Vive le PCF

(0 commentaires, 890 articles)

Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil

Articles par Vive le PCF

Après la journée du 3 février: La priorité à l’éducation ? Seule la lutte l’imposera !

La journée de grève du 3 février dans l’éducation nationale a sonné la rentrée des luttes. La manifestation régionale à Paris, modeste en nombre, n’a pas reflété l’ampleur de la grève notamment en Seine-Saint-Denis et dans certains lycées de Paris. On est encore très loin de la force que représenterait l’addition des luttes des derniers mois, contre la mise en œuvre des nouveaux « rythmes scolaires », contre les dégâts induits par la « réforme » de l’éducation prioritaire, des actions un peu partout contre les fermetures d’école et de classe, de la montée de l’exigence élémentaire de véritables recrutements et d’une revalorisation des traitements. Les annonces qui viennent de tomber dans les rectorats, très mauvaises, pour la rentrée 2015, en particulier dans certaines zones actuelles d’éducation prioritaire, ne peuvent que renforcer la détermination et l’ampleur des luttes.

Communistes, nous intervenons en diffusant plusieurs analyses en soutien de ces mouvements.

(Lire la suite…)

Adieu à René Proby

René Proby, maire communiste de Saint-Martin-d’Hères, deuxième ville de l’Isère, de 1999 à 2014, conseiller général, est décédé mercredi 4 février. Très nombreux, les Martinérois remplissent les registres pour rendre hommage avec émotion à l’élu qui a défendu avec grand dévouement les travailleurs et les populations pauvres de cette banlieue grenobloise. L’engagement communiste de René Proby inspirait toutes ses activités, de médecin – actif jusqu’au bout ou presque -, d’habitant au milieu des autres, d’élu, de militant. Nous saluons la mémoire du camarade qui a su rester fidèle à ses convictions, dans les questionnements, résister aux pressions de l’idéologie dominante pendant ces dernières décennies de déstabilisation du mouvement communiste organisé en France. Nous adressons nos condoléances à ses camarades de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères dont nous reproduisons ci-dessous la déclaration.

Les obsèques ont lieu le 9 février. Un hommage public sera rendu le 14.

Notre camarade René Proby nous a quittés

février 2015, par Saint Martin d’Hères

Notre camarade René Proby, maire de Saint-Martin-d’Hères durant 15 années et encore conseiller général, nous a quittés ce mercredi 4 février 2015 en début de soirée. Il allait avoir 62 ans.

Les communistes et les habitants de Saint-Martin-d’Hères sont en deuil.

René s’est engagé au Parti communiste français pendant ses études de médecine. Quand certains réfléchissent à leur carrière et à la manière de la conduire, René s’engageait dans le mouvement étudiant et au PCF pour changer le quotidien des travailleurs, des plus démunis et avec la volonté de rompre avec la société capitaliste asservissante.

Cet engagement fort et singulier pour un médecin allait de pair avec son engagement humaniste d’être le médecin de tous, y compris de ceux qui n’avaient pas les moyens de payer une consultation.

Notre camarade René avait de nombreuses qualités humaines mais une particulière doit être soulignée, c’est celle qui fait les grands médecins et les grands hommes que personne n’oublie : l’empathie !

Cette faculté de partager la peine et les soucis de chacun, la joie et les bonheurs de tous !

Cette empathie a été le moteur de toute sa vie et des luttes qu’il a mené au côté des gens dans la maladie, et des travailleurs en luttes contre l’exploitation et pour la satisfaction de leurs revendications.

Cet engagement fort de communiste et de médecin, tous le connaissaient et l’ont reconnu bien au-delà de notre ville.

René était reconnu et apprécié de tous les travailleurs qui luttent au quotidien. Il était de toutes les manifestations et pas seulement les plus grandes. Son engagement pour la défense des salariés et du service public a été jusqu’à être le seul conseiller général à refuser la privatisation des VFD.

Nous, communistes, l’avons encore eu à nos côtés, sous une pluie battante, lors de la manifestation du 15 novembre 2014 pour sauver la poste de la Croix rouge. Affaibli, fatigué et fragile sur ses jambes, il avait tenu à être avec ses camarades, sous la pluie et dans le froid.

Voilà notre René ! Comme il va nous manquer !

Aujourd’hui tous les communistes sont profondément tristes et en deuil, mais pas seulement eux.

Camarade René, nous, communistes, nous engageons à poursuivre ton combat, le combat communiste, à être dans toutes les luttes, par tous les temps et quelle qu’en soit la difficulté !

Texte de Dominique Negri, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères du PCF et membre du conseil national.

La Maison communale sera ouverte samedi 7 février toute la journée pour que celles et ceux qui le souhaitent puissent se recueillir et laisser un message.

Un recueillement civil aura lieu lundi 9 février 2015 à 15 heures, salle de cérémonie du centre funéraire (PFI) à La Tronche.

 

Un hommage populaire aura lieu samedi 14 février, à partir de 11 h, à L’heure bleue de Saint-Martin-d’Hères, à l’invitation de David Queiros, maire de Saint-Martin-d’Hères et du Conseil municipal.

