Vive le PCF
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PCF 2017: Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !
PCF 2017 : la quasi-disparition électorale suit l’abandon de la raison d’être révolutionnaire du Parti.
Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !
Nous refusons la poursuite du processus de liquidation du PCF, dont le résultat catastrophique aux élections législatives, après l’effacement complet aux présidentielles, est le reflet. Nous demandons la démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national. Ils doivent assumer leurs responsabilités. C’est le préalable à l’organisation du nécessaire congrès extraordinaire, dans des conditions réellement démocratiques. Ce texte porte un appel interne dans ce sens.
Dans la perspective de ce congrès, responsables d’organisations locales du PCF, militants, nous décidons de constituer le groupement national « Reconstruire le PCF », considérant la nécessité de dépasser les expressions ponctuelles. Notre base politique est la motion du 37ème congrès « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous trouverez ci-dessous notre analyse de la situation du PCF, au lendemain des élections nationales.
ELECTIONS 2017 : UN RESULTAT DESASTREUX POUR LE PCF. PAS DE DENI POSSIBLE !
Au 1er tour des élections législatives, les candidats rattachés au PCF ont obtenu 613.000 voix, soit 2,72% des suffrages exprimés et 1,29% des électeurs inscrits. Ce nombre comprend les voix des candidats également soutenus par FI, le PS ou EELV dès le 1er tour.
En 2012, les candidats PCF, pourtant moins nombreux, avaient totalisé 1.359.000 voix, soit 5,24% (sur les 6,91% du « Front de gauche »).
En voix, le résultat de 2017 est le plus mauvais de toute l’histoire du PCF à une élection nationale. En 15 ans, le PCF subit un 3ème décrochage après les 3,37% de Hue en 2002, le 1,91% de Buffet en 2007 (707.000 voix) : en 2017, effacement total aux présidentielles et descente historique aux législatives.
Dans une grande partie du pays, notre parti est désormais complètement marginalisé électoralement, malgré les efforts des militants, souvent déroutés par la stratégie nationale, pour limiter les dégâts. Seules les positions d’élus ont atténué le recul sur la base des notabilités locales.
La catastrophe électorale est incontestable.
Nous sommes sidérés par le décalage entre le choc vécu par les militants (et de nombreux sympathisants) et les communiqués de la direction nationale se félicitant de l’élection de 11 députés, adhérents au PCF et de la constitution d’un groupe technique avec 4 députés « divers » d’outre-mer. Ceci peut tout juste représenter une mince consolation, même si ces élus locaux perdent en moyenne aussi 40% du vote communiste de 2012. Mais un élu, Stéphane Peu, était candidat de FI (ayant signé la « charte » de fidélité à Mélenchon). Une autre, Marie-George Buffet, est une ralliée de la première heure à Mélenchon. 5 autres élus avaient vu leur candidature également retenue par FI au 1er tour : maigre résultat d’un an de tractations de sommet.
Pour la direction du PCF, depuis un an – en témoignent les réunions du Conseil national -, l’objectif prioritaire, coûte que coûte, était de conserver des postes de députés permettant d’assurer l’avenir de l’appareil et de préparer les prochaines élections locales. Un parti avec des élus, même sans influence politique plutôt qu’un Parti communiste influent avec quelques élus ! Priorité à la présence dans les institutions, à tout prix, plutôt qu’aux luttes : la « Mutation » initiée sous Robert Hue arrive à son terme. La voie est ouverte vers la transformation en Parti radical de gauche bis, avec un plus grand patrimoine historique à brader !
Pour un parti révolutionnaire, dans le cadre de la démocratie bourgeoise, un mauvais résultat électoral peut être dû à la répression, ou au succès d’une offensive idéologique de l’adversaire de classe. Au législatives de 1993, nous avions bien résisté, avec 9,3%, malgré la chute du Mur, la fin de l’URSS et alors que le PS s’effondrait déjà. En 2017, le PCF s’effondre en même temps que le PS. Sous les coups « d’En Marche », de la « France Insoumise », de l’indifférence ? La direction du PCF ne peut pas se dérober à ses lourdes responsabilités, le déni de réalité.
LE RESULTAT DE 18 MOIS DE LAMENTABLE RECHERCHE DE COMBINAISONS POLITICIENNES
Depuis le début 2016, les préoccupations et l’expression publique de la direction se concentrent sur les schémas politiciens de recomposition politique de la gauche, en vue prioritairement d’accords électoraux. Tout à tour ont été courtisés Hulot, invité la veille du 37ème congrès, Duflot à la table d’honneur du congrès, Taubira et Montebourg à la Fête de l’Huma, les frondeurs etc. Début 2016, Pierre Laurent s’est déjà engagé lamentablement, sans aucune consultation même du Conseil national, dans les primaires proposées par Cohn-Bendit !
La préparation de la présidentielle a été scandaleuse vis-à-vis des communistes. Le congrès bâclé de juin 2016, les résolutions du CN de l’automne n’ont servi qu’à temporiser, à distraire les camarades avec une candidature virtuelle, rétractable. Les yeux braqués sur les sondages, la direction a changé de cheval fin novembre, ravalé les critiques enfin émises sur le populisme de Mélenchon (que nous avions faites, quant à nous, depuis le début du Front de gauche).
Seul, à nouveau, par voie de presse, le matin du Conseil national, la veille de la Conférence nationale du 3 décembre 2016, Pierre Laurent s’engage et engage le Parti dans l’alignement sur Mélenchon.
Dans les mois suivants, très pénibles pour les camarades, la direction a voulu se faire entremetteur entre Mélenchon et le PS, puis Hamon. Quand l’idéologie dominante a renversé les sondages en février et coulé Hamon, la direction du PCF s’est montrée le soutien le plus zélé et soumis à Mélenchon, malgré le mépris, l’anticommunisme et même les injures du personnage. La préoccupation obsessionnelle, vitale, c’était les tractations pour les législatives dans la vingtaine de circonscriptions où nos positions électives, héritées de l’histoire, laissaient espérer l’élection d’un député.
Sur les contenus, pendant les campagnes, la direction a choisi d’avoir une expression autonome minimale, confidentielle. La brochure « La France en commun », par son intitulé même, se rangeait derrière « l’Avenir en commun » de Mélenchon. Elle n’était visiblement destinée qu’à donner le change aux communistes et aux plus proches sympathisants.
Dans de telles conditions, Mélenchon et la FI, en bons disciples de Mitterrand, ont pu sans mal arracher encore quelques unes des plumes restantes à la volaille communiste.
Les orientations de la direction dans les quelques semaines de campagne pour les législatives, tournées vers la situation des quelques « bonnes » circonscription, ont été désastreuses nationalement. La médiocrité du matériel de base proposé aux centaines de candidats envoyés au casse-pipe le reflète.
Un débat dans le parti, sur le 2nd tour de la présidentielle, était nécessaire et important pour discuter des options – toutes recevables – pour réduire, maintenant et à l’avenir, le danger de l’extrême-droite. Mais il est inacceptable que Pierre Laurent ait court-circuité ce débat, une nouvelle fois depuis les studios de la télévision, le soir du 1er tour. Après la victoire éclatante de Macron, mettre en avant que le PCF a été le plus prompt et efficace (contrairement à Mélenchon) à faire voter pour le banquier-président était absurde. Valoriser l’action des députés PCF sortants a eu un impact très limité nationalement. Le travail de fourmi de leurs collaborateurs et leur représentation dans leur circonscription ne pouvaient pas être perçus largement. En revanche, le soutien au Parlement à l’Union sacrée, à l’état d’urgence, après les attentats de 2015, à la politique d’austérité de Tsipras, l’étonnante passivité devant la réforme ferroviaire ont laissé des traces. Valoriser l’action des élus locaux avait également peu de sens nationalement. Les élus sont souvent parvenus à atténuer, chez eux, le recul aux législatives. Mais nationalement, les collusions avec le PS, dans les grandes collectivités (pensons aux images désastreuses des régionales de 2016 aux côtés du PS Bartolone) ont pesé négativement.
Mais surtout, l’axe consistant à revendiquer le bon résultat de Mélenchon à la présidentielle, jusqu’à utiliser son image comme identifiant, contre sa volonté, a été totalement contre-productif, sauf, peut-être dans quelques circonscriptions. Cela a évidemment fait voter FI !
Le sommet a été atteint dans les négociations, parallèles, avec Mélenchon sur les candidatures communes. Jamais, un accord national n’a été sérieusement envisagé. En position de force, FI a choisi, suivant ses intérêts, les quelques candidats PCF à parrainer dans la liste des circonscriptions quémandées par la direction du PCF. Constamment, FI a tourné les communistes en bourriques publiquement. Pierre Laurent a accepté d’aller le plus loin : jusqu’à faire le choix de l’humiliation du Parti pour sauver quelques places. Les SMS insultants et assassins de Mélenchon, « vous êtes la mort et le néant », infligés à un secrétaire national sans réaction, ont porté un coup terrible au PCF et aux communistes.
