Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Modèle de pétition aux députés contre les baisses d’APL et les coupes dans le budget du logement pour 2018
PETITION à Olivia Grégoire et Hugues Renson , députés « En marche » du 15ème
NON aux baisses d’APL et au budget de saccage des moyens du logement social!
Paris 15ème, octobre 2017
Madame, Monsieur,
Vous avez été élus députés des 12ème et 13ème circonscriptions de Paris correspondant au 15ème arrondissement en juin 2017, dans un contexte de très forte abstention et dans la foulée de l’élection d’Emmanuel Macron. Vous êtes adhérents de son parti « En Marche ».
Rien dans le programme du président élu n’annonçait la coupe sombre projetée aujourd’hui dans le budget du logement : – 18% d’ici deux ans, -22% dès 2018 sur le financement du logement social. Au contraire, on pouvait lire : « Demain, nous construirons davantage de logement sociaux… » puis, deux lignes plus tard, « nous poursuivrons la production de logement sociaux au même niveau et au même rythme que les dernières années ». Ces objectifs, déjà insuffisants, sont incompatible les coupes budgétaires du gouvernement.
La baisse des APL des étudiants, des accédants et des locataires du parc social, de 5 euros par mois, depuis le 1er octobre est totalement injuste et injustifiée. Des familles aux revenus modestes sont frappées alors, que dans le même temps, votre majorité veut supprimer l’impôt sur la fortune.
La nouvelle baisse des APL, pour les locataires du parc social, jusqu’à 50 à 60 euros par mois et « compensation » par une baisse fictive des loyers mais l’amputation bien réelle des fonds des bailleurs sociaux seront très lourdes de conséquences et loin d’être « neutres » pour les résidents.
Pour les locataires du parc social, la privation de moyens des bailleurs va mécaniquement entraîner une dégradation des services et de l’entretien, des reports et des renoncements dans les réhabilitations nécessaires. Elle ne manquera d’entraîner à terme des augmentations de loyers et, dès 2018, des surloyers que subissent les locataires aux revenus moyens.
Ce budget est de nature à entretenir et aggraver la pénurie de logements sociaux. Le rythme des constructions sera nécessairement ralenti (pas celui des démolitions). L’incitation gouvernementale à la vente de logements sociaux pour trouver des fonds se traduira mécaniquement par une réduction du parc social au profit du privé.
Cette politique est inacceptable alors qu’il y 110.000 demandeurs de logement social rien qu’à Paris. La pénurie entraîne aussi une nouvelle paupérisation des ensembles HLM, aggravée par les surloyers, cette logique de « ghetto » que tous les politiciens dénoncent pourtant. L’insuffisance de l’offre sociale dope enfin le marché spéculatif, avec des loyers prohibitifs, aux dépens de tous les locataires et accédants.
Voilà pourquoi, Madame, Monsieur, Nous soussignés, locataires du parc social, demandeurs de logement, locataires du parc privé, accédants à la propriété, jeunes, habitants et travailleurs du 15ème attachés au droit au logement et à l’équilibres social de nos quartiers,
Nous vous demandons de mettre toute votre énergie et votre influence pour revenir sur les baisses d’APL, et pour vous opposer, notamment à l’Assemblée nationale, au projet de budget 2018 de saccage du logement social, un budget qui ne correspond pas à votre campagne électorale de 2017.
Salutations distinguées,
NOM: ………….
PRENOM: ………..
QUALITE/QUARTIER: …………………………..
Adresse postale/Mail:…………………………………….
A renvoyer à pcf15@wanadoo.fr qui rassemble les signatures et les transmettra
Un camarade fonctionnaire de Jarny (Meurthe-et-Moselle) sur les convergences de lutte, avant la grève du 10 octobre
« Nous défendons le droit au bonheur pour tous »
«Je me mobilise le 10 octobre pour les services publics en général, qui sont mis à mal par les politiques actuelles de Macron. La baisse des dotations asphyxie les communes, entraînant des conséquences sur les personnels, avec le non-remplacement de postes ou des départs en retraite. La situation est tendue. Pour masquer les non-remplacements, un mot est apparu : la polyvalence. Je suis responsable du site sportif de Jarny (Meurthe-et-Moselle), qui comprend le stade et des salles de sport. Nous étions trois agents territoriaux auparavant. Aujourd’hui, je suis tout seul à entretenir les salles, les espaces verts, à maintenir les relations avec les clubs ou les scolaires. Et les associations sont beaucoup plus nombreuses qu’autrefois. Cela impacte forcément mon quotidien, voire ma vie privée. La semaine se résume à la vie professionnelle. Heureusement, mes enfants sont grands. Je dois être disponible du lundi au samedi, avec une amplitude horaire allant de 7 h 30 le matin à 22 heures le soir… Je suis censé faire 35 heures, j’en réalise plutôt 45.
