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70 ans après Hiroshima, F. Hollande vante plus que jamais la « dissuasion nucléaire » et étend dangereusement son concept

EDT pour vivelepcf, 7 août 2015

Au moins François Hollande n’aura pas eu l’hypocrisie d’assister au Japon, aux côtés de Barak Obama, aux cérémonies du 70ème anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki. Il a préféré se rendre en Egypte à l’inauguration du doublement du canal de Suez auprès du nouveau dictateur local, le maréchal Sissi. Il faut dire qu’à peine en place après un coup d’Etat, Sissi s’est montré un bon acheteur d’avions Rafale (même si c’est grâce à des prêts français…). L’Egypte se trouve au cœur d’une zone encore plus instable après les interventions impérialistes en Libye et en Syrie, encore plus demandeuse d’armes…

« Indépendance, liberté, capacité à faire prévaloir nos valeurs, voilà pourquoi nous devons chaque jour, assurer la permanence de la dissuasion nucléaire et être capables, à chaque instant, d’en améliorer encore l’organisation, le fonctionnement et les armes ». Voilà la phrase par laquelle Hollande a conclu le 19 février dernier, sur la base aéronavale d’Istres, son long discours définissant l’orientation de sa politique nucléaire militaire (texte intégral en lien sur le site de l’Elysée). Un hymne à l’arme nucléaire, comme tout son texte ! On comprend qu’il ne se soit envolé pour Hiroshima !

Partant d’une telle profession de foi, il est logique qu’il renvoie l’objectif du désarmement nucléaire aux calendes grecques et le réduise à un vœu pieux : « Je partage donc l’objectif, à terme, de l’élimination totale des armes nucléaires, mais j’ajoute : quand le contexte stratégique le permettra ». Ou encore : « La France doit être lucide. Elle sait qu’il ne suffit pas de proclamer le désarmement nucléaire immédiat et total, il faut que la réalité des actes de chacun soit cohérente avec les discours ». Tout est dit et répété plusieurs fois. Le quinquennat Hollande sera le premier où la France de diminuera pas, même simplement quantitativement, son arsenal nucléaire, ni son budget dédié à l’arme atomique, « sanctuarisé », à hauteur officiellement de 3,5 milliards d’euros par an.

La doctrine énoncée par Hollande donne tout leur (mauvais) sens aux efforts de la diplomatie française pour faire appliquer le Traité de non-prolifération (TNP). Il ne s’agit agir dans le sens général d’un abandon de l’arme atomique mais d’intervenir pour que de nouvelles puissances ne concurrencent pas les puissances impérialistes occidentales et leurs alliés. La politique française d’hostilité aux velléités supposées du régime iranien de se doter de la Bombe est directement subordonnée au souci de garantir la suprématie de l’impérialisme israélien dans ce domaine.

En termes d’idéologie, si l’on voulait vraiment encourager la non-prolifération, soulever les opinions publiques, légitimer le TNP, il faudrait s’y prendre à l’inverse d’Hollande qui affirme encore : « La Force de dissuasion, c’est ce qui nous permet d’avoir la capacité de vivre libres et de pouvoir, partout dans le monde, porter notre message, sans rien craindre, sans rien redouter, parce que nous sommes sûrs de la capacité que nous avons à nous défendre ». Avec un tel discours, il y a vraiment de quoi dissuader une nation qui voudrait se doter de l’arme nucléaire d’y renoncer !  Beaucoup peuvent légitimement ne pas se sentir moralement inférieures à l’impérialisme français, avec ses interventions françaises en Libye ou en Afrique, et voudraient desserrer la domination des grandes puissances…  La tentation nucléaire est encore accrue quand Hollande proclame, de façon très contestable, que « la dissuasion stimule nos efforts de recherche et de développement et contribue à l’excellence et à la compétitivité de notre industrie ». Tout est décidément bon dans la « dissuasion » nucléaire !

La même logique présidentielle – est-ce du cynisme ou du pragmatisme ? – se retrouve chez Hollande à propos de l’application du Traité d’interdiction des essais nucléaires. Son entrée en vigueur est sa « première priorité », puisque « la France a fait la démonstration que la renonciation complète, irréversible aux essais nucléaires était compatible avec le maintien d’une dissuasion crédible ». Entre 1995 et 1997, sous Chirac – on s’en souvient -, l’industrie nucléaire militaire française a eu encore besoin de quelques essais grandeur nature à Mururoa pour adapter ses simulateurs. Maintenant que c’est fait pour l’armée française, comme pour les Etats-Unis, empêchons les autres de passer cette étape…

Par rapport justement à Chirac ou même à Sarkozy, le discours de Hollande, inauguré dès son élection par sa première visite officielle en juillet 2012 à un sous-marin nucléaire à Brest, exprime une inflexion. Jusque-là, la dissuasion était un mal et une dépense nécessaires pour se défendre. Aujourd’hui pour Hollande, elle est associé la liberté, à la « garantie que les engagements internationaux de la France seront toujours honorés, même si l’emploi de l’arme nucléaire n’est concevable que dans des circonstances extrêmes de légitime défense. »

La ligne qui prévalait sous Chirac et Sarkozy était évidemment hypocrite. Mais la libération de la parole présidentielle, avec Hollande, représente une nouvelle étape extrêmement inquiétante. La menace se précise, au-delà du rappel des grands principes, de la fable, de la dissuasion, de la mise au point d’armes atomiques françaises opérationnelles dans des conflits « limités » (c’est l’objectif avoué des essais en laboratoire de produire des bombes adaptées à cet échelle d’objectif).

