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Articles par Vive le PCF

OTAN, 70ème anniversaire: plus que jamais sortir de l’alliance guerrière impérialiste!

Repris de PCF Paris 15

Sortir de l’OTAN, réduire et non augmenter les dépenses militaires !

Plus que jamais : l’argent pour l’école, pas pour la guerre !

Dans le « grand débat » sur l’efficacité de la dépense publique, le pouvoir et ses médias parviennent à éluder entièrement le seul budget qui grimpe en flèche, celui du ministère des Armées (qui ne s’appelle plus « de la défense »). Il aura augmenté, chaque année, de 1,7 milliard d’euros entre 2017 et 2022. 1,7X5 = 8,5 milliards d’euros = 300.000 postes dans l’éducation nationale, les hôpitaux ou les EHPAD!

Tant d’argent pour quoi faire ? Pour alimenter les profits des marchands de canons, pour que l’armée française fasse la guerre partout dans le monde, détruise, tue, déstabilise des Etats, nourrisse le « terrorisme » pour assurer la domination et l’exploitation des impérialismes occidentaux, pour contrer les puissances concurrentes, notamment russe et chinoise.

L’OTAN a perdu sa raison d’être avec la fin de la « guerre froide » et la dissolution du « Pacte de Varsovie » en 1991. Pourtant, ce 4 avril 2019, l’alliance fête ses 70 ans à Washington en grandes pompes. Un 30ème membre, la Macédoine-du-Nord, va y être intégré (grâce au zèle du Grec Tsipras). L’OTAN porte les intérêts complices des Etats-Unis et des grandes puissances de l’UE, avec leurs satellites d’Europe de l’Est et du Sud. Ils sèment la désolation en Méditerranée et au Proche-Orient. Ils militarisent dangereusement les frontières avec la Russie.

Il y a 20 ans, l’OTAN bombardait la Yougoslavie, après une campagne de propagande basée sur des mensonges éhontés, des « fakes news ». Le résultat, attendu, outre les 2500 morts, a été l’exacerbation des haines entre peuples, l’établissement d’un Etat mafieux, misérable protectorat, au Kosovo, l’installation dans ce territoire, de la plus grande base militaire et pénitentiaire OTAN-US en Europe, aussi la première intervention guerrière de l’impérialisme allemand à l’étranger depuis 1945. Le récent traité d’Aix-la-Chapelle, signé par Merkel et Macron, a confirmé l’objectif d’une intégration militaire germano-française, fer de lance de l’UE de la guerre, complice de l’impérialisme US.

Le centenaire du 11 novembre 1918 a été l’occasion d’une véritable provocation de Macron. La semaine précédente, 3000 soldats français participaient aux plus grandes manœuvres de l’OTAN, au large de la Norvège, dirigées contre la Russie. Macron a réussi à réunir, autour de l’Arc-de-Triomphe (bien protégé ce jour-là) un parterre de chefs d’Etat parmi les pires fauteurs de guerre du monde.

A l’école, la propagande militariste, notamment « européenne », devient envahissante. Les programmes scolaires sont sous pression de cette idéologie. Des « correspondants » de l’armée pénètrent les salles de classe. La loi Blanquer prépare la mise au pas de tout discours critique ouvert sur ces questionq, avec son soi-disant « devoir de réserve » et veut aussi imposer, dans les classes, de drapeau de l’UE.

Plus que jamais, disons : « L’argent pour l’école, pas pour la guerre ! ». Signez la pétition pour la baisse des crédits militaires et la sortie de l’OTAN : https://baisse-budget-militaire.fr/

AUX CHEMINOTS ! – Pièce de théâtre « d’Agit Prop » de 1931 – « Voulez-vous que les magnats du rail vous écrasent ? » –

AUX CHEMINOTS !

Agit-Prop à la SNCF dans les années 30 (postérieur à la pièce ci-contre)

 CHOEUR PARLE

 

 Chœur parlé avec mouvements, pour 17 personnes divisées en deux groupes. Le Solo entre les deux groupes doit présenter une locomotive vue de l’avant.

 

Tous. -             Che…che…che…che…mi…nots…

Solo. -             Et alors ?

