Vive le PCF
(0 commentaires, 890 articles)
Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil
Articles par Vive le PCF
Noël de guerre, Noël de classe – Paul Vaillant-Couturier, dans l’Humanité, 25 décembre 1926
C’est un de ces jours de Noël froids, douloureux, comme ceux que nous vivions au front dans les tranchées…
Noël d’inquiétude, Noël d’angoisse, Noël de chômage. Noël de vie chère…
Noël de deuil aussi pour la classe ouvrière.
Comme une surcharge accablante au poids quotidien du meurtre à petits coups de l’usine, de la mine, du rail, du chantier, quatre catastrophes se sont abattues depuis un mois, jour pour jour, au Nord, au Sud, à l’Est, au Centre, sur des ouvriers, mettant à l’actif du patronat un tableau de chasse massif.
Le 25 novembre, c’était à Haubourdin, trois morts et trente blessés dans une fabrique d’amidon.
Le 13 décembre, c’était à Saint-Auban, dans une usine de gaz asphyxiants, l’explosion d’une cuve de chlore qui tuait 24 ouvriers et en blessait plus de soixante-dix.
Le 23 décembre, à Pont-à-Mousson, un four à coke, en s’effondrait tuait douze hommes.
Avant-hier à Fontainebleau, dans un atelier d’hydrogène, une colonne de lavage des gaz éclatait, tuant un travailleur et en blessant deux autres.
En un mois, en quatre accidents, quarante ouvriers tués, Français, Italiens, Polonais, Arabes, Tchèco-Slovaques, Russes, Portugais, Autrichiens, toute une internationale de morts…
La responsabilité du patronat? Etablie, écrasante, partout.
Les sanctions? Quelques rentes…
Le remède? Des discours dans le vent, sur des tombes alignées…
Et cela dure depuis que la grande production capitaliste existe.
Et cela est étroitement lié au régime capitaliste.
Des lois ont été édictées pour la protection du travail. Elles demeurent lettre morte: un enfant travaillait 24 heures de suite à Haubourdin; les masques à gaz étaient hors d’usage à Saint-Auban… Démocratie.
Des inspecteurs, payés de façon dérisoire, sont chargés de veiller à l’application des lois er de brandir leurs armes: des amendes de quelques francs!
Hier encore, dans la cellule Thomson-Houston, à laquelle suis rattaché, les camarades me racontaient qu’il n’était pas, dans leur usine, une machine qui fût en règle avec les prescriptions légales de protection et qu’un pont roulant non protégé notamment faisait peser une menace constante et terrible sur un atelier tout entier.
Le patronat, du haut de ses puissants syndicats, se moque d’une légalité dont il sait qu’il reste le maître. Les indemnités qu’il doit payer de temps en temps pour ses victimes lui coûtent moins cher que l’organisation d’une protection efficace.
Il gagne à tuer.
Une fois de plus, ici, apparaît l’implacable, la sauvage lutte de classes.
Il gagne à tuer, le patronat, et il exige que cela continue.
Une preuve?
La bataille engagée par les Chambres de commerce et les syndicats patronaux contre le contrôle ouvrier.
J’ai entre les mains le Bulletin de la Chambre de commerce de Valence et de la Drôme et j’y lis ceci:
« La Chambre de commerce se déclare résolument opposée à la création de délégués ouvriers dans les industries dangereuses et insalubres. »
« L’installation des délégués lui apparaît comme inutile, dangereuse et irréalisable. »
Inutiles? Dangereuse? Les morts de ces derniers mois répondent.
Irréalisable? Les travailleurs réaliseront.
Le contrôle ouvrier, dont le patronat a peur – et que seule la Révolution réalisera pleinement -sera arraché de gré ou de force…
Il n’est qu’un des mots d’ordre dans la bataille qui s’engage entre le capitalisme rationalisateur et le prolétariat révolutionnaire.
Mais les circonstances lui donnent une tragique actualité, en cette fin d’année.
Sans doute, communions-nous aujourd’hui, jour de Noël, dans le souvenir de nos morts ouvriers, sans doute pensons-nous au chômage qui s’étend, à la misère qui vient, aux usines qui débauchent, mais nous nous souvenons aussi, que dans la vieille légende chrétienne, Noël est un jour de naissance, un jour de promesse, un jour d’espoir pathétique, le jour du Sauveur.