Décryptons à nouveau le discours du Président : « C’est la responsabilité suprême du Président de la République d’apprécier en permanence la nature de nos intérêts vitaux et les atteintes qui pourraient y être portées.

L’intégrité de notre territoire, la sauvegarde de notre population constituent le cœur de nos intérêts vitaux. Quels que soient les moyens employés par l’adversaire étatique nous devons préserver la capacité de notre nation à vivre. Tel est le sens de la dissuasion nucléaire.

Néanmoins, je ne peux exclure qu’un adversaire se méprenne sur la délimitation de nos intérêts vitaux. C’est pourquoi je veux rappeler ici, que la France peut, en dernier ressort, marquer sa volonté à défendre nos intérêts vitaux par un avertissement de nature nucléaire ayant pour objectif le rétablissement de la dissuasion. »

Les deux dernières phrases, soulignés par nous, sont les plus explicites et effrayantes : « par un avertissement de nature nucléaire » a-t-il dit.

Quant à l’appréciation présidentielle unilatérale, suivant l’idéologie dominante, « de nos intérêts vitaux », elle coïncide – ce n’est pas une surprise – avec ceux de l’Union européenne du capital et de l’OTAN. Hollande ne pouvait pas être plus clair: « La définition de nos intérêts vitaux ne saurait être limitée à la seule échelle nationale, parce que la France ne conçoit pas sa stratégie de défense de manière isolée, même dans le domaine nucléaire. Nous avons affirmé à de nombreuses reprises, avec le Royaume Uni, avec lequel nous avons une coopération sans équivalent, cette conception. Nous participons au projet européen, nous avons construit avec nos partenaires une communauté de destin, l’existence d’une dissuasion nucléaire française apporte une contribution forte et essentielle à l’Europe. La France a en plus, avec ses partenaires européens, une solidarité de fait et de cœur. Qui pourrait donc croire qu’une agression, qui mettrait en cause la survie de l’Europe, n’aurait aucune conséquence ?

C’est pourquoi notre dissuasion va de pair avec le renforcement constant de l’Europe de la Défense. »

Puis ensuite : « Je veux également préciser notre relation avec l’Alliance Atlantique. L’Alliance Atlantique a une vocation nucléaire et les forces stratégiques indépendantes, comme la France et le Royaume-Uni en disposent, ont un rôle spécifique à jouer et contribuent à la dissuasion globale.

Ce constat, fait par tous, n’implique pas de changement de posture de notre pays. La France ne participe pas aux mécanismes de planification nucléaire de l’OTAN et la France ne participera pas à ces mécanismes. Ce principe demeurera. En revanche, la France souhaite contribuer à la définition de la politique nucléaire de l’Alliance. A cet égard, tous les pays membres de l’OTAN doivent faire preuve de constance et de détermination dans cet engagement. »

Sur ce dernier point, il n’y a rien de nouveau dans l’aveu, déjà fait depuis longtemps, que la soi-disant « indépendance nationale » de la France, avec la dissuasion nucléaire, n’est rien d’autre que le prélèvement sur la richesse produite par les travailleurs français pour la défense conjuguée des intérêts impérialistes américains et européens.

Aujourd’hui des armes nucléaires de dissuasion dirigées contre qui ?

Hollande doit admettre que, pour l’instant, « la France n’a pas d’ennemi déclaré ».

Mais… il dénonce quand même la Syrie de Bachar El-Assad qui « a brisé un tabou fondamental de notre système de sécurité collective » en utilisant prétendument des armes chimiques et contre lequel « il a fallu recourir à la menace ». Grâce à Bachar et au tabou qu’il aurait levé, il serait ainsi plus aisé de faire accepter l’utilisation d’armes de destruction massive ? Horreur !

Hollande évoque aussi Daesh et « l’attaque informatique contre Sony », qu’il semble difficilement envisageable de combattre avec des bombes nucléaires… Mais pour Hollande, « des surprises, voire des ruptures sont possibles ». Surtout qu’auparavant, il a mentionné la crise ukrainienne… On devine quelle « agression d’origine étatique » pourrait être imaginée, comme au temps de la guerre froide mais avec un rapport de force bien différent.

Communistes, progressistes, nous avons toutes les raisons d’être inquiets et de ne pas sous-estimer l’importance de la lutte, EN FRANCE, pour le désarmement nucléaire.

Bien sûr, nous savons que les propos de Hollande suivent aussi les intérêts et la propagande du lobby militaro-industriel du nucléaire. Mais cela n’en diminue pas pour autant le danger des bombes atomiques. Pour nous, commémorer les crimes impérialistes d’Hiroshima et Nagasaki ne relève pas du rituel de convenance !

Bien sûr, nous savons que le lobby militaro-industriel conventionnel peut également contester, de façon tout aussi intéressée, les dépenses dirigées vers le nucléaire et défendre hypocritement un désarmement nucléaire (comme des socialistes comme Rocard et Quilès peuvent en être les porte-parole). Certains avocats de l’impérialisme français estiment aussi bien plus efficaces pour les intérêts qu’ils défendent de promouvoir une autre militarisation. Mais pour nous, combattre l’une n’empêche pas de combattre l’autre manifestation militariste de l’impérialisme.

