Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Cahiers communistes – Lettre internet – 9 janvier 2015
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A LA UNE :
- Odieux attentat de Charlie-Hebdo : ne laissons pas l’émotion collective être détournée en « Union sacrée »
- En 2015 : lancer une campagne nationale contre la hausse des tarifs publics !
POLITIQUE:
- Vœux de Hollande : un ton énergique pour mieux endormir !
- Le Pen se finance chez Poutine comme la plupart de l’extrême-droite européenne. Doublement révélateur !
PCF
- Anticommunisme : la nouvelle municipalité de Villejuif (UMP-EELV) débaptise le parvis Georges Marchais !
- L’Huma ouvre ses colonnes à Gattaz : mais en quoi peut-on s’en féliciter ?
SOCIAL/LUTTES/ ENTREPRISES :
- En 2015, nationaliser la lutte pour le service public de LA POSTE : C’est possible, c’est nécessaire !
- Alternative à la disposition de la loi Macron : transformer les notaires en fonctionnaires !
- Résultats électoraux de la CGT : premières analyses et hypothèses
SYNDICALISME:
- Crise à la direction de la CGT – « Affaire » Lepaon – récapitulatif
DANS LES FEDERATIONS :
SOCIETE :
SOLIDARITE INTERNATIONALE
- Tunisie. 2nd tour des présidentielles : la recherche du moindre mal pour rejeter le fascisme islamiste et préserver l’avenir.
- Rencontre internationale des PC – novembre 2014 – communiqué de presse du KKE
- 16ème Rencontre internationale des partis communistes et ouvriers, Guayaquil, 13,14 et 15 novembre 2014. Communiqué de presse du PC d’Equateur, parti hôte.
- « Reconnaissance » de l’Etat palestinien : une revendication fondamentale dévaluée en leurre politique
HISTOIRE/CULTURE
- Noël de guerre, Noël de classe – Paul Vaillant-Couturier, dans l’Humanité, 25 décembre 1926
- Le 2 décembre 1914, Karl Liebknecht, votait, seul député au Reichstag allemand, contre les crédits de guerre
- Les poignantes sculptures d’Iyad Sabbah représentent des victimes de la guerre israélienne à Gaza
La loi « antiterroriste », nouvelle pièce de l’arsenal sécuritaire, adoptée à l’automne est prête à servir
Brève, vivelepcf, 10 janvier 2015
En juillet dernier, dans le contexte de la guerre israélienne à Gaza, notre site mettait en garde contre le contenu du projet de loi Cazeneuve (notre article ci-dessous).
Cette loi, adoptée à l’automne, a complété l’arsenal répressif déjà existant dans le code pénal au prétexte de « lutte contre le terrorisme » (hérité notamment de Sarkozy et Hortefeux). Elle a instauré notamment « un délit d’entreprise individuelle de terrorisme » et des dispositions nouvelles d’interdiction de « l’apologie du terrorisme » ouvrant à toutes les interprétations arbitraires, notamment en matière de restriction de la liberté d’expression, bien au-delà de la lutte contre les « djihadistes présumés ».
L’inspiration de cet appareil législatif sécuritaire est clairement à trouver dans le « Patriot Act » américain établi aux Etats-Unis au nom du 11 septembre 2001.
A la lumière de la campagne massive de récupération du drame de Charlie-Hebdo par le système, les lourds dangers pour les libertés individuelles et démocratiques apparaissent de façon encore plus inquiétante.
Cette dérive, qui menace toute force potentielle de contestation du pouvoir capitaliste, et non d’abord les islamistes dont il s’accommode si bien, doit plus que jamais être identifiée et dénoncée.
PS : à noter que le groupe parlementaire de la « Gauche démocrate et républicaine », dont sont membres les députés PCF-FdG, a d’abord voté en faveur du texte de Valls avant de se raviser, fort heureusement, en deuxième lecture.
La nouvelle loi « antiterroriste », liberticide, de Valls à la lumière de la guerre israélienne à Gaza
Vivelepcf, 22 juillet 2014
Les coïncidences de date mettent en évidence des parallèles politiques.