Et nous n’oublions pas, nous, les artisans passionnés d’une Révolution inéluctable, que le Sauveur, camarade, c’est toi-même avec ton marteau, avec ta faucille, avec ton fusil.
P. Vaillant-Couturier
Tunisie. 2nd tour des présidentielles : la recherche du moindre mal pour rejeter le fascisme islamiste et préserver l’avenir.
Vivelepcf, 21 décembre 2014
Le second tour des élections présidentielles a lieu aujourd’hui en Tunisie. C’est peu de dire que le 1er tour n’a pas suscité un intérêt populaire massif. Il y a eu officiellement 37% d’abstention par rapport aux inscrits. Mais cela ne représente que 3,3 millions d’électeurs sur une population en âge de voter de 7,5 millions, sans compter 800000 émigrés.
Ce manque d’enthousiasme s’explique par les désillusions depuis le renversement de Ben Ali, par les faibles différences dans le programme économique et social des deux principaux candidats et des clans affairistes qui les supportent, par le rôle secondaire conféré par la Constitution au Président.
Toutefois, l’élection présidentielle pèsera sur la composition de la future coalition gouvernementale. Les élections législatives du 26 octobre, bien que marquées par un recul et une sanction électorale des islamistes (27% pour le parti Ennahda), n’ont pas dégagé de majorité. L’enjeu principal de la présidentielle, encore davantage du 2nd tour, est la place qu’occuperont les islamistes, leurs prétentions liberticides, leur volonté d’alignement sur les dictatures du Golfe. Sachant que la Libye en chaos est limitrophe.
La démagogie sociale des islamistes en direction des catégories les plus pauvres a perdu beaucoup d’efficacité après leur passage au pouvoir. Ils se sont démasqués par leur défense zélée des intérêts des possédants (dont eux-mêmes), leur politique de relais de l’austérité, de la casse sociale et de l’exploitation voulue par la bourgeoisie locale de concert avec le FMI et les impérialismes américain et européens.
Pour s’épargner une deuxième sanction électorale, la pieuvre islamiste a préféré ne pas présenter de candidat en son nom mais soutenir le président fantoche sortant, le droit-de-l’hommiste, Moncef Marzouki. Le parti de ce dernier a enregistré une déroute aux législatives avec 2,1% des voix. Marzouki s’est pourtant qualifié pour le second tour des présidentielles avec 33,4%, résultat de l’activisme des réseaux islamistes, notamment dans l’émigration en France.
En tête du premier tour, avec 39,5% des voix, est arrivé Béji Caïd Essebsi qui se veut représentant du camp laïque. M. Essebsi représente assez ouvertement l’ancien régime, mais plutôt sa phase historique bourguibiste avec ses quelques avancées sociales et culturelles notables, notamment l’émancipation citoyenne des femmes. Essebsi met en avant son âge pour rassurer devant tout risque d’instauration d’une dictature personnelle. 88 ans, c’est 20 de plus que De Gaulle en 1958 et même 4 de plus que Pétain en 1940… Son parti hétéroclite, Nidaa Tounes, était arrivé en tête en octobre avec 37,6%. Il se place clairement au service des capitalistes et du FMI.
Entre deux maux, il ne reste aux Tunisiens qu’à choisir le moindre. Une élection de Marzouki sonnerait le retour, déjà, des islamistes, doperait leur activisme réactionnaire, sinon fasciste. Une élection d’Essebsi les maintiendrait à distance, du moins relativement, puisque Nidaa Tounes n’exclut pas une coalition avec Ennahda comme partenaire second…
Le mouvement Al Massar, où se retrouvent les communistes, a appelé dès le 25 novembre à voter pour Essebsi, pour « éviter la domination des courants qui favorisent la violence ».
Le candidat du « Front populaire » a fini par faire de même. Hamma Hammami est arrivé en 3ème position au 1er tour avec 7,8% des suffrages.
Sa candidature était la seule susceptible d’exprimer un rejet des politiques de régression sociale, d’inféodation aux intérêts impérialistes. Cependant, Hammami, « communiste » (en fait gauchiste maoïste), repenti en socio-démocrate de « gauche », n’a pas toujours été très clair avec les islamistes. Après le 1er tour, il a laissé en suspens sa position. Le 18 décembre, il appelait encore les fascistes d’Ennahda à se « tunisifier », à « s’inspirer du mouvement réformiste tunisien ». Finalement sa position pour le 2nd tour est d’appeler à voter Essebsi mais en ciblant le fantoche, l’ambulance, Marzouki qu’il qualifie de « président raté ». Concernant les islamistes, il appelle seulement le favori Essebsi et son parti à les tenir à l’écart du gouvernement. Est-ce pour mieux préparer leur retour ?
