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Agression fasciste contre de jeunes communistes à Grenoble – Communiqué de la JC 38
La section du PCF de Saint-Martin-d’Hères nous transmet le communiqué de la JC 38. Pour leur part, les communistes de Saint-Martin-d’Hères, comme nous tous, condamnent fermement d’agression de jeunes communistes, le 19 octobre, par un groupe d’extrême-droite habitué à rôder dans le quartier de la gare de Grenoble. Cet acte anticommuniste se produit dans le contexte inquiétant de publicité pour des groupuscules d’extrême-droite et pour des partis d’extrême-droite. Le capitalisme s’efforce de détourner la colère populaire vers l’extrême-droite. Ne laissons rien passer ! Soyons plus vigilants que jamais, plus communistes que jamais !
« Le ventre est encore fécond, d’où a surgi la bête immonde. » Bertold Brecht
Communiqué de presse du MJCF 38 suite à la violente agression pour des raisons politiques :
Vendredi 19 octobre à 23h, six jeunes communistes ont été agressés une première fois par un groupe se revendiquant ouvertement d’extrême-droite alors qu’ils sortaient du local de la Fédération de l’Isère du Parti communiste français aux abords de la gare.
A 23h30 les militants des Jeunesses communistes ont subi une deuxième agression en tombant dans un véritable guet-apens tendu par une quinzaine d’individus d’extrême-droite armés de barres de fer, de matraques et d’autres armes, aux abords du « D’enfer Pub », rue Denfert Rochereau.
Suite à ces agressions, un militant communiste a été blessé au visage et s’est également fait dérobé ses papiers d’identité. Les menaces de morts proférées, accompagnées de nombreuses insultes racistes ne font que confirmer le danger que représentent les idées d’extrême-droite.
Ces agressions s’ajoutent à la longue liste des méfaits perpétrés depuis plusieurs années à Grenoble à l’encontre de nombreuses organisations de gauche. La Fédération de l’Isère du MJCF condamne les agissements des groupuscules fascisants qui sévissent, dans une certaine impunité en Rhône-Alpes et en Isère.
Nous réaffirmons avec force notre détermination à ne pas céder aux intimidations et agressions de groupes fascisants. Nous continuerons à mener le combat politique qui est le nôtre.
Une plainte a été déposée et nous ferons tout pour obtenir une réponse ferme de la part des pouvoirs publics condamnant ces agissements.
A l’heure où l’extrême-droite tend à être banalisée par le monde politique ; ces événements confirment la dangerosité de l’extrême droite pour la vie démocratique.
Les Jeunes communistes réaffirment avec force que céder à la haine, à la xénophobie et au nationalisme ne mènerait qu’à la division populaire. L’unité et la solidarité face à la crise sont aujourd’hui plus que nécessaires.
Fédération de l’Isère du Mouvement des Jeunes Communistes de France
Grenoble, dimanche 21 octobre 2012
PS :
Construire la riposte pour battre la droite et l’extrême droite, la section de Saint-Martin-d’Hères met à disposition deux textes à lire :
http://www.pcf-smh.fr/Nous-nous-eng…
http://www.pcf-smh.fr/Faisons-recul…
CAF de Mantes la Jolie. Des vigiles ou du personnel en nombre suffisant ?
La ministre de la Famille s’est rendue en catimini, le 19 août dernier, à la caisse d’allocations familiales de Mantes la Jolie.
Cette visite faisait suite au drame vécu début août où un allocataire s’était immolé dans les locaux de la CAF.
Pour autant, aucune décision ne semble avoir été prise pour s’attaquer à la source du mal: l’aggravation de la situation de l’emploi qui fait exploser le nombre d’allocataires et les sous-effectifs chroniques que connaît ce service public.
Un service public qui avait même pris la décision aberrante de fermer ses portes pendant deux semaines pour « résorber le retard pris dans le traitement des dossiers » le 26 décembre 2011. Une décision qui n’avait fait qu’empirer les conditions d’accueil des allocataires (vous trouverez, ci-dessous, la reprise d’un article du Parisien – daté du 17 janvier dernier – concernant les conditions d’accueil des allocataires)
Déjà le 27 décembre 2011, je déplorais cette décision sans que les moyens nécessaires au fonctionnement normal de ce service public ne soient accordés.
Il semble malheureusement que ce communiqué (écrit sous la présidence de Nicolas Sarkozy) reste toujours d’actualité au vu des mesures annoncées (présence d’un vigile au sein de la CAF, tournées plus fréquentes de la police municipale).
Je viens donc d’écrire à Madame Dominique Bertinotti, Ministre chargée de la Famille pour lui suggérer à nouveau l’embauche de personnel à la CAF de Mantes la Jolie.
