Vive le PCF

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Articles par Vive le PCF

Ils ne laissent pas la direction de la RATP livrer la conduite des bus à des sociétés d’intérim ! Grève le 11 et le 19 août.

Nouvelle journée d’action, à l’appel des syndicats, le mardi 19 août 

Repris dePCF Paris 15, 8 août 2014

Au cœur de l’été, la direction du département bus de la RATP tente un très mauvais coup.

Pour le mois d’août, elle a prévu une première : faire appel à une société d’intérim – Adecco pour ne pas la citer – pour recruter 12 conducteurs de car en vue de pallier le manque de machinistes-receveurs RATP au dépôt des Pavillons-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

La direction reconnaît ainsi elle-même la situation de sous-effectif général dont elle est responsable. L’offre de transport est en constante augmentation mais les effectifs stagnent et l’on pressure toujours plus les agents.

A Pavillons, visiblement, elle a laissé faire voire organisé une situation de tension en août pour se permettre le précédent historique de recourir à des conducteurs précaires.

Le problème immédiat de la qualité du service, aussi des conditions de sécurité, avec des précaires non formés aux normes RATP, non attachés au service public RATP (puisqu’ils ne sont là que pour un mois), et découvrant les lignes se pose.

L’objectif profond de la direction de la RATP est clair : s’attaquer frontalement au statut des machinistes en les mettant en concurrence avec des salariés précaires, ultra-flexibles et sous-payés.

Elle ne peut même pas prétendre que c’est pour faire des « économies » : le recours au précariat, avec la marge d’Adecco, lui revient 50% plus cher.

Les personnels, avec la CGT et l’ensemble des syndicats ont perçu la perversité de l’attaque patronale et la menace. Ils ont vivement réagi, même en pleine vacances. La journée de grève du 11 août dans tout le département bus, avec rassemblement au dépôt de Pavillon, doit acter le recul de la direction.

Communistes, nous soutenons cette bataille qui s’inscrit dans le rejet d’ensemble du processus de marchandisation et de privatisation accompagné localement par la Région de « gauche ».

En tentant en cachette d’introduire l’intérim, la direction se prend les pieds dans sa propre contradiction: il faut un large programme d’embauches sous statut pour répondre aux besoins croissants de transport collectif en Ile-de-France! 

La page ADECCO de recrutement d’intérimaire pour la RATP:

Le PCF mobilise pour la Poste à Saint-Martin-d’Hères

NON à la fermeture de la Poste place de la République à Saint-Martin-d’Hères

Repris de PCF Saint Martin d’Hères, été 2014

Suivant toujours la logique de profit accru par la réduction du service public et du personnel, la direction de la Poste de l’Isère a décidé de fermer en février 2015 notre bureau de poste de la « Croix Rouge », place de la République. Après sa décision de transférer les facteurs de Saint-Martin-d’Hères à Eybens, c’est une attaque de plus contre le service public de la Poste dans notre commune.

Communistes, nous rappelons qu’un service public doit avoir comme principal objectif de répondre aux besoins de la population et non d’appliquer les règlements de l’Union européenne : marchandisation, concurrence et privatisation. Ce que le ministre de tutelle de la Poste, un certain Arnaud Montebourg, semble avoir oublié.

Nous nous opposons à cette décision et comme nous continuons à dénoncer les conséquences du transfert du centre de distribution du courrier à Eybens. Nous appelons les usagers et les agents de la Poste à lutter contre cette fermeture annoncée et à signer la pétition ci-dessous.

Tous les jours, ce sont plus de 200 personnes qui fréquentent le bureau de poste de la « Croix Rouge » : celui-ci répond donc à un besoin de la population martinéroise. Il n’y a donc aucune raison objective de le fermer. Anticipant cette fermeture programmée à février 2015, cette même direction annonce déjà à ses agents qu’ils seront mutés à la Poste du domaine universitaire, celle du 8 mai 1945 (Renaudie) ou encore celle de Gières.

Les contre-vérités de la Poste pour justifier la fermeture du bureau de la « Croix Rouge » :

Pour démanteler les 17 000 bureaux de poste de pleins exercices effectuant toutes les opérations postales dans notre pays, la direction de la Poste a commencé à fermer ceux des zones rurales en raison d’une « soi-disant trop faible densité de population ». A ce jour, il n’en reste plus que 10 000.

A Saint-Martin-d’Hères, deuxième ville du département, l’argument sera difficile à tenir.