De bons connaisseurs de la vie politique tunisienne se demandent combien Hammami, celui que le système a laissé incarner une contestation relative de « gauche », a marchandé avec un camp et avec l’autre, avec le « bonnet blanc » et le « blanc bonnet », pour arriver à cet arbitrage.
La force du mouvement populaire tunisien, telle qu’elle s’est manifestée contre l’exploitation et l’oppression en 2010, se trouve dans une impasse politique et institutionnelle. Les communistes peinent à se réorganiser sur une base de classe, en partie discrédités par le trop long compagnonnage de certains de leur dirigeants avec le régime de Ben Ali, ou trop déformés par les réformismes des partis européens. Dans le syndicat UGTT, malgré le poids de la bureaucratie, une avant-garde parvient à s’exprimer, à organiser des luttes. Là réside l’espoir.
Dans l’immédiat, on ne peut que souhaiter avec nos camarades que le spectre de la dictature fasciste islamiste soit repoussé, pour laisser ouverts d’autres possibles.
Articles en relation:
Elections présidentielles en Tunisie : plusieurs dirigeants du Parti El Massar (descendant du PCT) ont appelé à voter au 1er tour pour Hamma HammamiAnticommunisme : la nouvelle municipalité de Villejuif (UMP-EELV) débaptise le parvis Georges Marchais !
Brève, vivelepcf, 18 décembre 2014
La coalition qui s’est emparée de la municipalité de Villejuif n’est hétéroclite qu’en apparence. Sa cohésion, du maire UMP Franck Le Bohellec à l’ancien gauchiste, dirigeant d’EELV, Alain Lipietz, fer de lance de la coalition de mars dernier, se retrouve dans l’option fondamentale qui guide leur politique : l’anticommunisme, l’anticommunisme primaire.
Ce 17 décembre, la municipalité a ainsi mis à l’ordre du jour du Conseil municipal et fait voter la débaptisation du parvis « Georges Marchais », le même soir que la création d’une police municipale. Nous ne disposons pas encore du compte-rendu de la séance mais on l’imagine.
Les noms des rues des municipalités anciennement communistes sont souvent insupportables aux équipes de droite, voire certaines de « gauche » qui sont arrivées à les supplanter. Les Marx, Lénine, Maurice Thorez, Jacques Duclos représentent à la fois les idées et l’histoire des luttes populaires menées par le PCF qu’ils veulent effacer. Sauf exception, ils n’arrivent pas à se débarrasser des noms des martyrs de la Résistance. Ils tentent alors de les récupérer à la façon de Sarkozy avec Guy Môcquet, de les « décommuniser ». C’est ce qui se passe souvent aussi avec les noms des anciens élus locaux auxquels les populations restent très attachées, comme, par exemple, à celui de Maurice Nilés à Drancy que le patron de l’UDI Lagarde prend soin d’honorer après avoir supprimé la rue Lénine.
A Villejuif, sous l’aiguillon de Lipietz, la haine l’emporte sur le pragmatisme politique. Le souvenir de Georges Marchais, député 24 ans de la circonscription incluant la ville, est encore très fort à Villejuif. C’est insupportable à la coalition de ces fanatiques de l’anticommunisme, qui se sont déjà illustrés, entre autres, en interdisant la vente du muguet par les communistes le 30 avril. Les symboles vont de pair avec une politique de spéculation, de ségrégation, de répression.
Rappelons qu’après son alliance avec la droite, Lipietz a été finalement maintenu dans les cadres du parti EELV, ce qui confirme le caractère opportuniste de cette formation politique.
La section du PCF de Villejuif organise un rassemblement de protestation lundi 22 décembre à 18h15 sur le parvis qui s’appelle encore « Georges Marchais ». Participons-y nombreux ! Ne laissons pas faire !
Les noms de rue ont un sens ! En particulier celui de Georges Marchais !
16ème Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers, Guayaquil, 13,14 et 15 novembre 2014. Communiqué de presse du PC d’Equateur, parti hôte.
Vivelepcf, diffusé pour information, traduction reprise de http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/ Un représentant du PCF, non identifié, était présent.