Devant un bilan aussi indéfendable, des décisions personnelles aussi désastreuses depuis 18 mois, devant la défiance envers les adhérents placés devant une série de faits accomplis, devant le choix de l’humiliation du Parti, nous estimons que PIERRE LAURENT ET LE COMITE EXECUTIF NATIONAL DOIVENT ASSUMER : DEMISSIONNER.
C’EST LE SEUL ACTE SUSCEPTIBLE DE MONTRER AUX TRAVAILLEURS ET PAYS QUE LE PARTI A PRIS CONSCIENCE DU DESAVEU POPULAIRE.
C’EST EGALEMENT LE PREALABLE POUR UN CONGRES EXTRAORDINAIRE QUI METTE ENFIN, FRANCHEMENT, DEMOCRATIQUEMENT LES CARTES SUR LA TABLE.
La débâcle électorale des législatives n’est pas un incident de parcours mais s’inscrit dans une série continue depuis 2002. De même, l’effacement total aux présidentielles n’est pas le résultat d’une décision ponctuelle, d’une erreur, de la direction à l’automne 2016. L’état d’effacement du PCF et des positions communistes a atteint un tel niveau qu’il condamnait toute candidature à quelque chose comme le 1% que lui promettaient les sondages. Cela aurait encore davantage compromis la sauvegarde de quelques circonscriptions aux législatives.
Ensemble, puis successivement, depuis 25 ans, Hue (passé chez Macron mais encore sénateur, élu par le Front de gauche), Buffet (qui affiche sa proximité avec Mélenchon) et Laurent ont piloté la stratégie d’effacement de l’identité communiste. « Mutation », « Parti ouvert cherche esprit libre », « Bouge l’Europe », « Collectifs antilibéraux », « Front de gauche », « Primaires de toute la gauche » : les formules se suivent. Peut-être bientôt « Plus fort la gauche » comme le suggère la profession de foi d’un élu député, dont toute référence à « PCF » ou « communiste » a disparu ?
Depuis 2002, les effondrements électoraux successifs sont fondamentalement le résultat de la contradiction entre l’identité historique forte que possède le PCF et la ligne politique de reniement de sa raison d’être.
Dans l’inconscient collectif de notre pays, de sa classe ouvrière, le PCF, a une identité forte, comme branche française de la seule forme d’organisation politique qui s’est opposée de façon conséquente au capitalisme et qui a mis en échec sa domination dans le monde. Cette histoire forte, incomparable, est lourde à porter face à l’anticommunisme, à la domination idéologique désormais quasi-totale du capitalisme, à de nécessaires critiques et autocritiques. Pour ceux qui veulent vraiment rester communistes, c’est une lutte indispensable à l’heure de l’aggravation de la crise globale du capitalisme.
Depuis 25 ans, la direction du PCF n’a insufflé que repentance historique, reniement, abandon des fondamentaux théoriques marxistes et léninistes, notamment de l’organisation du parti de classe et de masse (dont la cellule, l’action à l’entreprise, instrument véritable de démocratie et de rassemblement des travailleurs).
En revanche, la critique superficielle de l’Union de la gauche n’a pas empêché l’aggravation de l’intégration de l’appareil du Parti dans les institutions, dans la démocratie bourgeoise, avec de plus en plus d’alliances électorales avec la social-démocratie sans principes et sans rapport de force. La participation, en cogestion, nationalement (1997-2002) et localement aux exécutifs de « gauche » (PS-EELV) qui relayent plus ou moins la politique de casse sociale du patronat, s’est amplifiée.
Il n’y a pas à s’étonner que la FI et Mélenchon ont capté bien davantage l’électorat restreint (ne perdons pas de vue l’abstention) en attente d’une gauche revendicative, malgré leurs origines socialistes. Alors que les candidats PCF, malgré eux, ont été entraînés dans la sanction des partis « traditionnels ».
Les propositions économiques officielles du PCF ont été globalement occultées de la campagne électorale sous quelques grandes phrases générales, voisines de celles de FI. Peu lisibles, réformistes, illusoires, ces propositions ne correspondent pas à ce qu’on attend d’un PCF révolutionnaire, fidèle à ses positions historiques : « réorientation de la Banque centrale européenne », « réorientation des aides aux entreprises », « modulation de leurs cotisations sociales » etc.
Quand le bateau n’en finit plus de couler, que le capitaine s’obstine à ne pas changer de cap, l’heure est plus que jamais à la mutinerie ! Une révision politique complète, avec des débats théoriques approfondis, avec la participation la plus large des communistes, y compris de ceux qu’on a écartés ou qui se sont écartés ces dernières années, est indispensable.
Logiquement, l’organisation d’un congrès extraordinaire s’impose. Mais il est inconcevable de laisser Pierre Laurent et son Comité exécutif national le bâcler et le verrouiller administrativement comme les précédents « Rallumons les étoiles » et « France en commun ». Ils sont disqualifiés par la série de décisions qu’ils ont prises, seuls, au mépris des communistes et des statuts et qui ont conduit au gouffre. Au passage, nous demandons – point non secondaire – une transparence financière et un moratoire sur les projets de ventes du patrimoine des fédérations, alors que les financements publics vont chuter.
A plusieurs reprises dans les médias, Pierre Laurent a laissé entendre, une nouvelle fois, la mise à l’ordre du jour du l’abandon du nom du Parti. Peut-être seulement, à nouveau pour vider encore un plus la coquille de son contenu, maintenant que les prochaines sanctions électorales nationales sont dans 5 ans. Toujours plus loin dans la liquidation : c’est inacceptable.
La démission de Pierre Laurent et du Comité exécutif national est le préalable indispensable à l’organisation démocratique, à partir des sections, du congrès extraordinaire – un congrès existentiel – qu’impose la situation dramatique du Parti communiste français.
Tous les points de vue sont recevables. Mais ils doivent tous pouvoir être discutés à égalité.
Pour notre part, nous refusons tout autant le gauchisme institutionnel que le réformisme radical qui intègrent le PCF dans la recomposition de la social-démocratie.
Nous pensons logique que les partisans, dans le PCF, de la démarche de Mélenchon rejoignent la « France insoumise ». Plusieurs hauts-dirigeants du Parti viennent d’ailleurs de le faire. Nous n’avons cessé, depuis 2008 et la constitution du « Front de gauche », de dénoncer les conceptions de Mélenchon. Elles se sont accusées : culte de la personnalité, politique politicienne, électoralisme, opportunisme, anticommunisme, positions profondément réformistes, sous une posture radicale – modèle dirigiste de capitalisme, « keynésien », « rooseveltien », aux accents nationalistes -, fausse opposition à l’UE pour canaliser, à la Tsipras le rejet de classe de l’UE du capital etc. Nous n’avons cessé d’alerter sur le danger que son populisme de « gauche », sa perspective d’amendement de la démocratie bourgeoise et de changement de régime n’alimente le populisme de droite.
Nous ne sommes pas davantage favorables à la poursuite, combinable avec l’option précédente, d’un fonctionnement du PCF, vidé de sa raison d’être, réduit à un humanisme vague et à quelques symboles, à un appareil, force d’appoint de ce qui ré-émergera du PS, des clubs Aubry, Hamon, Montebourg ou Hidalgo.
Au nom de l’unité et du rassemblement, on a multiplié ces compromissions stériles. On a sapé la condition essentielle du rassemblement des travailleurs et de l’unité des organisations progressistes: la place du PCF dans le rapport de force.
Il y a urgence absolue à stopper le processus de liquidation du PCF. Le travail de reconstruction, de renforcement du Parti, d’adhésion, notamment parmi la classe ouvrière, est indissociable de l’action communiste dans les luttes, comme parti de classe. Nous voulons y contribuer au service de toutes les organisations du parti, avec ou sans la direction actuelle, même contre. Les mois qui viennent annoncent de dures attaques qui exigent des positions communistes de riposte.
Face au projet de Macron de casser un peu plus le code du travail, dès cet été, après l’échec de 2016, déjouons les manœuvres d’isolement des militants, notamment syndicaux, les plus revendicatifs. Evitons les postures radicales, essayons de toucher le plus grand nombre de salariés.
Face au projet de démantèlement de l’assurance chômage, sachons remettre en avant la définition fondamentale, marxiste, du chômage, dans le capitalisme.
La défense de la Sécurité sociale passe par la défense intransigeante du financement solidaire, gagné en 1945, par la cotisation sociale.
Le 20 septembre 2017 sera le 25ème anniversaire du référendum sur le Traité de Maastricht. C’est l’occasion de reprendre notre argumentation d’alors, confirmée par les faits, notre dénonciation de la nature de l’EU supranationale du capital. Les luttes sociales en France, dans une conception internationaliste, passent par la rupture avec l’UE du capital, le refus de l’application de ses directives, le rejet de son instrument économique de domination, l’euro.
