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Tsipras tutoie Macron, Gysi rend hommage au « grand Européen » Helmut Kohl : les dirigeants successifs du PGE ne cachent leur orientation !

Brève pour Vivelepcf, 12 septembre 2017

Le Parti de la gauche européenne est devenu une référence permanente pour la direction du PCF. Pierre Laurent en est vice-président après en avoir président. Depuis sa fondation en 2001, nous faisons partie des communistes qui refusent l’adhésion du PCF au PGE. Dès l’origine, le PGE, « parti européen » parrainé et financé par la Commission européenne est voué à la promotion de la « construction » européenne et de l’intégration à l’UE du capital.

Ses dirigeants historiques ne cessent de le confirmer, notamment ces derniers mois.

Alexis Tsipras a été vice-président du PGE, candidat ( !) du PGE en 2013 à la présidence de la Commission européenne. Son parti Syriza, est toujours un pilier du PGE et son seul membre à gouverner un pays. Chacun sait que Tsipras est maintenant le premier ministre grec qui inflige la politique de super-austérité à son peuple.

Le 7 septembre 2017, Macron était en visite chez Tsipras à Athènes. Toute la presse internationale (sauf l’Huma gênée) a souligné les connivences entre les deux jeunes dirigeants politiques. Ils se sont même tutoyés. Du haut de l’Acropole, tour à tour, ils ont plaidé pour un « renforcement de la zone euro » et une « refondation démocratique de l’UE ».

Gregor Gysi, dirigeant historique du parti « La Gauche » (« Die Linke ») allemand est désormais président du PGE. A la mort de l’ancien chancelier Helmut Kohl, le 16 juin 2017, répondant aux télévisions et journaux allemands, Gysi rendait hommage, attristé, « au grand dirigeant européen » qui aurait, selon lui, voulu « une Allemagne européenne plutôt que Europe allemande ». Il saluait « l’artisan de l’unité allemande », c’est-à-dire de l’annexion de l’Allemagne démocratique et socialiste par l’Allemagne capitaliste et impérialiste.

Que faut-il de plus pour finir de détromper ceux qui pourraient encore se laisser illusionner par le discours (réformiste) sur « l’Europe sociale » sur la nature du PGE ?

Conjuguer la bataille pour de vrais emplois pour les travailleurs déclassés en « contrats aidés » avec la bataille contre les ordonnances Macron ! Refuser de rentrer dans le piège de la défense du système des « contrats aidés ».

Conjuguer la bataille pour de vrais emplois pour les travailleurs déclassés en « contrats aidés » avec la bataille contre les ordonnances Macron ! Refuser de rentrer dans le piège de la défense du système des « contrats aidés ».

Vivelepcf, 12 septembre 2017

Le nouveau gouvernement passe pour être habile en communication. L’annonce, très médiatisée, de son intention de supprimer 100.000 à 149.000 « contrats aidés » dès la rentrée, ne coïncide pas par hasard avec le coup de force pour faire passer les ordonnances de casse du code du travail.

Communistes, nous distinguons notre défense des travailleurs déclassés en « contrats aidés » et une défense du principe des « contrats aidés ». Loin de défendre ces derniers, nous les condamnons depuis 40 ans, depuis les TUC et les SIVP de Fabius jusqu’aux CES et « contrats d’avenir ». Nous combattons ces formes d’emploi dégradé, au rabais, de chômage déguisé, frappant notamment les travailleurs les plus jeunes et les plus vieux.

Alors que nous engageons la lutte contre la casse du code du travail, contre la nouvelle dégradation programmée du statut du travail, nous ne tomberons pas dans le piège de considérer les « contrats aidés » comme une quelconque référence. Nous ne sommes pas des héritiers et des satellites de la social-démocratie à l’origine du soi-disant « traitement social du chômage » qui érigent aujourd’hui la bataille des « contrats aidés » en symbole de la lutte pour l’emploi, en parallèle ou au-dessus de la revendication de retrait des ordonnances Macron.

On saisit le calcul du gouvernement, sa tentative de diversion.