C’est pourquoi la direction de la Poste invoque d’autres arguments : « les locaux de la place de la République seraient trop vétustes et il n’y aurait pas d’autres locaux plus modernes à proximité »

  • Ce qu’elle oublie de dire, c’est qu’elle a toujours refusé des améliorations comme par exemple l’aménagement du quai de chargement pour la sécurité de ses agents et leurs conditions de travail des agents.
  • Ce qu’elle oublie de dire encore, c’est que dans le cadre de l’aménagement du quartier Neyrpic, à proximité de la Poste actuelle, des locaux neufs de 300 mètres carrés seront disponibles prochainement.

Les solutions inacceptables de la Poste pour remplacer le bureau de la « Croix Rouge » : (Lire la suite…)

Communisme et franc-maçonnerie en France – Léon Trotsky – 25 novembre 1922

Texte repris et introduit par ML pour vivelepcf

Nous reproduisons ce texte pour sa valeur de document historique. A l’époque où Trotsky adresse cet article aux communistes français, il représente l’Internationale communiste, dont il est l’un des dirigeants, chargé de suivre la France.

En 1922, le tout nouveau parti communiste français reste imprégné du mode de fonctionnement parlementariste d’avant-guerre. L’appartenance à la franc-maçonnerie reste répandue parmi certains de ses cadres formés à l’école de la démocratie bourgeoise, de « l’aristocratie ouvrière », même s’ils ont fait le choix de suivre l’appel d’Octobre. Par ailleurs, la Ligue des droits de l’Homme, appendice de la franc-maçonnerie, vient de mettre son discours moralisateur au service de l’Union sacrée et de la guerre.

La nécessité de rompre avec cette mauvaise tradition du socialisme français explique la violence de certains termes de Trotsky comme dans la fameuse phrase: « La franc-maçonnerie est une plaie mauvaise sur le corps du communisme français. Il faut la brûler au fer rouge. ». Obligation sera faite aux adhérents du Parti de dévoiler leur appartenance à la franc-maçonnerie, rendue incompatible avec l’exercice de responsabilités dans le Parti.

Dans les décennies suivantes, le PCF se tient naturellement à cette position mais sans pratiquer d’ostracisme vis-à-vis de l’individu franc-maçon, notamment lorsqu’il sera victime de la répression du régime de Vichy.

Sur bien des points, l’analyse acerbe de Trotsky reste d’actualité. La franc-maçonnerie reste, pour certains qui font partie des élites du système ou qui croient en faire partie, l’antichambre hypocrite et intéressée où s’élabore et se reflète ce que l’on appelle maintenant la pensée unique. La franc-maçonnerie s’efforce toujours de séduire, d’attirer et de corrompre des franges dirigeantes des organisations historiques de la classe ouvrière.

Après le lancement en 1994 de la « Mutation » du PCF, on a pu voir Robert Hue puis Marie-George Buffet accepter les invitations plus ou moins mal intentionnées des loges (ils ont honoré de même les invitations du CRIF), leur reconnaissant de la légitimité morale.

Avec le Front de gauche, la direction du PCF s’est même placée dans l’ombre d’un franc-maçon notoire et représentatif sinon caricatural, « portier » de sa loge au Grand Orient de France, Jean-Luc Mélenchon.

Est-ce au Grand Orient, où il a pu le côtoyer, que Mélenchon a appris à apprécier Serge Dassault au point de manifester une admiration et grande indulgence pour le patron milliardaire controversé ?

La position historique du PCF à l’égard de la franc-maçonnerie est somme toute juste et équilibrée…

 

Communisme et franc-maçonnerie en France – Léon Trotsky – 25 novembre 1922

« Le développement du capitalisme a toujours approfondi et approfondit sans cesse les antagonismes sociaux. Les efforts de la bourgeoisie ont toujours tendu à émousser ces antagonismes en politique. L’histoire du siècle dernier nous présente une extrême diversité de moyens employés par la bourgeoisie à cet effet. La répression pure et simple est son argument ultime, elle n’entre en scène que dans les moments critiques. En temps «normal», l’art politique bourgeois consiste à enlever pour ainsi dire de l’ordre du jour la question même de la dénomination bourgeoise, à la masquer de toutes sortes de décors politiques, juridiques, moraux, religieux, esthétiques et à créer de cette façon dans la société l’impression de la solidité inébranlable du régime existant.

