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PCF 2017: Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

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PCF 2017 : la quasi-disparition électorale suit l’abandon de la raison d’être révolutionnaire du Parti.

Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !

Nous refusons la poursuite du processus de liquidation du PCF, dont le résultat catastrophique aux élections législatives, après l’effacement complet aux présidentielles, est le reflet. Nous demandons la démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national. Ils doivent assumer leurs responsabilités. C’est le préalable à l’organisation du nécessaire congrès extraordinaire, dans des conditions réellement démocratiques. Ce texte porte  un appel interne dans ce sens.

Dans la perspective de ce congrès, responsables d’organisations locales du PCF, militants, nous décidons de constituer le groupement national « Reconstruire le PCF », considérant la nécessité de dépasser les expressions ponctuelles. Notre base politique est la motion du 37ème congrès « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous trouverez ci-dessous notre analyse de la situation du PCF, au lendemain des élections nationales.

 

ELECTIONS 2017 : UN RESULTAT DESASTREUX POUR LE PCF. PAS DE DENI POSSIBLE !    

Au 1er tour des élections législatives, les candidats rattachés au PCF ont obtenu 613.000 voix, soit 2,72% des suffrages exprimés et 1,29% des électeurs inscrits. Ce nombre comprend les voix des candidats également soutenus par FI, le PS ou EELV dès le 1er tour.

En 2012, les candidats PCF, pourtant moins nombreux, avaient totalisé 1.359.000 voix, soit 5,24% (sur les 6,91% du « Front de gauche »).

En voix, le résultat de 2017 est le plus mauvais de toute l’histoire du PCF à une élection nationale. En 15 ans, le PCF subit un 3ème décrochage après les 3,37% de Hue en 2002, le 1,91% de Buffet en 2007 (707.000 voix) : en 2017, effacement total aux présidentielles et descente historique aux législatives.

Dans une grande partie du pays, notre parti est désormais complètement marginalisé électoralement, malgré les efforts des militants, souvent déroutés par la stratégie nationale, pour limiter les dégâts. Seules les positions d’élus ont atténué le recul sur la base des notabilités locales.

La catastrophe électorale est incontestable.

Nous sommes sidérés par le décalage entre le choc vécu par les militants (et de nombreux sympathisants) et les communiqués de la direction nationale se félicitant de l’élection de 11 députés, adhérents au PCF et de la constitution d’un groupe technique avec 4 députés « divers » d’outre-mer. Ceci peut tout juste représenter une mince consolation, même si ces élus locaux perdent en moyenne aussi 40% du vote communiste de 2012. Mais un élu, Stéphane Peu, était candidat de FI (ayant signé la « charte » de fidélité à Mélenchon). Une autre, Marie-George Buffet, est une ralliée de la première heure à Mélenchon. 5 autres élus avaient vu leur candidature également retenue par FI au 1er tour : maigre résultat d’un an de tractations de sommet.

Pour la direction du PCF, depuis un an – en témoignent les réunions du Conseil national -, l’objectif prioritaire, coûte que coûte, était de conserver des postes de députés permettant d’assurer l’avenir de l’appareil et de préparer les prochaines élections locales. Un parti avec des élus, même sans influence politique plutôt qu’un Parti communiste influent avec quelques élus ! Priorité à la présence dans les institutions, à tout prix, plutôt qu’aux luttes : la « Mutation » initiée sous Robert Hue arrive à son terme. La voie est ouverte vers la transformation en Parti radical de gauche bis, avec un plus grand patrimoine historique à brader !

Pour un parti révolutionnaire, dans le cadre de la démocratie bourgeoise, un mauvais résultat électoral peut être dû à la répression, ou au succès d’une offensive idéologique de l’adversaire de classe. Au législatives de 1993, nous avions bien résisté, avec 9,3%, malgré la chute du Mur, la fin de l’URSS et alors que le PS s’effondrait déjà. En 2017, le PCF s’effondre en même temps que le PS. Sous les coups « d’En Marche », de la « France Insoumise »,  de l’indifférence ? La direction du PCF ne peut pas se dérober à ses lourdes responsabilités, le déni de réalité.

LE RESULTAT DE 18 MOIS DE LAMENTABLE RECHERCHE DE COMBINAISONS POLITICIENNES

Depuis le début 2016, les préoccupations et l’expression publique de la direction se concentrent sur les schémas politiciens de recomposition politique de la gauche, en vue prioritairement d’accords électoraux. Tout à tour ont été courtisés Hulot, invité la veille du 37ème congrès, Duflot à la table d’honneur du congrès, Taubira et Montebourg à la Fête de l’Huma, les frondeurs etc. Début 2016, Pierre Laurent s’est déjà engagé lamentablement, sans aucune consultation même du Conseil national, dans les primaires proposées par Cohn-Bendit !

La préparation de la présidentielle a été scandaleuse vis-à-vis des communistes. Le congrès bâclé de juin 2016, les résolutions du CN de l’automne n’ont servi qu’à temporiser, à distraire les camarades avec une candidature virtuelle, rétractable. Les yeux braqués sur les sondages, la direction a changé de cheval fin novembre, ravalé les critiques enfin émises sur le populisme de Mélenchon (que nous avions faites, quant à nous, depuis le début du Front de gauche).

Seul, à nouveau, par voie de presse, le matin du Conseil national, la veille de la Conférence nationale du 3 décembre 2016, Pierre Laurent s’engage et engage le Parti dans l’alignement sur Mélenchon.