Ses ordonnances sont techniques dans la forme, d’autant moins lisibles qu’elles ont été tenues secrètes jusqu’au 31 août. Elles frapperont les emplois à l’avenir. Au contraire, la remise en cause des « contrats aidés » est évidente à comprendre et suscite, logiquement et légitimement, la protestation immédiate des acteurs touchés brutalement.

Pour ajouter à la confusion politique, parmi les employeurs de contrats aidés, on trouve des municipalités de toutes couleurs. Des élus, notamment de droite, parfaitement favorables à la casse du code du travail, se rangent dans les défenseurs des « contrats aidés » auxquels ils recourent abondamment au lieu d’emplois statutaires.

Le premier ministre prétend vouloir faire des « économies » en supprimant les « contrats aidés », ce qui associe son annonce à la politique d’austérité que nous combattons. En réalité, les « contrats aidés », le plus souvent à temps très partiel, ne donnant pas lieu au paiement de cotisations sociales, reviennent à peine au niveau de dépenses du RSA.

La réalité, c’est que Hollande et Valls ont gonflé le nombre de « contrats aidés » avant les élections et que Macron et Philippe ont moins besoin de dissimuler le chômage. La réalité, c’est que les employeurs privés, du secteur marchand, pour lesquels l’emploi de « contrats aidés » correspond à seul effet d’aubaine, vont bénéficier d’autres dispositifs d’emplois sous-payés.

Dans les administrations, les écoles, les hôpitaux (où des « services civiques » font le travail d’aides-soignants !) etc., les « contrats aidés » servent et continueront à servir à pallier le déficit de personnel et à accompagner les suppressions de postes de fonctionnaire ou de CDI. Dans le secteur associatif, les meilleurs cas côtoient les pires. Trop souvent, les associations ne sont que des sous-traitants bon marché et déqualifiés des services publics.

En cette rentrée, nous sommes avec les personnes en « contrat aidé », les personnels des services publics, notamment les enseignants, les responsables d’établissement, contre les menaces de désorganisation brutale de leur travail et de leur vie que fait peser l’annonce des suppressions de « contrats aidés ».

Mais plus que jamais, nos mots d’ordre sont d’exiger de véritables emplois statutaires pour les travailleurs déclassés en « contrats aidés », de véritables formations pour les chômeurs ainsi parqués.  La mobilisation de tous pour des services publics de qualité, avec des emplois statutaires et qualifiés, partant des besoins, est la seule façon de maintenir et de gagner des emplois dans les moins mauvaises ou les meilleures conditions.

Ainsi seulement, la question des « contrats aidés » peut et doit s’inscrire dans la lutte générale pour le retrait des ordonnances Macron.

12 et 21 septembre: faire grandir l’opposition jusqu’au RETRAIT DES ORDONNANCES MACRON !

Partons des mobilisations syndicales des 12 et 21 septembre pour faire grandir l’opposition jusqu’au RETRAIT DES ORDONNANCES MACRON !

(PCF Paris 15 – sept. 2017)

L’an dernier, l’opinion publique s’est opposée massivement – à 80% selon les enquêtes – à la loi El-Khomry. Une large sympathie, s’est exprimée pour les manifestations pour son retrait.

Cette année, les ordonnances Macron vont beaucoup plus loin dans la casse du code du travail, au-delà de la question du temps de travail. Nous affirmons que la même opposition existe qu’en 2016 dans le pays.

Quel travailleur, quel jeune à la porte de l’emploi, va croire que faciliter les licenciements, c’est « bon contre le chômage » ?

Avec les ordonnances, un salarié pourra être licencié pour refus d’une modification du contrat de travail pourtant signé avec son patron. S’il licencie abusivement sans cause économique réelle et sérieuse, un patron ne pourra plus être condamné qu’à des indemnités minimes aux prud’hommes. Les multinationales pourront déplacer leur profit vers des filiales à l’étranger pour mieux licencier et délocaliser en France. Les petits patrons pourront imposer des bouleversements de l’organisation du travail, remettre en cause les primes, malgré les accords de branches et le code du travail. Ils pourront organiser des « référendums » internes, là où ils disposent de tous les moyens de pression. Ils pourront faire sans les syndicats. Le repreneur d’un sous-traitant pourra remettre à zéro les acquis concédés aux salariés par l’ancien prestataire. Etc.