L’Assemblée nationale entame l’examen du nouveau projet de loi « antiterroriste ». Il est destiné officiellement à permettre de sanctionner pénalement les Français qui partent faire la guerre avec des Islamistes, notamment en Syrie.
En même temps, depuis bientôt deux semaines, l’armée israélienne a déclenché une nouvelle guerre et abat un déluge de feu contre la population de Gaza.
Hier on apprend la mort, dans l’attaque terrestre contre gaza, d’un soldat de nationalité française engagé dans l’armée israélienne.
Définir le « terrorisme » et caractériser les « actes de terrorisme » est un exercice quasiment impossible, du moins sans être tendancieux. On se souvient que le gouvernement de Vichy dénonçait les résistants comme des « terroristes ». Les impérialismes, américain, israélien, européens n’ont que ce mot à la bouche pour qualifier leurs opposants, notamment ceux qu’ils veulent réduire par les armes.
Les frontières de l’expression « terrorisme » sont infiniment variables et on se souvient que les impérialistes ont lourdement armé les Talibans d’Afghanistan, les Djihadistes de Libye et de Syrie, toujours pour le pire.
Plusieurs lois françaises antérieures (Sarkozy) ont inscrit dans le code pénal une définition des actes de terrorisme aux articles 421-1 et suivants. Ils commencent comme cela :
« Constituent des actes de terrorisme, lorsqu’elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur, les infractions suivantes : »
Le nouveau projet de loi, pour « renforcer l’arsenal juridique », prévoit, entre autres, qu’un ressortissant français pourrait être interdit de sortie du territoire « lorsqu’il existe des raisons sérieuses de croire qu’il projette des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes, des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité » etc.
Quand l’armée israélienne massacre à Gaza, n’est-ce pas une « entreprise collective d’intimidation » et un « crime de guerre » ? En 2009, lors d’une précédente expédition meurtrière, la Commission des droits de l’Homme de l’ONU avait convaincu Israël de crime de guerre.
En conséquence, Valls ne devrait pas laisser des jeunes Français partir s’enrôler dans l’armée israélienne ! Quant aux propos de certains politiciens dont le Président de la République jugeant que les actes de l’Etat d’Israël relèvent de l’autodéfense, doivent-ils être passibles de la Loi ?
Sans continuer sur cet exemple, considérons seulement que le cas israélien démontre tous les dangers des lois et du discours « antiterroristes ».
Peu à peu se constitue un arsenal juridique de répression dont les critères seront ceux de l’Etat et de son idéologie dominante. Il y a menace pour les droits démocratiques fondamentaux.
Dans le nouveau projet de loi, il est question de retirer leur passeport et même leur carte d’identité à des Français soupçonnés de s’engager dans une cause que l’Etat français jugera « terroriste ». C’est inacceptable. Les égarés qui vont se faire tuer sous le drapeau d’Israël ou le drapeau « djihadiste », pour l’impérialisme ou l’obscurantisme, doivent être raisonnés. Mais en aucune façon, on ne peut restreindre le droit de déplacement de certains Français, les priver de papiers sur le sol national.
Les Brigadistes d’Espagne, dont la lutte progressiste n’avait évidemment rien à voir avec celles des précités, auraient-ils dû être placés en rétention ?
Le projet de loi de Valls établit un gravissime délit d’intention, soumis à l’appréciation du pouvoir en place : « lorsqu’il existe de sérieuses raisons de croire ».
Il donne aussi des possibilités juridiques de censure, sur internet en particulier. Qui peut estimer ce qui est « provoquant aux actes de terrorisme ou en faisant l’apologie » ? Si Valls a un jour tous les pouvoirs, il y a des raisons d’avoir peur.
La provocation qu’a représentée l’interdiction de la manifestation parisienne pour l’arrêt de la guerre israélienne à Gaza, le 19 juillet, a été une sinistre prémonition.
