Vive le PCF

(0 commentaires, 890 articles)

Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil

Articles par Vive le PCF

Tsipras enferme le pays dans le chantage de l’UE du capital puis refile la responsabilité au peuple !

Vivelepcf, 27 juin 2015

Depuis le début de l’année, la tragédie économique et sociale grecque s’aggrave encore. Les budgets des hôpitaux ont encore été amputés. Les trésoreries des collectivités locales et des maisons de retraites sont à sec : l’Etat les a ponctionnées pour rembourser le FMI. Le processus de privatisation du port du Pirée a redémarré etc.

La comédie politique s’est poursuivie aussi.  et devient dramatique. La Grèce est un laboratoire économique des politiques capitalistes européennes les plus violentes. Elle est en passe de devenir un exemple politique, à l’attention des peuples : un exemple de résignation et de soumission à l’ordre capitaliste européen.

Alexis Tsipras et son parti Syriza sont arrivés au pouvoir aux élections anticipées du 25 janvier, avec 36% des voix, sur la base d’une attente d’une rupture avec les politiques d’austérité. Après 5 mois d’allers-retours entre Athènes et Bruxelles,  de « négociations » avec les dirigeants du FMI, de l’UE et des autres pays d’Europe, ils en sont arrivés au début de cette semaine à accepter un nouveau volant de mesures d’austérité antisociales, comprenant entre autres, une hausse de l’impôt le plus injuste, la TVA, des cotisations pesant sur les retraités, la fin de dispositifs de pré-retraites etc.

La semaine a amené de nouvelles péripéties politiques en Grèce.

Le gouvernement de Tsipras se trouve dans l’impossibilité de trouver une majorité au Parlement, au sein de sa coalition, pour approuver le plan. Son parti Syriza est très divisé. Rappelons qu’il s’agit d’un regroupement récent et disparate, sans base de masse, faiblement organisé, mêlant des trotskystes, des maoïstes, des communistes repentis, des notables issus de la social-démocratie. Tsipras courrait le risque de voir le nouveau mémorandum adopté grâce aux voix du centre et de ses prédécesseurs de la droite libérale et de se voir profondément disqualifié par ce qui ne manquerait pas d’apparaître comme un reniement total.

C’est la raison politique immédiate de la convocation d’un référendum, vendredi 26 juin dans la soirée, pour le 5 juillet.

La tenue du référendum revient à faire assumer au peuple grec l’impasse politique complète, l’enfermement dans le chantage de l’UE, du FMI et des puissances européennes dans lesquels la politique de la coalition Syriza-ANEL a placé le pays depuis 5 mois. C’est le choix entre la peste et le choléra, avec quelques jours de réflexion seulement, dramatisés, sous pression, dans l’affolement. Le vote « oui » signifie l’acceptation du nouveau plan antipopulaire et donc des précédents. Le vote « non » ouvre la voie à la faillite du pays et à d’autres sacrifices pour les travailleurs et le peuple.

Si nous jugeons qu’une politique de rupture, décidée souverainement et démocratiquement, n’est réellement possible qu’avec une sortie de l’euro, nous jugeons qu’une politique antisociale est parfaitement possible dans une Grèce exclue de l’euro, mais toujours sous contrôle des capitalistes européens (dont les Grecs). C’est à quoi amène le « non ».

La situation grecque est très largement médiatisée dans tous les pays d’Europe. Depuis des mois Syriza et Tsipras sont présentés comme « de gauche radicale », aussi bien par certains qui les dénoncent que par certains qui les soutiennent. Leur échec politique et l’aggravation de la crise grecque sont et seront utilisés pour disqualifier toute véritable alternative politique au capitalisme européen. Communistes, il est important pour nous en France de contrer cette offensive idéologique et de lever la supercherie politique de Syriza.

L’impasse politique grecque est tout sauf une surprise justement parce que Syriza n’a jamais porté pas de véritable politique de rupture.

La première décision politique de Tsipras, le lendemain matin de sa victoire électorale, a été de sceller une alliance avec un parti d’extrême-droite libérale, clérical, nationaliste et xénophobe, les « Grecs indépendants – ANEL ». Son président Kamenos a été nommé ministre de la défense. Il avait été le ministre de la marine d’un gouvernement de droite qui a lancé la privatisation du port du Pirée.

