Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Tract manifestation cheminot pour les conditions de travail – 10 mai 2016
Rail : pour le maintien intégral et l’extension des dispositions du RH 077 ! Comme face à El-Khomri, défendre la juste hiérarchie des normes :
DECRET-SOCLE > Convention collective > accords d’entreprise
Tract, PCF Paris 15, mai 2016
L’équivalence est connue au-delà du monde cheminot. La casse du statut social SNCF est la condition de l’intrusion de la concurrence. La mise en place de la concurrence est l’instrument de la casse du statut du travail SNCF. Les deux conjugués afin que le monopole et le service publics soient détournés vers le profit privé.
Passer du RH077 (désignation du statut du travail des agents SNCF) au simple code du travail, c’est tout de suite 20% d’exploitation supplémentaire sur le dos des cheminots. Sans ce capital, face à la position dominante de fait de la SNCF historique, les groupes privés (y compris les propres filiales de la SNCF) ne trouvent pas des conditions de profit suffisantes pour leurs actionnaires.
En 2014, la lutte déterminée des cheminots contre la « réforme ferroviaire » a démasqué ce scénario. Pour l’interrompre, le pouvoir a dû concéder la promesse d’un « décret-socle », prétendant protéger les dispositions sociales du RH077. Il n’y avait pas à être dupes des amendements de complaisance au projet de loi, mis en scène en connivence avec les syndicats réformistes. Mais en 2016, la lutte peut et doit reprendre sur le contenu de ce « décret socle » alors que le projet « plancher » du gouvernement ouvre la voie, sans surprise, à un recul social sans précédent.
La coïncidence, en ce début d’année, entre la suite de la contre-réforme ferroviaire et le projet de loi El-Khomri de démantèlement du code du travail est tout sauf fortuite. Elle est éclairante. La disposition sans doute la plus grave du projet Valls-ElKhomri-Medef est l’inversion de la hiérarchie des normes sociales. L’accord d’entreprise primerait sur l’accord de branche qui primerait sur le code du travail, même et surtout quand les premiers seront plus défavorables aux travailleurs. Autant dire que pour le rail, le « décret-socle » sera la seule garantie à peu près pérenne et c’est pour cela que le gouvernement et la direction de la SNCF le veulent minimal.
Quel crédit apporter au PDG Guillaume Pépy quand il prétend (Figaro du 9 mai) : « S’il n’y avait pas demain de convention collective», «les cheminots auraient face à eux de nouvelles entreprises (…) qui seraient simplement au décret socle». «Ce serait très inquiétant pour l’avenir de la SNCF en raison des risques de dumping social ». ?
La privatisation est pavée de bonnes intentions. Il se trouve toujours des syndicats de collaboration pour négocier le poids des chaînes. Sur la base d’un compromis qui existe probablement déjà, ils négocient le nombre de repos, de week-ends en famille sacrifiés etc. Le patronat ne cache pas un de ses objectifs antisociaux structurels : l’annualisation du temps de travail qui permettrait des journées de 10 heures (et combien d’autres non comptabilisées ?).
Le moment est critique, pour tous, y compris pour le gouvernement et patronat. Face à la résistance cheminote, ils ont pris du retard dans le calendrier, prenant le risque d’une convergence avec l’opposition à la loi El-Khomri. La fin de quinquennat n’est pas propice aux pires mauvais coups contre des salariés qui ont fait la preuve de leur capacité de mobilisation.
Pour le gouvernement actuel, il faut faire vite pour finir de préparer le terrain à la concurrence sous les nouveaux président et parlement qui seront élus en 2017. Les nouvelles régions, de droite et même de « gauche », sont prêtes à relayer l’austérité. Elles anticipent la concurrence. Elles savent se répartir, avec les directions de la SNCF, les responsabilités, devant les usagers, des politiques de casse du service public : fermetures de guichet et de gare, suppression des contrôleurs dans les TER, incitation à la sous-traitance, etc.
L’Union européenne peaufine son « 4ème paquet ferroviaire ». Elle règle encore le cas de quelques « canards boiteux » publics dans certains pays, pour faire payer les contribuables, avant de prétendre imposer la mise en concurrence des trains de voyageurs en 2020/2023 (mais avec possibilité d’anticiper dès 2017 dans certaines régions).