Communistes, la situation menaçante appelle que nous reprenions le flambeau pacifiste de nos camarades qui, comme Frédéric Joliot-Curie, en connaissance de cause, initièrent et firent signer à des millions de travailleurs l’Appel de Stockholm pour l’abolition de l’arme nucléaire.

Peu importe pour nous (c’est très disproportionné le de mentionner) qu’un politicien comme Mélenchon, lié à Dassault, affiche un chauvinisme révulsant et vante une conception trompeuse de l’indépendance nationale par la dissuasion nucléaire.

Communistes, finissons aussi de solder les erreurs et même reniements décidés au nom du Programme commun dans les années 70, dont le rapport Kanapa de 1977, qui convertit le PCF à l’acceptation de l’arme nucléaire française, présentée illusoirement comme potentiellement nationale. Si le PCF en est petit à petit revenu, il importe d’être beaucoup plus clair. Interrogé en 2012 sur la proposition de Rocard de supprimer l’arme nucléaire française, Pierre Laurent n’est pas allé plus loin que d’estimer « que sa proposition méritait vraiment réflexion et que la France pourrait prendre l’initiative pour relancer le désarmement nucléaire ». Avec Hollande ?

Communistes, sur cette question vitale, nous pouvons avoir des propositions de lutte graduées et claires et mobilisatrices :

-          Pour une définition des intérêts vitaux du pays englobant exclusivement la défense de son intégrité territoriale et la sauvegarde de sa population.

-          Pour une sortie de la France du commandement intégré de l’OTAN, de l’OTAN et de toute organisation de l’Europe de la défense.

-          Pour le retour en France de tous les soldats français engagés sur des théâtres extéieurs.

-          Pour l’arrêt des essais nucléaires en laboratoire et leur classement dans les recherches prohibées par le Traité d’interdiction des essais nucléaires.

-          Pour la mise en accusation du budget totalement stérile consacré à l’arme nucléaire (3,5 milliards par an officiellement), en rapport avec les nécessaires dépenses publiques et sociales.

-          Pour une conversion vers le civil et d’autres technologies du secteur militaro-nucléaire français.

-          Pour un désarmement nucléaire total et unilatéral de la France.

-          Pour dans le monde, « l’interdiction absolue de l’arme atomique, arme d’épouvante et d’extermination massive des populations » comme y exhortait l’Appel de Stockholm.        

Fête des Libertés 2015 du PCF : Les communistes saint-quentinois en ordre de bataille pour défendre la Sécu

Compte-rendu du débat à la fête de la section du PCF Saint-Quentin 5 juillet 2015.

Entre un spectacle de magie et un concert, au milieu des stands politiques et associatifs, la section du PCF de Saint-Quentin organisait, lors de sa traditionnelle Fête des Libertés, dimanche 5 juillet 2015, un débat sur la Sécurité sociale. Plus de 80 personnes y ont assisté. L’occasion était le 70ème anniversaire de la création de la Sécu, à la Libération, sous l’impulsion du ministre communiste Ambroise Croizat. La volonté politique était de développer les luttes pour défendre cet acquis social fondamental menacé par les politiques d’austérité. Introduisant les débats, Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national du PCF, a évoqué la situation de régression ultime en Grèce où les patients doivent amener eux-mêmes leurs anesthésiques avant leur opération, où les nourrissons sont gardés en otages dans les maternités tant que les familles n’ont pas réussi à rassembler l’argent des prestations non remboursées. Il a dénoncé l’hypocrisie de Hollande qui ose placer, devant le Panthéon, ses contre-réformes sous le patronage de la Résistance alors qu’il continue violemment à détruire une conquête immense issue du Conseil national de la Résistance. Une intéressante exposition le rappelait dans les allées. Il a aussi insisté sur l’attachement à la Sécu, les mobilisations de masse de 2010 pour les retraites, ce dernier mois dans les hôpitaux parisiens de l’Assistance publique contre le plan Hirsch visant à rendre plus invivables encore les conditions de travail des personnels. Mettre en cause la retraite des vieux travailleurs, les allocations familiales, le droit de se soigner pour gonfler les profits capitalistes, avec le Pacte de responsabilité de Valls par exemple : les gouvernements successifs sont en grande difficulté pour le faire passer. Le projet de loi Touraine en fait aussi la démonstration. Alice Bernard, dirigeante du Parti du Travail de Belgique, a exposé l’état des luttes, très similaire à la France, dans son pays. Elle a insisté sur la notion fondamentale de salaire différé, de la partie socialisée du salaire, ces soi-disant « charges » dont le patronat veut s’emparer au nom de la « compétitivité ». Olivier Tournay, conseiller municipal de Saint-Quentin, a rendu toutes ces batailles encore plus concrètes. Ancien ministre de la santé, le député maire de droite de Saint-Quentin, candidat aux régionales, porte une responsabilité personnelle dans cette politique de casse de l’hôpital notamment. Représentant direct du lobby des assurances, il sait pourquoi et pour qui il détruit le financement solidaire de la Sécu. Localement, Saint-Quentin souffre durement de la désertification médicale. Les zones franches urbaines ont aggravé la situation. Au lieu de défendre et recréer des centres de santé, avec des médecins salariés, accessibles à tous, la municipalité laisse faire la diminution de l’offre et subventionne à grands frais des maisons de santé « libérales » qui ne correspondent ni aux besoins ni à l’attente de nombreux praticiens. En réponse à plusieurs interventions de l’assistance, Corinne Bécourt, secrétaire de la section de Saint-Quentin a exhorté à la lutte, sous les applaudissements, à ne pas tomber dans les pièges du système cherchant à opposer les uns aux autres les travailleurs avec ou sans emploi, les précaires, les pauvres et les moins pauvres quand 40 milliards d’euros nouveaux sont prélevés sur les dépenses publiques et sociales pour être attribués aux plus riches et aux capitalistes. Un autre concert a suivi le débat. Pas d’opposition au contraire entre la détente et la lutte à la Fête des Libertés ! Chez des communistes fiers de l’être ! Car la lutte pour eux, c’est la santé !

