Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Que cherche vraiment le pouvoir Hollande Ayrault avec l’exposition de la richesse des ministres ?
Le patrimoine des 37 ministres est en moyenne 10.000 fois plus faible que celui des 37 plus grosses fortunes de France !
Brève, vivelepcf, 16 avril 2013
Que cherche vraiment le pouvoir Hollande Ayrault avec l’exposition de la richesse des ministres ? La question reste ouverte. Mais on peut constater les premiers résultats. Ils sont lamentables.
En aucun cas, il n’y a de réponse à l’affaire Cahuzac. Si on avait demandé la même chose à l’ex-ministre, il est évident qu’il aurait menti et caché le montant de ses comptes à l’étranger. Répétons-le, le cas Cahuzac, isolé, doit être ramené aux questions qu’il pose précisément : celle des moyens supplémentaires à accorder, notamment en emplois qualifiés, aux finances publiques pour lutter contre la fraude des riches et l’évasion fiscale. Pour le reste, la justice doit suivre son cours.
L’initiative du gouvernement espère montrer au peuple que les ministres, de « gauche », ne sont pas de « gros richards », de « gros profiteurs ». Echec! Absolument sans surprise, on constate qu’ils appartiennent globalement à la moyenne bourgeoisie. Mais cette exhibition va avoir pour résultat de les faire passer pour riches. Leur patrimoine moyen, de l’ordre de 700.000 euros par ministre, excède largement celui de la moyenne des ménages français, 259.000 euros. Mais encore, ce dernier chiffre cache une profonde inégalité, l’immense majorité des Français se situant largement en dessous de cette moyenne. Ainsi, par exemple, 78% des héritages ne donnent pas lieu au paiement de droit de succession.
On peut s’attendre à une nouvelle campagne démagogique sur les privilèges des gouvernants. Voilà qui est vraiment peu opportun. Les plus gros privilégiés sont ailleurs et si bien préservés par les gouvernements. C’est là le problème.
L’opération « transparence » participe de l’abaissement général du niveau du débat politique précipité par l’affaire Cahuzac.
Cela pourrait être risible. Voilà que les politiciens se font concurrence, entre eux, voire dans le même parti. C’est à qui en aura le moins (relativement)! On a bien noté la peau de banane balancée par Fillon (qui ne possède qu’une gentilhommière dans la Sarthe) à son challenger de l’UMP, Jean-François Copé, avocat d’affaires et flambeur avéré. Dans les déclarations des ministres, des petits malins et des petites malignes glissent, en toute démagogie spontanée, qu’ils roulent en vélo, en scooter, en deux-chevaux ou en vieux combi Volkswagen. Le monde politicien comme une cour de récréation ? Le peuple risque de ne pas apprécier.
Revenons au principal ! Le problème n’est pas que les ministres se défendent de s’enrichir eux-mêmes démesurément, il est de mesurer à qui profite leur politique, aussi bien celle des Hollande/Ayrault que des Sarkozy/Fillon. Où vont passer les 20 milliards de déductions d’impôt pour les patrons, sur les salaires, les baisses d’allocations familiales et de retraites complémentaires, les baisses de salaires grâce au chantage à l’emploi avec « l’accord » flexibilité etc ?
En fin de compte dans les poches des capitalistes, d’abord des plus gros ! Dès qu’il s’agit de millions, de milliards, c’est difficile de mesurer les choses tant ces sommes sont éloignées de la vie quotidienne.
Mais il y a une différence entre les revenus et patrimoines des serviteurs du capital, les ministres par exemple, et ceux des capitalistes eux-mêmes. 37 ministres annoncent un patrimoine moyen de 700.000 euros par tête. Les 37 fortunes les plus grosses de France se montent en moyenne à 7.000.000.000 euros, soit dix mille fois plus !
C’est là qu’est l’argent ! C’est là qui faut le prendre ! Et c’est pour le prendre, qu’il faut combattre la politique des ministres !
Le PC vénézuélien salue la victoire de Maduro et met en garde : « La droite pro-impérialiste essaie de créer un climat de guerre civile »
La victoire de Maduro est celle de la patrie
Communiqué du Parti communiste vénézuélien
Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/
Pour la seconde élection présidentielle en un peu moins de six mois, s’est imposée au Venezuela la candidature des forces populaires et progressistes, rassemblées dans le Grand pôle patriotique. La victoire est revenue à Nicolas Maduro, vice-président de la République jusqu’à la mort du président Chavez le 5 mars dernier, désigné personnellement par lui comme son successeur avant des opérations médicales dont il ne se remit jamais.
