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En Grèce, « Médecins du Monde » dénonce : 30% de la population sans couverture médicale! Plus de programme de vaccinations. Des maternités qui gardent les bébés en otages tant que les familles n’ont pas acquitté les frais hospitaliers! Veut-on en arriver là en France?

Un nouveau pas de franchi dans la persécution des communistes d’Ukraine : des poursuites engagées contre Petro Simonenko

Brève, vivelepcf, d’après dépêches, 15 août 2014

La répression anticommuniste orchestrée par le nouveau régime fascisant de Kiev vient d’atteindre un nouveau stade.

Après la dissolution du groupe communiste à la Chambre et le lancement d’une procédure d’interdiction pure et simple du Parti communiste d’Ukraine, le procureur général d’Ukraine vient d’engager des poursuites pénales à l’encontre de Petro Simonenko, secrétaire général du Parti. Ce dernier l’a lui-même fait savoir lors d’une conférence de presse ce 15 août.

Simonenko est accusé de « séparatisme », ce qui constitue désormais un crime contre l’Etat. L’accusation repose sur des extraits d’intervention à la Chambre, ce qui révèle ce qui peur rester de démocratie parlementaire et de liberté d’expression. En l’occurrence, ces extraits sont tronqués et déformés : Le PCdU se prononce avec constance pour le maintien de l’unité du pays.

On reproche en fait à Simonenko et à son parti d’avoir dénoncé l’expédition guerrière engagée dans l’est du pays qu’ils ont qualifiée de « guerre contre son propre peuple » et de ne cesser de demander le retrait des troupes et des milices.

Plus généralement, le régime de Kiev veut se débarrasser du seul parti influent qui combat le fascisme, dénonce la mise sous tutelle du pays de l’UE et de l’OTAN, la politique de privatisation et de liquidation des derniers acquis sociaux et démocratiques du peuple.

Les intimidations perpétrées par les groupements fascistes qui participent au pouvoir à Kiev vont jusqu’à la violence physique, l’enlèvement et même l’assassinat dans l’est du pays.

Dans le même temps, il semble que la procédure d’interdiction du Parti soit retardée. Il n’est pas impossible que, conseillé par les spécialistes de la propagande américains et européens, le régime de Kiev n’aille pas jusqu’au bout. Il peut être plus judicieux, à des fins de respectabilité internationale, de maintenir un semblant de légalité au PCdU tout en rendant dans la pratique, par la terreur, son activité, l’adhésion et le vote pour ses candidats impossibles. Les communistes américains ont fait l’expérience de cette méthode.

A nouveau, nous adressons toute notre solidarité à nos camarades d’Ukraine et à Petro Simonenko en particulier.

Plus que jamais, nous appelons les autorités françaises à émettre une condamnation internationale solennelle de la répression politique en Ukraine et de la présence fasciste au gouvernement ukrainien.

 

Notre dossier Ukraine :

Une « mission de sécurité » de l’Union européenne en Ukraine pour aider la police locale à mater les rebelles : c’est décidé !

Ukraine : 730.000 réfugiés. Mais pourquoi fuient-ils en Russie et non vers Kiev si les miliciens de Porochenko sont des libérateurs ?

Assassinat d’un responsable du Parti communiste d’Ukraine. Répression, bientôt interdiction du PCdU. Exigeons une protestation officielle de la France !

Terrible explosion de l’avion malais : Paix en Ukraine ! Pas d’huile sur le feu ! Arrêt des ingérences et des surenchères impérialistes!

« Arrêt immédiat de la guerre en Ukraine ! Aucune tolérance pour les forces néofascistes. » Appel de la Fédération internationale des résistants – association antifasciste (FIR)

Sur la situation en Ukraine : déclaration commune de 18 partis communistes et ouvriers

Ukraine – 8 mai 1945 : la nécessité de commémorer encore accrue en 2014 avec les événements d’Ukraine.

Impérialistes français, allemands, polonais, UE, USA : Bas les pattes d’Ukraine !

En quoi les dépenses militaires gênent les « frondeurs » du PS !!

Brève, vivelepcf, 14 août 2014

Le titre d’un article des Echos daté du 12 août 2014 a pu retenir l’attention des communistes : « Dépenses militaires et déficit : l’aile gauche du PS remonte au créneau ».