Dans le PCF, pour notre avenir, échangeons avec les partis communistes des autres pays, notamment ceux qui ont refusé d’être intégrés dans la réformiste « gauche européenne ».
Alors que tous les principaux candidats à la présidentielle demandaient le maintien ou l’augmentation des dépenses militaires, alors que « l’Europe de la défense » se développe, que l’on prépare l’opinion à de nouvelles interventions militaires françaises à l’extérieur, faisons grandir l’exigence de la baisse des crédits militaires, d’un désarmement unilatéral, du retour de tous les soldats déployés à l’étranger en France, de la sortie de l’OTAN, du refus de toute politique européenne intégrée de défense, comme des interventions impérialistes nationales. Plus aucune ambiguïté là-dessus du côté communiste !
La lutte des classes, du côté des travailleurs, les luttes précises exigent d’être clair sur le capitalisme. Nous ne sommes pas confrontés à la finance, au capitalisme financier, à une dérive du capitalisme, mais au capitalisme tout court, qui connaît une nouvelle phase dans la crise globale qui lui est inhérente.
En système capitaliste, pour la défense des productions répondant aux besoins, le rapport de force peut se construire pour une limitation de la loi du marché (concurrence), pour en s’appuyant sur les acquis de la Libération, des nationalisations démocratiques (municipalisations) de certains secteurs. Cela pose le débat, sous d’autres termes, de ce que nous pensons devoir rester, redevenir, notre projet de société : le socialisme.
Nous allons célébrer le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre. Nous voulons en faire un moment important d’échange et de réflexion sur « qu’est-ce qu’être révolutionnaire de notre temps, en France ».
C’est parce que nous voulons être des militants révolutionnaires, que nous nous battrons pour faire vivre le Parti communiste français.
NB : Informations
Ce présent texte d’appel et d’analyse est proposé à la signature des communistes. La liste des signataires (ci-dessous) sera complétée au fur et à mesure.
Il a été rédigé par les initiateurs de la résolution du 37ème congrès « PCF : reconstruire le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».
Dans la perspective d’un congrès extraordinaire en 2018, ces responsables de fédération, de section, ces militants communistes annoncent la constitution d’un groupement national, dénommé « Reconstruire le PCF ». Une liste de porte-parole nationaux et de contacts départementaux sera communiquée.
JE SIGNE :
PETITION. PCF 2017: Pierre Laurent doit démissionner. Mais ça ne suffira pas. Engageons la reconstruction du parti de classe !
| 343 | Arnaud Picard | Caluire-et-cuire | jan 29, 2020 |
| 342 | jean michel BOURDILLON | Le CANNET | nov 13, 2018 |
| 341 | PATRICE REY | ANNECY | mar 11, 2018 |
| 340 | denis choquet | LA BARTHE DE NESTE | déc 03, 2017 |
| 339 | giuseppe avarello | saint avold | oct 19, 2017 |
| 338 | Franck vinsou | Marrakech PAYS / MAROC | oct 08, 2017 |
| 337 | André cavagnat | NAKHONRATCHSSIMA Thailande | sept 30, 2017 |
| 336 | Ghislaine JUMEAUX | gauchy | sept 29, 2017 |
| 335 | claude deffontaine | banyuls sur mer | sept 27, 2017 |
| 334 | gerard pamart | Orange | sept 20, 2017 |
| 333 | Marie-Lou Hernandez | Cunac | sept 12, 2017 |
| 332 | Robert AVENTIN | Gaillac | sept 11, 2017 |
| 331 | Marcelle AVENTIN | Gaillac | sept 11, 2017 |
| 330 | Joëlle Letort | Tarn | sept 11, 2017 |
| 329 | Yvon Letort | Tarn | sept 11, 2017 |
| 328 | Michel Pariente | La Mure | août 29, 2017 |
| 327 | remi BARRA | SMH | août 28, 2017 |
| 326 | Pascal Galantini | PCF JARNY 54 | août 28, 2017 |
| 325 | LAFOY Jean Marc | Lussac les Châteaux | août 28, 2017 |
| 324 | Christian Abellon | Six Four Var | août 27, 2017 |
| 323 | Marie Villette | Vesoul | août 20, 2017 |
| 322 | didier germetz | cormeilles en parisis | août 08, 2017 |
| 321 | Barbara Knockaert | Saint-Quentin 02 | août 07, 2017 |
| 320 | Suzel BECKER | 02100 Saint-Quentin | août 07, 2017 |
| 319 | Christine Beries | Paris | août 06, 2017 |
| 318 | Ghislaine Fontaine | Saint-Quentin | août 03, 2017 |
| 317 | Bernard Fontaine | Saint-Quentin | août 03, 2017 |
| 316 | Claudine Potier | Saint-Quentin | août 03, 2017 |
| 315 | Jean Jacques Allart | Mont d'Origny 02 | août 02, 2017 |
| 314 | Sylvianne Gressler | Saint Quentin 02 | août 02, 2017 |
| 313 | Francine Latouche | Saint-Quentin | août 02, 2017 |
| 312 | Mauricette Tournay | Saint Quentin | août 02, 2017 |
| 311 | Laurie Carpentier-Salles | Saint-Quentin | juil 31, 2017 |
| 310 | Jean Michel Degueldaire | Rouvroy | juil 31, 2017 |
| 309 | Arnaud Varrier | Gauchy | juil 31, 2017 |
| 308 | Laurent MOREAUX | La MOLE | juil 28, 2017 |
| 307 | Alain CLAIRE | 06 ROQUEBILLIERE | juil 27, 2017 |
| 306 | Nathalie BECART | St-Quentin 02 | juil 26, 2017 |
| 305 | Pascal Bonnard | Lehaucourt | juil 26, 2017 |
| 304 | Cemil Kaygisiz | Paris | juil 23, 2017 |
| 303 | alain tournay | toulon | juil 22, 2017 |
| 302 | Brigitte DOURTHE | 40200 - AUREILHAN | juil 21, 2017 |
| 301 | Jean marc Mourmans | Venanson | juil 21, 2017 |
| 300 | Joseph Jourda | Estagel | juil 21, 2017 |
| 299 | Valérie Polle | 02430 Gauchy | juil 21, 2017 |
| 298 | Amélie Darde | Saint-Quentin | juil 21, 2017 |
| 297 | Dimitri Relouzat | Quimper | juil 20, 2017 |
| 296 | Alexandre Lesur | Saint-Quentin | juil 20, 2017 |
| 295 | Mouloud Saidi | Saint-Quentin 02 | juil 20, 2017 |
| 294 | Sébastien Beghin | Saint-Quentin PCF | juil 20, 2017 |
| 293 | Anthony Jan | PCF Hombliéres Aisne | juil 18, 2017 |
| 292 | VALERIAN HAUDEGOND | PCF Saint-Quentin | juil 18, 2017 |
| 291 | Maryse Laplace | Saint-Quentin PCF | juil 18, 2017 |
| 290 | laurent guillet | juil 18, 2017 | |
| 289 | Gauthier Lahore | Champigny 94 | juil 16, 2017 |
| 288 | Dominique Nowak | Fayet Aisne | juil 16, 2017 |
| 287 | Cécile Bailai | Mont -Rouge | juil 15, 2017 |
| 286 | Marcelle Marchandise | PCF Saint-Quentin Aisne | juil 15, 2017 |
| 285 | Darde Amélie | Saint-Quentin | juil 15, 2017 |
| 284 | Riza Dogan | Strasbourg | juil 14, 2017 |
| 283 | Jean Claude Paté | Quettehou | juil 14, 2017 |
| 282 | Serge Genouille | Lehaucourt 02 | juil 14, 2017 |
| 281 | Serge CASIER | St-Quentin 02 | juil 14, 2017 |
| 280 | Josette Tournay | Méounes- PCF Var | juil 14, 2017 |
| 279 | alain PIGOT | GONESSE | juil 12, 2017 |
| 278 | Anicée Timelli | Gauchy | juil 12, 2017 |
| 277 | Jean Marc LECOEUCHE | Grenay 62 | juil 12, 2017 |
| 276 | Grégory PLE | Saint-Quentin 02 | juil 12, 2017 |
| 275 | Sylvain Cardot | Ribemont 02 | juil 12, 2017 |
| 274 | Genouille Patricia | Lehaucourt Aisne | juil 12, 2017 |
| 273 | Marie Gillet | Parie 12 | juil 12, 2017 |
