Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Lecture recommandée : « Les Parisiens en Résistance, Paris 13ème », par Serge Boucheny
vivelepcf, 6 août 2013
On peut remercier notre camarade Serge Boucheny pour le travail considérable, de recherche et de synthèse, qu’il a effectué sur la résistance, sur les résistants du 13ème arrondissement.
Il n’était pas le plus mal placé pour cela. Apprenti à Gnome-et-Rhône après la guerre puis ouvrier à la SNECMA-Kellerman, très tôt militant et responsable du PCF dans l’arrondissement, il a côtoyé beaucoup de ces héros discrets qui font l’objet de son livre. Il a été aussi ensuite député de l’arrondissement en 1967/68, puis sénateur de Paris.
« Les Parisiens en Résistance – Paris 13ème » retrace la trajectoire de dizaines de résistants des quartiers et des entreprises de cet arrondissement de Paris alors à la fois l’un des plus industriels et des plus populeux.
Cette résistance urbaine est le reflet de l’histoire nationale et internationale, des débuts de l’Occupation à la Libération de Paris en passant, entre autres, par les répercussions de la victoire de Stalingrad. Elle est aussi une partie de cette histoire.
A travers des témoignages, des documents d’époque, des extraits d’archives, avec leur recoupement, Boucheny fait voir l’organisation quotidienne de la Résistance. (Lire la suite…)
Corse : les contradictions du Front de gauche commencent à éclater.
Vivelepcf, 14 août 2013
Une élue Front de gauche participe aux journées nationalistes de Corte. Des communistes ne laissent pas passer. Lire ci-dessous la tribune de Francis Riolacci (adjoint PCF-Front de gauche à Bastia).
En quelques semaines cet été, plusieurs contradictions fondamentales du Front de gauche en Corse sont apparues au grand jour.
Aux élections régionales de 2010, un accord politique, allant bien au-delà d’un arrangement électoral de 2nd tour, a été signé entre Paul Giacobbi, héritier d’une longue dynastie de notables de Haute-Corse, chef d’une liste radicale-dissidente-PS et Dominique Bucchini, tête de liste du Front de gauche. L’alliance, regroupant deux autres formations, a gagné les élections face à la droite et aux nationalistes (autre droite…).
A Bucchini, le poste de Président de l’Assemblée de Corse, très symbolique mais principalement honorifique. A Giacobbi, la présidence du Conseil exécutif et le pouvoir régional. Le Front de gauche participe avec deux membres au Conseil exécutif.
Nombre d’observateurs avaient jugé ce partenariat « contre-nature ». Giacobbi, homme du patronat local, s’était montré un sympathisant quasiment avoué de Sarkozy. Bucchini est une figure historique du mouvement communiste en Corse-du-Sud (sans que nous oubliions ses prises de position « rénovatrices » anti-Marchais des années 80).
Dans la lignée de ses positions, Giacobbi vient de lancer une nouvelle provocation en juillet. Il se prononce pour un droit de propriété dérogatoire en Corse, opérant une distinction entre « résidents » et « non-résidents ». Des responsables du PCF ont réagi vivement. Ange Rovere, adjoint au maire de Bastia dénonce une proposition « attentatoire au principe d’égalité devant la Loi, voulant institutionnaliser le communautarisme ». Ils démontent le prétexte de « lutte contre la spéculation » : « Qui vend la terre ? Des Corses ! Qui spécule ? Des Corses ! » ou bien d’autres de toute l’UE et d’ailleurs à travers des prête-nom.
Etape par étape, depuis des décennies, les « radicaux-libéraux », « sociaux-libéraux », « libéraux » et les « nationalistes » travaillent à saper en Corse les acquis sociaux et démocratiques nationaux au profit des milieux patronaux, financiers, sinon mafieux. L’Europe des régions, l’Union européenne sont leurs premiers alliés dans cette besogne, en Corse comme ailleurs. Les gouvernements français accompagnent. La population résiste comme en 2003 quand elle a fait gagner le NON au référendum supprimant les départements.
« L’Europe des régions », les bourgeois « nationalistes » n’ont qu’elle à la bouche aux « journées de Corte » qui réunissent chaque année les mouvements similaires de toute l’Europe. Voilà que cette année, la conseillère exécutive Front-de-gauche (non PCF), également adjointe au maire d’Ajaccio, Mme Maria Guidicelli choisit d’apporter sa caution à ce mouvement en participant à ces journées. Cette décision personnelle, mais prise par l’intéressée au nom du Front de gauche, suscite la profonde colère de nombreux communistes. Mme Giudicelli est-elle naïve ou cynique quand elle prétend « présenter et défendre une approche résolument sociale qui place l’humain au cœur » à des personnalités « nationalistes » comme Jean-Guy Talamoni ?
Francis Rioalacci, adjoint PCF au maire de Bastia, syndicaliste CGT, a vivement réagi. Il n’accepte pas une attitude qui « fait fi des différences fondamentales entre les indépendantistes et les communistes ».
Et quelle rupture avec le libéralisme imaginer en intelligence avec les ultra-libéraux nationalistes et européens ?
Nous reproduisons ci-dessous, de notre propre initiative (passages soulignés par la rédaction), le message de Francis Riolacci. Pour nous, en Corse comme partout ailleurs, des clivages fondamentaux entre l’engagement communiste et la ligne portée par le choix stratégique du Front de gauche ne manqueront pas d’apparaître.