Alors le 10, je me mobilise pour le statut de fonctionnaire, contre un tiers des départs en retraite qui ne seront pas remplacés. On essaie de faire croire que nous sommes bien lotis, alors on veut nous transformer en fonctionnaires Kleenex. Comme les salariés du privé, on va nous presser pour ensuite nous jeter une fois bien utilisés. C’est un plan social que Macron met en place. Sa politique est de livrer petit à petit tout le service public au privé. Ce gouvernement-là réfléchit en billets de banque ! Macron veut tout casser : le Code du travail, le statut des fonctionnaires. Ce gouvernement veut briser le modèle social français sous les injonctions de l’Europe. Il se moque de la solidarité. C’est pourquoi tout le monde doit descendre dans la rue. Ce n’est pas seulement une histoire de services publics pour tous, notamment au service des plus précaires, mais c’est une histoire de vie, de droit au bonheur pour tout le monde. »
Macron et son gouvernement, « grands communicants » ? Répondons aux insultes et déjouons les coups idéologiques tordus !
On ne sait pas comment interpréter l’énurésie verbale dans le mépris de classe affiché par le jeune président. Il y a certainement une volonté d’enfoncer le clou de la résignation et de dresser les travailleurs les uns contre les autres.
Fonctionnaires, salariés, agents du service public, nous ne pouvons pas nous laisser traiter de « fainéants », encore moins par un Macron qui a gagné 2 millions d’euros à liquider des entreprises à la Banque Rothschild.
A côté de la grossièreté du Président, son gouvernement joue finement dans l’ordonnancement de ses attaques antisociales. Sa communication excelle notamment à diriger la lutte contre un mauvais coup pour mieux laisser passer un mauvais coup principal et un recul durable dans la bataille des idées pour les travailleurs.
Concrètement, pour ce qui concerne notamment le service public, pensons aux débats provoqués sur les « contrats aidés », sur les « compensations » des hausses de CSG ou sur la suppression partielle de la taxe d’habitation.
Il y a des mauvais coups simples à combattre dans l’idée. Par exemple, la hausse du forfait hospitalier. Elle va augmenter le reste à charge, notamment des patients les plus pauvres. Elle va peser à la hausse sur les cotisations aux mutuelles et aux complémentaires. L’argent détourné est celui que les profits des entreprises engrangent grâce aux exonérations de cotisations sociales maladie. Cette bataille est importante et rassembleuse, d’autant que ses termes sont clairs.
Mais la ministre du travail, par exemple, est beaucoup plus fourbe avec la remise en cause annoncée, avant la rentrée, des « contrats aidés ».
Face aux ordonnances Macron, nous nous battons contre un pan d’une attaque globale contre les acquis sociaux dans le code, les règles, les statuts du travail, dans le privé comme dans le public. Au même moment, le gouvernement déclenche un contre-feu visant la confusion. Bien sûr, nous défendons les personnes dont la situation et les perspectives se trouvent brusquement dégradées par la restriction des « contrats aidés ». Bien sûr, nous luttons contre la désorganisation qu’elle provoque brusquement, dès cette rentrée, dans certains services, notamment à l’école (sans l’hypocrisie de certains élus locaux). Mais nous ne tomberons pas dans le piège qui nous pousse à ériger en référence ces formes de sous-emplois, payés à peine au RSA, ultra-précaires, ce « traitement social du chômage » initié par des gouvernements de fausse « gauche » pour mieux supprimer des postes stables. La défense des personnes en « contrat aidé » passe par la revendication de vrais emplois, des postes de fonctionnaires, dans le cadre de la bataille globale pour le retrait des ordonnances Macron.
La même logique vicieuse est à l’œuvre à propos de la hausse de 1,7% de la CSG et de sa – relative – compensation pour les fonctionnaires.
La hausse de la CSG est un mauvais coup pour l’ensemble du monde du travail. Pour les 2/3 des retraités, elle représente un nouvel impôt, lourd et parfaitement injuste. Pour les salariés du privé, le basculement de cotisations sociales, notamment de cotisations chômage, vers la CSG – malgré le tout petit gain ponctuel sur le salaire net – représente une nouvelle menace sur le financement de la sécurité sociale et – gravement – sur le financement d’assurance chômage et la reconnaissance des responsabilités du patronat dans le chômage. La casse de l’Unedic est programmée dans la suite.