Dans les mois suivants, très pénibles pour les camarades, la direction a voulu se faire entremetteur entre Mélenchon et le PS, puis Hamon. Quand l’idéologie dominante a renversé les sondages en février et coulé Hamon, la direction du PCF s’est montrée le soutien le plus zélé et soumis à Mélenchon, malgré le mépris, l’anticommunisme et même les injures du personnage. La préoccupation obsessionnelle, vitale, c’était les tractations pour les législatives dans la vingtaine de circonscriptions où nos positions électives, héritées de l’histoire, laissaient espérer l’élection d’un député.

Sur les contenus, pendant les campagnes, la direction a choisi d’avoir une expression autonome minimale, confidentielle. La brochure « La France en commun », par son intitulé même, se rangeait derrière « l’Avenir en commun » de Mélenchon. Elle n’était visiblement destinée qu’à donner le change aux communistes et aux plus proches sympathisants.

Dans de telles conditions, Mélenchon et la FI, en bons disciples de Mitterrand, ont pu sans mal arracher encore quelques unes des plumes restantes à la volaille communiste.

Les orientations de la direction dans les quelques semaines de campagne pour les législatives, tournées vers la situation des quelques « bonnes » circonscription, ont été désastreuses nationalement. La médiocrité du matériel de base proposé aux centaines de candidats envoyés au casse-pipe le reflète.

Un débat dans le parti, sur le 2nd tour de la présidentielle, était nécessaire et important pour discuter des options – toutes recevables – pour réduire, maintenant et à l’avenir, le danger de l’extrême-droite. Mais il est inacceptable que Pierre Laurent ait court-circuité ce débat, une nouvelle fois depuis les studios de la télévision, le soir du 1er tour. Après la victoire éclatante de Macron, mettre en avant que le PCF a été le plus prompt et efficace (contrairement à Mélenchon) à faire voter pour le banquier-président était absurde. Valoriser l’action des députés PCF sortants a eu un impact très limité nationalement. Le travail de fourmi de leurs collaborateurs et leur représentation dans leur circonscription ne pouvaient pas être perçus largement. En revanche, le soutien au Parlement à l’Union sacrée, à l’état d’urgence, après les attentats de 2015, à la politique d’austérité de Tsipras, l’étonnante passivité devant la réforme ferroviaire ont laissé des traces. Valoriser l’action des élus locaux avait également peu de sens nationalement. Les élus sont souvent parvenus à atténuer, chez eux, le recul aux législatives. Mais nationalement, les collusions avec le PS, dans les grandes collectivités (pensons aux images désastreuses des régionales de 2016 aux côtés du PS Bartolone) ont pesé négativement.

Mais surtout, l’axe consistant à revendiquer le bon résultat de Mélenchon à la présidentielle, jusqu’à utiliser son image comme identifiant, contre sa volonté, a été totalement contre-productif, sauf, peut-être dans quelques circonscriptions. Cela a évidemment fait voter FI !

Le sommet a été atteint dans les négociations, parallèles, avec Mélenchon sur les candidatures communes. Jamais, un accord national n’a été sérieusement envisagé. En position de force, FI a choisi, suivant ses intérêts, les quelques candidats PCF à parrainer dans la liste des circonscriptions quémandées par la direction du PCF. Constamment, FI a tourné les communistes en bourriques publiquement.  Pierre Laurent a accepté d’aller le plus loin : jusqu’à faire le choix de l’humiliation du Parti pour sauver quelques places. Les SMS insultants et assassins de Mélenchon, « vous êtes la mort et le néant », infligés à un secrétaire national sans réaction, ont porté un coup terrible au PCF et aux communistes.

Devant un bilan aussi indéfendable, des décisions personnelles aussi désastreuses depuis 18 mois, devant la défiance envers les adhérents placés devant une série de faits accomplis, devant le choix de l’humiliation du Parti, nous estimons que PIERRE LAURENT ET LE COMITE EXECUTIF NATIONAL DOIVENT ASSUMER : DEMISSIONNER.

C’EST LE SEUL ACTE SUSCEPTIBLE DE MONTRER AUX TRAVAILLEURS ET PAYS QUE LE PARTI A PRIS CONSCIENCE DU DESAVEU POPULAIRE.

C’EST EGALEMENT LE PREALABLE POUR UN CONGRES EXTRAORDINAIRE QUI METTE ENFIN, FRANCHEMENT, DEMOCRATIQUEMENT LES CARTES SUR LA TABLE.

La débâcle électorale des législatives n’est pas un incident de parcours mais s’inscrit dans une série continue depuis 2002. De même, l’effacement total aux présidentielles n’est pas le résultat d’une décision ponctuelle, d’une erreur, de la direction à l’automne 2016. L’état d’effacement du PCF et des positions communistes a atteint un tel niveau qu’il condamnait toute candidature à quelque chose comme le 1% que lui promettaient les sondages. Cela aurait encore davantage compromis la sauvegarde de quelques circonscriptions aux législatives.

Ensemble, puis successivement, depuis 25 ans, Hue (passé chez Macron mais encore sénateur, élu par le Front de gauche), Buffet (qui affiche sa proximité avec Mélenchon) et Laurent ont piloté la stratégie d’effacement de l’identité communiste. « Mutation », « Parti ouvert cherche esprit libre », « Bouge l’Europe », « Collectifs antilibéraux », « Front de gauche », « Primaires de toute la gauche » : les formules se suivent. Peut-être bientôt « Plus fort la gauche » comme le suggère la profession de foi d’un élu député, dont toute référence à « PCF » ou « communiste » a disparu ?

Depuis 2002, les effondrements électoraux successifs sont fondamentalement le résultat de la contradiction entre l’identité historique forte que possède le PCF et la ligne politique de reniement de sa raison d’être.

