Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
« Alter-summit » à Athènes: « des objectifs dangereux » – déclaration de la section inter du KKE
Article de la Section des Relations Internationales du CC du KKE surl’Alter Sommet à Athènes et ses objectifs dangereux.
En cette période, se prépare sous le nom d’«Alter Sommet» une nouvelle version restaurée des «forums sociaux », qui est programmée à Athènes le 7-9 juin. Le choix d’Athènes n’est pas un hasard. SYRIZA, le parti opportuniste qui se transforme très rapidement en social-démocratie contemporaine, sera l’hôte.
À l’occasion de cette manifestation, le KKE voudrait donner ses conclusions, tirées de son expérience des forums au cours de toutes ces années, sur leur nouvelle version et poser quelques critères concernant ce que devrait être le positionnement envers eux.
La création et les visées des forums sociaux (Lire la suite…)
Les ouvriers de PSA-Aulnay votent la reprise, « tête haute », en l’absence de perspective nationale.
Brève pour vivelepcf, 19 mai 2013
Depuis quatre mois, plusieurs centaines d’ouvriers de l’usine Citroën d’Aulnay-sous-Bois, poursuivaient une grève, principalement animée par leur syndicat CGT.
Avec les actions (parfois spectaculaires) des salariés de Pétroplus, de Florange ou de Goodyear, celle d’Aulnay représente l’état actuel des luttes dans l’industrie, dans un contexte d’accélération de la casse de l’outil de travail par les groupes capitalistes et d’impuissance, mise en scène, des pouvoirs publics.
Le 17 mai, les grévistes ont voté la suspension du mouvement et la reprise du travail. Un accord a été signé avec la direction.
Les grévistes ont obtenu une prime supplémentaire de 20.000 euros, une « indemnité de de fin de litige », pour ceux d’entre eux qui quitteraient l’entreprise avant le 31 mai, en s’engageant à ne pas l’attaquer aux prud’hommes. Ils ont obtenu des garanties de mutation interne pour 70 autres. Les poursuites et procédures de sanction, engagées par la direction contre certains grévistes – véritables intimidations – sont abandonnées.
De son côté, la direction peut refaire tourner l’usine, suivant ses objectifs de cadence, jusqu’à sa fermeture programmée en 2014. La CGT renonce à attaquer judiciairement le plan de « restructuration », ce qui aurait pu éventuellement la retarder.
Mais surtout la direction de PSA finit de faire acter, dans l’entreprise et dans le pays, son plan de suppression de 8.000 emplois et de fermeture de l’usine d’Aulnay.
Il faut saluer la ténacité des grévistes. Elle leur a permis d’arracher ces dernières avancées mais aussi toutes les précédentes. Les syndicats d’accompagnement et de collaboration prétendent les avoir obtenues par la « négociation » du plan antisocial. Mais tous les salariés qui en bénéficieront, dont la majorité de non-grévistes, ne le devront qu’au rapport de forces construit par la grève.
De « l’amnistie sociale » à la convergence des luttes contre la politique antisociale
Brève, vivelepcf, 16 mai 2013
Les atermoiements du gouvernement et du PS sur « l’amnistie sociale » ne doivent rien au hasard. Après l’avoir votée au Sénat, après avoir annoncé qu’ils ne la laisseraient pas passer à l’Assemblée, ils s’apprêtent à la « renvoyer en commission », c’est-à-dire à faire durer le débat public.
Cela permet au pouvoir de focaliser la question sociale et syndicale, le débat « à gauche », sur une question hautement symbolique mais qui ne lui coûte rien financièrement.
Cela permet aux médias et à la droite de mener une intense et honteuse campagne contre les militants syndicaux présentés comme « délinquants », au même titre que certains supporters du PSG ou certains de ceux de Frigide Barjot.
A nouveau, le pouvoir cherche à faire diversion et à empêcher les mobilisations convergentes nécessaires contre sa politique d’austérité.
Nous vous renvoyons vers notre article : « Amnistie sociale, le coup tordu du gouvernement »
L’importance d’intensifier la mobilisation pour la proposition de loi communiste d’amnistie sociale n’est que plus grande. Le rassemblement du 16 mai derrière l’Assemblée sera également fortement symbolique.
Le même jour sera examinée la proposition de loi sur les « licenciements boursiers ». Cela pourrait porter à confusion, d’autant, qu’a minima, le PS va déposer une proposition de loi sur la « reprise des sites rentables ». En lien, notre analyse sur le concept de « licenciement boursier » : « Licenciements « boursiers » : une notion indéfinissable et dangereuse ».
La mobilisation contre l’ANI, l’accord gouvernement-Medef-CFDT pour faciliter les licenciements, a amorcé une convergence de lutte contre l’austérité. L’ANI a certes été adopté par le Parlement. Mais on ne saisit pas bien pourquoi le nouveau secrétaire de la CGT Thierry Le Paon juge (Direct Matin du 29 avril) que la recherche de l’unité avec la CFDT devrait amener à dépasser cette question.
La mobilisation et le rassemblement des salariés pourraient continuer à s’amplifier contre l’ANI en y associant toutes les luttes et oppositions, contre la casse de l’industrie, les cadeaux au patronat au nom de la « compétitivité » dont le scandale des 20 milliards d’euros du « crédit d’impôt compétitivité ».
Les manifestations du 1er mai ont rassemblé 160.000 personnes – 100.000 selon la police -. C’est moins qu’en 2012, année électorale, mais plus qu’en 2011. Les militants ont exprimé la recherche d’une mobilisation et de luttes sociales convergentes.
C’est bien là que réside l’alternative politique réelle !
La bataille pour « l’amnistie sociale » entre, pour nous, dans ce combat général.
Un an de pouvoir de Hollande, pourquoi se montrer déçu ? Les forces existent, aujourd’hui comme hier, pour stopper cette politique !
Tract, vivelepcf, 16 mai 2013
Communistes, nous ne faisons pas partie des déçus de Hollande. Nous n’attendions rien de mieux de son avènement à la Présidence, il y a un an. Nous ne faisons pas partie de ceux qui se sont faits des illusions, surtout pas de ceux qui ont propagé des illusions sur ses projets.
Aujourd’hui, notre détermination est entière à nous opposer à la poursuite de la politique d’austérité, bientôt de super-austérité, menée au service du capital, sous l’égide de l’Union européenne.
Le mécontentement, la colère, la volonté d’agir de la plus grande part des salariés, retraités et jeunes sont plus élevés que jamais. Il est possible de reconstituer les mobilisations massives, convergentes, de 2009, contre l’austérité déjà, de 2010 contre la casse des retraites, alors que justement le nouveau gouvernement les attaque à nouveau.
L’expérience est flagrante pour tous : La perspective de « changement » n’est pas dans tel ou tel changement institutionnel lointain. Pas de diversion, modérée ou pseudo « radicale » ! Elle est dans le mouvement populaire lui-même, dans sa capacité à faire reculer la politique du pouvoir tout de suite, à faire prévaloir des choix de rupture. (Lire la suite…)

