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Tract manif du 28 avril contre le projet Valls-El-Khomri: « Pas de diversion, Le monde du travail peut seul gagner le retrait du projet de loi Khomri et commencer à mettre en échec la politique du capital ! »

Pas de diversion! Salariés du privé, agents de la SNCF, fonctionnaires, jeunes… :

Le monde du travail peut seul gagner le retrait du projet de loi Khomri et commencer à mettre en échec la politique du capital !

 

  • Retrait pur et simple du projet de loi Valls-Khomri !
  • Limitation légale du recours au CDD. Retour au renouvellement une seule fois seulement et obligation d’embauche en CDI sur le même poste.
  • Maintien intégral du statut SNCF et extension à tous les travailleurs du rail !
  • Retrait du protocole PPCR dans la fonction publique !
  • Augmentation générale des salaires et des pensions !

 

Communistes, nous pensons que les forces existent pour gagner le retrait du projet de loi Valls-El Khomri. Nous jugeons que cette victoire peut être essentielle pour commencer à inverser la politique au service du patronat et du capital menée par les gouvernements successifs. Nous associons notre combat contre cette loi avec, en particulier, la dénonciation du « Pacte de responsabilité », transfert inédit par son montant – 42 milliards d’euros par an – de l’argent du travail socialisé vers le profit capitaliste.

Comme beaucoup, nous répétons que la convergence des luttes sera décisive pour gagner. Mais nous ciblons d’abord la convergence de toutes les luttes présentes contre les attaques contre le statut du travail, les statuts des travailleurs.

La force de la mobilisation des cheminots le 26 avril, à nouveau, contre le décret gouvernemental, dit « décret-socle », qui abaisse les conditions sociales des cheminots, pour faire le lit de la concurrence et de la privatisation, est pour nous indissociable de la grève du 28 contre la casse du code du travail. Ce rassemblement est la condition pour gagner à la SNCF comme dans le pays tout entier. Les luttes, aussi, des fonctionnaires, des personnels hospitaliers par exemple, contre les atteintes multiples au statut général de la fonction publique se situent au cœur de la grande bataille actuelle.

La convergence doit aussi se faire avec la jeunesse qu’elle soit ouvrière, salariée, lycéenne ou étudiante. Nous ne confondons pas la colère et les inquiétudes justes portées par la jeunesse, sous des formes diverses, avec l’impasse de démarches politiciennes facilement récupérées sinon téléguidées dès le départ par l’idéologie dominante. Les limites politiques des « Indignés de Wall Street » ou des « Indignés » en Espagne, se sont confirmées. Nous exprimons notre inquiétude face à des « nuits » qui risquent d’être sans lendemains. Virer le réac Finkielkraut pour applaudir le bourgeois Varoufakis, économiste globe-trotter, ami de Macron, complice de fait de la politique antisociale en Grèce, ne fait pas avancer la bataille. Ni diversion, ni récupération, en vue de telle ou telle recomposition politicienne: c’est le rassemblement dans les luttes sociales – plutôt de jour – qui peut permettre de gagner et de dégager une perspective d’alternative politique.

Communistes, nous insistons donc sur le principal : le retrait du projet de loi Valls-Khomri dangereux et inacceptable. Touffu, il porte des attaques disparates mais graves par exemple contre la médecine du travail et l’inspection du travail. Mais le pire – qui n’est pas le plus lisible pour les travailleurs, nos collègues, nos voisins, nous-mêmes – , c’est l’établissement de « l’inversion de la hiérarchie des normes ». Des « accords » d’entreprise, acquis le couteau sous la gorge par des patrons tout-puissants chez eux, soutenus par des syndicalistes jaunes, auraient le dessus sur les accords de branche, qui pourraient eux-mêmes être supérieurs à la Loi. L’opposition à ce point fondamental est au cœur de notre mobilisation. Encore et toujours !

Le calcul politicien du pouvoir à l’approche de 2017 saute aux yeux. Hollande n’est évidemment plus en mesure de tromper les travailleurs à « gauche » comme en 2012. Avec Valls ou Macron, ils se disputeront le terrain du « social-libéralisme ». Mais le système a besoin d’autres objets politiques pour recréer des illusions, canaliser et détourner les luttes. Le FN est dangereusement en réserve. Les élections présidentielles autrichiennes viennent de marquer un progrès effrayant de l’extrême-droite. Mais le système a aussi besoin de remettre en piste une « gauche » de substitution à la direction du PS discréditée. Dans le cas de crise extrême en Grèce, il l’a fait avec Syriza et Tsipras. Ceux-ci, depuis des mois, avec leurs alliés d’extrême-droite (ANEL), poursuivent les politiques de casse des acquis des travailleurs au profit du capital et de l’UE que les partis traditionnels n’arrivaient plus à faire passer. Pendant ce temps, la droite et l’extrême-droite attendent leur tour ! En comparaison en France, on pourrait rire des numéros téléphonés de Mme Aubry, des « frondeurs » ou de dirigeants de syndicats étudiants, pépinières de cadres politiques de la social-démocratie. On n’est guère surpris des déclarations de certains de ces apprentis politiciens tout à coup enthousiastes devant quelques annonces de fin du quinquennat de Hollande « pour la jeunesse » ? Quel crédit apporter à ces pions du système ?