Il y en a pour 159 pages de mesures techniques et vicieuses concoctées par le patronat et que le gouvernement veut imposer par

une guerre éclair de 6 semaines contre le monde du travail.

Ce coup de force doit ouvrir une nouvelle étape dans la « libéralisation », le retour à la loi de jungle, du marché du travail. L’étatisation programmée de l’assurance chômage va finir de décharger le patronat de sa responsabilité dans le chômage. Le transfert des cotisations chômage vers la CSG n’est pas seulement dur et injuste pour les retraités (1,7% de prélèvement !) mais profondément grave pour tous les travailleurs.

Les dégâts des mêmes politiques dans les pays voisins, coordonnées par l’UE, sont connus, de la Grèce à l’Allemagne (où la proportion de travailleurs pauvres atteint 22% contre 7% en France). Il s’agit d’écraser les salaires, de généraliser la précarité, d’accentuer la surexploitation. L’aide aux PME est un alibi. Les profits sont absorbés par les donneurs d’ordres et vont à leurs dividendes. En fait de lutte contre le chômage, il s’agit de dissoudre la définition de l’emploi (aussi avec l’extension des CDI de « mission », en fait des CDD sans prime de précarité).

Il n’en est que plus important de stopper net Macron maintenant.

Partant de l’expérience de l’an dernier, le mouvement social peut gagner en 2017.

En 2016, la mobilisation des travailleurs, avec les syndicats revendicatifs, a été forte. Elle s’est heurtée à la répression scandaleuse de Manuel Valls, détournant son « état d’urgence » contre les salariés.

La convergence n’a pas été totalement réussie avec les mouvements des cheminots et des fonctionnaires, pourtant confrontés au même moment à de très graves atteintes, eux aussi, contre leurs statuts.

Surtout, le mouvement s’est trouvé court-circuité par le début de la campagne des présidentielles, les calculs politiciens et la propagation de nouvelles illusions électorales.

Cette année, les suppôts de Macron prétendent que les ordonnances faisaient partie de son programme. Quel mépris décidément de la part de ce président! Les textes ont été tenus au secret jusqu’au 31 août. La « concertation » de l’été avec les syndicats s’est effectuée dans le vide.

En début de quinquennat, il est risqué pour Macron d’envoyer les forces de répression contre des manifestants.

Choisissant d’imposer d’entrée sa ligne antisociale, Macron a de nouveau attaqué les cheminots en menaçant leur régime « spécial », pourtant associé à leur mission de service public. Aux fonctionnaires, il a déjà inflige le gel des salaires et des recrutements ; aux jeunes, la baisse des APL ; aux retraités, la ponction de 1,7% de CSG au-dessus de 1200 euros par mois. Les conditions d’une construction d’une large convergence de luttes existent, aujourd’hui comme hier, sur les statut et le marché du travail. Elle est nécessaire pour tous.

Le capital et le patronat comptent sur le blocage de la perspective politique

pour faire passer leur plan historique de recul social. Avec leurs médias, ils ont réussi à faire élire Macron et à brouiller le jeu politicien. Logiquement, la cote de popularité de Macron redescend vite et reviens à son faible socle du 1er tour de la présidentielle : 24% des voix correspondant à ceux qui ont le moins intérêt au changement.

Macron ne bénéficie pas d’un soutien majoritaire pour sa casse du marché du travail. Mais il n’existe pas d’opposition du côté des institutions et des organisations politiques pour l’empêcher.

Le président dispose d’une majorité pléthorique de « fans »  à l’Assemblée, élue grâce à une abstention record. La présidentielle a laissé à l’extrême-droite et à la droite le terrain de l’opposition politique principale. L’extrême-droite, dangereusement renforcée, reprend déjà son discours mêlant démagogie sociale, nationalisme et haine anti-immigrés. L’élimination de Fillon a libéré un espace à une droite libérale-réactionnaire située entre Macron et Le Pen.