Contre le démantèlement, la mise en concurrence et la privatisation de la SNCF, après la grande grève de juin, la bataille du rail ne fait que commencer.

TRACT SNCF APRES LA JOURNEE NATIONALE D’ACTION CGT DU 29 JANVIER 2015 (PDF dans la rubrique « tracts »)

La vigueur et la détermination des grévistes en juin contre la « réforme ferroviaire » a changé la donne.

Le gouvernement et la direction de la SNCF avaient compté sur un mouvement social symbolique pour passer en force, et en douce. Derrière quelques concessions de façade au Parlement, ils espéraient masquer la réalité de leur projet.

La grève, au contraire, a mis en évidence la dissolution de la SNCF historique en vue de son éclatement et le lien avec la dégradation des conditions de travail et du service public, y compris avec les dysfonctionnements aberrants comme les rames de TER trop larges et même indirectement avec les dramatiques accidents récents. Dans le monde du travail, dans les autres services publics, les cheminots sont apparus à nouveau comme un point d’appui pour la lutte.

Aujourd’hui, la direction et le gouvernement poursuivent leur stratégie de passage en force, en s’appuyant sur la levée des entraves juridiques à leur politique de privatisation avec la « réforme ». Mais il n’est pas si facile d’exploser une entreprise intégrée, aux activités imbriquées depuis 77 ans.

Les nouvelles annonces de suppressions d’emploi – 2000 pour 2015 -, la hausse brutale de 2,8% des tarifs passent très mal dans l’opinion, alors que des lignes, des gares, des guichets ferment. Au point que la ministre Ségolène Royal s’est émue à la télévision de la décision que son propre ministère a validée !

Dans la suite de la grève, les cheminots, avec leurs syndicats de lutte, s’opposent pied à pied aux dispositions précises d’éclatement de la SNCF. S’appuyant sur les contradictions entre les proclamations hypocrites de la loi et les faits, ils se battent notamment pour que le « décret socle »  reprenne les acquis du statut SNCF abrogé.

Ces batailles sont décisives pour défendre les acquis sociaux mais elles s’inscrivent aussi dans l’objectif de défense du service public nationalisé du rail. Même entamé, il continue à exister dans les faits et dans les têtes. Il n’y a pas de raison d’en faire le deuil comme les directions et la propagande gouvernementale y poussent. A l’inverse, de larges convergences existent pour le défendre et le reconquérir. C’est cela aussi qu’a montré la grève de juin.  

Elle a clarifié les positionnements de chacun, levé heureusement des confusions. La duplicité des syndicats de collaboration de classe est apparue au grand jour.

Du côté politique, il n’y a plus aucune illusion à se faire sur un changement de politique électoral à « gauche ». La grève a amené les députés PS « frondeurs » ou « écologistes » à se démasquer. Ils ont voté comme un seul homme la casse de la SNCF. Dans les régions – on vote en novembre 2015 après la dangereuse « réforme territoriale » -, les exécutifs de « gauche » rentrent dans la logique des appels d’offres et de la mise en concurrence. Ils cautionnent la suppression des contrôleurs dans les TER. Dès le lendemain de la grève de juin, des actions rassembleuses repartaient pour leur maintien.

Non, les convergences se situent ailleurs : des convergences d’intérêts chez tous les cheminots, des convergences avec les travailleurs des autres services publics, à commencer par ceux du transport, des convergences avec les usagers et les populations.

Il s’en est fallu de quelques jours pour que la grève de juin fasse jonction avec la journée d’action interprofessionnelle contre le « pacte de responsabilité ». En novembre, une journée d’action commune des salariés du transport a été organisée. La direction de la RATP, dans la même stratégie de concurrence et privatisation, s’attaque aux rythmes de travail, exactement dans les mêmes termes qu’à la SNCF. Les mouvements d’usagers se multiplient, s’organisent contre la réduction de l’offre de transport ferroviaire, la désertification de régions entières. Le lien est évident avec les dizaines de luttes locales pour La Poste.

Ce 29 janvier, les électriciens et gaziers, en lutte contre le projet de loi soi-disant de « transition énergétique » rejoindront la manifestation des cheminots.

Toutes ces forces ensemble sont considérables !

Au plan international, les cheminots suédois, belges, puis allemands se sont mobilisés ces derniers mois, dans des grèves fortes, contre le même processus de privatisation. Les cheminots britanniques, avec leur syndicat RMT, gagnent du terrain sur leur revendication de renationalisation du rail (sur un champ de ruines dans le pays précurseur de la « libéralisation »).

Pour nous communistes, la question n’est pas de négocier à Bruxelles avec les autorités de l’Union européenne un accompagnement concerté de la politique de casse sociale portée par les directives de mises en concurrence des 4 « paquets ferroviaires ». La question est de s’appuyer sur les résistances des travailleurs de chaque pays, confrontés au même processus, mais un stade très différent, pour gagner en France le rejet de l’application des directives et règlements européens.