Ainsi, dès le départ, Syriza a cherché à ménager les puissants de Grèce, armateurs, Eglise, armée. Les premiers restent largement épargnés par l’impôt. L’armée s’est vue attribuer un contrat exceptionnel de 500 millions d’euros en avril pour moderniser ses avions de reconnaissance. Kamenos sert aussi à rassurer les Etats-Unis et l’UE contre tout éloignement de l’OTAN et a même présidé à des manœuvres aéronavales avec  l’armée israélienne. Quelle rupture !

Le gouvernement Tsipras ne s’est laissé aucuns moyens financiers et politiques pour mettre en œuvre son – modeste – plan social et son plan de relance (capitaliste). Les caisses sont vides. La Grèce ne peut plus emprunter sur les marchés financiers depuis le déclenchement de la crise. Syriza s’est privé de la possibilité d’augmenter les impôts des grands capitalistes (le mémorandum prévoit des augmentations limitées des impôts sur les classes moyennes supérieures et les entreprises qui restent).  Si elle réussit, la campagne pour diminuer la fraude fiscale prendra des années. Syriza, malgré les recommandations de l’UE (un comble !) ne s’attaque pas vraiment aux dépenses militaires, très élevées en Grèce.

On imagine mal des aides de la Chine – sauf pour racheter des entreprises privatisables – et encore moins des aides de la Russie de Poutine qui iraient renflouer les caisses de la BCE et contribuer à des dépenses en faveur de l’OTAN.

Enfin et surtout, Syriza, en affirmant son attachement indéfectible à l’euro et l’UE, s’est privé économiquement de toute perspective de création monétaire et s’est politiquement placé à la merci de l’ex-troïka. UE, BCE et FMI ont laissé traîner les « négociations » le temps que le gouvernement grec s’enfonce encore plus.

Le gouvernement a encore raclé les fonds de tiroir pour assurer plusieurs milliards d’euros de remboursements au FMI depuis janvier. Dans le climat d’incertitude, sans mesure pour la combattre, la fuite des capitaux a repris et ne cesse de s’accélérer. La croissance économique et les rentrées fiscales ont été revues à la baisse.

Aujourd’hui, Tsipras a besoin de l’argent de l’UE non seulement pour honorer les prochains remboursements de la dette mais pour envisager n’importe quelle mesure économique, même pour faire fonctionner l’Etat, assurer les payes…

La question de la dette est avant tout politique. Elle ne sera jamais intégralement remboursée. Après cet été, les prochaines traites importantes sont beaucoup plus éloignées (2017). En excluant d’envisager et de préparer une rupture avec l’UE, une sortie de l’euro, Tsipras et son gouvernement se sont dénués de tout moyen politique pour résister au chantage de la Troïka, pour sortir la Grèce de sa situation de dépendance.

Maintenant, une éventuelle sortie de la Grèce de l’euro, avec Syriza, ne représenterait plus politiquement une libération du pays, un exemple d’émancipation pour d’autres peuples, mais une exclusion, une punition décidées par l’UE, entraînant un climat de panique et la faillite du pays.

Le passage de Syriza au pouvoir, et maintenant le référendum, parachèvent le règlement politique, conduit depuis 5 ans, de la crise grecque par le capitalisme européen dans le but de sauver l’euro et de continuer à faire payer aux peuples sa propre crise générale.

Souvenons-nous : en 2011, le premier ministre socialiste Papandreou avait déjà voulu organiser un référendum sur un précédent mémorandum européen, dans le même but de faire signer au peuple lui-même le plan de super-austérité qu’il allait subir. Mais Sarkozy et Merkel l’en avaient formellement dissuadé. Le risque politique d’une victoire du « non » était trop grand et elle aurait ébranlé l’UE et l’euro.