Une fois de plus, PS et droite se retrouvent entièrement sur ce projet de loi, l’UMP proposant même de mettre en prison pendant 5 ans tout citoyen qui serait allé combattre sans l’autorisation expresse des autorités françaises.
Si la réciprocité était vraie, l’armée française à la solde du capitalisme, mercenaire de l’impérialisme américain et franco-européen trouverait-elle encore des légionnaires pour faire la guerre et mourir en Centrafrique ou au Mali !
Sarkozy, Valls, Hollande : il est temps d’arrêter, la liquidation de ce qui reste d’acquis démocratiques, l’évolution de la France vers le modèle US de dictature réactionnaire !
Dénonçons la « loi antiterroriste » ! Défendons, par l’expression sans peur, nos positions pour la paix, contre le militarisme et l’impérialisme !
Crise à la direction de la CGT – « Affaire » Lepaon – récapitulatif
Vivelepcf, 9 janvier 2015
La situation à la direction de la CGT préoccupe, au-delà des militants syndicalistes, les militants communistes (souvent les deux à la fois), alors que la poursuite de la feuille de route de Hollande, Valls et du Medef appelle à élever, chacun suivant la raison d’être de son organisation, la riposte.
La réunion de la Commission exécutive confédérale de la CGT des 6 et 7 janvier, si on en croit les analyses des camarades plutôt que la presse (beaucoup trop bien informée pour être honnête !), n’a pas abouti à une clarification sur le fond. La démission annoncée de l’ensemble du bureau confédéral va-t-elle y conduire ? On ne peut que l’espérer.
Le sort de Thierry Lepaon était scellé depuis la révélation de la prime qui lui a été octroyée lors de son transfert au poste de secrétaire confédéral. Sa tentative de contre-attaque personnelle fin décembre, pour conserver sa place ou pour obtenir un meilleur reclassement, a rajouté au malaise. D’autant plus que l’enquête interne confirme qu’il n’a cessé de mentir sur son cas. Un doute hautement préjudiciable pèse sur la probité des cadres dirigeants.
L’affaiblissement de la parole de la direction de la CGT ouvre la porte à des spéculations tout aussi préjudiciables. Comment interpréter la proposition par Thierry Lepaon d’un successeur, Philippe Martinez, actuel secrétaire général de la fédération de la métallurgie, présenté dans Le Figaro par le lobbyiste patronal, ancien conseiller de Sarkozy, Raymond Soubie, comme un « syndicaliste très respectable avec lequel on peut discuter » ? Cela ressemble à un baiser empoisonné. D’autres journaux n’hésitent pas mettre en avant la possibilité d’une promotion de Sophie Binet, connue pour son appartenance au PS (frondeuse ?), passée en 3 ans de la direction de l’UNEF à celle de la CGT. Prennent-ils leur rêve pour une réalité ? Ils veulent en tout cas influencer le débat.
On se retrouve dans la même climat de confusion, de rivalités personnelles et d’intrigues que lors de la succession de Bernard Thibault.
Une chose frappe. Tous les prétendants hier, les voix principales aujourd’hui, se sont tous accordés sur l’orientation des derniers congrès poussant la CGT à être un syndicat de négociation, de compromis, à rechercher le « syndicalisme rassemblé », orientation qui a conduit de façon inédite à s’impliquer dans la campagne électorale de 2012 et à nourrir de graves illusions sur le PS et Hollande, qui pèsent toujours lourdement aujourd’hui.
Des dizaines de contributions sont remontées des organismes de la CGT, de tous niveaux. Certaines dépassent les circonstances personnelles. Puissent-elles pousser au débat de fond sur les orientations du syndicat ! Puisse la démission collective du bureau y contribuer ! Dès le CCN du 13 janvier?
Nos précédents articles sur la question en lien:
La contestation de la ligne de la CGT Lepaon/CGT : corriger l’erreur de casting mais aussi le scénario !
Lepaon ne peut pas se faire sur la question de son appartement !
Alternative à la disposition de la loi Macron : transformer les notaires en fonctionnaires !