L’œuvre de sape des « »cars Macron monte en puissance contre les TER notamment. La SNCF a déjà gaspillé 120 millions d’euros pour les développer à pertes et détruire son propre réseau ferré !
Le rapport de force existe dans l’entreprise SNCF et dans le pays pour agir maintenant et inverser ce cours des choses.
La mobilisation cheminote du 9 mars a été plus forte que les débuts du mouvement de 2014. La pédagogie de la résignation des médias et des organisations de collaboration échoue face à la prise de conscience de la menace sociale. Partout en France montent et s’organisent des résistances contre le démantèlement du réseau, pour la sûreté et la sécurité. A un autre niveau, les diktats européens ne passent plus dans aucun pays.
Quels que soient la confusion de ses formes, les tentatives diverses de récupération, le manque de continuité du mouvement, l’opposition de fond au projet de loi El-Khomri, devant les convergences manifestes avec la défense du statut du travail à la SNCF, ouvre des possibilités d’une large compréhension et de relais de la lutte cheminote.
La manifestation nationale des cheminots du 10 mai, toutes catégories confondues, est un nouveau point de départ.
Communistes de la SNCF, des autres entreprises, des quartiers et des campagnes, nous sommes dans cette lutte et exigeons le maintien intégral et l’extension, dans le décret-socle, des dispositions du RH077 du statut cheminot SNCF. Plus que jamais, nous nous battons pour la défense et la reconquête du monopole public SNCF du transport ferroviaire.
Tract manif du 28 avril contre le projet Valls-El-Khomri: « Pas de diversion, Le monde du travail peut seul gagner le retrait du projet de loi Khomri et commencer à mettre en échec la politique du capital ! »
Pas de diversion! Salariés du privé, agents de la SNCF, fonctionnaires, jeunes… :
Le monde du travail peut seul gagner le retrait du projet de loi Khomri et commencer à mettre en échec la politique du capital !
- Retrait pur et simple du projet de loi Valls-Khomri !
- Limitation légale du recours au CDD. Retour au renouvellement une seule fois seulement et obligation d’embauche en CDI sur le même poste.
- Maintien intégral du statut SNCF et extension à tous les travailleurs du rail !
- Retrait du protocole PPCR dans la fonction publique !
- Augmentation générale des salaires et des pensions !
Communistes, nous pensons que les forces existent pour gagner le retrait du projet de loi Valls-El Khomri. Nous jugeons que cette victoire peut être essentielle pour commencer à inverser la politique au service du patronat et du capital menée par les gouvernements successifs. Nous associons notre combat contre cette loi avec, en particulier, la dénonciation du « Pacte de responsabilité », transfert inédit par son montant – 42 milliards d’euros par an – de l’argent du travail socialisé vers le profit capitaliste.
Comme beaucoup, nous répétons que la convergence des luttes sera décisive pour gagner. Mais nous ciblons d’abord la convergence de toutes les luttes présentes contre les attaques contre le statut du travail, les statuts des travailleurs.
La force de la mobilisation des cheminots le 26 avril, à nouveau, contre le décret gouvernemental, dit « décret-socle », qui abaisse les conditions sociales des cheminots, pour faire le lit de la concurrence et de la privatisation, est pour nous indissociable de la grève du 28 contre la casse du code du travail. Ce rassemblement est la condition pour gagner à la SNCF comme dans le pays tout entier. Les luttes, aussi, des fonctionnaires, des personnels hospitaliers par exemple, contre les atteintes multiples au statut général de la fonction publique se situent au cœur de la grande bataille actuelle.
La convergence doit aussi se faire avec la jeunesse qu’elle soit ouvrière, salariée, lycéenne ou étudiante. Nous ne confondons pas la colère et les inquiétudes justes portées par la jeunesse, sous des formes diverses, avec l’impasse de démarches politiciennes facilement récupérées sinon téléguidées dès le départ par l’idéologie dominante. Les limites politiques des « Indignés de Wall Street » ou des « Indignés » en Espagne, se sont confirmées. Nous exprimons notre inquiétude face à des « nuits » qui risquent d’être sans lendemains. Virer le réac Finkielkraut pour applaudir le bourgeois Varoufakis, économiste globe-trotter, ami de Macron, complice de fait de la politique antisociale en Grèce, ne fait pas avancer la bataille. Ni diversion, ni récupération, en vue de telle ou telle recomposition politicienne: c’est le rassemblement dans les luttes sociales – plutôt de jour – qui peut permettre de gagner et de dégager une perspective d’alternative politique.