Il est ridicule et naïf, pour ne pas dire un peu sot, de penser que la politique bourgeoise se fasse tout entière dans les parlements et dans les articles de tête. Non, cette politique se fait au théâtre, à l’église, dans les poèmes lyriques et à l’Académie, et à l’école. La bourgeoisie enveloppe de tous côtés la conscience des couches intermédiaires et même de catégories importantes de la classe ouvrière, empoisonnant la pensée, paralysant la volonté.

C’est la bourgeoisie russe, primitive et mal douée, qui a le moins réussi dans ce domaine, et elle a été cruellement punie. La poigne tsariste mise à nu, en dehors de tout système compliqué de camouflage, de mensonge, de duperie, et d’illusions, se trouva insuffisante. La classe ouvrière russe s’empara du pouvoir.

La bourgeoisie allemande, qui a donné incomparablement plus dans les sciences et les arts, était politiquement d’un degré à peine supérieure à la bourgeoisie russe : la principale ressource politique du capital allemand était le Hohenzollern prussien et le lieutenant prussien. Et nous voyons actuellement la bourgeoisie allemande occuper une des premières places dans la course à l’abîme.

Si vous voulez étudier la façon, les méthodes et les moyens par lesquels la bourgeoisie a grugé le peuple au cours des siècles, vous n’avez qu’à prendre en mains l’histoire des plus anciens pays capitalistes : l’Angleterre et la France. Dans ces deux pays, les classes dirigeantes ont affermi peu à peu leur domination en accumulant sur la route de la classe ouvrière des obstacles d’autant plus puissants qu’ils étaient moins visibles.

Le trône de la bourgeoisie anglaise aurait été brisé en mille morceaux s’il n’eût été entouré d’une atmosphère de respectability, de tartufferie et d’esprit sportif. Le bâton blanc des policemen ne protège que la ligne de repli de la domination bourgeoise et une fois le combat engagé sur cette ligne — la bourgeoisie est perdue. Infiniment plus important pour la conservation du régime britannique est l’imperceptible toile d’araignée de respectability et de lâcheté devant les commandements bourgeois et les «convenances» bourgeoises qui enveloppe les cerveaux des trade-unionnistes, des chefs du Labour Party et de nombreux éléments de la classe ouvrière elle-même.

La bourgeoisie française vit, politiquement, des intérêts du capital hérité de la Grande Révolution. Le mensonge et la perversion de la démocratie parlementaire sont suffisamment connus et semble-t-il, ne laissent plus place à aucune illusion. Mais la bourgeoisie fait de cette perversion même du régime son soutien. Comment cela ? Par l’entremise de ses socialistes. Ces derniers, par leur critique et leur opposition, prélèvent sur les masses du peuple l’impôt de la confiance, et au moment critique transmettent toutes les voix qu’ils ont recueillies à l’Etat capitaliste. Aussi la critique socialistes est-elle actuellement un des principaux étais de la domination bourgeoise. De même que la bourgeoisie française fait servir à ses but non seulement l’Eglise catholique, mais aussi le dénigrement du catholicisme, elle se fait servir non seulement par la majorité parlementaire, mais aussi par les accusateurs socialistes, ou même souvent anarchistes, de cette majorité. Le meilleur exemple en est fourni par la dernière guerre, où l’on vit abbés et francs-maçons, royalistes et anarcho-syndicalistes, se faire les tambours enthousiastes du capital sanglant.

Nous avons prononcé le mot : franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie joue dans la vie politique française un rôle qui n’est pas mince. Elle n’est en somme qu’une contrefaçon petite bourgeoise du catholicisme féodal par ses racines historiques. La République bourgeoise de France avançant tantôt son aile gauche, tantôt son aile droite, tantôt les deux à la fois, emploie dans un seul et même but soit le catholicisme authentique, ecclésiastique, déclaré, soit sa contrefaçon petite-bourgeoise, la franc-maçonnerie, où le rôle des cardinaux et des abbés est joué par des avocats, par des tripoteurs parlementaires, par des journalistes véreux, par des financiers juifs déjà bedonnants ou en passe de le devenir. La franc-maçonnerie, ayant baptisé le vin fort du catholicisme, et réduit, par économie petite-bourgeoise, la hiérarchie céleste au seul «Grand Architecte de l’Univers», a adapté en même temps à ses besoins quotidiens la terminologie démocratique : Fraternité, Humanité, Vérité, Equité, Vertu. La franc-maçonnerie est une partie non officielle, mais extrêmement importante, du régime bourgeois. Extérieurement, elle est apolitique, comme l’Eglise ; au fond, elle est contre-révolutionnaire comme elle. A l’exaspération des antagonismes de classes, elle oppose des formules mystiques sentimentales et morales, et les accompagne, comme l’Eglise, d’un rituel de Mi-Carême. Contrepoison impuissant, de par ses sources petites-bourgeoises contre la lutte de classe qui divise les hommes, la maçonnerie, comme tous les mouvements et organisations du même genre, devient elle-même un instrument incomparable de lutte de classe, entre les mains de la classe dominante contre les opprimés.