Les 13, 14 et 15 novembre dernier se tenait à Guayaquil, en Equateur, la 16ème Rencontre internationale des Partis communistes et ouvriers, sous le thème « Le rôle des partis communistes et ouvriers dans la lutte contre l’exploitation impérialiste et capitaliste, à l’origine de crises et de guerres et de la montée des forces fascistes et réactionnaires. Pour les droits des travailleurs et des peuples, pour l’émancipation nationale et sociale ; pour le socialisme ».
La rencontre, à laquelle ont assisté 53 partis venant de 44 pays et qui a reçu les messages de salutation d’autres partis qui pour diverses raisons n’ont pu venir, a rassemblé 85 délégués.
Ont été analysés les effets dévastateurs de l’exploitation capitaliste et impérialiste exacerbée qui se traduisent aujourd’hui par une recrudescence des conflits régionaux, dans le danger réel d’un nouvel affrontement mondial et par la résurgence de courants fascistes et néo-fascistes, par lesquels les oligarchies et les puissances impérialistes tentent de faire durer cet ordre mondial injuste.
Les participants ont aussi discuté de la riposte que pouvaient apporter les peuples et du rôle dirigeant que peuvent avoir les partis communistes et ouvriers à ce stade.
La Rencontre a dressé le constat du processus néo-libéral que l’on cherche à imposer aux peuples. Insoutenable, ses contradictions s’aggravent par la crise écologique et alimentaire, ce qui produit des transformations profondes et complexes dans le monde d’aujourd’hui, avec l’ascension de nouveaux acteurs sur la scène internationale, révélant la perte d’influence des centres traditionnels de pouvoir.
L’agressivité impérialiste se manifeste avec toujours plus de vigueur, via les guerres conventionnelles ou non, dans différentes parties du globe. L’impérialisme cible de nouvelles régions géopolitiques qui lui garantiraient un plus grand contrôle sur les ressources naturelles du dit Tiers-monde et sur les routes du commerce international. Nous sommes ainsi les témoins d’une offensive visant à empêcher que ne se consolident les tendances à la multi-polarité.
La réunion a pris note que les États-Unis, pour rétablir leur hégémonie uni-polaire, ont un recours toujours accru à la force militaire, articulée à des instruments médiatiques, politiques, idéologiques, culturels et économiques qui provoquent des conflits.
L’issue de la situation dépendra entre autres, de la capacité des forces communistes, démocratiques, progressistes et révolutionnaires dans le monde à participer résolument à la lutte politico-idéologique en faveur de transformations sociales et d’un nouvel ordre international.
Il a été dénoncé le fait que, dans cette nouvelle vague belliciste et réactionnaire, se démarque la contre-offensive néo-libérale contre l’Amérique latine et les Caraïbes, dont l’objectif principal est l’élimination des gouvernements progressistes de la région qui défendent des politiques sociales et la défense de leurs intérêts souverains, ainsi qu’un nouveau type d’intégration économique, politique et sociale.
Ont également été soulignées les activités subversives impérialistes déployées par les instruments traditionnels d’ingérence, qui vont de la CIA à l’USAID, avec la participation de franges de la bourgeoisie nationale étroitement liées au capital nord-américain.
L’objectif de cette subversion à visage découvert est de déstabiliser ces sociétés, pour justifier un scénario politique qui impliquerait le renversement violent des régimes progressistes.
Lors de la réunion, des informations ont été apportées sur les expériences des gouvernements progressistes et révolutionnaires en Amérique latine, et les avancées importantes en matière de réduction de la pauvreté, la consolidation de l’intégration latino-américaine et caribéenne, et la récupération de la souveraineté, ce qui a suscité une violente réaction des oligarchies nationales, qui redoublent d’efforts pour remettre sur pied des projets néo-libéraux dans cette partie du monde.
Il a été constaté que l’Amérique latine connaît aujourd’hui des expériences clairement progressistes, qui sont le résultat des aspirations et luttes populaires dans la région pour la défense de la souveraineté nationale, des efforts pour l’indépendance économique, du renforcement des Etats, cherchant à mettre un terme au néo-libéralisme, et de la formation d’organismes économiques régionaux, recherchant l’indépendance et le soutien solidaire entre égaux, comme l’UNASUR, le MERCOSUR, la Banque du Sud, la CELAC.