L’avance électorale de Maduro est la plus faible obtenue par l’alliance bolivarienne depuis le premier succès de Chavez en 1998: 51% contre 49%, un peu plus de 230 000 voix. La participation des 18,9 millions de citoyens habilités à exercer leur droit de vote a atteint 79%.
Ce haut niveau de participation a mis de niveau en évidence, à la face du monde, toute la vigueur de la démocratie vénézuélienne. (…)
A l’annonce officielle, une fête populaire a explosé dans les rues du centre de Caracas et dans les quartiers populaires, célébrant le triomphe du candidat du Grand pôle patriotique, une grande alliance dont font partie 14 partis politiques et de nombreuses organisations sociales, culturelles, syndicales et communales.
Les deux partis les plus importants de l’Alliance sont le Parti socialiste unifié du Vénézuela (PSUV) que dirigeait Chavez et auquel appartient Maduro, et le Parti communiste du Venezuela (PCV). Le PCV a été le premier parti à soutenir Chavez en 1998 et le premier de nouveau à annoncer formellement la candidature de Maduro, lors de sa XIIème Conférence nationale le 10 mars dernier, cinq jours à peine après la mort de Chavez.
La droite tente de créer un climat qui nous conduit à la guerre civile
Le Bureau politique du PCV, tout en analysant avec attention la journée électorale, met en garde le peuple contre les agissements de la droite fasciste nationale et internationale, en lien avec l’impérialisme pour tendre une embuscade au peuple et au processus démocratique, créer un cadre propice à une guerre civile.
C’est dans ce sens que s’est exprimé Oscar Figuera, secrétaire général du Parti communiste, dénonçant le refus de l’opposition de reconnaître les résultats des élections présidentielles :
« Nous dénonçons Guillermo Aveledo, le candidat et toute son équipe qui tentent de tendre une embuscade contre notre peuple et le processus démocratique vénézuéliens, de la même façon qu’en avril 2002, ils firent partie des forces qui se sont élevées contre le processus de transformation démocratique ».
Pour le PCV, il est important que le peuple vénézuélien ne perde pas de vue les velléités putschistes et déstabilisatrices des meneurs de l’opposition :
« Nous le voyons bien dans le refus du candidat de l’opposition de reconnaître les résultats alors que ses partisans ont déjà dû valider la vérification de 54% des machines à voter, qui se révèlent tout à fait fiables, comme ils l’attestent eux-mêmes. Qu’espèrent-ils obtenir des 46% restants? » a questionné le dirigeant communiste, s’exprimant en faveur du contrôle de 100% des bulletins de vote et pièces justificatives du système de vote automatisé.
Le Parti communiste dénonce une droite pro-impérialiste qui cherche à créer un climat de suspicion sur l’organe de contrôle des processus électoraux et les résultats publiés « et à se donner un temps pour faire monter une exaspération au sein du peuple ».
Oscar Figuera a rappelé que Guillermo Aveledo, quelques jours avant le vote, exigeait du gouvernement qu’il respecte les résultats. « Ah, ils attendent que le gouvernement respecte les résultats, mais eux ne sont pas disposés à les respecter. Cela fait partie de l’attitude pseudo-démocratique de ces putschistes qui avancent masqués qui l’ont déjà prouvé en avril 2002. Car ce sont les mêmes acteurs, ils ne sont pas nouveaux. Ils sont restés dans l’impunité la plus totale ».
Le Parti communiste a exprimé son avis sur une attitude qui vise à nier définitivement les résultats électoraux :
« Ils ont un projet conspirateur, déstabilisateur visant à créer les conditions pour plonger le pays dans une confrontation fratricide ouverte. Ils comptent pour cela sur la main visible et invisible de l’impérialisme nord-américain et sur les noyaux de paramilitaires semés dans notre pays par la droite vénézuélienne et internationale », a dénoncé Figuera.