Le grand art de la bourgeoisie anglaise a toujours consisté à entourer d’attention les chefs surgissant de la classe ouvrière, à flatter leur respectability, à les séduire politiquement et moralement, à les émasculer. Le premier artifice de cet apprivoisement et de cette corruption, ce sont les multiples sectes et communautés religieuses où se rencontrent sur un terrain «neutre» les représentants des divers partis. Ce n’est pas pour rien que Lloyd George a appelé l’Eglise «la Centrale électrique de la politique». En France, ce rôle, en partie du moins, est joué par les loges maçonniques. Pour les socialistes, et plus tard pour le syndicaliste français, entrer dans une loge signifiait communier avec les hautes sphères de la politique. Là, à la loge, se lient et se délient les relations de carrière ; des groupements et des clientèles se forment, et toute cette cuisine est voilée d’un crêpe de morale, de rites et de mystique. La franc-maçonnerie ne change rien de cette tactique, qui a fait ses preuves, à l’égard du Parti Communiste : elle n’exclut pas les communistes de ses loges, au contraire, elle leur en ouvre les portes toutes grandes. La maçonnerie cesserait d’être elle-même, si elle agissait autrement. Sa fonction politique consiste à absorber les représentants de la classe ouvrière pour contribuer à ramollir leurs volontés et, si possible, leurs cerveaux. Les «frères» avocats et préfets sont naturellement très curieux et même enclins à entendre une conférence sur le communisme. Mais est-ce que le frère de gauche, qui est le frère cadet, peut se permettre d’offrir au frère aîné, qui est le frère de droite, un communisme sous le grossier aspect d’un bolchévik le couteau entre les dents ? Oh ! non. Le communisme qui est servi dans les loges maçonniques doit être une doctrine très élevée, d’un pacifisme recherché, humanitaire, reliée par un très subtil cordon ombilical de philosophie à la fraternité maçonnique. La maçonnerie n’est qu’une des formes de la servilité politique de la petite-bourgeoisie devant la grande. Le fait que des «communistes» participent à la maçonnerie indique la servilité morale de certains pseudo-révolutionnaires devant la petite bourgeoisie et, par son intermédiaire, devant la grande.

Inutile de dire que la Ligue pour la Défense des Droits de l’homme et du citoyen n’est qu’un des accès de l’édifice universel de la démocratie capitaliste. Les loges étouffent et souillent les âmes au nom de la Fraternité ; la Ligue pose toutes les questions sur le terrain du Droit. Toute la politique de la Ligue, comme l’a démontré avec clarté la guerre, s’exerce dans les limites indiquées par l’intérêt patriotique et national des capitalistes français. Dans ce cadre, la Ligue a tout loisir de faire du bruit autour de telle ou telle injustice, de telle ou telle violation du droit ; cela attire les carriéristes et abasourdit les simples d’esprit.

La Ligue des Droits de l’Homme a toujours été, de même que les loges maçonniques, une arène pour la coalition politique des socialistes avec les radicaux bourgeois. Dans cette coalition, les socialistes agissent, bien entendu, non pas comme représentants de la classe ouvrière, mais individuellement. Toutefois, l’importance prise par tel ou tel socialiste dans les loges est déterminée non pas le poids de sa vertu individuelle, mais par l’influence politique qu’il a dans la classe ouvrière. Autrement dit : dans les loges et autres institutions du même genre, MM. les socialistes tirent profit pour eux-mêmes du rôle qu’ils jouent dans le mouvement ouvrier. Et ni vu ni connu, car toutes les machinations sont couvertes par le rituel idéaliste.