Il s’agit d’un processus de lutte contre le colonialisme, de résistance contre le pillage économique. Ces expériences ont rendu possible ce qui apparaît désormais comme de nouveaux signaux d’espoir envoyés dans la recherche de la justice sociale, et s’est transformé de fait en un point de repère politique dans la lutte pour le changement en direction de ce monde possible que nous souhaitons.
Il a été tout particulièrement fait référence au rejet international unanime du blocus économique, financier et commercial contre Cuba, une politique toujours en vigueur, en violation ouverte des principes de la Charte des Nations unies, renforçant la pression sur les institutions commerciales, financières et bancaires qui entrent en relation avec Cuba, élargissant son caractère extra-territorial et touchant jusqu’à ses alliés les plus proches.
On a dénoncé la crise économique et financière persistante qui en Europe a servi de justification et de prétexte aux élites de ce bloc impérial pour intensifier la destruction de ce qu’on connaît sous le nom d’État social.
Avec les politiques d’austérité fiscale ( = des coupes massives et la suppression totale des programmes à dimension sociale), les grands groupes capitalistes européens voient dans un regain de compétitivité l’issue à la crise, ce qui se traduit par des licenciements massifs, la précarisation du travail et l’érosion accélérée du niveau de vie des travailleurs.
Les participants ont aussi condamné la participation européenne à des conflits menés par l’OTAN, sous prétexte de « crise humanitaire », de nécessité de « préserver des vies humaines ».
Il a été souligné que la crise a un impact sur les forces politiques de la région, conduisant à une dégradation de la culture politique, rendant les pays de moins en moins gouvernables, soumis à une instabilité sociale de plus en plus importante, des éléments qui mettent en évidence les vulnérabilités du modèle démocratique-libéral bourgeois.
La rapacité du capitalisme européen, avec le soutien de l’impérialisme nord-américain, le conduit à chercher à mettre en œuvre une politique de chantage économique coercitif misant sur un blocage des importations et exportations, ce qu’on appelle les « sanctions » au détriment des peuples de ces pays.
Cependant, dans ce scénario compliqué, l’idéologie néo-libérale progresse, les forces ultra-réactionnaires et d’extrême droite prolifèrent, captant des parties importantes de l’électorat.
Il a été mis en avant que l’OTAN continue ses pressions pour étendre ses frontières, tout particulièrement en Europe de l’est, participant aux conflits se déroulant sur ce territoire.
Les participants ont exprimé leur solidarité avec les camarades ukrainiens, qui ont dû affronter directement la montée du néo-fascisme dans ce pays. La vie de nombreux communistes a été mise en danger, en toute impunité, victimes d’agressions violentes contre leurs maisons, les sièges de l’organisation. Le massacre contre le peuple de Donetsk continue, et contre les régions qui affichent leurs velléités d’indépendance politique et territoriale.
Ce conflit dont le coût humain énorme a été ignoré par les démocraties occidentales, est l’expression la plus crue de la résurgence du fascisme sur le sol européen et des guerres comme instrument du capitalisme pour maintenir sa politique d’exploitation. L’instabilité et le chaos sont une réalité terrible dans des régions de plus en plus vastes.
Les participants ont condamné le récent bombardement sioniste contre Gaza, partie intégrante de la stratégie globale de l’impérialisme dans la région. Son objectif est de briser l’unité des forces palestiniennes, de détruire la résistance et de maintenir la politique d’occupation sur les territoires occupés, ce qui correspond pleinement aux intérêts des États-unis. La réaction de la résistance palestinienne et la solidarité internationale ont obligé Israël à mettre un frein au génocide et à s’engager à continuer les négociations indirectes.
L’importance géopolitique de la région en fait un champ de bataille dans la prétendue lutte contre le terrorisme à une période où monte le besoin de s’assurer les routes maritimes, ce qui est vital pour le développement du commerce, pour la garantie de la sécurité nationale des principales puissances mondiales.
La réunion a analysé ces bandes mercenaires criminelles, organisées par la CIA, l’OTAN, autorisées, soutenues et financées par les gouvernements réactionnaires du Moyen-orient qui continuent d’assassiner des hommes, des femmes, des enfants et des peuples autochtones dans des proportions massives, ce qui conduit à une migration contrainte née de la faim, de la misère, des discriminations, sans aucun espoir certain d’y survivre.
