Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Le Conseil mondial de la paix condamne l’intervention militaire française au Mali
Le Conseil mondial de la paix, dont fait partie le Mouvement de la paix français, condamne l’intervention militaire française au Mali
Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Le Conseil mondial de la paix (CMP) condamne l’intervention militaire brutale de la France au Mali, menée avec le soutien intégral de l’Union européenne et de l’OTAN. Elle constitue la poursuite de la mise en œuvre des plans impérialistes pour le contrôle géostratégique de régions entières du continent africain, comme nous avons pu le voir en 2011 avec l’intervention sanglante et le bombardement de la Libye.
Leur objectif, ce sont les ressources énergétiques qui sont l’objet d’une lutte acharnée entre des forces et centres impérialistes qui se retrouvent néanmoins tous ensemble pour massacrer les populations avec des prétextes variant selon les circonstances.
Le CMP exprime son indignation devant ce nouveau crime d’un impérialisme français qui se prépare également à intervenir, avec ses alliés de l’OTAN, en Syrie tout en menaçant l’Iran.
Nous demandons l’arrêt immédiat de l’agression et le retrait des forces militaires françaises ainsi que celles de l’armée européenne et de l’OTAN.
L’immense majorité de l’humanité et des peuples rejette les missions de « paix » de l’Union européenne et de l’OTAN qui ne défendent que les intérêts des multinationales tout en semant la mort et la misère parmi les peuples.
Nous dénonçons le massacre du peuple malien par les forces impérialistes et lançons un appel à tous ceux épris du paix afin qu’ils s’opposent, en menant toutes les actions nécessaires, aux projets impérialistes en Afrique.
Guerre au Mali : les leaders du Front de gauche s’intègrent à l’Union sacrée. Ce n’est pas la place du PCF !
Edt pour vivelepcf, 16 janvier 2013
Depuis le début de l’intervention militaire de l’Etat français au Mali, de nombreuses organisations locales du PCF, comme du Mouvement de la jeunesse communiste, ont dénoncé la guerre impérialiste, les intérêts économiques des capitalistes si mal cachés par les prétextes humanitaires, appelé à l’arrêt de l’opération et à l’ouverture de négociations politiques entre les belligérants.
Cette réaction, cette position sont « naturelles » pour les communistes, tant la lutte pour la paix, la dénonciation de la guerre impérialiste, du colonialisme comme du néocolonialiste, font partie des fondements mêmes de l’engagement communiste depuis la naissance du PCF en 1920, le rejet de l’Union sacrée de 14/18, l’opposition à la guerre du Rif en 1923.
On pourrait penser, quelles que soient les mutations du PCF imposées par sa direction depuis deux décennies, que cette analyse serait partagée et défendue par tout le Parti. Il n’en est rien. C’est un choc pour de nombreux camarades.
Plusieurs dirigeants principaux du PCF et du Front de gauche, se sont ainsi exprimés publiquement depuis le 11 janvier, sans contester le bien-fondé de l’intervention militaire et les justifications avancées par le pouvoir.
Le 14 janvier, André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée, a déclaré au sortir de sa rencontre avec le Premier ministre qu’il regrettait que l’opération « n’ait pas été préparée par une résolution de l’ONU beaucoup plus explicite (…) qui aurait fait que l’intervention française ne puisse pas être assimilée à des pratiques anciennes qui étaient celles de la Françafrique. (…) Il est en outre « extrêmement important que l’intervention n’occulte pas l’exigence d’une solution politique » (propos repris par la presse).
Le même jour dans ses vœux à la presse, Pierre Laurent a expliqué qu’il « était logique qu’une aide réelle soit apportée aux autorités maliennes de transition », face aux « groupes djihadistes », tout en regrettant qu’on les ait « laissé faire » précédemment et en considérant « qu’il n’y a pas de solution militaire durable aux problèmes du monde actuel ».