| 272 | Louise WIERUP | Saint-Ouen | juil 12, 2017 |
| 271 | NATACHA ROSSILLO | NOGENT /SEINE | juil 11, 2017 |
| 270 | Boulanger Ludovic | Saint-Quentin 02 | juil 11, 2017 |
| 269 | Julien Plé | Lehaucourt | juil 11, 2017 |
| 268 | Aurélie Mongeot | Paris 18éme | juil 11, 2017 |
| 267 | Dimitri Severac | Origny Ste Benoite 02 | juil 11, 2017 |
| 266 | Romain Pitelet | Paris 13 | juil 11, 2017 |
| 265 | Benjamin Landais | Avignon | juil 08, 2017 |
| 264 | Maroussia Forgues | Paris | juil 08, 2017 |
| 263 | Augustin Palliere | Paris | juil 08, 2017 |
| 262 | veronique le clec'h | st médard en jalles | juil 07, 2017 |
| 261 | ANNICK COTTEN | SAINT OUEN | juil 07, 2017 |
| 260 | Sarah Jumel | Céret | juil 07, 2017 |
| 259 | Flore Netter | Lyon | juil 06, 2017 |
| 258 | Daniel Chateil | Royan | juil 06, 2017 |
| 257 | Anne-Marie AGUDO | CD du Tarn | juil 05, 2017 |
| 256 | Danielle RALLIERES | 81 - Les Bastides | juil 05, 2017 |
| 255 | Marie Llorente | Moantes-la-Jolie | juil 05, 2017 |
| 254 | Jean-Jacques SUZANNE | Orly | juil 05, 2017 |
| 253 | Monique CHATAIN | carqueiranne | juil 04, 2017 |
| 252 | Jean Claude Lavisse | Six fours | juil 04, 2017 |
| 251 | Aurelien Alphon-Layre | juil 03, 2017 | |
| 250 | Bertrand Zolla | Saumur | juil 03, 2017 |
| 249 | Alain Van Gindertael | Niort 79 | juil 03, 2017 |
| 248 | bertrand gilles | montluçon | juil 02, 2017 |
| 247 | Georges Hallermayer | Sarreguemines | juil 02, 2017 |
| 246 | Ysaline Wagner | Marseille | juil 02, 2017 |
| 245 | Christian Graux | Créteil | juil 02, 2017 |
| 244 | Robert JEAN | OLMETA DI CAPICORSU | juil 02, 2017 |
| 243 | Yann Crouzet | Lille | juil 02, 2017 |
| 242 | Alain Benielli | eccica suarella | juil 02, 2017 |
| 241 | Denis HUET | Villeneuve d'Ascq | juil 02, 2017 |
| 240 | Jean Pierre BARNIER | 75018 Pariss | juil 02, 2017 |
| 239 | Marie-Rose Lafleur | Tarn | juil 01, 2017 |
| 238 | Michel Lafleur | Tarn | juil 01, 2017 |
| 237 | René Barde | section de Lavaur 81 | juil 01, 2017 |
| 236 | Majo Ducos | Mont d'Origny 02 | juil 01, 2017 |
| 235 | André DUCOS | Mont d'Origny 02 | juil 01, 2017 |
| 234 | Benjamin Rabbia | Marseille 15eme | juil 01, 2017 |
| 233 | yannick rain | Meaux | juil 01, 2017 |
| 232 | michèle Gagliano | St Etienne | juil 01, 2017 |
| 231 | SIMONIS JEAN LUC | SAINT QUENTIN | juin 30, 2017 |
| 230 | jean marc larive | port de bouc | juin 30, 2017 |
| 229 | Jean-Marc PETIT | section de Lavaur 81 | juin 30, 2017 |
| 228 | Martial Despeghel | PCF Saint-Quentin 02 | juin 30, 2017 |
| 227 | joel castex | mezens | juin 30, 2017 |
| 226 | Michel PERRIN | Limoges | juin 30, 2017 |
| 225 | Jeoffroy Moreaux | Marseille | juin 30, 2017 |
| 224 | François Lechevalier | Sud-Touraine (37) | juin 30, 2017 |
| 223 | Jacques VOVARD | ARGENTEUIL | juin 30, 2017 |
| 222 | Didier PHILIPPE | LAGRAVE | juin 30, 2017 |
| 221 | jean-pierre latcher | lavaur 81500 | juin 30, 2017 |
| 220 | Béatrice GAGLIANO | 63880 LE BRUGERON | juin 29, 2017 |
| 219 | Adrien Sauvaget | Paris | juin 29, 2017 |
| 218 | Virginie STÉVENIN | Paris | juin 29, 2017 |
| 217 | Henri Sabattier | Grospierres | juin 29, 2017 |
| 216 | pierre-jean Serrieres | Villevocance(07) | juin 29, 2017 |
| 215 | Christian Macquart | Les arcs-var | juin 29, 2017 |
| 214 | marianne ROBERT | vesoul | juin 28, 2017 |
| 213 | Lola Ferrier | 13 | juin 28, 2017 |
| 212 | Justin Estique | juin 28, 2017 | |
| 211 | louis cabras | six fours les plages | juin 28, 2017 |
| 210 | Alan-Eduardo Gomez | Paris 15 | juin 28, 2017 |
| 209 | Patrice muzard | GRAY-LA-VILLE | juin 28, 2017 |
| 208 | Mathys boucherie | juin 28, 2017 | |
| 207 | Marcel Jazé | Vesoul | juin 28, 2017 |
| 206 | Louis Magagnosc | La Trinité (06340) | juin 28, 2017 |
| 205 | georges drouard | luze | juin 28, 2017 |
| 204 | Rolande HAREL | juin 28, 2017 | |
| 203 | Simon Roussel | Soual | juin 28, 2017 |
| 202 | Mélissa Roussel | Soual | juin 28, 2017 |
| 201 | Félix Bouchon | Tarnos (40220) | juin 28, 2017 |
| 200 | Thierry Alory | ALBENS | juin 28, 2017 |
| 199 | bernard doix | st saturnin 18 | juin 28, 2017 |
| 198 | DOMINIQUE DROUET | THIONVILLE | juin 28, 2017 |
| 197 | Nelly Montet | section des Bastides Tarn | juin 28, 2017 |
| 196 | Bernard Gisclard | section Vallée du Thoré | juin 28, 2017 |
| 195 | Philippe Minette | Vieville en haye | juin 28, 2017 |
| 194 | Jean-Jacques Baltel | La Queue En Brie | juin 28, 2017 |
| 193 | michel luxereau | trappes | juin 28, 2017 |
| 192 | GUY HAREL | MONTLOUIS SUR LOIRE | juin 27, 2017 |
| 191 | Jean-Claude NEVEU | Montlieu la Garde | juin 27, 2017 |
| 190 | Marie-Alice Minassian | Marseille | juin 27, 2017 |
| 189 | Jean claude De ubeda | Toulon | juin 27, 2017 |
| 188 | Edgar Fert | Argentan | juin 27, 2017 |
| 187 | Patrick Lebroc | Melun | juin 27, 2017 |
| 186 | Malo Rembaud | Périgueux | juin 27, 2017 |
| 185 | Christian SOURRI | Marseille | juin 27, 2017 |
| 184 | Joël Yan | juin 27, 2017 | |
| 183 | Terry BRICE | CREMIEU | juin 27, 2017 |
| 182 | Patrice Le Gallois | Montpellier | juin 27, 2017 |
| 181 | François Stuck | Paris | juin 27, 2017 |
| 180 | Christopher Januel | PCF - Saint-Etienne (42) - Métallurgiste | juin 27, 2017 |
| 179 | franck CLET | St Martin d'Hères | juin 27, 2017 |
| 178 | Pierre CAUMONT | 65390 ANDREST | juin 27, 2017 |
| 177 | Françoise Quesnot | Paris | juin 27, 2017 |
| 176 | Yolaine Maigrot | Paris | juin 27, 2017 |
| 175 | Paul Roualdes | THEGRA | juin 27, 2017 |
| 174 | Valerie Tranchant | Saint Martin d'heres | juin 27, 2017 |
| 173 | Yvan Gremetz | Vron | juin 27, 2017 |
| 172 | Michel Cialdella | Fontaine | juin 27, 2017 |
| 171 | Thierry La Barbera | Lavaur | juin 27, 2017 |
| 170 | roland germain | Plancher-Bas | juin 27, 2017 |
| 169 | Valentin Garcin | Cusset | juin 26, 2017 |
| 168 | patrick vassas | paris | juin 26, 2017 |
| 167 | Vassili Krassakis | GANNAT | juin 26, 2017 |
| 166 | Serge CARRIER | PCF st quentin 02 | juin 26, 2017 |
| 165 | Morane BARRE | 75015 | juin 26, 2017 |
| 164 | Albert BARRE | 75015 | juin 26, 2017 |
| 163 | michel SABATIER | VERFEIL 31 | juin 26, 2017 |
| 162 | Annie PRIZZI | SAINT MARTIN D'HERES | juin 26, 2017 |
| 161 | Angelo PRIZZI | SAINT MARTIN D'HERES | juin 26, 2017 |
| 160 | Roger Jorquera | SAINT MARTIN D'HERES | juin 26, 2017 |
| 159 | Olivier DAVOISE | Montreuil | juin 26, 2017 |
| 158 | Claude LATGER | Castres | juin 26, 2017 |
| 157 | guy NIEL | GENTILLY | juin 26, 2017 |
| 156 | Yohann Pudelko CD du val de marne | Valenton | juin 26, 2017 |
| 155 | Jacques Guével | Misy-sur-Yonne | juin 26, 2017 |
| 154 | Michelle Guiraud | vallée du Thoré Tarn | juin 26, 2017 |
| 153 | Gauthier Ducos | Saint quentin | juin 26, 2017 |