Communistes, nous insistons donc sur le principal : le retrait du projet de loi Valls-Khomri dangereux et inacceptable. Touffu, il porte des attaques disparates mais graves par exemple contre la médecine du travail et l’inspection du travail. Mais le pire – qui n’est pas le plus lisible pour les travailleurs, nos collègues, nos voisins, nous-mêmes – , c’est l’établissement de « l’inversion de la hiérarchie des normes ». Des « accords » d’entreprise, acquis le couteau sous la gorge par des patrons tout-puissants chez eux, soutenus par des syndicalistes jaunes, auraient le dessus sur les accords de branche, qui pourraient eux-mêmes être supérieurs à la Loi. L’opposition à ce point fondamental est au cœur de notre mobilisation. Encore et toujours !
Le calcul politicien du pouvoir à l’approche de 2017 saute aux yeux. Hollande n’est évidemment plus en mesure de tromper les travailleurs à « gauche » comme en 2012. Avec Valls ou Macron, ils se disputeront le terrain du « social-libéralisme ». Mais le système a besoin d’autres objets politiques pour recréer des illusions, canaliser et détourner les luttes. Le FN est dangereusement en réserve. Les élections présidentielles autrichiennes viennent de marquer un progrès effrayant de l’extrême-droite. Mais le système a aussi besoin de remettre en piste une « gauche » de substitution à la direction du PS discréditée. Dans le cas de crise extrême en Grèce, il l’a fait avec Syriza et Tsipras. Ceux-ci, depuis des mois, avec leurs alliés d’extrême-droite (ANEL), poursuivent les politiques de casse des acquis des travailleurs au profit du capital et de l’UE que les partis traditionnels n’arrivaient plus à faire passer. Pendant ce temps, la droite et l’extrême-droite attendent leur tour ! En comparaison en France, on pourrait rire des numéros téléphonés de Mme Aubry, des « frondeurs » ou de dirigeants de syndicats étudiants, pépinières de cadres politiques de la social-démocratie. On n’est guère surpris des déclarations de certains de ces apprentis politiciens tout à coup enthousiastes devant quelques annonces de fin du quinquennat de Hollande « pour la jeunesse » ? Quel crédit apporter à ces pions du système ?
Ces calculs peuvent et doivent être débordés. Les syndiqués CGT, à travers la phase finale du congrès de leur syndicat à Marseille, ont exprimé fortement, l’exigence d’une ligne de lutte sociale et politique, cohérente et conséquente, contre la politique du capital.
Les syndicats réformistes sont à la manœuvre, et pas seulement la CFDT relais officiel du pouvoir (qui ne jure que par le « dialogue social » et les accords « majoritaires » mais qui valide à 10% des voix le plan Hirsch de suppressions de jours de récupération à l’Assistance-Publique/Hôpitaux de Paris).
Notamment à la SNCF, sur un mode corporatiste ou sur un mode gauchiste, les syndicats jaunes, épaulés par les médias, trouvent tous les arguments pour dissuader l’aspiration au rassemblement des luttes parallèles, masquer la convergence d’intérêt, face au gouvernement, des batailles contre ses projets de loi Khomri et de « décret-socle ». Dans la suite de l’immense mobilisation contre la « réforme ferroviaire » de 2014, en alliance avec des luttes locales de cheminots et des mouvements d’usagers partout en France, il est possible de gagner que le « décret-socle » sorti du chapeau pour tromper la lutte en 2014 garantisse finalement le maintien et l’extension des conditions de travail SNCF des cheminots.
Sur ces voies, la journée nationale de grève et de manifestation du jeudi 28 avril, aussitôt suivie du 1er mai, peut et doit aboutir à une extension et une généralisation du mouvement. Les convergences ne se décrètent pas, encore moins par ceux qui ne les évoquent que pour poursuivre d’autres buts. Elles se construisent. La force et la diversité des mobilisations du 9 et du 31 mars notamment montrent les possibilités.
