2019/2020, beaucoup de camarades ne manqueront pas d’accuser et de combattre, avec plus de détermination encore, la politique social-libérale, opportuniste, au service de l’argent et des puissants, qu’Anne Hidalgo a aggravée depuis 2014, avec une grave caution Front-de-gauche-PCF, notamment dans l’hypocrisie générale en termes de politique du logement.

Si Hidalgo devait couler dans les sondages, que LREM, version Villani par exemple, semblait en situation de l’emporter, puisque l’exfiltration vers les chaudes places au Parlement européen a été manquée, les hauts élus du Front-de-gauche à Paris se réfugieront-ils dans un autre navire de « gauche », mais toujours dans la même logique de postures et de places? Pour le Parti à Paris et en France, ce ne doit pas être la seule logique offerte aux communistes!

A suivre.

 

 

L’ARTICLE DU PARISIEN DU 13 OCTOBRE 2009 (qu’agrémentaient des vidéos sur Dailymotion qui semblent avoir été retirées):

Les jeunes élus se serrent les coudes

Marie-Anne Gairaud

Il y avait l’association des maires de France et désormais il y aura aussi celle des jeunes élus de France. Hier midi, plusieurs petits nouveaux de la politique ont lancé ce mouvement. Issus de tous les principaux partis politiques, ces « moins de 35 ans » ont décidé de dépasser les courants idéologiques pour se serrer les coudes. « L’Ajef appelle tous les jeunes élus à rejoindre cet élan pour développer ensemble une approche authentique et moderne de l’action politique, fondée sur les convictions, les compétences et l’indépendance », explique l’association dans un communiqué.

Les quatorze jeunes conseillers municipaux et adjoints au maire qui ont déjà adhéré entendent ainsi « réconcilier une génération avec l’action publique ». « Il s’agit de promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents » annonce l’association. A Paris, trois élus ont déjà répondu à l’appel : les conseillers de Paris communistes Ian Brossat et Emmanuelle Becker ainsi que l’adjointe (Verts) de Daniel Vaillant en mairie du XVIII e , Hélène Delille. « Parité homme-femme, non-cumul des mandats : notre génération partage souvent les mêmes idées sur ces sujets », note Ian Brossat.

En se rassemblant, ces élus ont l’intention d’être une « force de pression » pour faire avancer leurs convictions au sein de leurs partis. L’association doit aussi leur permettre de s’entraider. « Ce n’est pas toujours facile de se faire une place, on se donnera des petits conseils mutuellement », explique Ian Brossat. Les témoignages de trois jeunes femmes élues en mars 2008 à Paris montrent en effet que les nouveaux doivent souvent jouer des coudes pour s’imposer dans le monde de la politique.

LE Coup de gueule DE NOTRE CAMARADE CAMILLE MARQUES EN 2009.
Non, les (jeunes) communistes ne sont pas de petits politiciens comme on en trouve dans les autres partis ou comme M. Ian Brossat !

Je n’en peux plus de voir le PCF ridiculisé dans la presse et que des élus se réclamant de mon parti se prêtent au jeu, consciemment ou non.

Le quotidien Le Parisien, à forte tradition anticommuniste, c’est le moins que l’on puisse dire, se délecte depuis quelques mois. Le nouveau président du groupe des élus communistes et du PdG au Conseil de Paris, Ian Brossat, 28 ans, ravit ses rédacteurs et a le droit à une publicité régulière dans ses pages que nos luttes ne rencontrent jamais.

Pas étonnant !

Hier, 13 octobre 2009, sur une pleine page, Le Parisien publie sa photo en grand et salue sa dernière initiative : participer à la création, derrière M. Adrien Babeau, adjoint UMP à Neuilly-sur-Seine, avec d’autres élus de l’UMP, du Modem, du PS, des Verts… d’une association de jeunes pour « se serrer les coudes en dépassant les courants idéologiques », l’Association des jeunes élus de France (AJEF).

« Il s’agit de promouvoir l’engagement des jeunes, faire émerger de nouveaux talents » indique l’association.

On attend l’adhésion de Jean Sarkozy !