Ce n’est quand même pas le général de Villiers qui va être le champion de la lutte contre l’austérité en pleurant hypocritement sur les dépenses de surarmement (alors qu’encore 850 millions d’euros ont été détournés des budgets civils vers les opérations extérieures)

De l’autre côté, l’opération « En Marche » a phagocyté une grande partie du PS faisant passer pour « radicaux » des politiciens réformistes comme Hamon, fils spirituel du père de la CSG Rocard et ministre de Hollande, où Mélenchon qui – souvenons-nous – appelait à voter Hollande au 2ème tour de 2012 comme pour lui-même.

Le populisme, l’agitation de Mélenchon de ses « fans » ne doivent pas cacher l’absence de tout anticapitalisme et de lutte des classes – jusqu’aux mots – dans leur programme. Communistes, nous condamnons l’opération de JLM et FI, leur tentative de détournement politicien du mouvement social qui ne fait que renvoyer toute perspective de changement à 2022.

Le monde du travail ne peut pas se permettre d’attendre à nouveau 5 ans une prochaine duperie électorale, comme le conçoit le système. Il n’existe aucun début de majorité le week-end derrière un hypothétique sauveur et le « coup d’Etat social » de FI.

Mais un rapport de force existe pour mettre en échec, tout de suite, les mesures antisociales commandées par le patronat. C’est seulement dans la lutte, la grève qu’il peut et doit s’exprimer. Sur ce terrain, les diversions de droite et d’extrême-droite sont également disqualifiées.

Aussi, communistes, nous ferons tout pour développer la lutte, les actions, les grèves pour LE RETRAIT DES ORDONNANCES MACRON, à commencer par les manifestations initiées par la CGT les 12 et 21 septembre 2017.

Les jours et les semaines qui viennent doivent être utilisées pour démonter les ordonnances, expliquer comment la plupart des salariés risquent concrètement de les subir, à construire les convergences de lutte contre la remise en cause des statuts du travail.

Dans l’histoire récente, d’autres dirigeants politiciens, frais émoulus, péroraient  sûrs d’eux, « droits dans leurs bottes », après leur avènement. Le mouvement social peut envoyer à Macron et à ses ordonnances la même claque qu’à Juppé et à son plan en 1995, à Villepin et à son CPE en 2006.

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, militant pour les droits des prisonniers et du peuple palestiniens, a été arbitrairement arrêté le 23 août par les autorités israéliennes. Celles-ci n’ont pas donné publiquement de motif à cette détention administrative. Il n’y a eu ni inculpation, ni procès.

On se souvient que Salah Hamouri a déjà été détenu injustement 7 années dans les geôles israéliennes.

A nouveau, la mobilisation sa libération se développe en Palestine, parmi les progressistes israéliens dont nos camarades du Parti communiste (Maki) et en France où de nombreuses organisations du PCF et du MJCF s’impliquent.

Jusqu’à présent, la justice israélienne invente de nouvelles arguties pour retenir Salah Hamouri en prison et les autorités françaises restent indifférentes à la situation de notre compatriote. Le cas de Salah Hamouri teste le niveau d’alignement des autorités françaises sur la politique oppressive et colonialiste d’Israël. Faisons grandir la protestation !

Nous reproduisons ci-dessous l’appel et la pétition pour la libération de Salah Hamouri, en direction respectivement du procureur israélien et de Macron, initiés par l’association palestinienne Addameer où il milite (avec coordonnées et lien pour s’y associer).

« Solidarité internationale PCF – vivelepcf » 8 septembre 2017.

Appel à action : exigez que les responsables israéliens libèrent immédiatement Salah Hamouri

Par Addameer

07.09.2017 – Ce qui semble être la dernière audience d’appel pour Salah Hamouri aura lieu le mardi 12 septembre devant la Cour suprême israélienne. Ce n’est pas notre équipe juridique qui a interjeté cet appel mais le procureur israélien, qui cherche à rétablir l’ordre de détention administrative de Salah de 6 mois initialement rendu le 29 août 2017.
Il n’y a pas d’autre possibilité. De toute façon, Salah fera au moins trois mois de prison, avec la menace qu’un ordre de détention administrative lui soit imposé à la fin de l’exécution de la sentence.

L’appel représente donc une tentative du procureur de l’Etat israélien de maintenir la capacité de requérir des ordres de détention administrative contre des personnes qui devraient être jugées en vertu du droit civil israélien. En tant que résident de Jérusalem, M. Hamouri jouit de certains droits et la détention administrative est un affront à toute forme de procédure équitable.