En 2015, la situation a changé sur bien des aspects. Les dirigeants européens ont réglé – sur le dos des travailleurs – la phase aigüe de la crise à Chypre, en Irlande ou même au Portugal. Depuis 2011, la dette grecque a été presque totalement transférée à des institutions publiques et les banques privées occidentales n’y sont plus exposées. Les capitalistes grecs ont eu tout le temps d’expatrier leurs fonds. Depuis 2011, l’essentiel des régressions économiques et sociales imposées au peuple grec a été adopté. Surtout, en 2011, le vote « non » aurait tout à la fois exprimé le rejet des mesures d’austérité, la sanction d’un gouvernement qui était perçu – à juste titre – comme co-responsable de cette politique et de la crise et il aurait ouvert la possibilité d’une alternative en rupture avec l’UE et l’euro et avec un gouvernement pro-européen. Depuis 2011, la quasi-disparition du parti de Papandreou, le PASOK et l’avènement et la promotion de SYRIZA à sa place ont complètement changé la donne. Syriza s’est posé et a été présenté comme porteur d’une alternative radicale à gauche du Pasok mais tout en se proclamant foncièrement pro-européen.

Tsipras ou son ministre des finances, Varoufakis, peuvent bien prôner maintenant le vote « non » à leur référendum, fanfaronner à nouveau dans une posture de « résistants ». Ils n’ont aucune alternative à proposer s’il devait l’emporter qu’un « plan B ». Toutes leurs positions et leur politique depuis janvier, les négociations, les concessions à l’UE (jusqu’à la semaine dernière !), leur rejet d’une sortie de l’euro, ont, au contraire, travaillé idéologiquement pour l’acceptation d’un nouveau mémorandum.

Elles ont aussi travaillé à associer le rejet de l’UE au nationalisme et à faire potentiellement le jeu de l’extrême-droite, à la veille d’une période ouvrant à des risques d’instabilité politique. Deux groupes au Parlement, en dehors de Syriza, ont voté en faveur de la tenue du référendum : le partenaire ANEL, parti pro-européen dont les dirigeants déversent des diatribes xénophobes, anti-immigrés comme antiallemandes le parti ouvertement néonazi « l’Aube dorée ».

La vie politique grecque pourrait se décaler très à droite. Le Parti de droite libérale, Nouvelle démocratie se tient prêt à revenir au pouvoir dans l’hypothèse très envisageable  d’élections anticipées.

Le référendum du 5 juillet pourrait conclure la pédagogie de la résignation politique engagée avec Syriza en direction du peuple grec et des peuples d’Europe.

Les députés du Parti communiste grec, KKE, ont pour leur part voté contre la convocation du référendum et le KKE devrait appeler à voter nul et surtout à intensifier les luttes dans les entreprises et dans le pays. Avec son émanation, syndicale, le PAME, il est à l’origine de mobilisations nombreuses et puissantes contre les mesures antisociales.

C’est la seule voie. Etre solidaires avec le peuple grec, pour nous communistes, c’est lutter parallèlement contre les mêmes politiques, pour la rupture avec l’UE, instrument de coordination contre les peuples des capitalistes de nos pays et de leurs représentants politiques.

L’expérience grecque de Syriza et Tsipras ne pourront qu’alimenter, par ailleurs, les critiques fondamentales exprimées sur le Parti de la gauche européenne et l’appartenance du PCF à cette organisation.

Les dirigeants de l’UE veulent modérer les dépenses militaires du gouvernement grec ! Le monde à l’envers? Pas si sûr!

Vivelepcf, 23 juin 2015

Les dirigeants de l’UE seraient en passe d’obtenir du gouvernement grec un engagement de baisse de 200 millions d’euros du budget militaire grec en 2016. Les rôles pourraient paraître inversés mais pourtant…

Depuis son élection en janvier, le gouvernement alliant le parti de gauche Syriza du premier ministre Tsipras et le parti d’extrême-droite nationaliste ANEL du ministre de la défense Kamenos a, au contraire, montré son attachement à maintenir un haut niveau de dépenses militaires, l’un des plus élevés d’Europe.

Ainsi, le gouvernement Tsipras a signé en avril un contrat de 500 millions d’euros avec le groupe américain Lockheed, qui devrait en sous-traiter une partie au lobby militaro-industriel grec, pour la modernisation de 5 avions de reconnaissance de la Marine grecque. Le montant a fait hurler certains politiciens: « 200 millions pour la crise humanitaire, 500 millions pour des armes » s’est notamment exclamé le leader du parti de centre-gauche « To Potami », de Stravros Theodorakis qui aurait pu être un allié alternatif à ANEL.