Ces calculs peuvent et doivent être débordés. Les syndiqués CGT, à travers la phase finale du congrès de leur syndicat à Marseille, ont exprimé fortement, l’exigence d’une ligne de lutte sociale et politique, cohérente et conséquente, contre la politique du capital.

Les syndicats réformistes sont à la manœuvre, et pas seulement la CFDT relais officiel du pouvoir (qui ne jure que par le « dialogue social » et les accords « majoritaires » mais qui valide à 10% des voix le plan Hirsch de suppressions de jours de récupération à l’Assistance-Publique/Hôpitaux de Paris).

Notamment à la SNCF, sur un mode corporatiste ou sur un mode gauchiste, les syndicats jaunes, épaulés par les médias, trouvent tous les arguments pour dissuader l’aspiration au rassemblement des luttes parallèles, masquer la convergence d’intérêt, face au gouvernement, des batailles contre ses projets de loi Khomri et de « décret-socle ». Dans la suite de l’immense mobilisation contre la « réforme ferroviaire » de 2014, en alliance avec des luttes locales de cheminots et des mouvements d’usagers partout en France, il est possible de gagner que le « décret-socle » sorti du chapeau pour tromper la lutte en 2014 garantisse finalement le maintien et l’extension des conditions de travail SNCF des cheminots.

Sur ces voies, la journée nationale de grève et de manifestation du jeudi 28 avril, aussitôt suivie du 1er mai, peut et doit aboutir à une extension et une généralisation du mouvement. Les convergences ne se décrètent pas, encore moins par ceux qui ne les évoquent que pour poursuivre d’autres buts. Elles se construisent. La force et la diversité des mobilisations du 9 et du 31 mars notamment montrent les possibilités.

Communistes, nous mettons toute notre énergie à contribuer à ce rassemblement dans les luttes pour :

=>Le retrait du projet de loi Valls-El-Khomri

=>La dénonciation de son point central : l’inversion de la hiérarchie des normes sociales

=>La réalisation dans la lutte de la convergence d’intérêt manifeste entre travailleurs du privé, du public, notamment de la SNCF, des fonctionnaires, chômeurs (agents du Pôle emploi aussi), de la jeunesse, pour la défense du statut du travail.

C’est la condition d’une perspective d’alternative politique, loin des illusions et des numéros de claquettes des politiciens chevronnés ou amateurs. C’est la condition d’une résistance aux tentations autoritaires et fascisantes du régime en difficulté.

 

 

37ème congrès du PCF : « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes »

Le 37ème congrès du PCF se tiendra début juin. Les communistes qui vous distribuent ce tract, avec leurs organisations locales, départementales, ont publié et mettent en débat une plateforme « PCF : reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous pouvez la consulter sur internet (www.vivelepcf.fr) ou en obtenir un exemplaire papier à cette adresse : cahierscommunistes@orange.fr

« PCF: Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Notre démarche dans notre parti, le PCF, notamment pour le 37e congrès.

A l’approche du 37e congrès du PCF, nous reprenons ci-dessous en liens plusieurs textes qui expriment la démarche et la perspective que nous avons dans le Parti et que nous développons dans nos sections et fédérations. Nous allons les prolonger, dans les conditions du congrès, avec le texte alternatif « PCF: reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Bonne lecture, pour les premiers signataires, Corinne Bécourt

1- Appel lancé à l’occasion de la Conférence nationale du 8 novembre 2014:

Appel à celles et ceux qui veulent assumer la nécessité de FAIRE VIVRE ET RENFORCER LE PCF

 

2- Son actualisation, notamment à partir de la situation grecque, pour la fête de l’Huma 2015:

Le mouvement populaire en France se moque bien de qui veut jouer les Tsipras aux élections présidentielles de 2017…

3- La synthèse que j’ai faite de nos objectifs pour le PCF en 2016 (prononcée lors d’un banquet de fin d’année…)

Meeting du 6 décembre 2015 – Intervention de Corinne Becourt, secr. de la section du PCF Saint-Quentin, responsable nationale du réseau « Vive le Parti communiste français »

 

4 – Une dernière clarification:

Pourquoi notre démarche dans le PCF – notamment pour le 37ème congrès – est incompatible avec l’électoralisme et l’opportunisme.