| 152 | Olivier TOURNAY | Saint-Quentin | juin 26, 2017 |
| 151 | david Bucci | Pont de claix | juin 26, 2017 |
| 150 | Marc Khenoug | Miramas | juin 26, 2017 |
| 149 | Christian PLE | ST-QUENTIN | juin 26, 2017 |
| 148 | Claude Ravel | Le Grand-Lemps | juin 25, 2017 |
| 147 | Jeremy Zucchelli | Arles | juin 25, 2017 |
| 146 | victor galante | juin 25, 2017 | |
| 145 | Claude Delplanque | Lanouaille 24270 | juin 25, 2017 |
| 144 | Maryvonne Bellemin | St Martin d'Hères | juin 25, 2017 |
| 143 | Alice GORLIER | Saint-Quentin | juin 25, 2017 |
| 142 | Didier Tassin | saint quentin | juin 25, 2017 |
| 141 | Josette Gawsewitch | Paris | juin 25, 2017 |
| 140 | Joelle Redois | Argenteuil | juin 25, 2017 |
| 139 | Jean michel gagniere | romans | juin 25, 2017 |
| 138 | Eric GAGLIANO | SARAN | juin 25, 2017 |
| 137 | Françoise MALET | juin 25, 2017 | |
| 136 | Fabien Karl | Paris | juin 25, 2017 |
| 135 | Albert Sauvage | Coulaures(24) | juin 25, 2017 |
| 134 | joëlle joseph | maubeuge | juin 25, 2017 |
| 133 | Michelle Bardot | Strasbourg | juin 25, 2017 |
| 132 | Victor Seyler | Saint Martin d'Hères | juin 25, 2017 |
| 131 | Giuseppe LEONE | St Martin-d'Hères | juin 25, 2017 |
| 130 | garay patrice | paris 13 | juin 25, 2017 |
| 129 | Nicolas Brette | PCF Terrasson ( 24 ) | juin 25, 2017 |
| 128 | Arnaud BLOT | Fontenay aux Roses 92260 | juin 25, 2017 |
| 127 | Roger BICHON | Beaumont 63110 | juin 25, 2017 |
| 126 | Pierre Krieger | Strasbourg | juin 25, 2017 |
| 125 | Cathie Sibelle | Saint Martin d'Hères | juin 25, 2017 |
| 124 | Jean Paul Dunoyer | BONNE 74380 | juin 25, 2017 |
| 123 | Jérôme Persehaye | Saint Prouant | juin 25, 2017 |
| 122 | Myriam Pic | Saint-Etienne 42 | juin 24, 2017 |
| 121 | Jean Claude Mazzolini | Fontenay aux Roses | juin 24, 2017 |
| 120 | Alain de Raucourt | ST MARTIN D HERES | juin 24, 2017 |
| 119 | Jean Luc Tournay | PCF ST QUENTIN 02 | juin 24, 2017 |
| 118 | Noël ZICCHINA | PCF Corse | juin 24, 2017 |
| 117 | Rodrigue Lopez | juin 24, 2017 | |
| 116 | ahmad razaghi | paris | juin 24, 2017 |
| 115 | Luis OLEARAIN | 74970 MARIGNIER | juin 24, 2017 |
| 114 | Alain Girard | Jarny 54 | juin 24, 2017 |
| 113 | JEAN YAGHLEKDJIAN | Druyes | juin 24, 2017 |
| 112 | Jean Luc Belpaume | Amiens | juin 24, 2017 |
| 111 | Yann CHERRUAULT | Paris 14 | juin 24, 2017 |
| 110 | Yves Rallieres | Puycelsi | juin 24, 2017 |
| 109 | olivier DAMLENCOURT | SAINT AMAND LES EAUX | juin 24, 2017 |
| 108 | Éric Souavin | Mantes la jolie | juin 24, 2017 |
| 107 | Christine Beyries | Paris | juin 24, 2017 |
| 106 | Laurence Chantrelle | Malakoff (92) | juin 24, 2017 |
| 105 | Jean Chantrelle | Malakoff (92) | juin 24, 2017 |
| 104 | Camille Marques | Paris 14 | juin 24, 2017 |
| 103 | Bernard Gilleron | Lille | juin 24, 2017 |
| 102 | Nicole Solet | Paris 15 | juin 24, 2017 |
| 101 | Julien Rock | Strasbourg | juin 24, 2017 |
| 100 | Jean Jacques Gabert | Gauchy 02 | juin 24, 2017 |
| 99 | Michele Gabert | Gauchy 02 | juin 24, 2017 |
| 98 | Sixte Rudolf | Strasbourg | juin 24, 2017 |
| 97 | marco avenel | paris | juin 24, 2017 |
| 96 | Etienne Coste | Paris | juin 24, 2017 |
| 95 | Esteban Rojas | Strasbourg | juin 24, 2017 |
| 94 | jeanne jimenez | LABOULBENE | juin 24, 2017 |
| 93 | Jules Bordes | JC marseille | juin 24, 2017 |
| 92 | Andrea BENEDETTI | Strasbourg | juin 24, 2017 |
| 91 | Claudie Lecuyer | Paris 15 | juin 24, 2017 |
| 90 | Lola Romieux | Strasbourg | juin 24, 2017 |
| 89 | Jean-Pierre Femminino | Nîmes | juin 24, 2017 |
| 88 | Antonio Caprera | fontaine | juin 24, 2017 |
| 87 | Jacques Tourtaux | Reims | juin 24, 2017 |
| 86 | Julie Lecocq | Sault | juin 24, 2017 |
| 85 | Paul Fourchard | Paris | juin 24, 2017 |
| 84 | Jérôme RUBES | Saint-Martin-d'Hères | juin 24, 2017 |
| 83 | Marie-Josée GINESTET | Champigny-Sur-Marne | juin 24, 2017 |
| 82 | Patrick Dubois | Fontcouverte | juin 24, 2017 |
| 81 | Anne Marie KOLLI | PARIS | juin 24, 2017 |
| 80 | Isabelle 44000 | Nantes | juin 24, 2017 |
| 79 | Justine Proust | Montrouge(92) | juin 24, 2017 |
| 78 | Andres Bel | Saint Martin d'Heres | juin 24, 2017 |
| 77 | Lucie Tihy | Chanteloup les vignes | juin 24, 2017 |
| 76 | Guy SOUTEIRAT | ROUSSILLON | juin 24, 2017 |
| 75 | Patrice Moreau | CUNEGES | juin 24, 2017 |
| 74 | Jeannine Burnet | Pcf annemasse | juin 24, 2017 |
| 73 | Marc JAMMET | Mantes-la-Jolie (78) | juin 24, 2017 |
| 72 | Ekin TEK | Paris | juin 24, 2017 |
| 71 | gilbert follet | Waziers | juin 24, 2017 |
| 70 | Romain Riboldi | Saint Quentin | juin 24, 2017 |
| 69 | Marc PHILIPPE | Lagresle | juin 24, 2017 |
| 68 | Franck Mousset | Saint Quentin | juin 24, 2017 |
| 67 | Alain SINGER | FOUILLOY 80800 | juin 24, 2017 |
| 66 | Stephane Rollo | Saint Egrève (38) | juin 24, 2017 |
| 65 | Daniel Richard | Saint cergues 74 | juin 24, 2017 |
| 64 | Caroline Wavelet | Chartres | juin 24, 2017 |
| 63 | Paul Bonnaire | Echirolles | juin 24, 2017 |
| 62 | Michel Legendre | CHATELLERAULT | juin 24, 2017 |
| 61 | Aurélien Perrot | Trappes | juin 24, 2017 |
| 60 | Clément Echene | Paris | juin 24, 2017 |
| 59 | Danie Poirrier | Nimes | juin 24, 2017 |
| 58 | Francis GUEZOU | BERNES | juin 24, 2017 |
| 57 | Robin Eloy | juin 24, 2017 | |
| 56 | ELIANE ROUTIER | noisy le sec | juin 24, 2017 |
| 55 | matthieu renault | paris | juin 24, 2017 |
| 54 | Daniel MARCHIPONT | La Londe les Maures | juin 24, 2017 |
| 53 | Julien VILLAIN | Clichy | juin 24, 2017 |
| 52 | Joel Copin | Rouvroy | juin 24, 2017 |
| 51 | Alexandre Blanchet | Chalon-sur-Saone | juin 24, 2017 |
| 50 | philippe MASLONKA | LIMEIL | juin 24, 2017 |
| 49 | Mathieu PIOTRKOWSKI | Nancy 54 | juin 24, 2017 |
| 48 | Francois Roquin | Saint-Martin-d'Heres | juin 24, 2017 |
| 47 | Jean-Michel Gallo | Marseille | juin 24, 2017 |
| 46 | roger pinet | briare | juin 24, 2017 |
| 45 | Noël Collet | Annecy | juin 24, 2017 |
| 44 | CLAUDE CHAMEK | PARIS | juin 24, 2017 |
| 43 | Jhonny Denimal | Saint Quentin | juin 24, 2017 |
| 42 | christine cormont | laon | juin 24, 2017 |
| 41 | Fabrice Lucas | foucherolles | juin 24, 2017 |
| 40 | Henri Puygrenier | Saint Martin D'Hères 38 | juin 24, 2017 |
| 39 | Julien Casier | Saint-Quentin | juin 24, 2017 |
| 38 | Eilwen Perenon | section Saint-martin-d'hères | juin 24, 2017 |
| 37 | Ghislaine COTTREAU | COUDEKERQUE BRANCHE | juin 24, 2017 |
| 36 | Carincotte Loïc | Saint Martin d'Hères | juin 24, 2017 |
| 35 | Jean Philippe Catteau | Section Saint Quentin 02 | juin 24, 2017 |
| 34 | Frédéric Joube | Saint Quentin | juin 24, 2017 |
| 33 | Heinrick Martineau | Saint-Quentin-FD Aisne | juin 24, 2017 |
| 32 | Robin Matta | Port-de-Bouc - CD des Bouches-du-Rhône - cheminot | juin 24, 2017 |