Dans l’inconscient collectif de notre pays, de sa classe ouvrière, le PCF, a une identité forte, comme branche française de la seule forme d’organisation politique qui s’est opposée de façon conséquente au capitalisme et qui a mis en échec sa domination dans le monde. Cette histoire forte, incomparable, est lourde à porter face à l’anticommunisme, à la domination idéologique désormais quasi-totale du capitalisme, à de nécessaires critiques et autocritiques. Pour ceux qui veulent vraiment rester communistes, c’est une lutte indispensable à l’heure de l’aggravation de la crise globale du capitalisme.

Depuis 25 ans, la direction du PCF n’a insufflé que repentance historique, reniement, abandon des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, notamment de l’organisation du parti de classe et de masse (dont la cellule, l’action à l’entreprise, instrument véritable de démocratie et de rassemblement des travailleurs).

En revanche, la critique superficielle de l’Union de la gauche n’a pas empêché l’aggravation de l’intégration de l’appareil du Parti dans les institutions, dans la démocratie bourgeoise, avec de plus en plus d’alliances électorales avec la social-démocratie sans principes et sans rapport de force. La participation, en cogestion, nationalement (1997-2002) et localement aux exécutifs de « gauche » (PS-EELV) qui relayent plus ou moins la politique de casse sociale du patronat, s’est amplifiée.

Il n’y a pas à s’étonner que la FI et Mélenchon ont capté bien davantage l’électorat restreint (ne perdons pas de vue l’abstention) en attente d’une gauche revendicative, malgré leurs origines socialistes. Alors que les candidats PCF, malgré eux, ont été entraînés dans la sanction des partis « traditionnels ».

Les propositions économiques officielles du PCF ont été globalement occultées de la campagne électorale sous quelques grandes phrases générales, voisines de celles de FI. Peu lisibles, réformistes, illusoires, ces propositions ne correspondent pas à ce qu’on attend d’un PCF révolutionnaire, fidèle à ses positions historiques : « réorientation de la Banque centrale européenne », « réorientation des aides aux entreprises », « modulation de leurs cotisations sociales » etc.

Quand le bateau n’en finit plus de couler, que le capitaine s’obstine à ne pas changer de cap, l’heure est plus que jamais à la mutinerie ! Une révision politique complète, avec des débats théoriques approfondis, avec la participation la plus large des communistes, y compris de ceux qu’on a écartés ou qui se sont écartés ces dernières années, est indispensable.

Logiquement, l’organisation d’un congrès extraordinaire s’impose. Mais il est inconcevable de laisser Pierre Laurent et son Comité exécutif national le bâcler et le verrouiller administrativement comme les précédents « Rallumons les étoiles » et « France en commun ». Ils sont disqualifiés par la série de décisions qu’ils ont prises, seuls, au mépris des communistes et des statuts et qui ont conduit au gouffre. Au passage, nous demandons – point non secondaire – une transparence financière et un moratoire sur les projets de ventes du patrimoine des fédérations, alors que les financements publics vont chuter.

A plusieurs reprises dans les médias, Pierre Laurent a laissé entendre, une nouvelle fois, la mise à l’ordre du jour du l’abandon du nom du Parti. Peut-être seulement, à nouveau pour vider encore un plus la coquille de son contenu, maintenant que les prochaines sanctions électorales nationales sont dans 5 ans. Toujours plus loin dans la liquidation : c’est inacceptable.

La démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national est le préalable indispensable à l’organisation démocratique, à partir des sections, du congrès extraordinaire – un congrès existentiel – qu’impose la situation dramatique du Parti communiste français.

Tous les points de vue sont recevables. Mais ils doivent tous pouvoir être discutés à égalité.

Pour notre part, nous refusons tout autant le gauchisme institutionnel que le réformisme radical qui intègrent le PCF dans la recomposition de la social-démocratie.

Nous pensons logique que les partisans, dans le PCF, de la démarche de Mélenchon rejoignent la « France insoumise ». Plusieurs hauts-dirigeants du Parti viennent d’ailleurs de le faire. Nous n’avons cessé, depuis 2008 et la constitution du « Front de gauche », de dénoncer les conceptions de Mélenchon. Elles se sont accusées : culte de la personnalité, politique politicienne, électoralisme, opportunisme, anticommunisme, positions profondément réformistes, sous une posture radicale – modèle dirigiste de capitalisme, « keynésien », « rooseveltien », aux accents nationalistes -, fausse opposition à l’UE pour canaliser, à la Tsipras le rejet de classe de l’UE du capital etc. Nous n’avons cessé d’alerter sur le danger que son populisme de « gauche », sa perspective d’amendement de la démocratie bourgeoise et de changement de régime n’alimente le populisme de droite.

Nous ne sommes pas davantage favorables à la poursuite, combinable avec l’option précédente, d’un fonctionnement du PCF, vidé de sa raison d’être, réduit à un humanisme vague et à quelques symboles, à un appareil, force d’appoint de ce qui ré-émergera du PS, des clubs Aubry, Hamon, Montebourg ou Hidalgo.

Au nom de l’unité et du rassemblement, on a multiplié ces compromissions stériles. On a sapé la condition essentielle du rassemblement des travailleurs et de l’unité des organisations progressistes: la place du PCF dans le rapport de force.

Il y a urgence absolue à stopper le processus de liquidation du PCF. Le travail de reconstruction, de renforcement du Parti, d’adhésion, notamment parmi la classe ouvrière, est indissociable de l’action communiste dans les luttes, comme parti de classe. Nous voulons y contribuer au service de toutes les organisations du parti, avec ou sans la direction actuelle, même contre. Les mois qui viennent annoncent de dures attaques qui exigent des positions communistes de riposte.