Pour les fonctionnaires et les agents des entreprises publiques, la ponction est simplement inacceptable. Il n’y a aucune raison qu’ils payent de la CSG pour l’assurance chômage, alors que, dans les maigres acquis subsistants, ils ont la sécurité théorique de l’emploi. Le pouvoir est plus pervers encore en n’étant pas clair sur la compensation des 1,7% et en posant une augmentation éventuelle du traitement net comme un pendant à l’entourloupe sur les salariés du privé.
En clair, les fonctionnaires et agents des entreprises publiques sont invités à revendiquer l’équivalent de ce qui est mensongèrement présenté comme un cadeau aux salariés du privé. Non, soyons clairs : nous n’acceptons aucun recul du pouvoir d’achat. Nous combattons la hausse de la CSG dans le public. Nous réclamons une hausse du point d’indice, des traitements et des salaires, sans rentrer en concurrence avec les annonces aux collègues du privé.
Troisième exemple grave de manipu
- Les grands « communicants »
lation idéologique du gouvernement : la suppression progressive de la taxe d’habitation pour 80% des ménages.
La TH est un impôt globalement injuste, peu légitime, mal accepté. Dans l’absolu, nous sommes pour son remplacement par de tout autres impôts locaux. Mais là, nous dénonçons – loin de l’hypocrisie de certains élus locaux – que sa suppression et son remplacement par des dotations, précaires dans la durée, prélevées sur le budget de l’Etat constituent une menace pour les services publics, la fonction publique territoriales et une aggravation des inégalités. Les contribuables locaux vont continuer à payer, comme contribuables nationaux, pour des services locaux dégradés. Les ménages les plus pauvres, déjà exonérés de TH, vont être mis davantage à contribution via le budget de l’Etat et leurs impôts indirects (TVA).
Sur la situation en Catalogne: nationalisme bourgeois, résurgences franquistes, quelques rappels. Unité des travailleurs!
Sur la situation en Catalogne par Andres B. Alonso, ancien militant des JC d’Aragon et secrétaire des Jeunesses communistes de Saint-Martin-d’Hères (Isère), 3 octobre 2017
Ce dimanche 1er octobre, le gouvernement régional de la Catalogne (région de plus de 8 millions d’habitants – la plus riche d’Espagne) a appelé les Catalans à voter pour l’indépendance. L’Etat central espagnol avait décrété ce referendum illégal. Depuis des semaines, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait affirmé que ce vote n’allait pas se tenir. Sa promesse s’est matérialisée le matin même par l’intervention de l’ensemble des forces de police (police nationale et « Guardia Civil » – équivalent espagnol de la gendarmerie), qui ont délogé avec une grande violence les occupants des bureaux de vote.
L’intransigeance d’un disciple du franquisme.
Des jeunes, des parents d’élève, des travailleurs et des retraités avaient occupé dès vendredi soir les écoles où était censé avoir lieu le référendum. Les policiers les ont sortis de force à coups de matraque. En faisant cela, Mariano Rajoy continue à s’ériger en bon disciple de Franco, réglant les différends nationaux en faisant charger la police. Rajoy est bien mal placé pour donner des leçons de démocratie partout dans le monde, spécialement quand il se réfère au Venezuela.
En effet, si la situation en est venue à ce point, c’est premièrement le fait de l’intransigeance de Mariano Rajoy et de la droite du PP (Parti populaire) sur la question catalane.
L’expression nationaliste des intérêts de la bourgeoisie catalane.
Le mouvement indépendantiste catalan, s’appuyant sur une langue et une culture catalanes voisines mais différentes de celles de la Castille, existe depuis plusieurs siècles. Le mouvement indépendantiste et nationaliste moderne a pris ses formes au XIXème siècle, lorsque la Catalogne est devenue un des trois pôles industriels majeurs de l’Espagne.
Les intérêts de la bourgeoisie industrielle catalane se sont développés dans un autre sens que les intérêts de la bourgeoisie rentière de Madrid. C’est cette divergence qui a donné naissance au mouvement nationaliste qui a perduré au long du XXème siècle. La répression primaire de Franco contre la langue et la culture catalanes l’ont alimenté.
Après la mort de Franco, ce mouvement politique a pris une autre forme. L’avènement de la démocratie espagnole a amené une décentralisation de l’Etat. A l’image des nationalistes du Pays Basque, la bourgeoisie catalane s’est dit qu’elle pouvait obtenir plus de privilèges, vis-à-vis des autres régions du pays, en s’organisant en force politique nationaliste. Sur une justification culturelle, deux organisations nationalistes majeures se sont ainsi constituées dans les années 70 : la CDC (Convergence Démocratique de Catalogne, devenue PDeCAT en 2016), de droite, et l’ERC (« Esquerra Replublicana de Cataluña », gauche républicaine de Catalogne).