C’est aussi à travers toutes nos actions et campagnes, nos luttes, reprises sur ce site, que l’on doit comprendre la cohérence de notre démarche.

Fraternellement,

 

CB

 

 

 

Plus de 700 communistes pour la sortie immédiate du PCF du processus des primaires. La nocivité de cette stratégie politicienne pour les luttes se révèle face au projet Valls-El-Khomri

Communiqué de presse, 22 mars 2016

Depuis le siège du PCF au Colonel Fabien, hier, Cécile Duflot a plaidé pour « avancer dans la direction » des « primaires à gauche ». Elle était l’invitée à une séance des « lundis de la gauche ». Ce club de discussion pour personnalités de « gauche », dans la logique des « primaires », a été institué unilatéralement par Pierre Laurent, sans aval du Conseil national du PCF.

Hier soir, à nouveau, de même qu’un autre invité, l’ex-secrétaire d’Etat de Jospin, aujourd’hui « frondeur du PS », Christian Paul, Pierre Laurent a dit son engagement en faveur des primaires. Nous rappelons que ni le Conseil national du PCF, ni les adhérents du PCF n’ont validé, en aucune façon, ce choix politicien lourd de conséquences.

Si le fond n’était pas grave, le spectacle serait presque cocasse de l’alternance entre Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. Elles se retrouvent tour à tour secrétaires nationales d’EELV, tour à tour ministres du logement dans le gouvernement antisocial de Hollande, tour à tour avocates des primaires. Et tour à tour partenaires privilégiées de Pierre Laurent !

Pour les élections départementales et les régionales de 2015, la direction du PCF a essayé de forcer des alliances contre-nature, couronnées de plus ou moins de succès, avec EELV, organisation politicienne, dénuée de base sociale, mais propagandiste viscérale de l’intégration dans l’UE du capital. Jusqu’au début de l’année 2016, y compris après le lancement de l’opération « primaires » notamment par Cohn-Bendit, Emmanuelle Cosse était l’interlocutrice. Avec Pierre Laurent, ils se sont notamment retrouvés côte-à-côte dans la campagne pour le 2ème tour des régionales en Ile-de-France derrière le PS Claude Bartolone. Depuis l’entrée au gouvernement de Cosse, Duflot, qui a un peu fait oublier (sans hésiter à le dénigrer) son passage au gouvernement reprend la place de Cosse. Question présidentielle, l’une et l’autre s’étaient retrouvées alternativement derrière Eva Joly (qui avait elle-même lorgné vers Bayrou), Nicolas Hulot ou sur l’hypothèse Cohn-Bendit.

Nous ne pouvons pas concevoir que le Parti communiste français soit intégré dans un tel jeu politicien. Le processus des primaires, aggravant l’institutionnalisation de la stratégie de la direction du PCF, détourne, étouffe la perspective de rupture que portent les luttes et que notre Parti devrait au contraire encourager. Le rassemblement politique que nous devons viser, ce n’est pas celui des politiciens qui choisissent de se positionner, un temps, « plus à gauche », mais celui des travailleurs, des jeunes qui luttent en ce moment contre la loi Khomri.

C’est l’aspect le plus grave de l’adhésion de Pierre Laurent aux primaires. Au Conseil national du PCF des 5 et 6 mars, nous avons dû voter contre le projet de résolution sur la loi El-Khomri parce qu’il aboutit à cette phrase : « Le PCF s’engage ainsi pour construire toutes les convergences qui permettront de bâtir une majorité politique nouvelle à gauche dès les échéances législatives et présidentielles de 2017 pour sortir le pays des impasses dans lesquelles la politique du gouvernement actuel l’enfonce ».

Non ! Les convergences que, communistes, nous devons développer dans la période, ce sont celles entre les salariés du privé qui s’opposent à la casse du code du travail, les cheminots qui s’opposent à la liquidation des acquis du statut SNCF, les fonctionnaires qui s’opposent au dépeçage du statut général de la fonction publique et les jeunes exposés à la remise en cause d’ensemble du statut du travail en France. Nous devons notamment tout faire pour déborder les organisations syndicales de collaboration et les organisations socio-démocrates (roses ou vertes) qui s’efforcent de canaliser le mouvement.

S’il a beau jeu de condamner les primaires, Mélenchon, déjà coupable des illusions semées en 2012, rentre dans la même perspective que leurs partisans. Et lui sur son seul nom « jlm2017 » !  Ni primaires, ni Mélenchon, rassemblement dans les luttes !