Cette décision illustre encore un peu plus la farce politique que représentent, à usage grec et européen, Syriza et sa soi-disant « radicalité ». Nouveau mémorandum d’austérité avec la Troïka, professions de foi en l’euro, poursuite des privatisations, attentions particulières aux armateurs, au clergé, à l’armée : Syriza c’est la triste continuité présentée comme « rupture » pour mieux éteindre chez les peuples toute véritable perspective de changement.

Le logo des manoeuvres communes aéronavales avec Israël

Le parti ANEL de Kamenos, ancien ministre de la mer sous la droite, en est la caution et le symbole. Le ministre nationaliste annonce l’entrée de la Grèce dans le dispositif anti-Daech de l’OTAN. Il vient de présider, fin avril, aux manœuvres aéronavales conjointes avec les armées américaine et israélienne en mer Egée.

Coopération militaire renforcée avec Israël du gouvernement Tsipras : là encore de quoi étonner et ouvrir les yeux !

Un jeune de 19 ans tué dans une fusillade à Saint-Martin-d’Hères: réaction de la section du PCF

Décès de Luc, 19 ans, place Etienne Grappe le 20 juin 2015 : communiqué des communistes de Saint-Martin-d’Hères

juin 2015, par Saint Martin d’Hères

Un jeune de 19 ans, Luc, est mort assassiné par arme lourde, samedi soir, alors qu’il circulait à scooter. Son camarade, David, est blessé et en état de choc. Cet acte, cette mort d’un jeune homme, au cœur de notre ville, nous bouleversent, nous révoltent.

Les communistes vivant dans les quartiers Renaudie, Champberton, La Plaine et Essartié, présents aussitôt sur les lieux, sont sous le choc. Ils partagent la douleur des familles. Ils ont présenté leurs condoléances à la famille de Luc.

La section de Saint-Martin-d’Hères du PCF demande que tous les moyens soient mis en œuvre pour élucider les conditions de ce crime odieux et retrouver ses auteurs.

D’ores et déjà, nous affirmons que la mort de ce jeune apprécié de tous ne peut pas être classée dans les faits divers.

Nous exprimons notre refus de la banalisation de la violence dans nos quartiers, liée notamment au développement d’une économie parallèle, sur fond de grande détresse sociale.

Martinérois, militants, avec notre municipalité, nous savons que nous ne pouvons pas tout, mais nous savons que nous pouvons agir.

Nous pouvons agir pour la défense de nos services publics de proximité, y compris pour le retour de la police de prévention et de proximité intégrée dans nos quartiers. Celle que Sarkozy a supprimé (Îlotiers).

Nous pouvons nous organiser – être solidaires –, agir au quotidien et lutter contre les processus de relégation sociale, les stages sans lendemain, l’intérim imposé, les salaires de misère pour des CDD de quelques jours, contre cette vie au rabais qui fait le lit de l’exclusion, contre le fatalisme, contre les tentations illusoires du chacun pour soi, de la haine, de la délinquance, de la violence.

Pour nous, communistes, ce combat va de pair avec la résistance nationale contre les politiques gouvernementales de casse sociale et de surexploitation des travailleurs.

Organisons notre colère, résistons, construisons ensemble une belle vie pour nos jeunes !

Nous participerons lundi soir au rassemblement en hommage à Luc.

Communiqué du 22 juin 2015, section de SMH du PCF.

Fête de la section du PCF Saint-Martin-d’Hères : belle réussite pour une première édition !

Correspondance pour vivelepcf et reprise de l’article du Dauphiné Libéré du 1er juin 2015

Le Dauphiné Libéré a bien rendu l’atmosphère de la 1ère nouvelle fête du PCF à Saint-Martin-d’Hères, deuxième ville de l’Isère. Nous reproduisons son article ci-dessous.