Communistes, nous mettons toute notre énergie à contribuer à ce rassemblement dans les luttes pour :
=>Le retrait du projet de loi Valls-El-Khomri
=>La dénonciation de son point central : l’inversion de la hiérarchie des normes sociales
=>La réalisation dans la lutte de la convergence d’intérêt manifeste entre travailleurs du privé, du public, notamment de la SNCF, des fonctionnaires, chômeurs (agents du Pôle emploi aussi), de la jeunesse, pour la défense du statut du travail.
C’est la condition d’une perspective d’alternative politique, loin des illusions et des numéros de claquettes des politiciens chevronnés ou amateurs. C’est la condition d’une résistance aux tentations autoritaires et fascisantes du régime en difficulté.
37ème congrès du PCF : « Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes »
Le 37ème congrès du PCF se tiendra début juin. Les communistes qui vous distribuent ce tract, avec leurs organisations locales, départementales, ont publié et mettent en débat une plateforme « PCF : reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes ». Vous pouvez la consulter sur internet (www.vivelepcf.fr) ou en obtenir un exemplaire papier à cette adresse : cahierscommunistes@orange.fr
Brésil : « Ni procédure d’empêchement, ni pacte avec la bourgeoisie. L’issue est à gauche ! », Parti communiste brésilien (PCB)
Note politique du Parti communiste brésilien, traduction MlJ pour « Solidarité internationale PCF – vivelepcf », 16 avril 2016
Le PCB respecte les forces sociales et politiques de gauche et du camp démocratique qui seront dans les rues dimanche prochain, mobilisées par des préoccupations sincères devant l’offensive de la droite dans notre pays, et pour beaucoup d’entre elles, encore attachées aux rêves d’un tournant vers la gauche du PT, maintenant ou en 2018, d’une lutte acharnée pour démocratiser, réformer et humaniser le capitalisme. Nous recherchons le dialogue et la construction d’une unité d’action avec ces forces, dans la défense des libertés démocratiques, et pour les droits de la classe ouvrière, en particulier avec celles qui considèrent que la lutte prioritaire est de caractère anticapitaliste, dans les rues et les lieux de travail, sans illusion sur un projet de plus en plus disqualifié de conciliation de classe.
Le PCB a dénoncé les manœuvres que des composantes de la bourgeoisie, majoritaires, ont entreprises pour renverser le gouvernement, non pas parce que celui-ci serait de gauche ou même réformiste, mais parce qu’en raison de ses contradictions, il retarde la radicalisation des politiques d’austérité exigée par le capital. La droite manipule les médias dominants, l’activisme politique de pans de la justice, les failles que la démocratie bourgeoise leur assure pour exercer leur dictature de classe. Elle le peut surtout parce que le PT a creusé sa propre tombe avec sa politique la collaboration de classe.
Nous identifions également comment la bourgeoisie essaie de faire porter sur le seul PT la responsabilité de la corruption, qui est systémique dans le capitalisme, et qui finance outrageusement tous les partis et institutions politiques. Le PCB dénonce le cynisme et la duplicité qui caractérisent la procédure d’empêchement, conduite par un individu clairement corrompu lui-même qui, tout en accélérant l’empêchement de la Présidente, manœuvre pour évacuer son propre dossier du Conseil d’éthique de la Chambre.
Au cours des derniers mois, nous avons participé à plusieurs actions qui pourraient nous ranger parmi les adversaires de la procédure d’empêchement. Elles étaient articulées, sur une base de gauche, avec la protestation contre le gouvernement de collaboration de classe. Mais les actions de ce dimanche seront marquées exclusivement par la défense du gouvernement Dilma/Lula. Par ailleurs, mercredi dernier, 13 avril, devant le risque d’approbation par la Chambre de l’empêchement, Dilma s’est rendue entièrement à la bourgeoisie, en déclarant que, si la procédure était rejetée, le lendemain même, elle lancerait « un pacte national – sans perdants ni vainqueurs – incluant l’opposition ».
Donc, nous l’avons dit clairement : nous ne participerons pas aux actions pour défense du gouvernement Dilma/Lula organisées ce dimanche 17 avril. Pour le PCB, il est impossible de défendre un gouvernement qui annonce déjà un virage encore plus à droite, une acceptation plus profonde encore du projet de la bourgeoisie, encore plus d’ajustements et de politiques de droite.