Une réunion du Conseil national du PCF est convoquée le 15 avril. Nous demandons qu’elle décide soit de la sortie du PCF du processus des primaires que les communistes n’ont jamais validé, soit d’une consultation immédiate des adhérents sur cette question. « Jeu de dupes », « de poker menteur », il est probable que le processus des primaires n’aboutisse pas, mais, dans un cas comme dans l’autre, et dans l’immédiat, nous demandons de sortir le PCF de toute cette démarche nocive. Nous avons lancé une pétition : « Nous demandons la sortie, sans plus attendre, du PCF du processus des « primaires » pour 2017. Cette démarche politicienne ne doit pas phagocyter le congrès du PCF. »

Passée de la main à la main, envoyée par mail, proposée à quelques réunions, elle a recueilli plus de 700 signatures de camarades de toute la France. Nous savons que la contestation monte dans le Parti, venant de camarades n’ayant d’ailleurs pas forcément les mêmes vues que nous sur d’autres questions. Nous demandons à la direction du PCF de faire connaître notre texte, à l’Humanité de le publier.

Il serait bien contradictoire, pour les hauts dirigeants du PCF, de vanter d’un côté une forme caricaturale de démocratie bourgeoise aussi fumeuses que les primaires à l’américaine, mais, de l’autre,  de refuser l’expression démocratique des communistes au sein de leur propre organisation.

Pour les initiateurs de la pétition,

Corinne Bécourt (secrétaire de la section du PCF de Saint-Quentin), Emmanuel Dang Tran (secrétaire de la section du PCF de Paris 15, membre du CN du PCF), Dominique Negri (secrétaire de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères, membre du CN du PCF)

Contact presse : Jérôme Rubes

Suivez les liens :

PETITION: Sortie, sans plus attendre, du PCF du processus des « primaires » pour 2017! Cette démarche politicienne ne doit pas phagocyter le congrès du PCF.

NOUS DEMANDONS:

- Que les dirigeants du PCF, autrement qu’à titre strictement personnel, suspendent toute participation au processus des primaires et le fassent savoir aux médias

- Que le Conseil national du Parti qui sera convoqué à la mi-avril décide l’organisation d’une consultation nationale des communistes – préalable à la préparation du congrès et indépendamment d’elle – sur la participation ou non à un quelconque processus de primaires pour les présidentielles de 2017.

POUR SIGNER EN LIGNE:    Cliquez sur ce lien

L’analyse et la liste des initiateurs de la pétition:   Suivre ce lien

Salariés, jeunes contre la loi Valls-Khomri, cheminots, fonctionnaires : TOUS ENSEMBLE CONTRE LA CASSE DU STATUT DU TRAVAIL !

Le numéro était cousu de fil blanc. Hollande et Valls ont envoyé la nouvelle ministre EL-Khomri trois pas en avant dans la casse du code du travail. Eux-mêmes ont fait ensuite, le 14 mars, le pas en arrière prévu. Comme s’ils avaient entendu la contestation !

C’était téléphoné : les syndicats de collaboration – CFDT en tête –, certains frondeurs du PS, se rallient au nouveau projet et le Medef fait mine de tousser. Jeu de postures et opération politicienne !

Dans le fond, rien du projet de loi anti-travailleurs n’a changé. Les soi-disant « concessions » étaient calculées. La nouvelle version étend un peu moins loin les possibilités de licencier sans raison valable. Le plafonnement des pénalités, en cas de condamnation par la justice prudhommale, est abandonné : il aurait été invalidé pour inconstitutionnalité. Les patrons n’auront pas encore la « liberté » de faire travailler les apprentis sous-payés 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Grâce aux décrets Macron de 2015, ils peuvent déjà les disposer, sans expérience, sur des machines dangereuses ou des échafaudages…

L’essentiel, le plus grave, dans la loi Khomri-Valls, c’est la tentative de faire prévaloir les « accords » d’entreprise sur les accords de branche et même sur le droit commun. Cela s’appelle « l’inversion de la hiérarchie des normes ». En fait, très concrètement, cela permet à un patron d’imposer des reculs sociaux dans son entreprise à la faveur d’un accord local avec des syndicats de complaisance (ou de salariés mandatés par un syndicat de complaisance), ou bien d’un « accord » obtenu sous la pression, le chantage à l’emploi, le couteau sous la gorge des salariés, par un « référendum » d’entreprise.