Face au projet de Macron de casser un peu plus le code du travail, dès cet été, après l’échec de 2016, déjouons les manœuvres d’isolement des militants, notamment syndicaux, les plus revendicatifs. Evitons les postures radicales, essayons de toucher le plus grand nombre de salariés.

Face au projet de démantèlement de l’assurance chômage, sachons remettre en avant la définition fondamentale, marxiste, du chômage, dans le capitalisme.

La défense de la Sécurité sociale passe par la défense intransigeante du financement solidaire, gagné en 1945, par la cotisation sociale.

Le 20 septembre 2017 sera le 25ème anniversaire du référendum sur le Traité de Maastricht. C’est l’occasion de reprendre notre argumentation d’alors, confirmée par les faits, notre dénonciation de la nature de l’EU supranationale du capital. Les luttes sociales en France, dans une conception internationaliste,  passent par la rupture avec l’UE du capital, le refus de l’application de ses directives, le rejet de son instrument économique de domination, l’euro.

Dans le PCF, pour notre avenir, échangeons avec les partis communistes des autres pays, notamment ceux qui ont refusé d’être intégrés dans la réformiste « gauche européenne ».

Alors que tous les principaux candidats à la présidentielle demandaient le maintien ou l’augmentation des dépenses militaires,  alors que « l’Europe de la défense » se développe, que l’on prépare l’opinion à de nouvelles interventions militaires françaises à l’extérieur, faisons grandir l’exigence de la baisse des crédits militaires, d’un désarmement unilatéral, du retour de tous les soldats déployés à l’étranger en France, de la sortie de l’OTAN, du refus de toute politique européenne intégrée de défense, comme des interventions impérialistes nationales. Plus aucune ambiguïté là-dessus du côté communiste !

La lutte des classes, du côté des travailleurs, les luttes précises exigent d’être clair sur le capitalisme. Nous ne sommes pas confrontés à la finance, au capitalisme financier, à une dérive du capitalisme, mais au capitalisme tout court, qui connaît une nouvelle phase dans la crise globale qui lui est inhérente.

En système capitaliste, pour la défense des productions répondant aux besoins, le rapport de force peut se construire pour une limitation de la loi du marché (concurrence), pour en s’appuyant sur les acquis de la Libération, des nationalisations démocratiques (municipalisations) de certains secteurs. Cela pose le débat, sous d’autres termes, de ce que nous pensons devoir rester, redevenir, notre projet de société : le socialisme.

Nous allons célébrer le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre. Nous voulons en faire un moment important d’échange et de réflexion sur « qu’est-ce qu’être révolutionnaire de notre temps, en France ».

C’est parce que nous voulons être des militants révolutionnaires, que nous nous battrons pour faire vivre le Parti communiste français.

 

NB : Informations

Ce présent texte d’appel et d’analyse est proposé à la signature des communistes. La liste des signataires (ci-dessous) sera complétée au fur et à mesure.

Il a été rédigé par les initiateurs de la résolution du 37ème congrès « PCF : reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Dans la perspective d’un congrès extraordinaire en 2018, ces responsables de fédération, de section, ces militants communistes annoncent  la constitution d’un groupement national, dénommé « Reconstruire le PCF ». Une liste de porte-parole nationaux et de contacts départementaux sera communiquée.

 

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PETITION: "Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !"

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28Bernard GisclardSection Vallée du Thoré - Tarnjuin 24, 2017
27Guy NielGentilly - Val-de-Marnejuin 24, 2017
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22Nicolas KiefferPCF - Saint-Etienne (42)juin 24, 2017
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20Mathilde RabutSection PCF Terres Froides (Isère)juin 24, 2017
19Laurent RichardSecr. Section PCF Terres Froides (CD de l'Isère)juin 24, 2017
18Annie ArdoinoSix-Fours - Varjuin 24, 2017
17Fabienne LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
16Patrick LiévinPCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémyjuin 24, 2017
15Michel GaglianoSaint-Etienne - cheminotsjuin 24, 2017
14Antoine BimbeauPCF Paris 15èmejuin 24, 2017
13Louis CamenzuliSection La Garde (83) - Bureau départemental du PCF Varjuin 24, 2017
12Aurélien JanSection PCF de Saint-Quentinjuin 24, 2017
11Pierre DarghamParis 15èmejuin 24, 2017
10Diana KdouhSaint-Martin-d'Hères, CD du PCF de l'Isèrejuin 24, 2017
9Joëlle Copin62 - Rouvroyjuin 24, 2017
8Myriam KorobaeffPCF Haut-Rhinjuin 24, 2017
7Nizar BaraketSection PCF de Fontaine (38)juin 24, 2017
6Ernest MonteagudoSection PCF de Pont-de-Claix (38)juin 24, 2017
5Christiane OdettiLavaur - CD du Tarn - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
4Cyril MorlotVesoul - secréaire fédéral PCF Haute-Saônejuin 24, 2017
3Corinne BécourtSaint-Quentin - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
2Dominique NegriSaint-Martin-d'Hères - secrétaire de sectionjuin 24, 2017
1Emmanuel Dang TranParis 15 juin 24, 2017