De son côté, le dirigeant du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a pris des accents critiques mais pour regretter que la décision ait été prise « seul » et que l’opération militaire n’ait pas été menée par des armées africaines. On se souvient que Mélenchon avait approuvé au Parlement européen le principe d’une intervention militaire en Libye. Mais normalement, il n’engage pas le PCF…
Ce serait mieux, comme l’avait annoncé Hollande, que ce soit les Africains qui se fassent tuer en première ligne pour les intérêts occidentaux ? Les guerres en Irak, en Afghanistan, en Libye ont-elles servi les peuples, affaibli les fascismes « islamistes » ? Le gouvernement provisoire malien est-il autre chose qu’un gouvernement fantoche ? Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU ne sont-ils pas des puissances impérialistes aux intérêts tantôt rivaux, tantôt complices, notamment pour piller l’Afrique ? Poser ces questions, c’est y répondre.
En lisant les déclarations des leaders du Front de gauche et du PGE, on mesure la dérive atteinte par la direction du PCF, l’éloignement par rapport à la grille d’analyse anti-impérialiste, portée toujours si courageusement par les communistes dans l’Histoire.
Sur cet aspect aussi, l’organisation expéditive du 36ème congrès permet d’évacuer le débat, la confrontation des positions réelles du Front de gauche (dans l’Union sacrée!)à l’opinion des communistes.
Dans ces conditions, nous appelons les communistes à s’exprimer, à imposer le débat, à agir, sans réserves, contre la guerre impérialiste française au Mali.
« On croit mourir pour la patrie, mais on meurt pour des industriels » dénonçait Anatole France. Pas question pour les communistes de le laisser croire !
Le Parti communiste du Canada solidaire des luttes des Amérindiens : les autochtones portent les droits de tous
SOLIDARITÉ AVEC LE MOUVEMENT « IDLE NO MORE » !
Déclaration du comité central du Parti communiste du Canada, 15-16 Décembre 2012, Toronto
- Le 10 Décembre, Journée internationale des droits humains de l’Organisation des Nations Unies, les peuples autochtones sont descendus par milliers dans les rues des villes et des villages du Canada. Le Comité central du Parti communiste du Canada exprime sa plus profonde solidarité avec le mouvement « Idle no more » qui a initié cette lutte historique contre le projet de loi C-45 et l’ensemble du programme raciste du gouvernement conservateur d’Harper.
Les actions de décembre, qui reflètent une forte augmentation des protestations chez les peuples autochtones, ont fait voler en éclat l’arrogant mensonge colonial prétendant que le Canada serait un pays d’égalité, d’équité et de justice sociale. Au Canada, aujourd’hui, les peuples autochtones souffrent de taux élevés de pauvreté, de chômage et d’incarcération, et une durée de vie nettement plus courte. À Attawapiskat et dans d’autres réserves, et même dans les centres urbains, beaucoup vivent dans des conditions de logement épouvantables. Plus de 100 communautés parmi les Premières Nations n’ont pas d’eau potable. Au Manitoba, plus de 2000 membres de la communauté de Lac St. Martin demeurent sans abri 18 mois après que leur réserve ait été délibérément inondée pour épargner Winnipeg et d’autres communautés des grandes inondations de 2011. Malgré des siècles de traités promettant un traitement équitable rompus, et des décennies de protestation et de rapports, cette situation ne s’est pas améliorée. Parmi les plus récents exemples se retrouve le projet de loi C-45 qui supprime la protection fédérale de l’environnement pour des milliers de lacs, de ruisseaux et de rivières qui sont cruciaux pour le bien-être des peuples autochtones dans toutes les régions du Canada, et le gouvernement conservateur bafoue les droits sur le territoire et sur l’eau des Premières Nations qui s’opposent à l’expansion des exportations de sables bitumineux.
Refusant d’accepter ces politiques génocidaires, quatre femmes autochtones de la Saskatchewan ont pris l’initiative l’automne dernier de lancer la campagne Idle No More, en utilisant les médias sociaux et des séminaires pour passer le mot. Leur courageux exemple a inspiré à un certain nombre de chefs de porter leur cause directement au premier ministre Stephen Harper, pour être empêchés finalement d’entrer dans le Parlement. Maintenant, ce mouvement a pris racine dans les communautés de toutes les régions du pays.