L’ordre officiel de détention administrative de Salah doit être signé et approuvé par le ministre israélien de la Guerre Avigdor Lieberman. En tant que tel, nous appelons nos partisans et ceux de Salah à agir d’urgence pour demander la libération immédiate de Salah Hamouri.

Tous nos soutiens internationaux, et en particulier les amis de Salah en France, nous ont demandé comment ils pouvaient aider de si loin. En réponse à ces demandes, voici notre stratégie. Il nous faut nous assurer que l’attention internationale reste sur l’affaire de Salah et que les organes décisionnels soient conscients de son importance pour tant de personnes.

Nous demandons donc à tous nos soutiens de téléphoner au moins une fois au bureau du ministère de la Guerre, Avigdor Lieberman, au moins une fois au bureau du Procureur général, Shai Nitzan, ou de leur envoyer un email sur le cas de Salah.

Dans votre appel téléphonique, dites-leur que vous appelez sur l’affaire de Salah Hamouri, défenseur des droits de l’homme, dont l’audience d’appel aura lieu devant la cour suprême le 12 septembre 2017. Dites-leur que vous pensez que la requête du procureur de l’Etat pour un ordre de détention administrative ne recouvre aucune équité, ni justice, qui pourrait exister dans le système juridique israélien. Soyez polis et concis. Nous voulons être sûrs qu’ils ne peuvent nous ignorer.

Attention, si vous donnez votre nom, il est vraisemblable que vous serez inscrits sur la liste qui vous interdit d’entrer en Palestine.

Si vous n’avez pas encore signé la pétition, vous pouvez le faire à ce lien et nous écrire pour nous dire comment s’est passé votre coup de téléphone ou si vous avez reçu une réponse à votre email.

Merci encore pour tout le soutien à Salah, et aux défenseurs des droits de l’homme en Palestine.

Les coordonnées sont :

Bureau d’Avigdor Lieberman
Ministre de la Défense (Guerre)
Tél. : Tél: +972 2 6753231
aliberman@knesset.gov.il

Bureau de Shai Nitzan
Procureur de l’État
Tel: +972 2 6466868
state-attorney@justice.gov.il

PETITION A EMMANUEL MACRON, initiée par l’association ADDAMEER

SIGNER EN LIGNE

Demande de libération immédiate pour le défenseur des droits de l’homme Salah Hamouri

Salah Hamouri, ancien prisonnier franco-palestinien, chercheur pour l’association Addameer et représentant des droits des prisonniers palestiniens a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes, lors d’un raid de nuit, à son domicile de Kufr Aqab, ce mercredi 23 août. M. Hamouri a ensuite été emmené au centre d’interrogatoires Al-Moskobyeh (quartier russe) qui a décidé de prolonger sa détention et les interrogatoires jusqu’au dimanche 27 août.

Salah Hamouri, 32 ans, est un binational franco-palestinien, ancien prisonnier palestinien des prisons israéliennes. Il a été libéré lors de l’échange de prisonniers de Wafa al-Ahrar, après avoir passé 7 ans dans les prisons de l’occupation israélienne. En plus de cela, il a été interdit d’entrer en Cisjordanie par un ordre militaire israélien jusque septembre 2016 et sa femme, Elsa Lefort est aujourd’hui empêchée de se rendre en Palestine.

En tant qu’avocat et représentant légal de l’association Addameer, Salah Hamouri accomplit au quotidien un travail de plaidoyer pour les droits et la liberté des prisonniers palestiniens et du peuple palestinien.

Par cette pétition, l’association Addameer de soutien aux prisonniers et aux droits de l’homme vous demande d’agir immédiatement contre les attaques répétées qui ciblent Salah Hamouri, attaques constitutives du harcèlement continu contre les défenseurs palestiniens des droits de l’homme et les organisations de la société civile ; sachant que cette arrestation a lieu dans un contexte permanent de campagnes d’arrestations par les Israéliens.

Cette pétition sera remise à Emmanuel Macron, au Conseil de l’UE, au Parlement européen

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