Tous. -             Voulez-vous que les requins du rail vous mangent ?

Voulez-vous que les magnats du rail vous écrasent ?

Alerte ! Attaque !

Solo. -             Cheminots !

Voix 1 à 8 -      Agissez pour votre propre cause…

Voix 9 à 16. -   Aux bureaux…

Voix 1 à 8. -     Cheminots de l’Est…

Voix 9 à 16. -   A la voie…

Voix 1 à 8. -     Cheminots du Nord…

Voix 9 à 16. -   Aux ateliers…

Voix 1 à 8. -     Cheminots du P.L.M.

Voix 9 à 16. -   De tous les réseaux !

Tous. -             Comme un coup de tampon !

Femmes. -       Vous, courbés sur des pupitres !

Plongés dans les paperasses des bure            aux !

Hommes. -      Vous, sur les voies, trempés par la pluie !

Giflés par le vent et l’orage !

Tous. -             Vous, gueules noires de la machine !

Du feu de la chaudière !

Gardiens de la vie des voyageurs des trains de luxe !

Vous, mangeurs de kilomètres nuit et jour !

Vous, dans la suie, dans la poussière des ateliers à la chaïne !

A la cadence d’un tapis roulant.

Voix 1 à 8. -     Ça sue…

Voix 9 à 16. -   Ça sue…         

Tous. -             Ça sue…

Allons, voyons, pressons, hommes esclaves !

Voix 9 à 16. -   Ça sue…

Voix 1 à 8. -     Ça sue …

Tous. -             Ça sue…

Solo. -             Ça sue des grosses gouttes de dividendes !

Voix 1 à 8. -     Vous tous !

Voix 9 à 16. -   Pour eux, vous tous !

Voix 1 à 8. -     Pour eux !

Tous. -             Cheminots !

Solo. -             Voulez-vous que les requins du rail vous mangent ?

Voulez-vous que les magnats du rail vous écrasent ?

Voulez-vous être toujours les seuls coupables, les seuls responsables du rail                                  meurtrier ?

Tous. -             Non ! Non ! Non !

Agir vaut mieux que gémir !

Voix 1 à 8. -     Que tous les réseaux soient vos remparts !

Voix 9 à 16. -   Que le rail soit les veines de notre pouvoir !

Voix 1 à 8. -     Que le rail soit le fondement de votre liberté dans le travail !

Voix 9 à 16. -   Que le rail soit le centre de nos forces !

Tous. -             L’arme de notre lutte !

Que les réseaux deviennent des forteresses !

Du fascisme détruisez le machinisme !

Cheminots unitaires !

Ne laissez toucher ni à vos salaires

Ni à vos huit heures !

Envoyez vos délégués révolutionnaires !

Contre le licenciement sous forme de disponibilité !

Réforme d’office,

Conseils d’enquête…

Défendez vos droits pied à pied !

Contre les nouvelles méthodes de travail dites scientifiques !

Contre les Dubreuil ou les Spinasse,

Contre Messieurs les directeurs et leurs valets les ingénieurs !

Solo. -             Ecrasez-les !

Voix 1 à 8. -     Avec un coup de tampon !

Solo. -             Ecrasez-les !

Voix 9 à 16. -   En vous syndiquant à la C.G.T.U.

Solo. -             Ecrasez-les !

Voix 1 à 8. -     En exigeant 6 fr. de plus par jour, 150 francs par mois !

Solo. -             Ecrasez-les !

Voix 9 à 16. -   En demandant 21 jours de congés payés !

Solo. -             Ecrasez-les !

Voix 1 à 8. -     Journée de sept heures !

Solo. -             Ecrasez-les !

Voix 9 à 16. -   Retraite pour tous après 25 ans d’affiliation !

Tous. -             Soyez à la pointe du combat !

Cheminots non-syndiqués !

Nous savons que vous êtes d’accord !

Solo. -             Et alors ? …

Tous. -             Pourquoi n’êtes-vous pas dans nos rangs serrés ?

Camarades de classe !

Camarades du travail !

Frères, lutteurs révolutionnaires !