Vous trouverez, ci-dessous:
- quelques extraits de l’article publié dans Le Parisien le 17 janvier 2012
- le courrier adressé à Madame la Ministre. Cliquez deux fois sur les images pour les agrandir
- mon communiqué de presse du 27 décembre 2011
STIF/délocalisation des centres d’appels téléphoniques : la seule solution dont personne ne parle est celle qui correspond au service public et au bon sens !
Collectif PCF-RATP-Bus, 16 août 2012
Et pourquoi le STIF n’internaliserait-il pas l’assistance téléphonique aux ayants-droit à la carte solidarité transport plutôt que de nourrir les profits des délocaliseurs ?
Le président PS d’Ile-de-France et président du STIF, Jean-Paul Huchon n’a toujours pas compris pourquoi l’affaire lui tombait dessus.
Pour lui, l’externalisation, les appels d’offres, l’attribution des marchés publics au moins coûtant (apparent) sont entièrement intégrés dans ses mœurs politiques gestionnaires, peu importe si le prestataire se situe à l’autre bout du monde. En 2006, il s’était vanté de livrer le « marché du siècle », 1,8 milliard d’euros, du renouvellement des trains de banlieue au trust canadien Bombardier, très peu implanté en France, plutôt qu’à Alstom, parce que ça coûtait « moins cher à la région ». En définitive, non seulement la plus grande partie de l’activité industrielle est délocalisée (quel coût ?) mais les dysfonctionnements se multiplient sur les nouvelles rames Bombardier, entraînant d’importants surcoûts pour le STIF…
Voilà maintenant que l’on cherche des poux à M. Huchon pour un tout petit marché, en comparaison, de 3 millions d’euros, un contrat d’assistance téléphonique, que le STIF s’apprête à attribuer à un prestataire privé dont l’activité se fera sur une « plateforme » téléphonique située au Maroc. L’information a été rendue publique en juillet 2012.
On comprend, sincèrement, l’énervement de Huchon quand il voit que la protestation émane de l’actuel détenteur du marché, cette fois ci recalé, la société Webhelp. Le patron de Webhelp pleure, fait pleurer sur 80 emplois menacés et sur les villes de Fontenay-le-Comte et de Saint-Avold en crise. Il oublie de dire que la proposition de Webhelp comprenait également une part d’activité délocalisée et que cette firme emploie elle-même 70% de ses 10.000 salariés à l’étranger pour des prestations destinées à la France (Roumanie, Île Maurice… Maroc).
La mauvaise foi patronale s’est habilement saisie de la posture « patriotique » du nouveau ministre du « redressement industrielle », le PS Arnaud Montebourg. Comme c’était prévisible, Montebourg a réagi au quart de tour accusant le choix du STIF. On comprend, à nouveau, l’énervement de Huchon qui prend ça comme un coup de poignard dans le dos, qu’aucun élu régional de « gauche plurielle » n’a jamais tenté de lui porter en contestant ses choix « libéraux ».
Donc Montebourg monte sur ses grands chevaux et un débat national s’instaure. Voilà l’UMP qui demande des clauses sociales dans les appels d’offres, des élus de toutes couleurs qui veulent restreindre les marchés publics à des entreprises françaises ou européennes etc.
En toile de fond, le débat sur le « coût du travail » en France, forcément trop élevé : 2000 euros par mois pour 35 heures pour un télé-opérateur non qualifié contre 450 euros tout compris au Maroc !
Et le coût du chômage pour les travailleurs français et le pays ? Et le coût pour la collectivité des profits des actionnaires de Webhelp ou de ses concurrents ? Et le service rendu ? Quant à la « coopération » avec le Maroc agitée par quelques-uns : les diplômés marocains francophones ont mieux à faire pour leur pays que du marketing téléphonique.
Le marché contesté du STIF porte sur les activités de l’Agence solidarité transports d’Ile-de-France. Les télé-opérateurs au Maroc ou ailleurs auront comme tâche de renseigner les titulaires du RSA, de la CMU, dont de nombreux chômeurs, sur leurs droits à des cartes de réduction ou à la gratuité dans les transports franciliens. 350.000 personnes sont concernées.
L’objet même du marché rend l’appel d’offre encore plus indécent : l’aide aux chômeurs délocalisée ! Mais la question n’est pas que morale.
Il y a une solution que tout le monde exclut d’office et qui pourtant coule sous le sens : le STIF, ce géant financier, à fonction administrative, peut et doit internaliser ce service de renseignement téléphonique qui fait directement partie de ses compétences et qu’il est aisément possible de mettre en place.
Economisons sur les profits, gagnons sur les salaires, les conditions de travail, la qualité du service, l’emploi ! Interpellons Huchon, Montebourg et cie sur leurs contradictions ! Une victoire sur ce cas sensible et médiatisé peut en appeler d’autres.