Ces relais politiques sont un levier pour la bourgeoisie catalane pour faire pression sur le gouvernement espagnol. Ils se montrés efficaces lors de la négociation des financements régionaux. Ils ont aussi permis de faire céder au gouvernement socialiste de Zapatero, en 2006, un statut d’autonomie encore plus important, reconnaissant entre autres, la Catalogne comme une nation, statut qui sera invalidé en 2010. En 2011, l’arrivée au pouvoir de la droite de Mariano Rajoy a marqué la fin de toute négociation en vue de plus d’autonomie à la Catalogne. Les parties sont rentrées dans une impasse.
Le contexte du show de Puigdemont et Junqueras (dirigeants nationalistes catalans).
Le nationalisme catalan a toujours été « sage » en Espagne. Du moins en comparaison avec le nationalisme basque, plus médiatisé, plus polarisé, et violent avec l’ETA, durant le dernier quart du XXème. Les nationalistes catalans, eux, sont restés en bons termes avec les partis espagnols. Ils ont notamment permis en 1996, avec les voix de leurs députés au Parlement, de faire élire le chef de file de la droite du PP de l’époque, José Maria Aznar, président du gouvernement. Tout ceci, dans la logique évoquée précédemment.
Mais la situation se précipite lorsque, en 2010-2011, la droite nationaliste catalane (la CDC) enchaîne les succès électoraux, profitant de l’écroulement des socialistes du PSOE. Elle s’empare du gouvernement régional et de plusieurs municipalités dont Barcelone. Tout cela dans un contexte de profonde crise économique au niveau du pays. Dès 2011-2012, la région et les municipalités doivent appliquer des coupes budgétaires énormes. Elles coupent notamment dans l’éducation et la santé, gérées, en Espagne, entièrement par les régions. Des mouvements de contestation très larges émergent pour tenter de faire barrage à ces politiques qui provoquent la colère de tous les travailleurs d’Espagne.
Dans ce contexte, où les nationalistes de droite doivent ouvertement mener une politique rejetée par l’ensemble des travailleurs, s’ajoutent plusieurs scandales de corruption, remontant à loin. Le cas du « 3% » est le plus emblématique. Il touche directement des membres de CDC, qui s’étaient enrichis en prenant des commissions (de 3% – mais, en fait, c’était même plus) lors de l’attribution de marchés publics.
Pour sauver sa situation politique, la droite nationaliste s’est mise à agiter plus fort que jamais le drapeau de l’indépendance : une diversion en direction des travailleurs de la Catalogne qu’elle a si durement frappés avec ses politiques antipopulaires. Une consultation sur l’avenir politique de la Catalogne s’en est suivie en 2014, à l’initiative du président nationaliste CDC, Artur Mas, demandant si la Catalogne devait être indépendante. Elle déclenchera l’invalidation politique de Mas par Madrid. Mais le mouvement indépendantiste est lancé. Aux élections régionales de 2015, la droite nationaliste réussit à gagner l’appui de la gauche nationaliste sous le drapeau du « oui » à l’indépendance. Elles remportent les élections, et la droite et la gauche nationalistes forment ensemble un gouvernement grâce au soutien de l’extrême-gauche indépendantiste de la CUP. Cette victoire électorale est à l’origine du référendum du 1er octobre 2017, ressuscitant le spectre politique de l’indépendance de la Catalogne.
Contrer la division des travailleurs.
Communistes, nous condamnons les violences policières de ce dimanche 1er octobre. Elles en sont un signe du caractère autoritaire du gouvernement de Madrid. Pour autant, nous ne suivons pas les bourgeoisies catalane et espagnole sur l’opération de diversion que représente la question de l’indépendance.
Ainsi, l’actualité politique de l’Espagne des dernier mois a été polarisée sur le référendum en Catalogne. Elle a permis d’évacuer des questions fondamentales et graves de la vie politique espagnole, comme la baisse des salaires, la précarisation de l’emploi, la montée du chômage après la saison d’été, les problèmes issus du tourisme de masse (sociaux, environnementaux…), l’avenir bouché pour la jeunesse, etc.
De plus, cette diversion sert à monter les travailleurs les uns contre les autres, à raviver l’extrême-droite qui voit clairement la devise franquiste (« Una, grande y libre », une [Espagne] grande et libre) menacée.
Communistes, nous pensons qu’au moment où nos acquis sociaux sont remis en cause en Europe et dans le monde, 25 ans après la chute de l’URSS, ce n’est pas le moment de se laisser diviser par la classe dominante et par le venin du nationalisme qu’elle diffuse.
Unité de tous les travailleurs face à leur adversaire de classe !