Il est inconcevable que des gens qui se disent communistes figurent dans ce type de regroupement de politiciens en herbe et discréditent notre parti et notre engagement.

Petits carriéristes, qui affûtons nos dents, unissons-nous, pour avancer dans nos partis respectifs ! « Donnons-nous des petits conseils mutuellement », comme le promet Brossat dans Le Parisien.

Quels petits « conseils » ? Quelles expériences !

M. Brossat a fait un passage éclair au PCF 14ème, parachuté par la direction du PCF. Il en est reparti aussi sec quand il a vu que, pour cause de parité, il ne pouvait pas prétendre à une des places de conseiller de Paris octroyées par le PS dans le 14ème mais dans le 18ème, reniant ses déclarations d’amour précédentes pour notre arrondissement et ses habitants.

Tant qu’on n’était pas certain que Delanoë n’aurait pas besoin du Modem en 2008, il s’est bien gardé d’exclure toute possibilité ! Quitte à se refaire une virginité après !

Sitôt élu, M. Brossat décide seul de devenir politicien professionnel, payé vraisemblablement sur son indemnité, alors que les élus communistes doivent normalement la reverser au Parti.

Un autre « bon petit conseil » à délivrer ? Quoi qu’en cette matière, UMP, PS et autres ont plus à donner qu’à recevoir.

Pour avoir des places et progresser, visiblement selon M. Brossat, il ne faut jamais contrarier le maire que l’on sert, en l’occurrence Delanoë, mais docilement lui apporter la caution de gauche que représente le nom du PCF sur les sujets les plus importants (des questions secondaires servent à jouer une posture différente).

Pour en rester à la réunion du dernier Conseil de Paris, c’est comme cela qu’il faut sans doute comprendre certaines positions surprenantes.

Plutôt approuver les dépenses pharaoniques pour le futur stade Jean Bouin au bénéfice des sponsors du Stade Français, la diminution des HLM aux Batignoles ou la promotion immobilière à Beaugrenelle plutôt qu’ennuyer la municipalité ! Même si, des riverains, des militants associatifs, des sympathisants du Parti que nous rencontrons n’en croient pas leurs yeux.

Le PCF ne se réduit pas à cette caricature dont la jeunesse contraste avec les 90 ans d’histoire glorieuse, de dévouement et de luttes, de notre parti et de ses adhérents.

Nous le disons et le dirons parce que les salariés et les habitants de Paris et du reste du pays ont besoin du PCF, tels que des milliers de militants le font vivre, fidèles à leurs engagements idéologiques, sans mélanger torchons et serviettes, sans compromission, fidèles à l’intégrité de ceux qui se battent parce qu’ils ressentent le besoin de changer la société, de battre le capitalisme, et non parce qu’ils veulent s’y faire une bonne place.

Pour les opportunistes, les portes des autres partis sont grand ouvertes !

Camille Marques, membre du Conseil départemental du PCF Paris

NOTRE ARTICLE DU 4 NOVEMBRE 2013:

En 2009, des élus de plusieurs bords politiques lançaient avec Pierre Adrien Babeau, maire-adjoint UMP à Neuilly-sur-Seine, d’autres petits camarades du PS, du MODEM et du Front de Gauche, dont Ian Brossat, Président du Groupe communiste au Conseil de Paris l’Association des Jeunes Elus de France, « au delà des clivages partisans ».

L’objet de l’association? S’entraider entre élus d’étiquettes différentes, échanger « des conseils mutuellement » pour chacun faire avancer le plus loin possible sa carrière… peu importe l’étiquette!

A l’approche des élections municipales de 2013, cette fraternité interpartiste aurait pu devenir compromettante pour les membres de la petite bande qui se répartissent dans diverses formations politiques amicalement concurrentes. Depuis 15 jours, le site internet de l’association a été mis en sommeil. On reste sur sa faim.

Les bons « petits conseils » entre amis ont-ils été profitables?

Est-ce désormais instruit des conseils de ses amis qu’Ian Brossat est désigné bras gauche d’Anne Hidalgo pour poursuivre la politique anti-sociale de Bertrand Delanoë les 6 prochaines années?