| 31 | Savino Piccarreta | Echirolles | juin 24, 2017 |
| 30 | Marie Leclerc | Etain (Meuse) | juin 24, 2017 |
| 29 | Pierre Yaghlekdjian | PCF Paris 15 - RATP | juin 24, 2017 |
| 28 | Paul Rio | Guérigny - fd de la Nièvre | juin 24, 2017 |
| 27 | Monique Chatain | Section de Carqueiranne - Var | juin 24, 2017 |
| 26 | Jacqueline Dang Tran | Section de Rennes | juin 24, 2017 |
| 25 | Jérémie Ozog | PCF - Grasse (06) | juin 24, 2017 |
| 24 | Matthieu Bolle-Reddat | PCF Paris 15 - Cheminot Versailles | juin 24, 2017 |
| 23 | Jacky Bourbon | Coutras (Gironde) | juin 24, 2017 |
| 22 | Nicolas Kieffer | PCF - Saint-Etienne (42) | juin 24, 2017 |
| 21 | Joran Jamelot | Paris 15 - Conseil départemental Paris | juin 24, 2017 |
| 20 | Mathilde Rabut | Section PCF Terres Froides (Isère) | juin 24, 2017 |
| 19 | Laurent Richard | Secr. Section PCF Terres Froides (CD de l'Isère) | juin 24, 2017 |
| 18 | Annie Ardoino | Six-Fours - Var | juin 24, 2017 |
| 17 | Fabienne Liévin | PCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémy | juin 24, 2017 |
| 16 | Patrick Liévin | PCF Haute-Saône - CD - Saint-Rémy | juin 24, 2017 |
| 15 | Michel Gagliano | Saint-Etienne - cheminots | juin 24, 2017 |
| 14 | Antoine Bimbeau | PCF Paris 15ème | juin 24, 2017 |
| 13 | Louis Camenzuli | Section La Garde (83) - Bureau départemental du PCF Var | juin 24, 2017 |
| 12 | Aurélien Jan | Section PCF de Saint-Quentin | juin 24, 2017 |
| 11 | Pierre Dargham | Paris 15ème | juin 24, 2017 |
| 10 | Diana Kdouh | Saint-Martin-d'Hères, CD du PCF de l'Isère | juin 24, 2017 |
| 9 | Joëlle Copin | 62 - Rouvroy | juin 24, 2017 |
| 8 | Myriam Korobaeff | PCF Haut-Rhin | juin 24, 2017 |
| 7 | Nizar Baraket | Section PCF de Fontaine (38) | juin 24, 2017 |
| 6 | Ernest Monteagudo | Section PCF de Pont-de-Claix (38) | juin 24, 2017 |
| 5 | Christiane Odetti | Lavaur - CD du Tarn - secrétaire de section | juin 24, 2017 |
| 4 | Cyril Morlot | Vesoul - secréaire fédéral PCF Haute-Saône | juin 24, 2017 |
| 3 | Corinne Bécourt | Saint-Quentin - secrétaire de section | juin 24, 2017 |
| 2 | Dominique Negri | Saint-Martin-d'Hères - secrétaire de section | juin 24, 2017 |
| 1 | Emmanuel Dang Tran | Paris 15 | juin 24, 2017 |
Les communistes britanniques mettent en garde contre le piège tendu par les conservateurs dans la sortie de l’Union Européenne
Repris de Solidarité Internationale PCF
Traduction NK pour « Solidarité Internationale PCF – Vivelepcf » – Déclaration du secrétaire à l’international du Parti Communiste Britannique (Communist Party of Britain – CPB), John Foster, publiée sur le site 21centurymanifesto.wordpress.com le 3 août 2017.
Le gouvernement conservateur se prépare à lier les travailleurs ainsi qu’un futur gouvernement travailliste en utilisant les règles du marché et de la concurrence de l’UE, après la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne, selon le Parti communiste.
«Les grandes entreprises exercent une pression énorme sur la Première Ministre May et sur son équipe de négociation pour parvenir à un accord avec l’UE qui empêcherait toute forme d’intervention démocratique dans l’économie par une stratégie économique et politique alternative », a déclaré le secrétaire à l’international John Foster au Comité Politique du Parti mercredi soir dernier (2 août).
Il a averti sur le fait que tout traité de transition ou post-Brexit signé avec l’Union Européenne qui accepte les règles et les institutions existantes en matière de marché unique ou d’union douanière empêcherait de mener des politiques visant à soutenir l’industrie, à contrôler le capital, à réglementer le commerce ou à recourir à des marchés publics pour promouvoir l’emploi local, le syndicalisme, l’amélioration des qualifications et l’investissement dans la recherche et le développement.
M. Foster a évoqué notamment le jugement de l’Association européenne de libre-échange dans l’affaire Holship, qui démontre la façon dont la loi européenne sur la concurrence et sur le «droit d’établissement» est utilisée pour porter atteinte au syndicalisme et aux conditions générales des travailleurs. L’année dernière, la Cour de l’Association européenne de libre-échange a jugé qu’une convention collective protégeant le salaire de dockers norvégiens était invalide en vertu du droit des traités européens, malgré les points de vue avancés par la Cour suprême de Norvège.
«Plus de dirigeants syndicaux devraient évoquer les dangers que représentent le marché unique européen, et sa surexploitation des travailleurs« détachés », au niveau des emplois, des conditions de vie, des collectivités locales et des industries stratégiques», a suggéré le secrétaire à l’international du PCB. Il s’est donc félicité de la décision récente du GMB, troisième syndicat britannique, de s’opposer à l’adhésion continue au marché unique européen.
Les communistes britanniques ont déclaré qu’il était urgent de faire tomber le gouvernement conservateur minoritaire avant qu’il ne puisse faire adhérer la Grande-Bretagne à l’Association européenne de libre-échange et à son Espace économique européen avec l’UE, ou accepter ici d’autres juridictions de la Cour de justice «anti-syndicats» de l’Union européenne.
Le Parti communiste a également alerté sur le fait que les tories et leurs grands soutiens financiers issus du monde des affaires cherchent à nouer des accords commerciaux et d’investissement avec les États-Unis, le Canada et d’autres pays, ce qui ancrerait les principes capitalistes du marché libre, en érigeant le profit des entreprises avant les intérêts des travailleurs et des consommateurs.
Sur la question controversée de la soi-disant libre circulation des personnes, M. Foster a accusé l’UE d’hypocrisie et de racisme.
«La principale préoccupation de l’UE a toujours été de veiller à ce que les entreprises puissent employer des travailleurs désespérés d’une partie de l’Europe dans des conditions qui sapent les salaires, les conditions de travail et le syndicalisme dans un autre», a-t-il déclaré: «La libre circulation n’a jamais été étendu aux personnes extérieures à la « Forteresse Europe », la plupart, non blancs, ont été maintenus à l’écart par des barrières toujours plus grandes».
Le Comité Politique du PC a appelé le gouvernement britannique à accorder unilatéralement le droit de séjour aux ressortissants étrangers et à abroger toutes les législations discriminatoires en matière d’immigration et de nationalité adoptées depuis 1980.
« L’enseignement de l’histoire : un enjeu de lutte » – débat autour du livre de J.Fontaine et G.Jamet
Conférence-débat organisée par le PCF Paris 15. Compte-rendu.