Depuis mars 2015, lorsque la droite a lancé le sujet de l’empêchement, le PCB a dit clairement que, quel que soit le résultat, les travailleurs allaient perdre plus encore que ce qu’ils ont perdu dans ces 13 ans de collaboration de classe sous des gouvernements PT. Nous avons toujours affirmé que la bataille pour garder à tout prix un gouvernement PT n’amènerait pas un virage à gauche, mais un virage à droite, cédant plus de place aux intérêts du capital. Depuis le début de ce roman de mauvais goût, le PT n’a fait que pousser davantage les politiques d’ajustement et les privatisations néolibérales, ainsi que les accords cherchant une base de soutien plus conservatrice.
Les gouvernements PT, issus des mouvements syndicaux et sociaux, ont trompé et désarmé les travailleurs et, pour couronner le tout, construit un cadre juridique pour assurer l’ordre bourgeois et de réprimer les luttes populaires: maintien de la loi de sécurité nationale, création de la Force nationale et adoption des décrets d’application de cette loi et de la loi anti-terrorisme récemment proposée et actée par la présidente.
Indépendamment du résultat du vote de l’Assemblée en séance plénière, nos efforts se concentreront, de plus en plus, dans l’articulation d’un bloc de luttes anticapitaliste et anti-impérialiste, visant à l’unité d’action autour de luttes communes. Nous n’allons pas nous disperser dans le débat sur la gestion du capitalisme – qui va continuer encore pendant des mois de procédures au Sénat et devant la Cour suprême, de manifestations pro ou anti Dilma – tandis que le programme conservateur et néolibéral avance et que le rapport de force se dégrade pour les travailleurs.
Tous les efforts des communistes et des autres forces anticapitalistes, à partir de maintenant, devraient se concentrer sur l’organisation et la mobilisation des travailleurs et des mouvements populaires pour faire face à l’offensive du capital. L’issue est sur la gauche, avec la formation d’un bloc de lutte de caractère anticapitaliste, avec une unité d’action autour d’un programme minimum qui puisse exprimer les revendications de la classe ouvrière pour l’emploi, la terre, le logement, les droits et libertés, dans la perspective de la construction du pouvoir populaire et sur le chemin vers socialisme.
Le PCB propose de réaliser, dans la première moitié de l’année prochaine, une rencontre nationale de la classe ouvrière et du mouvement appelant à un 1er mai de classe, unitaire, dans toutes les villes où ce sera possible, à des initiatives visant fondamentalement l’unité d’action nécessaire dans la lutte anticapitaliste.
Comité central du PCB – Parti communiste brésilien, 16 avril 2016 Voir aussi en lien:
Août 2015 : Brésil. Trois crises … mais une fait défaut. – Article théorique de Mauro Iasi
Cuba – 7ème congrès du PCC – discours de Fidel Castro le 19 avril 2016
37e Congrès du PCF: exigence du soutien à Cuba portée par le texte alternatif n°4 « Reconstruisons le parti de classe! Priorité au rassemblement dans les luttes » extrait en lien.
« Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit l’être »
Discours du leader de la Révolution cubaine Fidel Castro Ruz à la clôture du 7e Congrès du Parti communiste cubain au Palais des Conventions le 19 avril 2016, « Année 58 de la Révolution » – Source: Granma, édition en français
(Version sténographique du Conseil d’État)
Bon, passons à un autre sujet (Rires)
Diriger n’importe quel peuple en des temps de crise, camarades, représente un effort surhumain. Sans eux, les changements seraient impossibles. À une réunion comme celle-ci, où sont rassemblés plus d’un millier – on a expliqué ici qu’ils étaient 921 – de représentants choisis par le peuple révolutionnaire lui-même, qui leur a délégué son autorité, signifie pour tous le plus grand honneur qu’ils ont reçu dans leur vie, (Applaudissements) ce à quoi s’ajoute le privilège d’être révolutionnaire et qui est le fruit de notre conscience.
Pourquoi ai-je été socialiste ? Plus clairement, pourquoi suis-je devenu communiste ? Ce mot qui exprime le concept le plus dénaturé et le plus calomnié de l’histoire de la part de ceux qui eurent le privilège d’exploiter les pauvres, dépouillés depuis qu’ils furent privés de tous les biens matériels que procurent le travail, le talent et l’énergie humaine.