Bassesse, quémandage, écorniflage, aventurismes, carriérismes, parasitisme, au sens le plus direct et le plus matériel du mot, ou bien, en un sens plus occulte et «spirituel» — voilà ce que signifie la franc-maçonnerie pour ceux qui viennent à elle d’en bas. Si les amis de Léon Blum et de Jouhaux s’embrassent dans les loges avec leurs frères du bloc des gauches, ils restent, ce faisant, complètement dans le cadre de leur rôle politique ; ils parachèvent dans les séances secrètes des loges maçonniques ce qu’il serait incongru de faire ouvertement en séance publique du Parlement ou dans la presse. Mais nous ne pouvons que rougir de honte en apprenant que dans les rangs d’un Parti Communiste (!!!) il y a des gens qui complètent l’idée de la dictature du prolétariat par la fraternisation dans les tenues maçonniques avec les dissidents, les radicaux, les avocats et les banquiers. Si nous ne savions rien d’autre sur la situation de notre Parti français, cela nous suffirait pour dire avec Hamlet : «Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Danemark…» L’Internationale peut-elle permettre à cet état de choses véritablement honteux de se prolonger et même de se développer ? Ce serait permettre que la Parti Communiste Français occupe dans les système du conservatisme démocratique la place de soutien de gauche occupée autrefois par le Parti Socialiste. Mais cela ne sera pas — nous avons trop foi en l’instinct révolutionnaire et en la pensée révolutionnaire de l’avant-garde prolétarienne française. D’une lame impitoyable elle tranchera une fois pour toutes les liens politiques, philosophiques, moraux et mystiques qui rattachent encore la tête de son Parti aux organes déclarés ou masqués de la démocratie bourgeoise, à ses loges, à ses ligues, à sa presse. Si ce coup d’épée laisse par delà les murs de notre Parti quelques centaines et même quelques milliers de cadavres politiques, tant pis pour eux. Tant pis pour eux et tant mieux pour le Parti du prolétariat, car ses forces et son poids ne dépendent pas du seul nombre de ses membres.

Une organisation de 50.000 membres, mais construite comme il faut, qui sait fermement ce qu’elle veut et qui suit la voie révolutionnaire sans jamais s’en écarter, peut et doit conquérir la confiance de la majorité de la classe ouvrière et occuper dans la révolution la place directrice. Une organisation de 100.000 membres contenant centristes, pacifistes, franc-maçons, journalistes bourgeois, etc., est condamnée à piétiner sur place, sans programme, sans idée, sans volonté — et jamais ne pourra conquérir la confiance de la classe ouvrière.

La franc-maçonnerie est une plaie mauvaise sur le corps du communisme français. Il faut la brûler au fer rouge. »

Venezuela: le PCV exprime ses inquiétude et apporte une critique constructive aux orientations du président Maduro

Articles vivelepcf et solidarité internationale PCF, regroupés le 16 août 2014

14 août 2014 : relations entre l’Etat et les syndicats

Le site internet du journal du Parti communiste du Venezuela (PCV), Tribuna Popular, rend compte :

« Le Parti communiste du Venezuela (PCV) a exprimé ses préoccupations suite à plusieurs déclarations faites par le président Nicolas Maduro, le 9 Août, au congrès de la Centrale bolivarienne socialiste des travailleurs, en particulier quand Maduro appelle à subordonner les organisations de travailleurs à l’appareil d’Etat. Pour le PCV, « transformer le mouvement ouvrier et syndical en un appareil parapublic finira par lui faire perdre sa légitimité en tant que représentant des masses laborieuses ».

Le PCV évaluera les décisions du Congrès. Il partage le projet de reconstruction du mouvement ouvrier et syndical, mais qu’il doit être réalisé d’un point de vue de classe.

De la même manière, le PCV apprécie a priori positivement que le gouvernement se tourne vers les travailleurs. Mais cela ne doit pas se faire sur le mode de la subordination mais sur celui de la participation autonome dans la classe ouvrière. Le PCV précise qu’il n’y aura  un « gouvernement populaire de la classe ouvrière » que lorsque le classe ouvrière et le peuple travailleur auront conquis le pouvoir. »

 

Au Venezuela, le débat au sein des forces révolutionnaires, c’est : « approfondir la révolution ou aller vers réformes capitalistes »

On assiste à une « lutte pour une nouvelle répartition de la rente pétrolière »

Article du Parti communiste vénézuélien, traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/ , août 2014

Le secrétaire-général du Parti communiste, Oscar Figuera, considère qu’il existe de « nouveaux riches parasitaires » qui cherchent à imposer une vision réformiste. Pour le Parti communiste du Venezuela (PCV), le pays est en plein débat entre réforme et approfondissement de la révolution.