 

Les allocataires du RSA mis aux 35 heures : le Conseil départemental de l’Aisne à l’avant-garde du macronisme et de sa politique de dissolution de l’emploi dans le chômage.

Brève vivelepcf, 30 juin 2019 

Le Conseil départemental de l’Aisne a adopté, ce 24 juin 2019, un dispositif dénommé « Aisne Actifs Plus » en direction des allocataires du RSA. Le département a décidé de conditionner une partie de leur allocation à une somme d’activités – formation, recherche d’emploi, bénévolat, petits boulots – dont ils devront rendre compte. Le président du CD, Nicolas Fricoteaux (UDI) a donné toute la philosophie du projet en fixant à 35 heures « d’activités de réinsertion » par semaine, l’équivalent de la semaine de travail des salariés, le minimum imposé aux allocataires. Le prétexte affiché est évidemment d’encourager le retour à l’emploi, un autre objectif est  d’économiser 10% des versements du RSA…

Sur le site du Conseil départemental, le président se targue d’un vote unanime des conseillers. Il est préoccupant que les élus de gauche étiquetés PCF-Front de gauche aient approuvé ce plan qui correspond exactement à la politique, aggravée par Macron, que, communistes, nous combattons résolument, de précarisation, de bas salaires, de remise en cause de la définition même du chômage.

Immédiatement, le dispositif fournit une main d’œuvre, vulnérable, sur le marché du travail, à certains patrons. Pour justifier de ses heures, les allocataires seront désormais poussés, par exemple, en plus de faire les vendanges (exception déjà prévue), à cueillir des endives ou à ramasser des pommes de terre, contre un salaire minimal, en sus de leur RSA. Quant aux heures de « bénévolat », elles s’apparentent de plus en plus nettement à du travail gratuit, à du travail obligatoire. Nous avions dénoncé des précédents dans ce sens dans des départements, déjà dans l’Aisne ou dans le Haut-Rhin (liens).

Dans un cas comme celui des aides ménagères aux personnes âgées, on saisit tout de suite le risque, la tentation pour des entreprises, même à statut associatif, de substituer des salariés par des  « bénévoles ». On mesure au passage la dévalorisation et la déqualification des métiers et les risques pour la société.

Le département de l’Aisne se place à l’avant-garde de la contre-réforme de l’assurance chômage que Macron entend poursuivre, après avoir déjà basculé les cotisations chômage vers la CSG. On sort d’une logique d’assurance des salariés, mutualisée nationalement, devant le risque chômage dont l’entreprise est reconnue à l’origine. On passe à une logique de revenu minimal, d’administration, de sa mise à disposition du patronat d’une main d’œuvre, rendue responsable elle-même, culpabilisée, de sa situation de chômage.

Dans un système et Etat capitalistes tout puissants, communistes, nous nous interrogeons, à nouveau, sur les « utopies » ou « projets systémiques » agitées par une partie de la « gauche » (et de la droite), comme le revenu minimum universel ou même les visées de « sécurité sociale professionnelle » ou de « sécurité emploi formation ». Dans un rapport de force défavorable, notamment sur le plan idéologique, on mesure, avec des exemples comme celui de l’Aisne, les possibilités de récupération de ces idées par le système contre les acquis sociaux existants.

Le 3 juin 2019, le gouvernement a justement lancé la « concertation » sur son projet de « revenu universel d’activité » destiné un certain nombre de dispositifs dont le RSA.

Il n’en est que plus important de dénoncer et combattre la mesure du Conseil départemental de l’Aisne.    

Voir aussi :

http://vivelepcf.fr/7085/manifestation-a-colmar-pour-sopposer-au-rsa-contre-benevolat-force-dignite-pour-les-prives-demploi-et-acces-a-des-formations-qualifiantes-et-de-vrais-emplois-un-ele/

http://vivelepcf.fr/6315/conjuguer-la-bataille-pour-de-vrais-emplois-pour-les-travailleurs-declasses-en-contrats-aides-avec-la-bataille-contre-les-ordonnances-macron-refuser-de-rentrer-dans-le-piege-de-la-defe/

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