Le nouveau gouvernement n’a pas caché sa volonté, en matière d’enseignement, de continuer voire d’accentuer les attaques menées contre le service public d’éducation. Le programme du nouveau ministre Blanquer c’est la destruction du baccalauréat national, c’est le renforcement du rôle des chefs d’établissement devenus de véritables petits patrons, c’est la propagande patronale à l’école, c’est la continuité des manques de moyens pour enseigner et étudier… Face à tous ces mauvais coups à venir, la riposte doit se préparer dès maintenant ! C’est dans cette perspective, que la section du 15e arrondissement du PCF a organisé samedi 10 juin une conférence-débat sur le thème de « l’enseignement de l’histoire : un enjeu de lutte ». Trente camarades ont répondu présent pour venir écouter et débattre autour de la présentation faite par Joëlle Fontaine et Gisèle Jamet, toutes deux enseignantes d’histoire dans le secondaire et auteurs du livre Enseignement de l’histoire. Enjeux, controverses autour de la question du fascisme. Les interventions ont été suivies d’un débat riche sur les évolutions de l’enseignement de l’histoire en France. Ci-dessous, nous vous proposons un compte-rendu de cette rencontre.
Une histoire dogmatique au service de la défense du système capitaliste
Les interventions de Joëlle et Gisèle ont montré comment depuis les années 1970 les différentes réformes de l’éducation nationale, et en particulier les réformes des programmes d’histoire, ont contribué à grandement affaiblir les savoirs transmis et à gommer tout aspect critique de la discipline afin de présenter aux élèves le système capitaliste comme inéluctable. Au fil des réformes l’objectif semble être de plus en plus clair. L’histoire n’a plus vocation à donner aux jeunes les clés de compréhension du monde passé et actuel pour qu’ils puissent se forger un esprit critique face aux discours politiques ou médiatiques. Au contraire, l’enseignement de l’histoire cherche à présenter l’ordre capitaliste comme un modèle économique, social et politique seul porteur de progrès. Pour aboutir à cela, plusieurs réformes de fond ont été mises en place.
La fin de l’approche chronologique
Sous couvert de suivre les évolutions historiographiques universitaires (évolutions d’ailleurs discutables et largement discutées à l’université) les programmes du secondaire ont abandonné la présentation chronologique pour la remplacer par une présentation thématique. C’est ainsi qu’en classe de première générale les élèves étudieront la seconde guerre mondiale avant d’avoir parlé du nazisme ou des empires coloniaux… Pour les concepteurs de ces programmes, les élèves sont censés acquérir les bases chronologiques au primaire, ce qui n’est bien que rarement le cas. Cette approche thématique aboutie alors à un brouillage très important chez les élèves qui ont du mal à replacer tous les évènements étudiés dans une suite logique. En classe de terminale, seule une minorité d’élèves maîtrise les grands repères historiques de l’histoire française et internationale. Il s’agit des élèves qui ont acquis l’autonomie suffisante pour replacer par eux-mêmes les évènements étudiés dans une évolution chronologique ou qui peuvent être aidés à la maison. Le constat est donc clair, la fin de l’approche chronologique (tant vantée par le ministère) abouti à un affaiblissement des connaissances chez les élèves et à une accentuation des inégalités sociales à l’école.
Avec la fin de l’approche chronologique, c’est aussi la fin la fin de la notion de causalité en histoire. Les programmes prescrivent ainsi aux enseignants d’étudier des phénomènes historiques sans en expliquer les causes, ou tout du moins en n’insistant pas dessus. C’est ainsi que la première guerre mondiale devient le simple résultat de l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo… C’est ainsi également que la seconde guerre mondiale se déclenche sans lien apparent avec la crise de 29, avec les tensions impérialistes ou encore avec le développement du fascisme en Europe ! Cela vient encore un peu plus brouiller les repères des élèves puisque les raisons profondes et toujours multiples des faits historiques étudiés sont éludées. Les élèves sont ainsi contraints d’étudier des faits qu’ils ne comprennent pas.
Des programmes structurés autours de concepts dogmatiques
L’approche chronologique est aujourd’hui entièrement remplacée par des concepts universitaires là encore discutables et très discutés. L’enseignement du fascisme dans le secondaire est aujourd’hui traversé par deux concepts essentiels ; celui de brutalisation et celui de totalitarisme.
La brutalisation est un concept selon lequel la première guerre mondiale crée une « violence de masse » qui traverse l’ensemble de la population et qui va ainsi conduire l’Europe vers le totalitarisme et la seconde guerre mondiale. Le fascisme et la guerre ne seraient donc désormais que le résultat d’une population habituée et consentante à la violence. Ce concept permet ainsi de balayer d’un revers de main les raisons réelles de l’existence du fascisme. Rien ne sera dit aux élèves sur la crise structurelle du capitalisme après 1929, sur les tensions impérialistes ou encore sur la volonté d’une partie de la bourgeoisie de s’appuyer sur les organisations fascistes pour faire taire le mouvement ouvrier. Ce concept de brutalisation permet en définitive de faire porter la responsabilité du fascisme sur l’ensemble de la population (une notion bien vague…) en laissant volontairement de côté les questions de classe.
Le second concept utilisé à outrance est celui de totalitarisme. Ce concept historique est forgé dans les universités américaines au début de la guerre froide afin de servir d’outil théorique de lutte contre l’URSS. Le principe est simple ; le fascisme et le communisme sont deux régimes similaires ! Ce concept caricatural est bien évidemment inopérant pour comprendre le XXe siècle mais cela ne semble pas déranger les concepteurs des programmes qui en font un concept structurant. En classe de première, on présente ainsi aux élèves l’Italie fasciste, l’Allemagne nazie et l’URSS comme trois régimes semblables, chacun placé sous la direction d’un homme fort : Mussolini, Hitler ou Staline. Les nombreuses différences sont gommées et tous les points qui ne rentrent pas dans cette grille de lecture sont tout simplement effacés des programmes. Rien ne sera par exemple dit aux élèves sur le rôle des communistes, en France, en Allemagne, en Italie ou encore en Espagne dans la résistance antifasciste. En effet, comment expliquer que le communisme et le fascisme sont deux mouvements similaires alors que les communistes ont été au premier rang de la lutte contre le fascisme ? A cela, les concepteurs des programmes y répondent par une simple réécriture de l’histoire.
Des connaissances remplacées par des compétences
Une des grandes transformations récentes de l’enseignement est l’introduction des compétences. Désormais, l’objectif de l’école n’est plus de transmettre des connaissances et des savoirs aux élèves, mais des compétences, c’est-à-dire des savoir-faire et des savoir-être. L’origine de ces compétences se trouve au niveau européen où l’idée apparaît dès les années 1990, en particulier sous l’influence du grand patronat. En France, c’est en 2005 avec la loi Fillon qu’est introduit le Socle commun des connaissances et des compétences qui transcrit, presque mot à mot, les directives européennes. Désormais, un élève en fin de troisième devra maîtriser huit compétences, comme par exemple « la maîtrise de la langue française », « les compétences sociales et civiques » ou encore « l’autonomie et l’esprit d’initiative » (traduction de la directive européenne qui dit quant à elle les choses plus clairement « l’esprit d’initiative et d’entreprise »). Les compétences remplacent ainsi les savoirs et permettent de justifier la casse d’un enseignement exigeant en termes de connaissances. Cela vient aussi modifier le rôle même de l’école qui n’est plus conçu comme un lieu permettant aux jeunes d’apprendre dans un objectif d’émancipation. L’objectif de l’école est désormais beaucoup plus clair ; transmettre à tous les jeunes des compétences essentielles pour devenir un futur travailleur exploitable et docile !
Finalement, les attaques menées contre les programmes d’histoire, et plus généralement contre le service public d’éducation, sont très cohérentes. Les connaissances et les repères chronologiques sont affaiblis et remplacés par des concepts flous et dogmatiques. Les savoirs sont remplacés par des compétences conçues comme le plus petit dénominateur commun. On ne donne ainsi plus aux élèves les éléments leur permettant d’être critique mais au contraire on les incite à ne surtout pas questionner le monde qui les entoure. Toutes les tentatives historiques de contestation de l’ordre capitaliste sont associées au fascisme et le libéralisme est érigé en doctrine unique et seule capable de mener la société vers le progrès. Les programmes d’histoire actuels sont avant tout dogmatiques et servent à préserver un capitalisme en crise structurelle ! L’école est de plus en plus pensée comme un lieu de formation de futurs travailleurs exploitables et dociles ! Les attaques à venir contre le système éducatif accentueront encore un peu plus ces dérives. Face à cela, il semble urgent de travailler à la reconstruction d’une organisation de classe capable de porter un projet politique et intellectuel global permettant de remettre en cause l’hégémonie de l’idéologie capitaliste. Il est également urgent de préparer la riposte pour empêcher les attaques à venir contre le système éducatif et pour construire une école qui réponde aux intérêts de l’ensemble de la jeunesse du pays. Une école gratuite, une école critique, une école émancipatrice !
Possibilité d’achat de l’ouvrage auprès de la section (mail : pcfparis15@orange.fr) ou directement sur le site l’éditeur.