Le drapeau cubain flotte de nouveau à Washington (le drapeau US à La Havane aussi).

EDT, pour vivelepcf, 22 juillet 2015

Le 20 juillet 2015 restera une date historique. L’ambassade de Cuba aux Etats-Unis a été officiellement rouverte, 54 ans après la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Simultanément, l’ambassade des Etats-Unis à La Havane reprenait aussi son service.

Ce symbole fort marque une nouvelle étape dans le processus de normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba. Dans les faits, il a démarré depuis plusieurs années. Les annonces croisées de Barack Obama et Raul Castro en décembre 2014 l’ont accéléré de façon décisive.

Nul ne peut se faire d’illusion sur les intentions des Yankees, très loin du développement de l’amitié entre les peuples. Abattre l’exemple socialiste cubain reste leur obsession. Il n’y a qu’à voir leurs tentatives redoublées de déstabilisation du Venezuela, tirant profit des limites et contradictions économiques et politiques du pouvoir hérité d’Hugo Chavez, pour finir de s’en convaincre.

Dépassant l’influence politicienne, en recul, des lobbys radicalement anticastristes aux Etats-Unis, Obama opère un virage pragmatique. La politique forcenée d’isolement et de répression contre Cuba s’est révélée contre-productive dans un contexte de montée générale de la contestation de l’impérialisme en Amérique Latine, que la « subversion » cubaine a alimentée, et d’émergence relative d’autres puissances dans le monde. La restauration, même progressive, de la pénétration économique du capitalisme américain à Cuba est de nature à rétablir leur hégémonie politique sur l’île et le continent. Du moins peuvent-ils le penser.

Du côté du pouvoir cubain, la nécessité du développement économique et les besoins de la population ne peuvent pas trouver de solution strictement centrée nationalement. L’assouplissement et la levée du blocus économique en sont des conditions. Le développement de relations économiques multilatérales, avec le reste de l’Amérique latine, avec des puissances émergentes comme la Chine, voire avec d’autres blocs impérialistes comme l’UE permet d’imaginer une ouverture sans dépendance excessive à l’égard des Etats-Unis.

Le jeu du chat et de la souris se poursuit sous un autre mode.

La période précédente n’est pas encore révolue pour autant. Malgré des dérogations, notamment dans les transferts de devises, le blocus n’est pas suspendu. Un NON catégorique des Etats-Unis a été à nouveau renvoyé à la demande des autorités cubaines de récupérer leur souveraineté sur le territoire de Guantanamo illégalement occupé par la base militaire US.

Communistes français, avec parmi nous de nombreux camarades qui se rendent régulièrement à Cuba, nous constatons non sans inquiétude, depuis des années, la montée des inégalités, des signes plus nombreux de l’emprise économique des multinationales, les prétentions idéologiques croissantes des capitalistes sur l’île. Dans le même temps, le déblocage économique est manifeste et l’essentiel des acquis du socialisme, avec d’abord l’éducation et la santé, ont été mieux que préservés, ainsi qu’une conscience nationale forte des apports du système politique cubain.

Nous faisons partie de ceux, très rares, qui ont apporté un soutien politique permanent au pouvoir cubain, y compris dans les années 1990, quand, derrière Fidel Castro, il réaffirma courageusement son orientation socialiste malgré la trahison gorbatchévienne et les menaces américaines. On se souvient qu’en France la direction du PCF avec Robert Hue avait honteusement lâché Cuba et refusé en 1995 de recevoir à Paris Fidel Castro. Georges Marchais dut l’inviter à son propre domicile pour sauver l’honneur et la fidélité des communistes français. 20 ans après, nous avons fêté avec nos amis cubains la libération « des 5 », ces cinq otages retenus dans les geôles américaines.

Les difficultés sans pareil endurées par les Cubains pendant la « période spéciale », dans l’adversité internationale générale, n’ont pas été vaines. Elles ont permis de préserver les acquis sociaux et démocratiques nationaux essentiels pour l’avenir. Relativement à son niveau de développement, Cuba a même connu un moindre recul économique que la plupart des pays de l’est et des pays issus de l’ex-URSS, n’a pas subi une dépopulation de 20% comme la Bulgarie, les pays baltes ou l’Ukraine, a gardé son indépendance nationale quand les liquidateurs est-européens livraient leur pays aux mafias et aux grandes puissances impérialistes occidentales, UE et USA en tête.