Son amie, c’est la finance ! Ne laissons pas Macron, élu par défaut, gouverner par défaut ! Sans attendre, ripostons, préparons les luttes ! – Tract

juin 2017

Macron président, ancien ministre de Hollande, recrute un premier-ministre de droite et d’anciens ministres de Sarkozy. Nous ne sommes pas surpris. Depuis 30 ans, droite et « gauche » se succèdent pour infliger la même politique antisociale à notre peuple. Communistes, nous n’avions pas, déjà en 2012, été de ceux qui ont propagé de graves illusions sur Hollande. Le système de l’alternance arrivait à bout de souffle. Fillon était trop clairement marqué à droite, risquant de déclencher une révolte sociale, comme Juppé en 1995. Face à ces réalités, le système, c’est-à-dire la finance, le grand patronat et leurs médias, a réussi à imposer Macron, le candidat de la confusion, sous l’emballage marketing du renouvellement. Cela s’est fait péniblement, après une suite de coups bas, de unes de magazine « people », avec en fin de compte, les voix au 1er tour de seulement 1 électeur sur 6. Le Pen a joué pleinement son rôle de diversion, de repoussoir et de faire valoir de la politique du capital, « moindre mal ». Ce faisant, et nous en mesurons la gravité, l’hypothèse d’un recours à la droite extrême par le système s’est renforcée.
Macron ne bénéficie d’aucun état de grâce. Travailleurs, ne lui laissons aucun répit !

Les 80% d’opposition, en 2016, à la loi EL-Khomri existent toujours alors qu’il veut encore l’aggraver ! Le candidat aux discours creux dissimule de moins en moins son programme de casse sociale. Bien sûr, le flou va persister encore quelques semaines jusqu’aux législatives. Une « personnalité » comme Nicolas Hulot, courtisée par toute la « gauche », même « radicale », nommée ministre y contribue. Le présentateur de la télé commerciale, VRP en shampoing hier, est plus que jamais aujourd’hui le VRP du capitalisme « vert », par lequel le pouvoir justifie de nouvelles taxes.
Les législatives vont servir à la recomposition politique destinée à égarer le peuple dans les 5 ans à venir.

Dans la suite de la présidentielle, le FN va essayer de se poser en principal opposant, de fait en son meilleur faire-valoir. Le parti de la division et de la haine hésite entre accentuer sa démagogie sociale ou renforcer son ultra-conservatisme. L’alliance avec le bourgeois propret Dupont-Aignant montre à quel point l’opposition du FN à l’UE du capital et à l’euro est factice et n’est que phrases nationalistes. L’épisode confusionniste gauche+droite Macron va permettre à la droite et la « gauche » de se reconstituer. La droite est partie pour le faire sur une ligne toujours aussi économiquement « libérale » mais socialement encore plus réactionnaire avec des ponts tendus à l’extrême-droite. La « gauche » espère se refaire une virginité par une cure d’opposition. On a remarqué comment Hollande et Cazeneuve ont voulu s’afficher « socialistes » et « de gauche » après la passation de pouvoir, tout comme Cambadélis. Les clans Aubry, Hidalgo ou Hamon, s’organisent au PS pour incarner des courants de « gauches » de nouvelle social-démocratie. Le politicien maastrichien Mélenchon, sur un mode populiste et mégalo, entend le faire hors du PS qu’il veut ouvertement « remplacer ». La recomposition d’une gauche réformiste, avec un pilier populiste et un autre socio-démocrate, pour mieux faire patienter d’ici 2022 ? Non merci!

Vu ce constat, communistes, nous considérons que, dans la période, seule les luttes sociales, peuvent et doivent, sans attendre, faire face à la politique de Macron et préparer la véritable alternative politique. La reconstruction du PCF, parti révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, à l’origine des plus importants acquis sociaux (36/45/68) s’inscrit dans cette nécessité immédiate.
Les axes de riposte et de rassemblement du monde du travail se précisent en même temps que les attaques présidentielles et gouvernementales s’annoncent. Ce sont nos priorités !

NON AUX GUERRES FRANCAISES ! Le jour de son avènement, Macron a voulu parader en véhicule militaire, avant de jouer au chef au Mali. Quelques jours auparavant, Hollande posait, dans le 15ème à Balard, la première pierre d’un monument aux soldats français morts dans les guerres étrangères de la France depuis les années 60. Il ne s’agissait pas de pleurer la mémoire de nos morts, encore moins des victimes des interventions françaises, mais de préparer l’opinion à de nouvelles opérations extérieures ruineuses en argent, dramatiques en pertes humaines. La hausse à 2% du PIB, 8% du budget de l’Etat des dépenses militaires va représenter une ponction de 9 milliards d’euros sur les budgets sociaux. Ce n’est pas avec des armes de guerre, en exacerbant les tensions au Moyen-Orient ou en Afrique que l’on va contrecarrer des tireurs isolés à Paris. Sortie de l’Otan et de toute défense intégrée européenne ! Retour de tous les soldats français déployés à l’étranger ! Baisse du budget militaire et suppression unilatérale de l’arme atomique française !

Ses amis, c’est les riches financiers ! Macron a annoncé la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes financières, maintenant l’ISF uniquement sur les patrimoines immobiliers. Ce cadeau aux actionnaires et spéculateurs est inacceptable. Il représente 3 milliards d’euros par an. On mesure le sens et les limites de la « moralisation » de la vie publique présentée par Macron !

Suppression de la taxe d’habitation : piège ! Macron projette la suppression de la taxe d’habitation (TH) pour 80% des foyers. La TH est un impôt très inégal. Mais la « réforme » de Macron est dangereuse. Au lieu d’équilibrer les contributions, il s’agit de priver les communes de leur dernière recette indépendante, de les mettre sous tutelle avant de mieux les mettre à la diète, aux dépens de tous les services publics et emplois municipaux.