Son amie, c’est la finance ! Ne laissons pas Macron, élu par défaut, gouverner par défaut ! Sans attendre, ripostons, préparons les luttes ! – Tract
juin 2017
Macron président, ancien ministre de Hollande, recrute un premier-ministre de droite et d’anciens ministres de Sarkozy. Nous ne sommes pas surpris. Depuis 30 ans, droite et « gauche » se succèdent pour infliger la même politique antisociale à notre peuple. Communistes, nous n’avions pas, déjà en 2012, été de ceux qui ont propagé de graves illusions sur Hollande. Le système de l’alternance arrivait à bout de souffle. Fillon était trop clairement marqué à droite, risquant de déclencher une révolte sociale, comme Juppé en 1995. Face à ces réalités, le système, c’est-à-dire la finance, le grand patronat et leurs médias, a réussi à imposer Macron, le candidat de la confusion, sous l’emballage marketing du renouvellement. Cela s’est fait péniblement, après une suite de coups bas, de unes de magazine « people », avec en fin de compte, les voix au 1er tour de seulement 1 électeur sur 6. Le Pen a joué pleinement son rôle de diversion, de repoussoir et de faire valoir de la politique du capital, « moindre mal ». Ce faisant, et nous en mesurons la gravité, l’hypothèse d’un recours à la droite extrême par le système s’est renforcée.
Macron ne bénéficie d’aucun état de grâce. Travailleurs, ne lui laissons aucun répit !
Les 80% d’opposition, en 2016, à la loi EL-Khomri existent toujours alors qu’il veut encore l’aggraver ! Le candidat aux discours creux dissimule de moins en moins son programme de casse sociale. Bien sûr, le flou va persister encore quelques semaines jusqu’aux législatives. Une « personnalité » comme Nicolas Hulot, courtisée par toute la « gauche », même « radicale », nommée ministre y contribue. Le présentateur de la télé commerciale, VRP en shampoing hier, est plus que jamais aujourd’hui le VRP du capitalisme « vert », par lequel le pouvoir justifie de nouvelles taxes.
Les législatives vont servir à la recomposition politique destinée à égarer le peuple dans les 5 ans à venir.
Dans la suite de la présidentielle, le FN va essayer de se poser en principal opposant, de fait en son meilleur faire-valoir. Le parti de la division et de la haine hésite entre accentuer sa démagogie sociale ou renforcer son ultra-conservatisme. L’alliance avec le bourgeois propret Dupont-Aignant montre à quel point l’opposition du FN à l’UE du capital et à l’euro est factice et n’est que phrases nationalistes. L’épisode confusionniste gauche+droite Macron va permettre à la droite et la « gauche » de se reconstituer. La droite est partie pour le faire sur une ligne toujours aussi économiquement « libérale » mais socialement encore plus réactionnaire avec des ponts tendus à l’extrême-droite. La « gauche » espère se refaire une virginité par une cure d’opposition. On a remarqué comment Hollande et Cazeneuve ont voulu s’afficher « socialistes » et « de gauche » après la passation de pouvoir, tout comme Cambadélis. Les clans Aubry, Hidalgo ou Hamon, s’organisent au PS pour incarner des courants de « gauches » de nouvelle social-démocratie. Le politicien maastrichien Mélenchon, sur un mode populiste et mégalo, entend le faire hors du PS qu’il veut ouvertement « remplacer ». La recomposition d’une gauche réformiste, avec un pilier populiste et un autre socio-démocrate, pour mieux faire patienter d’ici 2022 ? Non merci!
Vu ce constat, communistes, nous considérons que, dans la période, seule les luttes sociales, peuvent et doivent, sans attendre, faire face à la politique de Macron et préparer la véritable alternative politique. La reconstruction du PCF, parti révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, à l’origine des plus importants acquis sociaux (36/45/68) s’inscrit dans cette nécessité immédiate.
Les axes de riposte et de rassemblement du monde du travail se précisent en même temps que les attaques présidentielles et gouvernementales s’annoncent. Ce sont nos priorités !
NON AUX GUERRES FRANCAISES ! Le jour de son avènement, Macron a voulu parader en véhicule militaire, avant de jouer au chef au Mali. Quelques jours auparavant, Hollande posait, dans le 15ème à Balard, la première pierre d’un monument aux soldats français morts dans les guerres étrangères de la France depuis les années 60. Il ne s’agissait pas de pleurer la mémoire de nos morts, encore moins des victimes des interventions françaises, mais de préparer l’opinion à de nouvelles opérations extérieures ruineuses en argent, dramatiques en pertes humaines. La hausse à 2% du PIB, 8% du budget de l’Etat des dépenses militaires va représenter une ponction de 9 milliards d’euros sur les budgets sociaux. Ce n’est pas avec des armes de guerre, en exacerbant les tensions au Moyen-Orient ou en Afrique que l’on va contrecarrer des tireurs isolés à Paris. Sortie de l’Otan et de toute défense intégrée européenne ! Retour de tous les soldats français déployés à l’étranger ! Baisse du budget militaire et suppression unilatérale de l’arme atomique française !
Ses amis, c’est les riches financiers ! Macron a annoncé la suppression de l’impôt sur les grandes fortunes financières, maintenant l’ISF uniquement sur les patrimoines immobiliers. Ce cadeau aux actionnaires et spéculateurs est inacceptable. Il représente 3 milliards d’euros par an. On mesure le sens et les limites de la « moralisation » de la vie publique présentée par Macron !
Suppression de la taxe d’habitation : piège ! Macron projette la suppression de la taxe d’habitation (TH) pour 80% des foyers. La TH est un impôt très inégal. Mais la « réforme » de Macron est dangereuse. Au lieu d’équilibrer les contributions, il s’agit de priver les communes de leur dernière recette indépendante, de les mettre sous tutelle avant de mieux les mettre à la diète, aux dépens de tous les services publics et emplois municipaux.
L’école de l’inégalité comme principe ? Macron et son nouveau ministre, M. Blanquer, ancien collaborateur sous Sarkozy, s’apprête à poursuivre et aggraver la politique de Mme Belkacem. C’est notamment un théoricien de la dissolution de l’éducation nationale dans des structures « autonomes », plus ou moins délaissées et/ou dépendantes des potentats locaux, contre l’école laïque et républicaine. Quelques mesures démagogiques vers les zones d’éducation prioritaire serviront à camoufler la destruction du système. Aucun moyen supplémentaire n’est d’ailleurs alloué pour mettre en place ces mesures.
Sécurité sociale/Santé/hôpital : danger ! CICE transformé en baisse de cotisations patronales. Hausse de 17 milliards de la CSG par basculement de cotisations salariales et ponction (1,7%) sur 50% des retraités. Nouvelle étape structurelle dans la sape du financement solidaire de la Sécu par le salaire socialisé. Aggravation avec la retenue à la source même repoussée à 2019. Conséquences directes sur l’assurance maladie et l’hôpital public.
Marché du travail/Assurance chômage. Provocation dans l’aggravation par ordonnances de la loi El-Khomri. Le modèle : contrat zéro heure au Royaume-Uni ou plan Hartz en Allemagne. Assurance chômage : les entreprises lavées de leurs responsabilités. Une étatisation de l’Unedic dans le sens de baisser les indemnités, d’obliger les chômeurs à accepter des emplois sous-qualifiés et sous-payés, d’instaurer un service du travail obligatoire.
Le jour de son « sacre », Macron a donné un autre signal symbolique, à côté de sa descente des Champs-Elysées en « command car ». Il est venu apporter à Anne Hidalgo son soutien total aux JO 2024 à Paris devant le Comité olympique international. Une gabegie pour tout le long du quinquennat ! Tous les budgets prévisionnels des JO depuis 1988 se sont avérés outrancièrement sous-estimés. Il faut en moyenne multiplier la note par deux : de 6,5 milliards d’euros à 13 pour Paris 2024 ? Les principaux bénéficiaires sont les grands groupes capitalistes. Les perdants, les budgets publics parfois jusqu’à la faillite comme au Brésil et en Grèce. Les retombées sociales sont symboliques. Les JO à l’ère de la marchandisation n’ont plus grand-chose à voir avec le sport amateur mais tout avec la débauche de publicité. Les habitants de Munich, de Hambourg, de Rome et de Budapest ont pu faire valoir leur refus des JO auprès de leurs autorités. Paris (et l’Ile-de-France) sera-t-elle la seule ville à exclure la population de toute consultation ? Exigeons un référendum !
La victoire de Macron à la présidentielle ne marque assurément pas un renouveau politique, mais bien au contraire la continuation et l’aggravation des politiques libérales en faveur du patronat. Travailleurs, soyons prêts dans nos entreprises et dans nos quartiers à riposter, dès les semaines qui suivront les élections législatives, aux provocations lancées par le banquier Macron. Non à la casse des services publics, non à la destruction du droit du travail, non aux guerres impérialistes ! Oui à une politique qui réponde aux intérêts populaires !