Depuis quand l’Homme vit-il ce dilemme tout au long d’un temps sans limite ? Je sais que vous n’avez pas besoin de cette explication, à part peut-être certains auditeurs.
Je parle simplement pour que l’on comprenne mieux que je ne suis pas ignorant, extrémiste, ni aveugle, ni que j’ai acquis pour mon propre compte mon idéologie en étudiant l’économie.
Je n’ai pas eu de précepteur lorsque j’étais étudiant en lois et en sciences politiques, où l’économie a un grand poids. Évidemment j’avais à l’époque environ 20 ans et j’étais amateur de sport et d’escalade en montagne. Sans précepteur pour m’aider dans l’étude du marxisme-léninisme ; je n’étais qu’un théoricien et, bien sûr, j’avais une confiance totale en l’Union soviétique. L’œuvre de Lénine, outragée après 70 ans de Révolution. Quelle leçon historique ! On peut affirmer que 70 ans ne devront pas s’écouler pour que survienne un autre événement comme la Révolution russe, pour que l’humanité ait un autre exemple d’une grandiose révolution sociale qui a représenté un pas énorme dans la lutte contre le colonialisme et son compagnon inséparable, l’impérialisme.
Cependant, il se peut que le plus grave danger qui plane aujourd’hui sur la Terre découle du pouvoir destructeur de l’armement moderne qui pourrait compromettre la paix de la planète et rendre impossible la vie humaine sur la superficie terrestre.
Notre espèce disparaîtrait, tout comme les dinosaures ont disparu, et ce serait peut-être le temps pour de nouvelles formes de vie intelligente, ou peut-être que la chaleur du soleil augmenterait jusqu’à faire fondre toutes les planètes du système solaire et leurs satellites, comme l’affirment un grand nombre de scientifiques. Si les théories de plusieurs d’entre eux s’avéraient exactes, des théories que nous, les profanes, n’ignorons pas, l’homme pratique doit en savoir davantage et s’adapter à la réalité.
Si l’espèce survit durant un laps de temps beaucoup plus grand, les futures générations en sauront beaucoup plus que nous, mais il leur faudra d‘abord résoudre un grand problème. Comment nourrir les milliards d’êtres humains dont les réalités se heurteraient irrémédiablement aux limites d’eau potable et de ressources naturelles dont ils ont besoin ?
Certains ou peut-être même beaucoup d’entre vous se demanderont où est la politique dans ce discours. Croyez que je suis navré de le dire, mais la politique est là, dans ces paroles modérées. Puissent beaucoup d’êtres humains se soucier comme nous de ces réalités ne restions-nous pas comme aux temps d’Adam et Ève à manger des pommes interdites. Qui va nourrir les peuples assoiffés d’Afrique, sans technologie à leur portée, ni pluies, ni barrages, sans autres réserves souterraines que celles qui sont recouvertes par les sables ?
Nous verrons ce qu’en disent les gouvernements qui dans leur quasi-totalité ont souscrit aux engagements climatiques.
Il faut marteler constamment ces questions, et je ne veux pas m’étendre au-delà du nécessaire.
J’aurai bientôt 90 ans. (Applaudissements) Jamais une telle idée ne me serait venue à l’esprit et cela n’a jamais été le fruit d’un effort, mais le caprice du hasard. Je serai bientôt comme tous les autres. Notre tour viendra à tous, mais les idées des communistes cubains resteront (Applaudissements) comme preuve que sur cette planète, si on travaille avec ferveur et dignité, on peut produire les biens matériels et culturels dont les hommes ont besoin, et nous devons lutter sans trêve pour les obtenir, À nos frères d’Amérique latine et du monde, nous devons dire que le peuple cubain vaincra. (Applaudissements)
Il se peut que ce soit l’une des dernières fois que je parle dans cette salle. J’ai voté pour tous les candidats soumis à consultation par le Congrès, et je vous remercie pour l’invitation et l’honneur que vous m’avez fait de m’écouter. Je vous félicite tous, et en premier lieu le camarade Raul Castro pour son magnifique effort. (Applaudissements)
Nous poursuivrons notre marche et nous perfectionnerons tout ce qui doit être perfectionné, avec une loyauté éclatante et la force unie, comme Marti, Maceo et Gomez, dans une marche irrésistible. (Applaudissements)