L’école de l’inégalité comme principe ? Macron et son nouveau ministre, M. Blanquer, ancien collaborateur sous Sarkozy, s’apprête à poursuivre et aggraver la politique de Mme Belkacem. C’est notamment un théoricien de la dissolution de l’éducation nationale dans des structures « autonomes », plus ou moins délaissées et/ou dépendantes des potentats locaux, contre l’école laïque et républicaine. Quelques mesures démagogiques vers les zones d’éducation prioritaire serviront à camoufler la destruction du système. Aucun moyen supplémentaire n’est d’ailleurs alloué pour mettre en place ces mesures.

Sécurité sociale/Santé/hôpital : danger ! CICE transformé en baisse de cotisations patronales. Hausse de 17 milliards de la CSG par basculement de cotisations salariales et ponction (1,7%) sur 50% des retraités. Nouvelle étape structurelle dans la sape du financement solidaire de la Sécu par le salaire socialisé. Aggravation avec la retenue à la source même repoussée à 2019. Conséquences directes sur l’assurance maladie et l’hôpital public.

Marché du travail/Assurance chômage. Provocation dans l’aggravation par ordonnances de la loi El-Khomri. Le modèle : contrat zéro heure au Royaume-Uni ou plan Hartz en Allemagne. Assurance chômage : les entreprises lavées de leurs responsabilités. Une étatisation de l’Unedic dans le sens de baisser les indemnités, d’obliger les chômeurs à accepter des emplois sous-qualifiés et sous-payés, d’instaurer un service du travail obligatoire.

Le jour de son « sacre », Macron a donné un autre signal symbolique, à côté de sa descente des Champs-Elysées en « command car ». Il est venu apporter à Anne Hidalgo son soutien total aux JO 2024 à Paris devant le Comité olympique international. Une gabegie pour tout le long du quinquennat ! Tous les budgets prévisionnels des JO depuis 1988 se sont avérés outrancièrement sous-estimés. Il faut en moyenne multiplier la note par deux : de 6,5 milliards d’euros à 13 pour Paris 2024 ? Les principaux bénéficiaires sont les grands groupes capitalistes. Les perdants, les budgets publics parfois jusqu’à la faillite comme au Brésil et en Grèce. Les retombées sociales sont symboliques. Les JO à l’ère de la marchandisation n’ont plus grand-chose à voir avec le sport amateur mais tout avec la débauche de publicité. Les habitants de Munich, de Hambourg, de Rome et de Budapest ont pu faire valoir leur refus des JO auprès de leurs autorités. Paris (et l’Ile-de-France) sera-t-elle la seule ville à exclure la population de toute consultation ? Exigeons un référendum !

La victoire de Macron à la présidentielle ne marque assurément pas un renouveau politique, mais bien au contraire la continuation et l’aggravation des politiques libérales en faveur du patronat. Travailleurs, soyons prêts dans nos entreprises et dans nos quartiers à riposter, dès les semaines qui suivront les élections législatives, aux provocations lancées par le banquier Macron. Non à la casse des services publics, non à la destruction du droit du travail, non aux guerres impérialistes ! Oui à une politique qui réponde aux intérêts populaires !

Législatives: tract des candidats PCF de Saint-Quentin. A toutes fins utiles.

Nous reprenons l’édito du dernier tract des camarades Corinne Bécourt et Olivier Tournay, candidats dans la deuxième circonscription de l’Aisne pour les législatives. Il tient compte de l’avènement de Macron.

 

Le vote communiste pour engager la riposte sans attendre ! Priorité au rassemblement dans les luttes !

Macron : son amie, c’est la finance ! Faisons entendre les voix de la résistance ouvrière !

Avec Macron, tout change en apparence pour que rien ne change en réalité, surtout pas la politique violemment antisociale de ses parrains Hollande et Sarkozy. Dès l’été, par ordonnances, devant un peuple qu’il espère « sonné » par l’élection, il veut aggraver la loi El-Khomri à laquelle 80% se sont opposés. Il s’apprête à dissoudre l’assurance chômage pour aller vers des formes de travail obligatoire sous-payé. Il veut encore attaquer les retraites et les retraités. Il promet aux marchands de canons et aux impérialistes toujours plus d’armes et de guerres.

Alors qu’est-ce qui change avec le «jeune» Macron ? L’enfant chéri de la banque n’a jamais eu à s’occuper de problèmes de fermeture de classe ou de places en maison de retraite. Quand il parle des ouvrières de l’agro-alimentaire en Bretagne, c’est pour les traiter d’illettrées. Avec Macron, la finance place à la présidence son agent direct – hors de l’alternance droite/gauche – pour gérer le pays comme un patron du CAC-40.

Ne laissons aucun état de grâce au président-patron-banquier ! Malgré l’intox médiatique, l’affaire Fillon, le repoussoir Le Pen, il n’a obtenu les voix que d’un électeur inscrit sur 6.

Voisins, collègues du Saint-Quentinois, résistons ! Et d’abord par les luttes populaires et leur organisation contre la classe des privilégiés ! C’est le signal que porte, toute de suite, notre candidature aux législatives : Ensemble, tête haute, défions les calculateurs du Medef, de Science-po ou de l’Elysée !

Bien de trop se sont encore fourvoyés sur l’impasse de la division et de la haine. Ouvrez les yeux ! La dynastie de millionnaires Le Pen, avec le cousin énarque Philippot, se déchire à la Dallas (ou à la « Game of Throne »), sans considération pour vos souffrances. Ils s’allient avec le bourgeois propret Dupont-Aignan et montrent que leur opposition à l’UE et l’euro n’est que démagogie nationaliste. Les Le Pen font le jeu de Macron et vice-versa tout en laissant au système un recours au pire.