Sur cette base, dans un contexte international radicalement modifié, où il n’est plus question de « fin de l’histoire », de « superpuissance unique », mais où les aspirations au socialisme éclatent en Amérique latine fécondées par la résistance cubaine, un avenir de développement socialiste de Cuba reste possible.

Fuyants hier, les réformistes français et européens accourent aujourd’hui pour délivrer leurs mauvais conseils aux Cubains de l’ex-président est-allemand, communiste repenti, Hans Modrow à dernièrement … Dominique Strauss-Kahn. Certains, habillés pour la circonstance des oripeaux révolutionnaires cubains, se sont précipités à la traîne du président Hollande en mai quand celui-ci, VRP des capitalistes français, est venu quêter pour eux une part du gâteau cubain, après autorisation US.

Pour notre part, dans le même état d’esprit aujourd’hui qu’hier, mesurant l’importance politique du rétablissement des relations diplomatiques décidé entre Cuba et les Etats-Unis et ses répercussions, nous continuons à assurer nos camarades communistes et amis cubains de notre soutien politique total en France à la voie de développement socialiste que le peuple cubain se choisit.

Avec Cuba toujours rebelles !

GRECE – APPEL DE COMMUNISTES DU PCF: Parce que nous sommes solidaires avec ceux qui résistent et luttent en Grèce, nous appelons la direction du PCF et les députés communistes à rejeter le nouvel accord UE-Tsipras

Parce que nous sommes solidaires avec ceux qui résistent et luttent en Grèce, nous appelons la direction du PCF et les députés communistes à rejeter le nouvel accord UE-Tsipras

 

14 juillet 2015, pour s’associer: (nom, prénom, fédération et section du PCF – renvoyer à contact@cahiers-communistes.fr )

 

Nous avons pris connaissance dans les médias des déclarations des principaux dirigeants de notre parti, le PCF, dont Pierre Laurent, saluant la signature de l’accord Eurogroupe/Tsipras, et, avec consternation, de l’annonce du président du groupe GDR, André Chassaigne, qu’il allait voter OUI à sa validation à l’Assemblée nationale le 15 juillet.

Ces positions sont lourdes de signification politique et peuvent se révéler lourdes de conséquences politiques en France en général, pour le Parti en particulier. Dans l’immédiat, nous appelons les communistes et la direction du PCF à exprimer leur rejet du 3ème plan de super-austérité contre le peuple et à tout faire pour obtenir un vote NON de tous les députés communistes. Nous demandons aussi que se tienne, enfin dans le Parti, le débat, qui n’a même pas eu lieu au Conseil National, sur le positionnement sur la Grèce, avec tous les éléments d’information, toutes les analyses communistes, françaises, grecques et internationales, même si elles divergent.

Les mesures contenues dans le 3ème mémorandum UE/Grèce sont d’une dureté inouïe pour le peuple, d’autant qu’il s’additionne aux précédents. Il va encore plus loin dans les ponctions sur le monde du travail, les prestations sociales, les retraites, que la version soumise à référendum le 5 juillet. 50 milliards d’euros de bien publics grecs sont mis pour ainsi dire sous séquestre et menace de privatisation.

Le refus de ces mesures, aussi injustes que brutales, est massif. D’importantes mobilisations, dans les villes et dans les entreprises, sont organisées par les forces syndicales et progressistes ce 15 juillet pour s’opposer au mémorandum. Pour nous communistes, « être solidaires avec le peuple grec » ne prend de sens – sinon c’est au mieux de la compassion – qu’en soutien aux résistances et aux luttes menées dans l’intérêt des travailleurs et du peuple. Comment peut-on imaginer que les députés du PCF les désavouent en votant OUI en France ?

Nous ne pouvons qu’être avec ceux qui refusent de se laisser enfermer dans le chantage des capitalistes des pays d’Europe (dont les Grecs), alliés dans l’UE, entre la misère et la faillite, entre le mémorandum et le Grexit, toujours sous la domination capitaliste européenne.

Le sort que les capitalistes européens font subir au peuple grec est clairement un message à destination de tous les peuples européens, une injonction à se résigner et à se soumettre. Le message peut se résumer ainsi : « il n’y a pas d’autres choix pour les travailleurs que d’accepter de payer la crise du capital ».

En France, la casse économique et sociale est encore très éloignée de la situation grecque. Mais les prétextes pour imposer des lois allant dans le même sens que les mémorandums grecs, contre les retraites, l’hôpital, les hausses de TVA, l’ANI, la loi Macron, le « Pacte de responsabilité » sont les mêmes : déficits et dettes publiques, Union européenne. Voter OUI à l’Assemblée nationale, c’est tirer une balle dans le pied du mouvement social en France contre cette politique. C’est, pour notre Parti, renier nos dénonciations historiques de l’UE du capital, nos votes NON à Maastricht en 1992 et au projet de « constitution européenne » en 2005.