En effet, la section du Parti, avec la participation active de plusieurs dizaines de militants, a su recréer les conditions – mettre les petits plats dans les grands aussi – pour organiser à nouveau une fête populaire et politique dans la ville.
Le tournoi de pétanque, les animations pour les enfants, les concerts avec des groupes locaux, l’expertise des camarades en termes de restauration ont mis une ambiance de fête largement ouverte. 330 tickets repas ont été achetés, en plus des consommations légères au bar.
La participation d’organisations progressistes, comme le SPF ou la CGT, ont contribué à l’orientation militante de la journée. Des tracts et publications relatant les combats du PCF dans la ville ont été diffusés.
Deux débats se sont tenus dans l’après-midi.
Sur les transports urbains, les mots d’ordre des différents intervenants se sont heureusement complétés. Le slogan – utopique – de « gratuité des transports » a souligné la réalité du choix politique posé : un service public d’entreprise publique ou une logique de concurrence, d’appel d’offres, de profit, complémentaire du transfert de la politique nationale d’austérité aux collectivités locales.  L’heure est plus que jamais à la lutte contre cette orientation, pratiquée au niveau de la Métropole, du département, et déjà synonyme de réduction de l’offre et d’une dégradation grave des conditions de travail et de sécurité. Le plan régional, avant les élections, peut et doit être un niveau pour prolonger la lutte contre la réforme ferroviaire et la mise en concurrence des TER, anticipées – objectivement – par les exécutifs de « gauche ».
Pour la défense du service public postal, les luttes contre la délocalisation du centre de distribution, pour la préservation d’un bureau, menées par la section du PCF, avec la municipalité, engageant des milliers d’usagers ont constitué le point de départ de la discussion. C’est un aspect d’une politique générale de régression – 7400 suppressions d’emploi en 2014 – qui se traduit dans tout le pays, dans tout le département. L’unification de la lutte, en partant de la mobilisation de 2009 (« votation »), complétée par le rejet de la politique de marchandisation des directives européennes, est apparue comme un objectif prioritaire et réaliste. Par la mobilisation et la lutte, d’abord celles des postiers, puis celles des usagers, pas à pas contre chaque mauvais coup, nationalement pour la restauration et le développement du monopole public de La Poste!
La question des moyens et du rôle des communistes dans le développement des luttes contre la politique poursuivie par le gouvernement a animé les discussions, sous le soleil, les frondaisons et de plus en plus dans une sympathique et fraternelle ambiance de détente.
Bravo aux camarades de Saint-Martin-d’Hères !

ARTICLE DU DAUPHINE LIBERE (photos PCF et Dauphiné):

La fête des Résistances: une réussite sous le soleil

C’était un pari risqué que de vouloir remettre au goût du jour une grande fête populaire à Saint-Martin-d’Hères comme le Parti communiste français (PCF) en organisait voilà bien des années. Pari risqué, mais réussi, car les Martinérois ont répondu présent samedi, place Henri-Dezempte.

Dès le matin, les visiteurs ont pu s’attarder autour de l’exposition réalisée par le parti avec l’aide d’un étudiant, sur l’histoire des luttes ouvrières dans la ville et de la gestion de celle-ci par la municipalité communiste. Pendant ce temps, les amateurs de pétanque ont pu s’affronter, plus pour le plaisir plutôt que pour les modestes lots à gagner, et les enfants ont profité des animations et jeux dans leur espace réservé. À midi, les 120 repas préparés n’ont pas fait pli.

« Les gens adhèrent à nos idées, à notre parti »

« L’ambiance était familiale, bon enfant. Pour une première, on peut dire que l’objectif est atteint. Les gens sont venus nombreux pour partager ce moment de fête et puis peut-être être pour entendre un autre discours », se sont réjouies Dominique Negri, secrétaire de la section et Florence Landois, membre de la section et du conseil départemental.

Justement côté politique, la privatisation des transports en commun de l’Isère et la défense du service public, deux sujets qui tiennent à cœur des communistes locaux ont fait l’objet des débats de l’après-midi en présence de responsables, des jeunes communistes et des militants syndicalistes. Dans ce domaine-là, Dominique Negri a constaté avec satisfaction : « Notre initiative a vu la participation d’élus et de militants venus des communes proches, ainsi que des délégations de jeunes communistes de Paris, Lyon et Marseille. C’est très encourageant mais ce qui l’est peut-être encore plus, c’est de voir que les gens adhèrent à nos idées, à notre parti. Quatre aujourd’hui ont pris leur carte ».

La soirée musicale, malgré la présence du groupe local de rap G7N, n’a pas vraiment fait recette ; ce sera la petite déception du jour.

Par Chantal AYE, édition du 1er juin 2015

Flux RSS de Vive le PCF