Communistes, cheminots ou salariés d’autres entreprises, jeunes ou retraités, nous avons soutenu entièrement la grève de juin, porteuse d’une alternative politique. Nous soutenons plus que jamais les revendications des cheminots qui rentrent dans la perspective pour laquelle nous voulons nous battre ensemble :

La défense, la reconquête et l’extension des monopoles publics des transports !

 

Le Parti communiste portugais sur les élections en Grèce

Communiqué du bureau de presse du PCP, 25 janvier 2015, traduction vivelepcf

Le PCP considère que les résultats électoraux en Grèce représentent une défaite des partis qui ont gouverné la Grèce au service du grand capital et qui, avec l’Union européenne, sont responsables de la politique désastreuse, économiquement et socialement, qui a été imposée au peuple grec. Cette défaite s’est traduite par le recul du pourcentage cumulé des partis « Nouvelle Démocratie » et PASOK.

Il s’agit aussi d’une défaite pour tous ceux qui, dans le cadre de l’Union européenne, au moyen de pressions, de chantages et d’ingérences inacceptables, cherchent à placer sous influence l’expression de profond mécontentement et la volonté de changement politique du peuple grec.

Les résultats électoraux montrent le rejet de la politique imposée par les « programmes d’ajustement » successifs, conclus avec la Troïka,  de l’intensification de l’exploitation des travailleurs, de la destruction des droits sociaux, de la négation des besoins élémentaires et essentiels, du déclin économique et de l’abdication de la souveraineté, sous les directives de l’Union européenne et de l’euro.

Le rejet de la voie de l’appauvrissement et du désastre économique et social, la volonté de changement politique, se sont traduits par la victoire de SYRIZA, la force politique qui est arrivée en tête. Le Parti communiste grec (KKE) a obtenu un résultat qui va contribuer à la poursuite de la lutte qu’il impulse pour la défense des intérêts des travailleurs grecs et du peuple, contre les politiques qui, au service du grand capital et de l’impérialisme, ont imposé tant de souffrances à la Grèce.

Le PCP met en garde contre les manœuvres de ceux qui, dans le cadre de l’Union européenne, comme ils l’ont déjà annoncé, vont chercher à garantir la continuation, pour l’essentiel, de la politique d’appauvrissement et de désastre économique et social en Grèce et la continuation de l’asservissement à l’Union européenne et au directoire de ses grandes puissances conduit par l’Allemagne.

Renouvelant sa solidarité avec les travailleurs et le peuple grecs, le PCP souligne que ce sont eux qui gagneront, par leur lutte, la réponse à leurs besoins, intérêts et aspirations légitimes pour une vie meilleure, la dignité et la souveraineté, le droit de décider, sans influence, de leur présent et de leur avenir.

Pour le PCP, cette voie nécessite la rupture avec les politiques de droite et la conduite de politiques de gauche patriotiques, conformes aux intérêts nationaux, préparant le pays à sa libération de la domination de l’euro, soutenant la production nationale, renforçant le pouvoir d’achat des travailleurs et du peuple, établissant le contrôle public des secteurs stratégiques, notamment le secteur financier, défendant et développant les services publics, combattant l’injustice fiscale, affirmant la primauté des intérêts nationaux, la défense de la souveraineté nationale et de l’indépendance du pays.

Au Portugal, également conduit sur la voie de l’exploitation, de l’appauvrissement et du déclin national, le peuple portugais a dans ses mains, par sa lutte et son vote, la possibilité d’ouvrir une autre voie, dans la suite des valeurs d’avril 1974. Pour sa part, le PCP a des solutions pour le pays et est prêt à assumer toutes les responsabilités que le peuple portugais lui confiera. En confiance, le PCP réaffirme qu’aucun obstacle ne saurait être insurmontable si un peuple décidé à prendre son présent et son avenir entre ses mains s’y affronte.

Le PCP adresse ses salutations fraternelles aux communistes grecs et ses félicitations pour le résultat obtenu par le PCG aux élections de janvier 2015

Bureau de presse du PCP, 27 janvier 2015, traduction vivelepcf

Après avoir examiné le résultat des élections du 25 janvier en Grèce, le secrétariat du Comité central a adressé les salutations fraternelles du Parti communiste portugais aux communistes grecs et ses félicitations pour le résultat obtenu par le Parti communiste grec.

Dans son message, il exprime sa « conviction que la progression du PCG contribuera à l’intensification de la lutte des travailleurs et du peuple grecs pour la défense de leurs intérêts et de leurs aspirations contre les tentatives d’imposer la poursuite des politiques au service du grand capital et de l’impérialisme, qui ont déjà causé tant de souffrances en Grèce ».

Dans son message, il réaffirme aussi « la solidarité des communistes portugais avec les communistes, les travailleurs et le peuple grecs et sa pleine confiance dans leur détermination et leur lutte pour obtenir la réalisation de leurs aspirations légitimes ».

Flux RSS de Vive le PCF