A «gauche», on a voté comme on a pu. Hamon, ex-ministre, a payé, au lieu de Macron, pour le bilan de Hollande-Valls. Mélenchon, en homme providentiel renaissant tous les 5 ans, a fait oublier son ralliement à Hollande en 2012. Il rejoue ses airs populistes vantant sa « république » mélenchonnienne dans l’ignorance de la lutte des classes. On ne sait jamais si on a affaire à lui ou à un hologramme ! Ce n’est pas notre conception, à nous, militants communistes, du respect de la classe ouvrière et de ceux qui souffrent et luttent !

En trois semaines – le quinquennat a été pensé pour cela – le brouillage va continuer d’ici les élections législatives.

Conscients de cette réalité, mes camarades m’ont désignée pour être, avec Olivier Tournay comme suppléant, la candidate communiste dans la 2ème circonscription. Olivier est enseignant. Il est la seule vraie opposition au conseil municipal. Je suis mère de 3 enfants, travailleuse sociale, militante syndicale, militante pour le droit au logement.

Dans nos entreprises, quartiers, villages, ensemble, nous résistons à l’arbitraire patronal et ses collaborateurs. Dans le refus de l’exploitation, de l’injustice et de la mal-vie, nous affirmons  notre dignité. Ces luttes locales ne suffisent pas. Mais elles construisent la perspective politique nationale de changement dont les travailleurs ont besoin: la mise en commun plutôt que la concurrence et le profit, le renversement des privilèges des possédants, le socialisme.

Sécu, services publics, nationalisations, statuts : c’est aux luttes animées par les communistes qu’on les doit de 1936 à 1968, en passant par 1945.

Nous ne débarquons pas de nulle part pour capter des voix. Avec mes camarades, nous sommes de tous les combats du Saint-Quentinois : pour l’hôpital, les services publics, l’école, pour le droit du travail (dans le mouvement national contre El-Khomri), contre les délocalisations, l’application des directives européennes qui sapent l’industrie ou l’agriculture d’ici, contre les loyers de voleurs et les expulsions, pour le respect de notre cadre de vie… Rejoignez-nous !

Macron ne doit pas rimer avec résignation ! Faites entendre les voix de la colère et de la riposte par la lutte.

Corinne Bécourt

Après les présidentielles : Intensifier la résistance sociale et les luttes ! – tract 1er mai

Contre la casse sociale, l’exploitation, Pour la paix. Manifestons le 1er mai!

Repris de PCF Paris 15.

Avec l’élection présidentielle au suffrage direct (que, communistes, nous avons toujours dénoncée), aggravée par le quinquennat, le système dispose d’un formidable outil politique et idéologique pour contourner la volonté du peuple.

En 2010, plus de 70% des travailleurs s’opposaient à la casse de la retraite à 60 ans par Sarkozy. En 2016, la même proportion a rejeté la casse du code du travail par Hollande (loi El-Khomri). Pourtant, avec le résultat des présidentielles 2017, les puissances d’argent et le grand patronat sont en état d’aggraver encore ces politiques, également d’engager le pays puis loin dans la logique de militarisation et de guerre. La situation est grave pour le monde du travail.

Le système, avec son idéologie dominante, a atteint trois objectifs, à l’occasion de la présidentielle :

Le système a réussi à dépasser son modèle d’alternance, à bout de souffle, qui voyait droite et ce qui reste de « gauche » se succéder et se compléter pour appliquer la même politique, depuis au moins 1983. Hamon, social-démocrate, pourtant frondeur, mais lâché de tous côtés, a payé pour le bilan de Hollande. Le soldat Fillon a été sacrifié, livré en pâture pour ses petites affaires, peu reluisantes certes, mais si banales. Les projecteurs dirigés sur quelques milliers d’euros ont ébloui suffisamment pour aveugler sur les milliards d’euros transférés vers le capital.

Le système a réussi, de justesse, à introniser le produit politique marketisé Macron, candidat « ni droite, ni gauche », fusionnel et confusionniste, au discours creux, en tant que figure du renouvellement politique. Malgré son passé de grand banquier et de suppôt de Hollande.

Depuis le 1er tour, le programme antisocial de Macron se précise, avant la consécration électorale annoncée du 7 mai.

Le système réussit à établir l’extrême-droite comme principale force d’opposition pour les années qui viennent. Le Pen est au plus haut électoral, en voix, de l’histoire du FN. Elle est renforcée dans son rôle de diversion de la colère et de repoussoir, fausse opposition légitimant la politique au service du capital. Elle l’est d’autant plus devant les ralliements aussi bien de personnalités de « gauche » que de droite à Macron et le dépassement du « clivage gauche-droite ». Par ailleurs, le FN a affiné sa démagogie sociale, ce qui le rapproche d’un parti fasciste. Le duo avec Macron se fait beaucoup sur des sujets de société, comme le multiculturalisme », loin de l’affrontement de classe. Des ponts commencent à être tendus avec la droite « classique » réactionnaire comme avec Dupont-Aignan.

Nous sommes loin de sous-estimer le risque d’utilisation de la droite extrême et de d’extrême droite comme recours prochain du système, comme l’histoire nous le fait craindre.

Troisième sujet de satisfaction pour les tenants du système, ce qui reste de la « gauche », même de « gauche de la gauche », est en passe de se recomposer hors de toute orientation de combat de classe. Sous des formes encore imprécises, un amalgame pourrait se réaliser entre les restes du PS, les socio-démocrates rocardiens, version Hamon ou Aubry, socio-libéraux version Hidalgo et le mouvement populiste institutionnel de Mélenchon. L’effacement du parti historique des travailleurs en France, pas seulement pour ces élections, notre parti, le PCF pèse aussi très lourd.

C’est à partir de ce début d’analyse, à approfondir, que nous nous positionnons dès les semaines qui viennent.