Pour les communistes, il n’y a pas d’autre choix possible que le vote NON demain au Parlement, quelle que soit même l’appréciation que l’on porte sur l’action de Tsipras et de Syriza. Certains avancent qu’il « résiste », qu’il « ferait du mieux possible », qu’il « jouerait un double jeu », comme « bouclier ». Cela n’est absolument pas notre analyse. Mais cela ne peut pas les conduire à choisir le OUI.

Pour notre part – mais cela ne joue pas pour le vote de demain  – nous exprimons notre désaccord total avec la campagne unilatérale de soutien inconditionnel à Syriza et Tsipras conduite par la direction du Parti, derrière le Parti de la gauche européenne PGE, relayée par l’Humanité jusqu’à la rétention d’information. Elle est dangereuse et ne peut que se retourner contre le PCF. L’alliance de Syriza avec le parti de droite extrême, nationaliste et ultra-libéral, ANEL, a donné tous les gages aux classes possédantes grecques, à l’armée, à l’église, aussi à l’OTAN, jusqu’à l’organisation de manœuvres militaires communes avec Israël. Syriza a exercé une véritable pédagogie de la résignation au remboursement de la dette, à l’enfermement dans le carcan de l’UE, des promesses reniées au référendum retourné. Nous en faisons à nouveau solennellement la demande : il est grand temps qu’un débat de fond soit organisé dans le Parti, à tous les niveaux, avec tous les éléments. Nous demandons en particulier que soit ouverte une tribune dans l’Huma et soient interviewés les représentants du Parti communiste grec, le KKE, dont la représentativité dans les luttes en Grèce, avec le syndicat PAME, est incontestable.

Ceux qui cherchent à ériger l’expérience Syriza en modèle transposable en France de recomposition politique, avec une partie de la social-démocratie recyclée, de conversion à l’acceptation de l’UE, ont sous les yeux la démonstration de l’impasse que cela représente pour les communistes et la raison d’être de leur engagement.

De même, l’expérience grecque montre à quel point la perspective de « l’Europe sociale » est un leurre dangereux jusqu’à faire accepter un tel mémorandum. Ce débat doit absolument être prolongé aussi, mais, pour nous, il est profondément faux et dangereux d’opposer une « méchante » Allemagne, dirigée par Merkel et son vice-chancelier social-démocrate Gabriel, à une France « conciliante » conduite par Hollande après Sarkozy. Les impérialismes européens sont rivaux, avec l’Allemagne en position relative de force, mais ils sont surtout alliés, dans l’UE, avec les Etats-Unis, l’OTAN et le FMI, pour écraser les peuples, renforcer pour cela l’intégration européenne, la « gouvernance politique de la zone euro ». Il n’y a pas d’alternative politique possible sans rupture avec l’Union européenne et ses instruments.

Contre les tentatives européennes de dresser les peuples les uns contre les autres, dans la dangereuse période d’instabilité qui s’ouvre en Grèce, pour l’avenir de nos propres luttes en France, alors que les extrêmes-droites se postent dans chaque pays pour détourner la colère pour le compte du système, communistes, internationalistes, militants syndicaux, nous ne pouvons que choisir le soutien à ceux qui mènent la lutte des classes.

 

Signatures du 14 juillet à minuit:

Romain ABREGO, Paris 15, PCF-Paris; Thibault ALBANESE, La Ciotat, secrétaire JC-13, PCF-Bouches-du-Rhône; Nizar BARAKET, Fontaine, PCF-Isère; Corinne BECOURT, CD du PCF-Aisne, secrétaire de la section de Saint-Quentin ; Andres BEL, secrétaire JC de Saint-Martin-d’Hères, PCF-Isère; Frédéric BERNABE, CD du PCF-Haute-Saône, Vesoul, conseiller municipal ; Monica BERNATETS, Paris 15, PCF-Paris; Robert BERTRAND, section de Verfeil, PCF-Haute-Garonne ; Christine BEYRIES, Paris 15, PCF-Paris; Antoine BIMBEAU, Paris 15, PCF-Paris; Matthieu BOLLE-REDDAT, cheminot PCF, Paris 15, membre de l’Union internationale des syndicats des transports (FSM), Edouard BOUCHER, Paris 15, PCF-Paris; Jacky BOURBON, Coutras, PCF-Gironde; Magali BUSSEUIL, Marseille, PCF-Bouches-du-Rhône; Loïc CARINCOTTE, Saint-Martin-d’Hères, PCF et JC-Isère; Joël CASTEX, CD du PCF Tarn, Bastides ; Monique CHATAIN, Carqueiranne, PCF-Var ; Yann CHERRUAULT, Paris 15, PCF-Paris; Marie-France CHINAULT, Bouches-du-Rhône; Noël COPIN, PCF-Pas-de-Calais, Rouvroy ; Etienne COSTE, Paris 19, PCF-Paris; Magali DALET, PCF-Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence; Julien DALPAYRAT, Laon, maire de Sainte-Croix, PCF-Aisne; Emmanuel DANG TRAN, Conseil national du PCF, Paris 15 ; Pierre DARGHAM, Paris 15, PCF-Paris; Raphaël DA SILVA, Lyon, PCF et JC-Rhône; Olivier DAVOISE, Paris 15-RATP, PCF-Paris; Benoît DORMEGNIE, Hellemes, PCF-Nord; Gauthier DUCOS, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Claude FAINZANG, Conseil national du PCF, Paris 19 ; Natacha FERIGOULE, Lyon, PCF et JC-Rhône; Paul FOURCHARD, Paris 15, PCF-Paris; Hélène FRICOUT, PCF-Dordogne, section de Jumilhac ; Serge FRICOUT, CD du PCF-Dordogne, Lisle ; Michel GAGLIANO, cheminots Saint-Etienne, PCF-Loire ; Victor GALENTE, Lyon, PCF et JC-Rhône; Luc GARNODIER, Montbrison, PCF-Loire; Pierre GARNODIER,  Lyon, PCF et JC-Rhône; Pierre GASSANNE, Paris 15, PCF-Paris; Josette GAWSEWITCH, CD du PCF 75, Paris 15 ; Lison GENY, Marseille, PCF-Bouches-du-Rhône; Marie GILLET, Paris 15, PCF-Paris; Alain GIRARD, Valenton, PCF-Val-de-Marne; George HALLENMAYER, Sarreguemines, PCF-Moselle; Guy HAREL, PCF-Indre-et-Loire, Montlouis ; Marie-Lou HEMMERY, CD du PCF-Isère, Saint-Martin-d’Hères, conseillère municipale ; Armelle HERVE, secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, PCF-Yvelines ; Pacôme HOLLESTELLE, Villeneuve-d’Ascq, PCF-Nord;  Jessica JADE, Marseille, PCF-Bouches-du-Rhône; Eric JALADE, Conseil national du PCF, section de Castres ; Joran JAMELOT, section PCF-Paris 15 ; Marc JAMMET, section Mantes-la-Jolie, PCF-Yvelines, conseiller municipal; Aurélien JAN, CD du PCF-Aisne, Saint-Quentin ; Gisèle JAMOTTE, Nord; Edmond JENSSEN, Paris 13, PCF-Paris; Jeanne JIMENEZ, CD du PCF-Tarn, conseillère régionale Midi-Pyrénées ; Cemil KAYGISIZ, Paris 15-RATP, PCF-Paris;  Diana KDOUH, Saint-Martin-d’Hères, conseillère municipale, PCF-Isère; Nicolas KIEFFER, section Saint-Etienne, PCF-Loire; Anne-Marie KOLLI, Paris 15, PCF-Paris; Amy LACAUD, section Saint-Martin-d’Hères, PCF-Isère ; Karen LACAUD, CD du PCF-Dordogne, Lisles ; Benjamin LANDAIS, Avignon, PCF-84; Florence LANDOIS, CD du PCF-Isère, Saint-Martin-d’Hères ; Jean-François LAROSIERE, section Douai, PCF-Nord ; Bastien LAURENT, Paris 15, PCF-Paris; Yves LE GLOHAEC, Le Pont-de-Beauvoisin, Isère; Fabienne LIEVIN, CD du PCF-Haute-Saône, Vesoul ; Patrick LIEVIN, CD du PCF-Haute-Saône, Vesoul ; Yolaine MAIGROT, Paris 15, PCF-Paris; Fabien MARION, PCF-Bouches-du-Rhône, Aix-en-Provence; Robin MATTA, cheminots Miramas, PCF-Bouches-du-Rhône ; Jeoffroy MOREAUX, PCF-Bouches-du-Rhône, Marseille; Cyril MORLOT, secrétaire départemental du PCF-Haute-Saône ; Dominique NEGRI, Conseil national du PCF, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères, PCF-Isère ; Guy NIEL, section de Gentilly, PCF-Val-de-Marne ; Guillaume ORSINI, Paris 15, JC-Paris; Eilwen PERENON, Saint-Martin-d’Hères, PCF et JC Isère; Michel PERRIN, cheminots-Limoges, ancien secrétaire fédéral, PCF-Haute-Vienne ; Savino PICCARETTA, CD du PCF-Isère, section d’Echirolles ; Justine PROUST, Marseille, PCF-Bouches-du-Rhône; Danielle RALLIERES, CD du PCF Tarn, section des Bastides ; Yves RALLIERES, CD du PCF Tarn, section des Bastides ; Matthieu RENAULT, Paris 15, PCF-Paris; Clément REVERCHON, Lyon, PCF et JC-Rhône; Laurent RICHARD, CD du PCF-Isère, secrétaire de section des Terres-Froides ; Paul RIO, Guérigny, PCF-Nièvre ; Quentin ROCHE, Lyon, PCF et JC-Rhône; Stéphane ROLLO, CD du PCF-Isère, Saint-Martin-d’Hères ; Jérôme RUBES, élu de Saint-Martin-d’Hères, métropole Grenoble, PCF-Isère ; Pierrick SPIZAK, secrétaire de la section de Villerupt, PCF-Meurthe-et-Moselle; Léa TALRICH, Marseille, PCF et JC-Bouches du Rhône; Ekin TEK, Paris 15, PCF-Paris; Gérard TOLLET, section de Méru, PCF-Oise ; Jean-Luc TOURNAY, Saint-Quentin, PCF-Aisne ; Olivier TOURNAY, CD du PCF-Aisne, Saint-Quentin, conseiller municipal ;  Antonin VAÏSSE, Albigeois, secrétaire JC-81, PCF-Tarn; Pierre VIRGILIO, CD du PCF-Meurthe-et-Moselle, secrétaire de la section de Thil; Ysaline WAGNER, Marseille, PCF-Bouches-du-Rhône; Adrien WELSH, Paris 15, PCF-Paris; Pierre YAGHLEKDJIAN, CD du PCF 75, Paris 15-RATP ; Russel  YATES, PCF-Seine-et-Marne, Secrétaire de section de Meaux ; Noël ZICCHINA, CD du PCF-Corse-du-Sud, Ajaccio