Le Parti communiste a lancé un appel aux électeurs qui ont voté pour Nicolas Maduro comme pour l’opposition :
« Agissons avec la maturité politique qu’exige le moment, rejetons toute forme de provocation visant à produire un climat d’affrontement, de déstabilisation et de crise générale pour rendre ingouvernable la société vénézuélienne ».
» Nous ne laisserons pas faire, en tant que peuple, la manipulation, la provocation destinées à faire dérailler le processus politique vénézuélien de son cours naturel », a insisté Oscar Figuera.
Le dirigeant communiste poursuit face à la gravité de la situation : « Aujourd’hui, nous mettons garde nos cadres, dans tout le pays, afin qu’ils restent vigilants pour empêcher les agissements contre-révolutionnaires, antipatriotiques, au service de l’impérialisme, cherchant à créer un climat de guerre civile ».
Le Parti communiste grec (KKE) a élu un nouveau secrétaire général : Dimitri Koutsoumbas. Un changement dans la continuité ? Tant mieux !
EDT, Vivelepcf, 16 avril 2013
Le 19ème congrès du Parti communiste grec, KKE, s’est conclu le 14 avril 2013. Pendant des mois, les militants ont engagé une profonde réflexion collective sur le texte de résolution intitulé « Rassemblement du peuple. Pouvoir au peuple. Nécessité du socialisme maintenant ».
La dureté inédite de l’offensive capitaliste contre les travailleurs et le peuple grecs, les bouleversements politiques occasionnés pour l’accompagner et contenir la colère populaire ont évidemment été au centre des discussions. Nous ferons connaître, au fil des publications et des traductions, les conclusions du congrès.
Il apparaît d’ores et déjà que l’analyse de nos camarades conduit le KKE à confirmer et développer la ligne du rassemblement populaire de la classe ouvrière, comme force motrice, de la paysannerie pauvre, des travailleurs indépendants prolétarisés, des couches moyennes urbaines opprimées, des jeunes.
Cet objectif de rassemblement se distingue radicalement de la soi-disant «unité» de formations politiques de « gauche » dans laquelle l’idéologie dominante s’efforce d’enfermer le KKE et les organisations de masse qu’il anime, notamment syndicales (PAME). Le rassemblement recherché par le KKE est incompatible avec toute intégration dans le bloc opportuniste, collaborationniste, pro-UE, monté autour de Syriza et de socio-démocrates « repentis », avec l’onction de l’UE. (Lire la suite…)
Conseil national du PCF du 13 avril 2013
Résumés d’intervention que vous ne pourrez pas lire dans l’Huma (continuons à intervenir!)

Résumé de l’intervention de Dominique Negri, fédération de l’Isère
Le Parti, les fédés, les sections vont devoir payer la note de Mélenchon, les 527.000 euros de dépassement de dépenses électorales présidentielles. Inadmissible! Nous n’avons rien à fêter avec Mélenchon le 5 mai, anniversaire de l’élection de Hollande. «Qu’ils s’en aillent tous», «purification», insultes personnelles: tous les camarades commencent à voir le jeu trouble de Mélenchon. Il considère que la guerre d’indépendance algérienne était une « guerre civile » !! Assez des calculs du Front de gauche! L’affaire Cahuzac ne change pas la politique du pouvoir. La rupture passe par les luttes, à commencer par le 1er mai : retraite à 60 ans et 37,5 annuités, nationalisations, libération de l’euro et de l’UE!
Résumé de l’intervention d’Emmanuel Dang Tran, Fédération de Paris
Le CN et le PCF à nouveau devant le fait accompli du Front de gauche. Je suis contre notre participation à la manif de Mélenchon du 5 mai. C’est lui seul qui en définira le contenu. Sa surenchère populiste avec Le Pen est de plus en plus dangereuse après Hénin-Beaumont. Manifester contre l’affaire Cahuzac, c’est rentrer dans une diversion, risquer de faire le jeu de la droite. Le 6ème république: fumeux ! Notre perspective ? Pas une recomposition avec d’autres transfuges du PS! Transformer la reprise de la lutte, contre « l’ANI ». Portons les propositions de ruptures: fin du crédit d’impôt «compétitivité», retour aux 37,5 annuités, nationalisations (PSA, sidérurgie…), fin de l’euro. Notre manif: celle du 1er mai !