La nouvelle situation créée en Irak et en Syrie avec la proclamation de l’État islamique, rejeton des États-Unis, de l’Occident, et d’un groupe réactionnaire de pays arabes, déborde le cadre national et est à relier à des intérêts étrangères qui poussent pour changer le rapport de forces géopolitique régional avec une stratégie qui inclut le maintien de la crise en Syrie pour faire tomber Bachar al-Assad, recomposer la structure de pouvoir en Irak et faire obstacle à l’influence régionale de l’Iran. La menace de l’Etat islamique a servi aux États-Unis pour justifier des actions qui sont dans ses intérêts dans la région.
La prolifération des groupes djihadistes et l’instrumentalisation du facteur religieux rentrent dans le jeu des nord-américains.
La rencontre a souligné qu’en Afrique sub-saharienne, les problèmes politiques, économiques et sociaux hérités du colonialisme et du néo-colonialisme, combinés aux effets de la grande crise mondiale actuelle et de la politique de l’impérialisme, provoquent instabilité, conflits et interventionnisme impérialiste.
La richesse naturelle du continent en a fait une région stratégique pour les intérêts de l’impérialisme. La lutte pour les marchés et les sphères d’influence a exacerbé les contradictions entre les diverses puissances impérialistes pour acquérir l’hégémonie.
Afrique orientale, centrale et occidentale voit l’activité de groupes djihadistes, suivant Al-Qaeda comme Boko Haram au Nigeria ou al Shabaab en Somalie.
Les pays de l’OTAN utilisent ces réalités pour justifier le renforcement de leur présence militaire sur le continent. S’approfondit la ruée du grand capital vers les énormes ressources économiques de ce continent, qui est à la fois une des régions les plus riches et les plus pauvres de la planète.
Elle doit faire avec de dures réalités, comme la récente épidémie d’Ebola qui frappe les pays d’Afrique occidentale.
Il a été dit qu’en Asie et dans le Pacifique, la région la plus dynamique économiquement de la planète, l’Administration d’Obama a adopté la « politique du pivot » qui consiste dans le redéploiement des Etats-unis vers cette région qu’ils considèrent comme partie intégrante de sa stratégie de sécurité nationale, et également de sa politique d’endiguement de la Chine et de la Russie.
Dans ce contexte, la lutte des partis communistes pour garantir la poursuite des processus socialistes en Chine, au Vietnam, au Laos et en Corée du nord, avec pour objectif de garantir leur stabilité et leur souveraineté, prend une importance toute particulière au vu de ses répercussions intérieures et sur la politique internationale.
Il a été souligné que la situation internationale troublée, marquée par la crise systémique de l’impérialisme mondial, la multiplication des conflits armés aux quatre coins du globe et le développement de tendances néo-fascistes, exige des partis communistes et ouvriers ainsi que des forces, organisations progressistes et révolutionnaires un débat ouvert, sans préjugés et rassembleur, qui se départisse de tous les dogmatismes et sectarismes.
Nous devons construire ensemble, et selon nos réalités, des alternatives de développement socialiste, que les peuples puissent identifier comme la solution à leurs graves problèmes. C’est une tâche de tout premier ordre, non seulement pour les partis communistes et ouvriers, mais aussi pour les autres forces politiques et mouvement sociaux dans le monde.
Seules des propositions socialistes qui posent les bases pour transformer la réalité du monde d’aujourd’hui seront capables de sauver l’humanité de la débâcle de la guerre, l’exploitation effrénée des ressources naturelles, et du soutien périlleux à un néo-fascisme qui sous de nouvelles formes trompe et manipule des millions de personnes.
Les partis réunis à Guayaquil, ont réaffirmé que la seule alternative viable au capitalisme est le socialisme, ce qui suppose une indépendance pleine et entière, condition préalable pour le développement, la justice sociale, l’égalité des chances, la répartition équitable des richesses, la solidarité humaine, le respect de l’environnement et le droit des peuples au libre choix, démocratique, du projet de société dont ils veulent.
Les participants ont souligné que les Rencontres internationales des Partis communistes et ouvriers sont d’une importance vitale pour le mouvement anti-impérialiste, progressiste et révolutionnaire mondial, dans une période où se décident des choix capitaux pour l’humanité.
La science du marxisme-léninisme a acquis une réputation mondiale comme instrument fondamental d’analyse de la situation sociale, de mise en œuvre pratique en faveur des transformations révolutionnaires, ouvrant la voie au socialisme et au communisme.