Le secrétaire-général du parti et député, Oscar Figuera, a affirmé que « face à la menace du fascisme et du réformisme », il est urgent d’approfondir les « processus révolutionnaires ».

Le PCV, dans sa conférence de presse, a mis en garde sur la « menace fasciste » et les « courants réformistes » qui ne cherchent pas à approfondir le processus mais qui « tentent de construire des mécanismes de conciliation, des politiques de collaboration » qui font retomber la crise capitaliste sur les épaules des travailleurs.

Il y a, souligne Figuera, une « option réformiste » qui suppose de céder face au capital « indépendamment de la phraséologie révolutionnaire utilisée ».

Et il y a, selon cette analyse, un troisième secteur, celui de la bourgeoisie pro-impérialiste, « associé avec le capital transnational, qui propose la recomposition de sa domination ».

Une nouvelle lutte pour la répartition de la rente

Le PCV soutient qu’il y a, actuellement, une lutte pour une nouvelle répartition de la rente pétrolière. C’est « la lutte de différentes factions de pouvoir » comme la bourgeoisie et la nouvelle bourgeoisie parasitaire qui « a fait son apparition ».

Pour Figuera, une partie de l’affrontement vient du fait qu’il y a des « groupes économiques puissants qui surgissent, parlant de socialisme, mais qui ne sont pas socialistes », et ils sont engagés dans une lutte pour la distribution de la rente pétrolière.

En ce sens, il considère qu’il y a de « nouveaux riches parasitaires » qui chercheraient à imposer une vision réformiste.

Face à cela, « il est nécessaire de porter une politique ouvrière-populaire » et « une proposition capable d’empêcher que les accords à la table de négociation ne servent les intérêts du capital ».

Il est nécessaire d’avancer vers la « concrétisation d’une rupture réelle dans le mode de production capitaliste », ce qui ne va pas arriver par la « voie graduelle ».

Il estime que d’autres menaces se trouvent dans les critères pour appliquer un « ensemble d’ajustements, de mesures économiques » qui, si elles venaient à être appliquées « impliqueraient une baisse du coût de la force de travail ».

Il a énuméré des questions telle que la « dévaluation possible » et l’endettement.

« Ce n’est pas vrai que l’on puisse jouer sur les deux tableaux », juge Figuera, qui a insisté sur le fait qu’il n’écarte pas que puissent être mises en œuvre des mesures qui toucheront l’emploi, le salaire et le développement productif. Il a également critiqué le fait qu’il n’y ait pas de direction collective.

Le dirigeant a rappelé que son parti a appelé le Congrès national à lancer un processus de débat, de révision des politiques menées et d’auto-critique.

Il a souligné que c’est en 2007 qu’a commencé – à son avis – l’affaiblissement du soutien populaire à l’exécutif qui, s’il n’était pas inversé, pouvait mener à un « recul historique ».

Le porte-parole a clarifié les choses, le parti communiste ne « cherche pas de postes ni de prébendes », car son rôle est d’être une force transformatrice. Le PCV, note-t-il, se maintiendra comme organisation « autonome, critique et de proposition ».

Contradictions capital-travail dans le pays et dans le monde

Le PCV estime que, dans le contexte international, « le développement des contradictions historiques se poursuit », comme celle du capital-travail, des nations et de l’impérialisme.

Selon Figuera, le capitalisme et les puissances impérialistes « sont une menace objective à l’existence de l’humanité », c’est en quoi les forces progressistes posent la nécessité de renforcer les organisations révolutionnaires et les gouvernements qui, tout en étant capitalistes, résistent à l’impérialisme, a-t-il résumé.

L’impérialisme « déploie une ligne de recomposition de sa domination », a-t-il averti. C’est dans ce contexte que se situent les événements en Ukraine, en Afrique du nord, au Moyen-Orient et « l’agression du sionisme contre les peuples arabes ».

L’affrontement capital-travail détermine la lutte des classes à l’échelle nationale et internationale, pointe Figuera, et c’est dans ce cadre que « nous inscrivons le développement actuel du processus vénézuélien », avec des secteurs qui chercheraient à revenir sur les avancées obtenues.

VOIR AUSSI NOTRE ARTICLE en lien:

Venezuela : crise et/ou tournant dans la construction socialiste. Pour le PCV : la lettre ouverte de l’ex-ministre Jorge Giordani est l’occasion d’ouvrir le débat nécessaire devant le peuple.

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