Pour le 2ème tour, l’opération de propagande s’amplifie encore, visant à conditionner la vie politique et sociale des prochaines années. L’idéologie dominante somme les électeurs de choisir le moindre mal contre Le Pen. Communistes (section PCF Paris 15), nous ne disons pas « blanc bonnet/bonnet blanc ». Non, mais Macron et Le Pen sont deux aspects, l’un très grave, l’autre critique pour le peuple, des pouvoirs  au service du capital. Nous refusons de considérer Macron comme un « rempart » contre l’extrême-droite et de nous laisser enrégimenter dans une « Union sacrée » derrière lui. En fait le duo se complète dramatiquement: la politique de l’un fait le lit de la démagogie de l’autre et vice versa.

Voilà pourquoi, nous avons décidé de ne pas donner de consigne de vote pour le 2nd tour. Individuellement, chacun fera selon son âme et conscience. Tous, nous sommes d’accord pour tout faire pour dissuader voisins, collègues, citoyens de voter Le Pen. Tous, nous nous préparons à combattre la politique ultracapitaliste de Macron, auquel nous ne voulons donner aucune caution.

Mais nous disputer entre opposants aux mêmes politiques, tomber dans la dramatisation orchestrée du 2nd tour, c’est rentrer dans le calcul de l’idéologie dominante et faire le jeu et de Macron et de Le Pen, aux dépens des travailleurs.

La bataille pour « faire barrage à l’extrême-droite » s’engage, dans des conditions nouvelles, pour une longue période, bien au-delà du 7 mai. Elle est pour nous indissociable de la lutte contre la politique ultracapitaliste, la purge antisociale dont Macron sera le nom et Le Pen le sinistre faire-valoir, dans un contexte d’approfondissement de la crise du capitalisme.

L’alternative politique ne peut partir, dans les conditions actuelles, que du développement des luttes. En nombre, en conscience et en organisation. Pour combattre la politique de Macron, la mystification et les organisations de l’extrême-droite, pour reconstruire une perspective de progrès pour le monde du travail. Le duo Macron/Le Pen se met en place, notamment sur des questions de société comme le « multiculturalisme ». Remettons la question sociale au centre !

Les mouvements pour les retraites ou contre El-Khomri, ou pour les services publics, l’hôpital, La Poste, la SNCF, ont montré de grandes possibilités de mobilisation. Quand ces luttes dominent, la millionnaire Le Pen et l’énarque Philippot sont démasqués, hors jeu. Ils ne se préoccupent alors que d’attaquer les syndicats de lutte.

Dans la campagne, le FN a franchi un pas dans la démagogie sociale, tout azimut. Mais elle a une limite : l’argent ! La mise en cause du capital est abstraite. Le FN se retrouve toujours, à la fin, dans le camp du patronat. Le discours de haine raciste et de division a aussi sa limite. Qui peut croire que ce sont nos collègues, issus de l’immigration, ou les pauvres réfugiés des guerres impérialistes qui empochent les milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises ?

Communistes, nous n’entendons pas laisser l’opposition à l’UE du capital, que nous avons condamnée depuis sa fondation, il y a 60 ans, au discours nationaliste et hypocrite de Le Pen. Elle s’applique à canaliser l’opposition de classe à l’UE pour mieux dévoyer et renvoyer aux calendes grecques la rupture nécessaire (mais non suffisante) avec les directives, les traités européens et l’euro. Sur la question de l’UE, le duo confusionniste entre Macron et Le Pen ne fait que commencer.

Avec Macron, les contre-réformes du plan Attali apparaissent. Elles pourraient être imposées par un coup de force, par ordonnances (sans débat parlementaire et surtout public). Tout y passe : la poursuite de la sape du financement de la sécurité sociale, la « loi travail » puissance 2, l’attaque contre les statuts, contre la fonction publique en s’y prenant par la territoriale etc. Il annonce notamment la casse de l’UNEDIC et de l’assurance chômage par son étatitsation. Le peu de responsabilité reconnue du patronat dans le chômage disparaîtrait, remplacé par une sorte de service du travail obligatoire.

Sur le plan extérieur, Hollande sera allé jusqu’au bout dans l’alignement sur l’impérialisme américain, notamment en Syrie. Macron s’annonce prêt à prendre la suite de cette politique guerrière de surarmement en haussant le budget militaire, notamment.

Face à cette perspective, la mobilisation du 1er mai, pour la défense et la reconquête des droits sociaux, pour les salaires et retraites, pour les services publics, pour la réponse aux besoins (industrie, agriculture), pour les libertés démocratiques, pour la paix et le désarmement, est essentielle.

C’est la meilleure riposte à Macron et le meilleur barrage à Le Pen.

 

Au 1er tour, nous (PCF Paris 15) n’avons pas donné de consigne de vote, en l’absence de candidat communiste. Les voix se sont réparties « à gauche », notamment sur Mélenchon, souvent sans illusion. Nous exprimons clairement notre désapprobation des conceptions de Mélenchon – culte de la personnalité, dédain des partis, populisme -, notre désaccord avec sa conception dirigiste d’un capitalisme d’Etat, avec de faibles revendications immédiates et une négation de la lutte des classes dans non programme, notre inquiétude devant la perspective politique qu’il propose de changement de régime institutionnel. Populisme, renversement de régime : c’est un terrain dangereux où l’extrême-droite est bien plus à l’aise.

Dans toute la France, des organisations du PCF militent et travaillent à la reconstruction de notre parti, dont nous reconnaissons la crise, mais dont l’histoire de notre pays connaît l’importance.

 

 

 

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