Depuis des mois, des clubs – « affligés », « frondeurs », « gauche avenir », « un monde d’avance », « l’appel des 100 » – se multiplient au PS et tentent de s’afficher critiques, à gauche, de Valls. Pierre Laurent leur tend la main avec une insistance qui désarçonne certains camarades. Tous ces soutiens de Hollande en 2012 ont voté la « contre-réforme ferroviaire »,  le collectif budgétaire etc. Une perspective à gauche avec eux et leurs calculs tactiques d’ici 2017 : peu de communistes y croient, nous n’en voyons pas l’intérêt, au contraire !

Mais voilà que certains contesteraient le niveau des dépenses militaires ? De quoi nous faire réviser notre avis ? Que nenni !

Le titre de l’article des Echos peut induire le lecteur en erreur. Sa lecture précise les choses.

M. Jean-Marc Germain, bras droit de Mme Martine Aubry, rapporteur à l’Assemblée du projet de loi de facilitation du licenciement (transposant l’ANI du MEDEF et de la CFDT), maintenant député « frondeur », signataire de « l’Appel des 100 », ne remet absolument pas en cause les dépenses militaires, ni la dissuasion nucléaire – 4 milliards d’euros par an – ni les ingérences militaires de l’impérialisme français à l’étranger au Mali, en Centrafrique ou ailleurs.

Non, ce qui dérange M. Germain, comme d’autres responsables du PS et de l’UMP, c’est que ces dépenses soient comptabilisées dans le calcul du déficit budgétaire, en particulier par la tutelle européenne – qu’il ne saurait contester bien sûr davantage.

Pour M. Germain, ces 2,5% du PIB de dépenses militaires, « sanctuarisées » par Hollande, (détournées vers les marchands de canons et la guerre !), devraient être décomptés parce que la France et la Grande-Bretagne, « seuls pays capables d’assurer les interventions extérieures européennes », effectuent, en somme, une tâche d’intérêt collectif pour tous les impérialismes européens. L’Allemagne de consacre que 1,4% de son PIB au budget militaire.

Sans ce surcoût de dépenses militaires, la France se retrouverait dans les normes de Maastricht et de l’UE, dans les clous des 3% du PIB de déficit public. Le tour serait joué !

Nous constatons, sans étonnement, le conformisme militariste du « frondeur » du PS. Il existait un autre « Appel des 100 », organisation pacifiste animée par Georges Séguy, qui a lutté notamment dans les années 80 contre le déploiement de missiles nucléaires Pershing américains en Europe de l’ouest. Surtout ne le confondons pas avec « l’Appel des 100 » apparatchiks du PS en quête d’un ravalement de façade à gauche !

Nous constatons ensuite le manque de rigueur économique de M. Germain. Même si on refuse de la compter par un artifice politique et comptable, la dépense militaire existe bel et bien toujours et pèse tout autant sur les comptes publics. Mais bien sûr, la proposition de M. Germain est purement virtuelle et politicienne.

Enfin, nous vérifions le rôle des frondeurs dans la majorité. Ils s’efforcent de faire passer le déficit budgétaire creusé par Hollande et Valls, à coups de milliards d’euros de cadeaux au patronat (41 milliards par an en plus avec le « Pacte de responsabilité ») pour le résultat de mesures visant la croissance ou la justice sociale. Certains « frondeurs » en appellent même à plus de déficits publics, soi-disant pour la relance.

Rappelons notre position : le déficit budgétaire, c’est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais. Le mauvais, c’est celui qui sert le profit capitaliste par des baisses d’impôts ou de cotisations patronales ou des aides directes et qui fait profiter de la charge de la dette publique la finance privée. Le bon, c’est celui qui dirige l’épargne populaire vers le financement d’investissements dans la durée, répondant aux besoins du pays.

Rappelons aussi que nous sommes pour l’abaissement des dépenses militaires, l’abandon de la dissuasion nucléaire, le retour en France de tous les soldats français déployés à l’étranger.

Il n’est pas très sûr que M. Germain soit capable de jouer vraiment à « l’aile gauche » du PS. Le mot « gauche » n’a peut-être plus la même signification pour lui que pour les socialistes d’il y a 30 ans confrontés à un PCF plus fort.

Nous ne voyons pas ce que Pierre Laurent peut bien lui trouver pour l’imaginer en partenaire des communistes…