Soldats rouges du rail !

Cheminots de toute la France !

Nous, vous, toi !

Voulez-vous que les magnats du rail vous écrasent ?

En avant, cheminots !

Alerte. Alerte ! Attaque !!!

 

(La Scène ouvrière, n°3, mars 1931).

 

Après le terrible incendie de Notre-Dame de Paris, deux exigences : élucider les causes, faire vraiment payer les réparations aux milliardaires « mécènes »

16 Avril 2019 Publié par PCF Paris 15 dans #Culture

EDT pour PCF Paris 15, 16 avril 2019

Pour nous communistes, comme pour presque tout le monde, le terrible incendie qui a dévasté Notre-Dame de Paris représente un dommage déplorable, en partie irréparable, au patrimoine architectural, artistique et historique de la France et de l’Humanité.

Fort heureusement, il n’y a pas eu de mort. Comme tout le pays, nous saluons l’œuvre des pompiers et souhaitons à leurs blessés de se rétablir promptement. La plupart des œuvres d’art et des objets historiques inestimables que contenait la cathédrale semblent avoir été sauvés. Ça été l’inquiétude de toute la nuit.

A chacun d’exprimer, ou non, son émotion. Nous ne rentrons pas dans le concours dérisoire des formules bien senties ou grandiloquentes que se livrent les politiciens et les candidats aux élections.

Politiquement, pour l’instant, il nous vient ces premières réflexions.

Il est assez lamentable, qu’en ces heures, la télévision nationale, faillant encore  à sa mission de service public d’information et d’éducation, ne trouve pas d’autre « expert » pour intervenir en direct qu’un marchand de vérandas et de feuilles monarchiques à l’eau de rose, même s’il est un courtisan attitré du couple présidentielle. Les ingénieurs, les architectes, les historiens de l’art et les historiens spécialistes ne manquent pourtant pas.

Il est absolument nécessaire de faire toute la vérité sur l’origine du sinistre, sur les conditions d’encadrement et de sécurité du chantier de restauration. Il faut notamment mesurer qu’elles ont pu être les conséquences de la baisse des moyens attribués aux services du Patrimoine et des Monuments nationaux, du recours probable à des sous-traitances privées en cascades. Que toutes les précautions n’aient pas été prises pour un tel édifice est impensable, après coup.

Les réparations, dans la limite de qui sera possible, s’élèveront à plusieurs centaines de millions d’euros, au bas mot. Cette circonstance exceptionnelle invite à faire connaître et reconsidérer le scandale des déductions fiscales accordées aux grandes entreprises, aux milliardaires à leurs fondations « culturelles ».

La culture vivante, l’entretien des monuments, tout le ministère de la Culture, sont au régime de la disette, pendant que des centaines de millions d’euros d’avantages fiscaux sont donnés aux capitalistes pour leur publicité, pour leur permettre, aux frais de la nation, d’imposer leur langage et leur idéologie culturels.

Un milliardaire semble devancer l’appel en proposant 100 millions d’euros. Si c’est pour que l’Etat lui en rembourse 60 voire 80%… Il faut mettre fin à ce détournement et tout leur reprendre, cet argent qui doit aller à la politique culturelle au service du peuple.

Que ce malheur serve à quelque chose !

Le débat sur les « Gilets jaunes » a traversé tout le Parti. Avec, à mon avis, trois options : l’illusion, l’opportunisme et surtout la possibilité ou non de s’en saisir comme d’une opportunité. BILAN. NI REJET, NI SOUTIEN.

Sur le mouvement des Gilets jaunes et le PCF. EDT dans la suite et l’actualisation de la position exprimée avec d’autres en novembre. (extrait article EDT situation avril 2019).

Rappel, position de novembre 2018:

http://vivelepcf.fr/7215/communistes-pourquoi-nous-ne-soutenons-pas-les-initiatives-et-lorganisation-des-gilets-jaunes/

Le débat sur les « Gilets jaunes » a traversé tout le Parti. Avec, à mon avis, trois options : l’illusion, l’opportunisme et surtout la possibilité ou non de s’en saisir comme d’une opportunité.