Heures supplémentaires n’importe quand et sous-payées, semaines de 60 heures, dimanches et journées de repos sacrifiés, changement de poste forcé, etc. : le projet Valls-Khomri vise uniquement à renforcer l’arbitraire patronal, la liberté d’exploiter le travail! D’autant plus qu’il programme de nouvelles réductions des prérogatives de l’inspection et de la médecine du travail, de toutes les protections des salariés. Sans règles communes, les patrons d’une même branche feront porter leur concurrence sur le dos de leurs salariés, sur le moins-disant social !

Soyons conscients que la loi Valls-Khomri est une étape vers un démantèlement complet du statut du travail dont les « jobs zéro heure » en Grande-Bretagne ou les VTC, faux taxis sans cadre social, donnent une idée. Le prétexte de l’emploi ne tient pas ! On ne combat pas le chômage en développant la précarité, le sous-emploi, en trichant sur les chiffres, en comprimant la réponse aux besoins des gens, en favorisant les patrons qui exploitent et délocalisent…

Les jeunes qui se mobilisent contre Valls-Khomri ont pleinement raison. Ils refusent l’avenir que le système capitaliste veut leur imposer en France comme dans les autres pays de l’UE. Ils rejettent le présent qu’ils subissent déjà avec la généralisation de la précarité, les dispositifs gouvernementaux d’exception, soi-disant pour combattre le « chômage des jeunes ». De jeunes livreurs à domicile, par exemple, sont déjà obligés de travailler sous le statut « d’auto-entrepreneur », au bénéfice total de leur donneur d’ordres, pour des clopinettes.

A certains jeunes les plus en difficulté, Valls-Khomri promettent l’extension de la « garantie-jeune ». La mesure n’est pas financée. Elle ne le sera – pour quelques uns – qu’en ponctionnant les autres salariés. Avec un revenu « garantie » de 450 euros, en dessous du seuil de pauvreté, les jeunes concernés seront contraints d’accepter des emplois d’appoint encore plus mal-payés et précaires ! Pour Hollande, Valls et Macron, la vie promise pour le plus grand nombre des jeunes, c’est « on commence à la « garantie jeune » pour finir au minimum vieillesse » ! Non merci !

Nous étions déjà 500.000, salariés, jeunes, dans les rues le 9 mars, pour une première journée sans appel général à la grève. Les forces existent pour mobiliser beaucoup plus largement et gagner. Des actions, notamment étudiantes, sont prévues le 17 et le 24 mars. Communistes, nous les soutenons. Pour le 31 mars, une grève nationale est lancée. Un mouvement durable peut être constuit.

Le 9 mars, plus de 50% des cheminots étaient également en grève. Des luttes se développent dans les hôpitaux, dans l’éducation nationale, dans toute la fonction publique.

Les convergences de lutte ne se décrètent pas. Mais là, plus que jamais, les convergences d’intérêt sont totales. Les cheminots se battent contre la casse des dispositions de leur statut social SNCF. Là encore travailler plus pour gagner moins ! Et au détriment du service public et de la sécurité. Les fonctionnaires combattent la remise en cause rampante du statut général de la fonction publique, notamment la mobilité forcée, la rémunération à la tête du client (protocole PPCR, imposé par Valls contre les syndicats majoritaires). Les statuts publics représentent, pour toute la société, des références, des garde-fous contre les dérives patronales.

Salariés du privé, agents de la SNCF, agents hospitaliers, enseignants, fonctionnaires en général, jeunes :

Tous défendent le STATUT DU TRAVAIL !

TOUS ENSEMBLE A PARTIR DU 31 MARS !

  • Retrait pur et simple du projet de loi Valls-Khomri !

  • Limitation légale du recours au CDD. Retour au renouvellement une seule fois seulement et obligation d’embauche en CDI sur le même poste.
  • Maintien intégral du statut SNCF et extension à tous les travailleurs du rail !
  • Retrait du protocole PPCR dans la fonction publique !

La force de la lutte peut et doit déjouer les calculs politiciens suivant la provocation gouvernementale. La riposte contre le projet Valls-Khomry est aussi une riposte globale contre les lois qui l’ont anticipé – ANI, Rebsamen, Macron, contre le « pacte de responsabilité », transfert inédit – 42 milliards d’euros par an – de l’argent du travail vers le profit capitaliste. En prévision des élections de 2017, une partie de la « gauche » se recompose pour recréer des illusions électorales. Des politiciens, de jeunes technocrates en herbe, roses, verts ou rouge tendre, qui ont accompagné Hollande en 2012 puis ses mauvais coups, essayent de se poser en opposants (certains pour quelques semaines avant les vacances, d’autres en vue de « primaires » politiciennes). Toutes les forces sont bienvenues contre la loi Valls-Khomri mais les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres luttes !