MESSAGE DE FRANCIS RIOLACCI (Lire la suite…)
« Kuhle Wampe » (Ventres glacés) : un film communiste allemand de 1932
Vivelepcf, 8 août 2013
Nous avons découvert que l’on pouvait visionner sur « Youtube » des versions, d’une qualité technique précaire, dans la version censurée de 1932, parfois avec sous-titres en anglais, du film allemand « Kuhle Wampe », en français « Ventre glacés – A qui appartient le monde ».
Lien VERS LE FILM
Ce film est d’un grand intérêt et d’une grande importance. C’est le premier film de fiction prolétarien, ouvertement communiste tourné en Allemagne, sans doute le premier de tous les pays capitalistes. Le tournage a été protégé par le service d’ordre du Parti communiste allemand (KPD).
Il a été tourné en 1932 par le cinéaste d’origine bulgare, Slatan Dudow, assisté pour le scénario par Bertold Brecht qui a fortement imprégné l’œuvre.
Sur la forme, le film traduit la recherche avant-gardiste des artistes communistes. L’influence du cinéma soviétique, notamment dans le montage, est évidente. La musique de Hanns Eisler est partie intégrante de la construction du film comme de son message. Le célèbre Solidaritätslied (Chant de la solidarité) a été composée pour le film.
Au fameux documentaire « Berlin, symphonie d’une grande ville » (1927 – Walter Ruttman), déjà inspiré par l’avant-garde soviétique mais sans objectif politique, Kuhle Wampe fait écho avec une sorte de symphonie du Berlin prolétaire.
En 1932, la crise du capitalisme est à son paroxysme. Le chômage de masse, les drames qu’il amène (suicide, expulsions), l’exploitation des travailleurs, la pauvreté, l’humiliation constituent le cadre du scénario. La bataille idéologique traverse les familles prolétaires dans ces conditions.
Progressivement la résistance à l’arbitraire des possédants et de l’Etat, l’action collective s’étendent.
Les expulsés se retrouvent à une heure de Berlin dans un campement communautaire aux bords d’un lac, dénommé « Kuhle Wampe ». La résignation, les préjugés inculqués n’y disparaissent pas du jour au lendemain mais l’esprit de résistance y progresse.
A la crise du capitalisme qui détruit l’ouvrier, les prolétaires mis en scène dans le film opposent la dignité, le sport, la solidarité dans des mouvements de masse. L’organisation communiste est à la base de ces mouvements. Mais la prise de conscience et l’engagement politiques individuels partent aussi en retour de ces expériences collectives.
Kuhle Wampe est un témoignage cinématographique et politique unique.
A projeter dans tous les ciné-clubs communistes !
Chant de la solidarité (Brecht –Eisler )
Debout, peuples de cette terre,
Pour ce seul but unissez-vous :
Que la terre soit votre terre
Et qu’elle vous nourrisse tous
En avant ! N’oubliez jamais
Que notre force est l’unité,
Ventre plein ou ventre affamé,
En avant, n’oubliez jamais
La solidarité !
Jaunes ou bruns, blancs comme noirs,
Cessez donc de vous massacrer !
Que les peuples puissent parler
L’accord se fera sans retard !
En avant ! N’oubliez jamais
Que notre force est l’unité,
Ventre plein ou ventre affamé,
En avant, n’oubliez jamais
La solidarité !
Si nous voulons vite arriver
Vous tous nous êtes nécessaires :
Celui qui n’aide pas son frère
C’est lui qu’il refuse d’aider.
En avant ! N’oubliez jamais
Que notre force est l’unité,
Ventre plein ou ventre affamé,
En avant, n’oubliez jamais
La solidarité !
Tous, et autant qu’ils sont, nos maîtres
Voient d’un bon œil nos dissensions,
Car le temps qu’elles dureront
C’est vrai qu’ils resteront nos maîtres.
En avant ! N’oubliez jamais
Que notre force est l’unité,
Ventre plein ou ventre affamé,
En avant, n’oubliez jamais
La solidarité !
Prolétaires de tous pays
L’union, c’est votre liberté :
Vos bataillons et vos armées
Viendront à bout des tyrannies !
En avant, jamais n’oublions,
Ventre affamé ou ventre plein,
Et posons tout net la question :
Qui donc possède le matin ?
À qui le monde appartient donc ?
Bertolt Brecht
Il y 68 ans : Hiroshima, Nagasaki. Plus que jamais, agir pour l’éradication de l’arme atomique ! Et commençons par la France !
Pcf Paris 15ème, 7 août 2013
Une fois par an, à peine, les grands médias sont obligés d’évoquer l’horreur de l’arme nucléaire, à l’occasion de l’anniversaire des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945.
En quelques secondes, deux villes sont anéanties, 140.000 et 70.000 habitants sont tués. Des centaines de milliers d’autres porteront jusqu’à leur mort des souffrances atroces dues aux brûlures et aux radiations.
La discrétion de l’idéologie dominante est assourdissante. Elle cache la menace effrayante d’actualité de la terreur nucléaire, la persistance et la montée du militarisme dans la plupart des régions du monde.
Pour le peuple japonais, touché dans sa chair, les commémorations d’Hiroshima et de Nagasaki constituent un jour de recueillement national pour la paix.
Cela n’a pas empêché – cela a sans doute même motivé – la présentation officielle spectaculaire, ce 6 août 2013, du futur porte-hélicoptères de l’armée japonaise, (Lire la suite…)