Le Parti communiste du Canada appelle les mouvements ouvriers et démocratiques à renforcer leur solidarité avec le mouvement Idle no more et la lutte générale pour les droits des peuples autochtones, y compris la grève de la faim de la chef Theresa Spence d’Attawapiskat et le jeûne entrepris par d’autres femmes.
Le manifeste de Idle No More place véritablement cette lutte dans le contexte de la question nationale au sein de l’État canadien. Comme cette déclaration le dit: «Les traités sont des accords de nation à nation entre le Canada et les Premières nations, qui sont des nations souveraines. Les traités sont des accords qui ne peuvent pas être modifiés ou brisés unilatéralement par une des deux nations qui s’y sont engagées. L’esprit et l’intention de ces traités étaient à l’effet que les peuples des Premières Nations accepteraient de partager la terre, mais conserveraient leurs droits inhérents aux terres et aux ressources. Au lieu de cela, les Premières nations ont connu une histoire de colonisation qui a donné lieu à des revendications territoriales laissées en suspens, au manque de ressources et à un financement inéquitable pour des services tels que l’éducation et le logement. Le Canada est devenu l’un des pays les plus riches au monde en exploitant la terre et ses ressources. Les entreprises canadiennes de l’exploitation minière, forestière, du pétrole et de la pêche sont les plus puissantes dans le monde en raison de la terre et des ressources. Certaines des communautés des Premières Nations parmi les plus pauvres (comme Attawapiskat) ont des mines ou d’autres développements sur leurs terres, mais n’obtiennent aucune part des bénéfices. L’exploitation des ressources a laissé de nombreuses terres et eaux empoisonnées – les animaux et les plantes meurent dans de nombreuses régions du Canada. Nous ne pouvons pas vivre sans la terre et l’eau Nous avons des lois plus anciennes que de ce gouvernement colonial sur la façon de vivre avec la terre. Actuellement, ce gouvernement essaie de faire passer plusieurs lois pour que les terres des réserves puissent également être achetées et vendues par les grandes entreprises pour tirer profit des ressources. Ils promettent de partager cette fois… Pourquoi ces promesses seraient-elles différentes des promesses passées? Nous nous retrouverons avec rien sinon l’eau, la terre et l’air empoisonné. C’est une tentative visant à retirer la souveraineté et le droit inhérent à la terre et aux ressources des peuples des Premières Nations. Nombreux sont les exemples d’autres pays en mouvement vers le développement durable, et nous devons exiger du développement durable aussi. Nous croyons en des communautés en bonne santé, justes, équitables et durables et nous avons une vision et un plan sur la façon de les construire. S’il vous plaît joignez-vous à nous pour créer cette vision. »
Ce manifeste profond confronte le programme destructeur des Conservateurs d’Harper, et présente une alternative qui place les intérêts du peuple et de l’environnement avant les profits des entreprises. Le Parti communiste du Canada se réjouit de ce manifeste pour l’avenir des peuples de ce pays. Nous nous engageons à renforcer et à trouver de nouvelles façons de construire l’alliance des mouvements ouvrier et démocratiques avec les peuples autochtones, dont l’objectif est d’obtenir une pleine justice et le respect des droits nationaux des peuples autochtones au Canada, et la création d’une société plus juste et sans racisme pour toutes et tous.
Négociations patronat/syndicats sur le « marché du travail » : un accord gagnant/perdants !
Sans surprise, les négociations associant patronat et syndicats sur la modification du droit du travail ont abouti à un accord signé par trois centrales syndicales sur cinq. C’est logiquement un accord gagnant-perdants : avec d’un côté le patronat, de l’autre les travailleurs. Le Medef n’arrive même pas à masquer sa satisfaction.
Les patrons et les actionnaires sont en effet bénéficiaires sur toute la ligne des nouvelles dispositions prévues. (Lire la suite…)