 

Signatures reçues le 15 juillet (voir aussi les signatures en commentaires):

Emilie AGUILERA, Lyon, PCF et JC-Rhône; Thomas ARMAND, Bourges, PCF-Cher; Suzanne BARBAUX, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Carole BARLOY, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Rodolphe BARRES, Montauban, PCF-Tarn-et-Garonne; Jean-Luc BELPAUME, Flesselle, ancien député-suppléant et conseiller régional, Somme; Mario BELTRAMIN, Aubenas, PCF Ardèche; Maryse BENBARA, Chatou, PCF Ile-de-France; Nina BIANCHI, JC-Loire; Linda BROTONNE, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Serge CARRIER, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Jean CHANTRELLE, Malakoff, PCF-Hauts-de-Seine; Laurence CHANTRELLE, Malakoff, PCF-Hauts-de-Seine; Marius CARBUCCIA, PCF-Bouches-du-Rhône; DELGENES Jean-Baptiste, secrétaire de la section de Thionville, PCF Moselle; Robert DEMARBRE, Bollènes, PCF-Vaucluse; Gesine DERRIEN, Paris 15e, PCF-Paris; Henri DERRIEN, Paris 15e, PCF-Paris; Bernard DOIX, Paris 15e, PCF Paris; Léa DULAC, Saint-Etienne, JC-Loire; Serge DUROT, Hellemes/Lille, PCF Nord; Jules FAUCOUP, Saint-Etienne, JC et PCF-Loire; Maurice FAURE, Romans, PCF-Drôme; Yvan FAYET; Thomas FEVRE, Saint-Etienne, JC et PCF-Loire; Elie MARCOUX, Lyon, PCF et JC-Rhône; Maroussia FORGUES, Paris 15, PCF-Paris; Simone FORGUES, Paris 15, PCF-Paris; François GUILLON, Paris 15, PCF-Paris; Pierre HANTZ, Rouen, PCF-Seine-Maritime; Jean HOCHARD, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Hervé HUBERT, Paris 9e, PCF Paris; Pierre HUGUET, Deux-Rives, PCF-Gironde; Cyril ISAPOFF, Choisy-le-Roi, PCF du Val-de-Marne; Marie LLORENTE, Trésorière de la section de Mantes-la-Jolie, PCF-Yvelines; Lauriane MONCHATRE, Gennevilliers, PCF-Hauts-de-Seine; Eric MONNINI, secrétaire de la section de Jarny, CD du PCF-Meurthe-et-Moselle; Patrice MOREAU, Saint-Martin d’Hères, PCF Isère ; Richard MORETTO, Maire de Sautel, PCF Ariège; Franck MOUSSET, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Flore NETTER, Villeurbanne, JC et PCF-Rhône; David NOËL, Secrétaire de la section d’Hénin-Beaumont, conseiller municipal, CD du PCF Pas-de-Calais; Christiane ODETTI, membre du CD, Lavaur, PCF Tarn; Muguette PAQUIS, Champagney, PCF Haute Saône; Grégoire PASTEUR, Saint-Etienne, PCF / JC Loire; Didier PHILIPPE, Argenteuil, PCF Val d’Oise; Christian PLE, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Florence PIN, Aix en Provence PCF Bouches-du-Rhône; Martin PONTIER, Saint-Etienne, PCF / JC Loire; Yohann PUDELKO, Valenton, CD du PCF-Val-de-Marne; Hélène RAMDANI, Bourges, PCF Cher; Bruno RAGOUILLIAUX; Vincent RAYNAL, Nord-Gironde, Maire-adjoint de Cubzac-les-Ponts, PCF-Gironde; François ROQUIN, Saint-Martin-d’Hères, PCF-Isère; Liliane ROSSIGNOL, Paris; Yann SAMAIN, Lyon, PCF et JC-Rhône; Guillaume SAYON, Avion, Maire-adjoint, CD du PCF-Pas-de-Calais; Ludovic SOKOL, Thionville, PCF Moselle; Jean-Jacques SUZANNE, Orly-ville, PCF Val-de-Marne; Didier TASSIN, Saint-Quentin, PCF-Aisne; Alain THUBERT, JC Loire; Josette TOURNAY, Saint-Quentin, PCF Aisne Pierre VANGOETHEM, Lille, PCF-Nord; Claude VARENNE, Brignoles, PCF Var; Jean-Luc VIAL, Haute Loire; Julien VILLAIN, Clichy-la-Garenne, PCF-Hauts-de-Seine; Jacques VOVARD, Argenteuil, PCF Val d’Oise; Lucas WINIARSKI, Lyon, JC et PCF-Rhône; Gautier WEINMANN, Leforest, Secrétaire de cellule, PCF Pas-de-Calais; Hedi ZENNAF, Saint-Etienne, JC-Loire