La seule option pour faire face aux nouveaux défis de ce monde, et aux pouvoirs impériaux, trans-nationaux et mondiaux dominants, ce sera l’unité dans la diversité, de façon créative, la solidarité entre forces de transformation et de progrès.
La réunion a adopté 11 lignes et initiatives d’action commune ou convergente des Partis communistes et ouvriers à appliquer d’ici la réalisation de la 17ème Rencontre, ainsi que le mandat des réunions du Groupe de travail des Partis communistes et ouvriers pour sa préparation.
ACTIONS COMMUNES ET CONVERGENTES DES PARTIS COMMUNISTES ET OUVRIERS A ORGANISER D’ICI LA 17 EME RENCONTRE DES PC
1 – Célébrer le 1er mai, par la participation aux luttes de la classe ouvrière dans chaque pays, en insistant sur les droits sociaux et démocratiques, soulignant le rôle du mouvement ouvrier, en commémorant le 70ème anniversaire de la FSM en octobre 2015 ;
2 – Dévoiler les plans d’hégémonie impérialiste, les véritables raisons derrière la guerre et l’instrumentalisation de la lutte contre le terrorisme, insistant sur l’importance de la défense de la paix. Développer des actions contre les bases militaires de l’OTAN et celles que l’impérialisme a imposé dans de nombreux pays, contre les interventions et le militarisme, avec une attention spéciale sur la mise en place de la « Situation Trident 2015 » ;
3 – Faire monter la lutte contre les guerres impérialistes en Irak et en Syrie, contre celle menée par les groupes criminels soutenus par l’impérialisme et les Etats réactionnaires contre le Liban, la Libye, la Tunisie. Condamner les Etats-unis, l’OTAN et l’intervention impérialist européenne en Ukraine et en Afrique ;
4 – Commémorer le 70 ème anniversaire de la victoire sur le fascisme et le nazisme soulignant le rôle de l’URSS et des partis communistes dans la lutte et l’unité contre le fascisme et le nazisme, et mener la lutte contre la ré-écriture réactionnaire de l’histoire et la réhabilitation du fascisme et du nazisme ;
5 – Commémorer le 40 ème anniversaire de la victoire du Vietnam dans sa libération contre l’agression impérialiste nord-américaine ;
6 – Dénoncer et luter contre les lois anti-communistes. Développer des actions de solidarité avec les partis qui subissent des attaques anti-communistes, des interdictions et persécutions, telles que celle qu’endurent les communistes ukrainiens ;
7 – Renforcer la solidarité, avec des actions communes, avec ceux qui sont en première ligne de la résistance contre l’offensive impérialiste. Renforcer la solidarité et l’action commune de soutien aux peuples, aux camarades qui sont à l’avant-garde de la résistance à l’offensive impérialiste. A l’occasion du 29 ème novembre, renforcer la solidarité avec les Palestiniens. Faciliter une visite de solidarité en Palestine, à Gaza, ouverte à tous les membres de la liste Solidnet ;
8 – Renforcer la solidarité avec les Partis communistes, les ouvriers et avec les peuples qui luttent pour leur émancipation nationale et sociale, en Amérique latine et dans d’autres parties du monde. Affirmer le droit des peuples à la souveraineté, la lutte contre les diktats du capital, les ingérences et agressions impérialistes. Réaffirmer notre solidarité avec la lutte des peuples pour construire le socialisme dans chaque pays ;
9 – Réaffirmer notre solidarité avec Cuba socialiste, afin de mettre un terme au blocus américain, à la position commune de l’UE et pour rejeter toute intervention impérialiste, toute guerre menée par les médias bourgeois. Intensifier l’activité pour la libération des trois Cubains qui sont dans les prisons américaines, et soutenir la campagne internationale qui culminera en septembre 2015 ;
10 – Soutenir et renforcer les organisations anti-impérialistes internationales de masse,la Fédération syndicale de masse (FSM), le Congrès mondial pour la paix (CMP) et la Fédération démocratique internationale des femmes (FDIM), soulignant leur rôle et leur importance dans les anniversaires respectifs qui seront commémorés en 2015 ;
11 – Donner des instructions au Groupe de travail afin qu’il entame une réflexion, en coordination avec les partis de l’ancienne Union soviéitique, sur la commémoration et des actions communes à l’occasion du centenaire de la Révolution socialiste ;

