Brèves
CN du PCF du 21 novembre 2012 – résumé de l’intervention de Claude Fainzang dans la discussion générale
Conseil national du PCF du 21 novembre 2012
Intervention de Claude Fainzang, fédération de Paris, résumé pour « communistes »
La super-austérité avec Hollande : pas une surprise! La montée des luttes, le rejet du capitalisme appellent des positions de rupture du PCF. Ni le gauchisme indigné, ni le réformisme dans l’effacement dans le FdG. Lutter pour les salaires oui, mais pas dans l’idée d’un meilleur «partage des richesses» avec le capital! Pour l’emploi, oui, mais pas pour l’aménagement des plans antisociaux en prétendant limiter les licenciements «secs» ou soi-disant « boursiers ». Pour PSA, faisons signer pour le maintien d’Aulnay, la restitution des aides publiques, la nationalisation de l’automobile. Humaniser la société sans rupture avec le capitalisme: une impasse. Retrouvons notre projet révolutionnaire : le socialisme.
14 novembre 2012 : nous avons manifesté pour de bonnes raisons, pas pour celles de la CES !
Ce mercredi 14 novembre 2012, des mouvements de grève et de manifestation étaient organisés dans plusieurs pays d’Europe.
Ainsi, la confédération syndicale CGTP au Portugal, dans la suite d’un premier succès en septembre obligeant le gouvernement à retirer un plan de « rigueur », a poursuivi sa lutte de haut niveau, soutenue indéfectiblement par le Parti communiste portugais.
En Espagne, le mouvement contre l’austérité devient de plus en plus massif et recherche des voies dépassant l’expression d’une simple indignation.
A quelques dizaines de milliers, en France, salariés, retraités, jeunes, nous avons manifesté aujourd’hui, à l’appel surtout de la CGT, pour exprimer notre solidarité avec les combats de ces peuples face à ces politiques pilotées par l’Union européenne.
Nous avons manifesté contre la politique antisociale poursuivie, sans surprise, par le gouvernement Ayrault en France, qui vient d’annoncer 20 milliards d’euros d’aides supplémentaires au patronat sous forme de crédit d’impôt. Ce même gouvernement verse des larmes de crocodile sur les plans de fermeture d’usine.
Nous avons aussi exprimé notre rejet, conscient, de la tentative française et européenne d’intégrer les salariés français et leurs syndicats dans une logique de cogestion de la politique du profit capitaliste. Il n’est pas question par exemple, de rentrer dans une négociation entre « partenaires » sociaux (adversaires !) sur des contreparties aux cadeaux aux actionnaires et aux saigneurs de la classe ouvrière.
Voilà une partie des raisons pour lesquelles, dans l’attente de revendications fédératrices, ceux d’entre nous qui l’ont pu, ont manifesté aujourd’hui.
En aucun cas, en ce qui nous concerne, nous ne sommes rentrés dans la logique des instigateurs proclamés d’un mouvement européen, des dignitaires de la Confédération européenne des syndicats, la CES, soutien indéfectible de l’UE du capital.
Sa présidente, de nationalité française mais qui n’a jamais travaillé dans une entreprise ni milité dans un syndicat français, Mme Bernadette Ségol est interviewée dans l’Humanité de ce jour. Quel dommage que les journalistes aient omis de lui demander d’expliciter son engagement exprimé dans l’appel européen de la CES pour la journée du 14. Citation : « Le Comité européen de la CES rappelle que l’Union européenne est tenue, de par le Traité de Lisbonne, « d’œuvrer pour le développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et d’amélioration de la qualité de l’environnement ». La CES rappelle aussi que son soutien au Traité de Lisbonne était basé sur la pleine application de ces principes ».
Ne laissons pas le mouvement de contestation populaire dans chaque pays, contre les politiques nationales coordonnées par l’UE du capital, l’aspiration à un nouvel internationalisme, être canalisés et dévoyés par ces organismes de collaboration de classe à la solde de l’UE et par leurs filiales !
Nous savons pourquoi nous manifestons : faisons-le savoir !
11 novembre 1918 : 94 ans après, contre ou pour « l’Union sacrée », (PCF ou FdG)?
Notre parti, le PCF, est né, comme nouvelle organisation de la classe ouvrière, du rejet de la collaboration de classe des dirigeants socio-démocrates dans « l’Union sacrée » avec la bourgeoisie pendant la guerre impérialiste 14-18.
60 ans après l’armistice, en 1978, dans les Cahiers du communisme, notre camarade Pierre Durand le résumait ainsi : « Le mouvement de grève et de protestation contre la guerre impérialiste n’ira certes pas jusqu’au bout, mais, dans les tranchées comme dans les usines sont en train de naître ces hommes et ces femmes qui sauront, par la suite, forger pour la classe ouvrière un nouvel instrument de son émancipation. » « Les Paul Vaillant-Couturier, les Jacques Duclos issus du feu des tranchées, les Frachon, les Monmousseau aguerris dans la lutte des usines sont les enfants naturels de la révolte contre l’opportunisme de la social-démocratie et la barbarie du massacre impérialiste. Le Parti communiste français, quelques années plus tard, sortira de leurs mains pour que jamais ne puisse revenir sans partage le règne des semeurs d’illusions de 1914. »
Le dirigeant du Front de gauche derrière lequel s’aligne dramatiquement la direction du PCF aujourd’hui est, lui, l’héritier naturel de ces « semeurs d’illusions ». Son modèle de « 6ème République », c’est précisément « l’Union sacrée ». Voilà ce qu’il a expliqué sur la radio BFM le 18 mars 2012 (jour de son meeting place de la Bastille) :
« On fait croire que le régime d’assemblée, c’est la pagaille. Il faut se souvenir qu’on a gagné la guerre 14-18 grâce à un régime d’assemblée dans lequel il y avait un comité secret qui dirigeait les opérations aux côtés de Clémenceau! »
Se dire héritier de Jaurès, l’internationaliste pacifiste, et se revendiquer de Clémenceau, le « père la Victoire de 14-18 », le premier soutien de la contre-révolution en Russie, c’est un tour de force !
Hommage à Marcel Paul, 30 ans après sa mort
Le 11 novembre 1982, Marcel Paul décédait. Notre site rend hommage à l’ancien ministre communiste de la production industrielle à qui on doit la nationalisation d’EDF et de GDF, à l’ancien militant et dirigeant syndicaliste et communiste de l’énergie, au héros de la Résistance qu’il poursuivit jusque dans l’enfer de la déportation, au camp de concentration de Buchenwald, à la tête du Comité clandestin des intérêts français avec ses camarades de tous les pays.