Les dernières réunions du CN ont traduit, comme dans l’ensemble du Parti, que nous sommes globalement bien conscients de l’extrême diversité des Gilets jaunes, notamment géographique, de la pénétration, souvent, d’éléments – disons  « poujadistes » – dans ses noyaux, des limites de leurs revendications générales. L’illusion a été l’exception parmi nous.

Je ne m’étends pas sur l’opportunisme que nous devrions tous proscrire. L’électoralisme a orienté le positionnement de politiciens, même de gauche, suivant leur cible électorale (centre-ville, banlieue, zones «périphériques »).  Suivant les sondages, beaucoup ont pensé profitable de soutenir les Gilets jaunes (d’autres non, dans d’autres régions !). Maintenant que le mouvement dégénère, ils s’en détachent… Passons !

Le débat principal, justifié, entre communistes, a eu lieu sur l’opportunité ouverte par le mouvement « Gilets jaune », la possibilité, sinon de l’orienter, du moins de s’appuyer sur lui pour développer les luttes sur les revendications essentielles.

Deux éléments semblaient y inviter. Les GJ, et – c’est différent – le soutien dans l’opinion, ont indiscutablement traduit la colère sociale, dont celle du monde du travail. Le mouvement des GJ a fait rentrer quelques dizaines milliers de travailleurs, le plus souvent étrangers aux mobilisations sociales syndicales, dans une forme d’action collective. Malgré cela, j’ai été des communistes qui ont refusé de soutenir et cautionner le mouvement des Gilets jaunes, ce qui ne veut pas ne pas aller à la rencontre des individus et des groupes, sans préjugés et avec mes positions de communiste.

Les faits nous donnent de plus en plus raison, en mettant en évidence les limites fondamentales du mouvement GJ.

En dehors de la baisse des taxes sur les carburants, et peut-être du RIC, les revendications des GJ vont dans tous les sens, même au nom du « pouvoir d’achat » et restent très imprécises, comprenant un peu de meilleur et beaucoup de pire. C’est pourquoi, ils ont pu être soutenus aussi bien par Besancenot, Dupont-Aignan, Mélenchon, Le Pen ou Tapie.

La diversité et le flou des GJ rendent difficile leur identification. C’en est déjà une, par défaut. On a bien vu aussi, c’est fondamental, que ce mouvement n’attaquait pas le patronat et les exploiteurs ni dans ces formes d’action ni dans ces idées dominantes, mais cultivait souvent l’hostilité à l’organisation syndicale.

Les GJ, dans leur faiblesse d’identification, présentés comme expression du peuple, ont été investis par de nombreux groupes opportunistes. Il est difficile de reconnaître dans les insulteurs de Finkielkraut les occupants des ronds-points. En définitive, le pouvoir, son idéologie dominante et ses médias arrivent à parler au nom des GJ, via telle ou telle figure. Ils ont trouvé un interlocuteur, une « opposition » sur mesure dont ils ont renforcé le statut aussi bien par les fausses concessions sociales de décembre que par la répression.

Grâce au GJ, Macron est maître du calendrier et de l’ordre du jour du débat politique national. Il coordonne ses conclusions du « grand débat » avec la campagne des Européennes. Nous pouvons notamment nous attendre à voir la question de l’immigration et des migrants investir la place publique. Nous devons nous y préparer.

La caution aux GJ apportée tôt par la direction du Parti, avec plus de recul, par certains syndicats, n’ont pas aidé à renforcer les mobilisations sur les revendications de ruptures que nos organisations devraient porter. Elles se sont plutôt trouvées effacées dans une contestation globalement représentée par la Gilets jaunes. Mais la question n’est plus de savoir s’il est opportun que des « Gilets rouges » tendent la main aux « Gilets jaunes », mais comment les luttes contre chaque contre-réforme de Macron se renforcent.

Dès la journée de grève du 19 mars, nous allons faire le maximum pour que les mobilisations syndicales de travailleurs portent ces revendications de ruptures et de résistances aux contre-réformes structurelles du pouvoir. Et, à mon avis, ce doit être très au-delà des « 10 propositions » d’aujourd’hui.

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