Brèves, vivelepcf, 9 janvier 2015
Le projet de loi Macron est directement inspiré du cahier revendicatif de l’aile la plus « libérale » du Medef et du rapport Attali. C’est un ensemble de mesures disparates, souvent peu concrètes au premier abord pour le monde du travail. Ce caractère permet une large confusion politique. Hollande l’a compris en orientant avec insistance l’attention politique sur cette loi Macron et en la détournant du « pacte de responsabilité ».
Ceux qui adoptent une posture de gauche en perspective de 2017 peuvent afficher leur opposition sans faire courir de risques pour Hollande et Valls. Tout doit être fait pour qu’ils ne viennent pas récupérer et polluer notamment la lutte difficile engagée contre l’extension du travail du dimanche. Communistes, nous combattrons fermement et mobiliserons aussi contre l’attaque faite aux prud’hommes, contre les nouvelles dispositions en faveur des promoteurs immobiliers, contre la privatisation des aéroports etc.
La droite peine à masquer son accord total avec Macron. Certains de ses députés ont annoncé qu’ils la voteraient, prenant date pour une (encore très) éventuelle recomposition vers le centre du gouvernement. Les autres dénoncent l’insuffisance des aides au patronat. Pour tenir leur posture d’opposant, comme l’extrême-droite aussi de son côté, ils s’appuient sur la mobilisation d’une partie de leur clientèle, les professions réglementées et singulièrement les notaires.
Il y a là un combat entre intérêts internes à la bourgeoisie, entre une composante qui défend ses avantages anciens et une autre qui lorgnent sur ses bénéfices. De notre point de vue, toutes les professions réglementées ne sont pas comparables. Mais il est comique de voir les notaires recruter des spécialistes en communication pour leur fournir du matériel de manifestation, banderoles, panneaux… On se doute bien qu’à la fin des courses, Medef et notaires trouveront un terrain d’entente, pourquoi pas aux dépens d’autres professions…
Mais d’ici là, dans un objectif de clarification, sur cet aspect, parmi d’autres du projet de loi, communistes, nous pouvons porter une alternative progressiste pour l’avenir des prérogatives actuelles des notaires : les transformer en fonctionnaires !
Certes, ils suivent des études longues, mais cela justifie-t-il qu’il gagne en moyenne 6 fois plus que les enseignants ?
Certes, ils certifient juridiquement leurs actes « authentiques » mais des fonctionnaires des impôts, plus qualifiés, ont des responsabilités juridiques comparables.
Quant au privilège accordé par Louis XVIII de se transmettre la charge entre soi, il n’est pas défendable, même avec la pire mauvaise foi.
Transformer les notaires en fonctionnaires, ou les remplacer par des fonctionnaires, au bénéfice des ménages, ce sont les notaires eux-mêmes qui en suggèrent la logique.
Ils réfutent devoir être concernés par les directives européennes de mise en concurrence des services. Et avec quels arguments ! Dans la revue, le Nouvel Economiste, du 3 juin 2013, le président du Conseil supérieur du Notariat, M. Jean Tarrade, déclare : « Certains commissaires européens, qui ne connaissent pas dans leur pays le notariat, ignorent que nous sommes en réalité des fonctionnaires. Notre métier est celui d’un fonctionnaire : nous avons une délégation de l’Etat pour recevoir par exemple des actes de mutation immobilière pour assurer une paix sociale de sorte que les ventes immobilières soient garanties par l’Etat. Nous mettons le sceau de l’Etat et collectons des impôts. Nous assurons un véritable service public qui pourrait tout à fait être assuré par des fonctionnaires ».
Prenons-le au mot ! Intégrons les rémunérations des notaires dans la grille indiciaire! Leur expérience toute nouvelle de la lutte pourra leur servir à se battre avec nous pour l’augmentation du point!
Au passage, cela permettrait de mettre fin aux activités privées très lucratives que de nombreux notaires développent, en parallèle, dans l’immobilier, profitant de la connaissance que leur charge publique leur donne du marché.
La fonction publique, c’est la garantie de l’égalité de traitement, de la neutralité, de l’efficacité !



