Vive le PCF
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PCF: Appel à celles et ceux qui veulent assumer la nécessité de remettre le PCF sur les rails de la lutte des classes
A l’occasion de la Conférence nationale du PCF du 8 et 9 novembre 2014.
41 milliards d’euros par an de nouveaux cadeaux au patronat et 50 milliards d’euros de coupe des dépenses publiques et sociales : avec le « pacte de responsabilité », le gouvernement est en train d’opérer un transfert inédit des différentes formes de salaire socialisé vers le profit capitaliste. Services publics, sécurité sociale, production industrielle et agricole, droit du travail, réforme territoriale : il poursuit et accélère gravement les destructions des acquis sociaux et démocratiques, sous l’égide de l’Union européenne. Il engage notre pays plus que jamais dans des guerres impérialistes.
Le Front de gauche a contribué à nourrir des illusions électorales, pourtant inconcevables, avant 2012 dont le mouvement social, le mouvement syndical paient lourdement les conséquences.
Le Front de gauche est en crise patente et incontestable. Il a échoué sur ses objectifs affichés, notamment électoraux. Son caractère politicien s’est avéré au grand jour. Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon, dépositaire de fait de la propriété morale du Front de gauche – grâce à la direction du PCF – poursuit sa dérive personnelle, politicienne, populiste (bonapartiste ?), négationniste de la lutte des classes, comme il l’exprime dans son dernier livre. Il était pourtant le mieux placé pour savoir qui est François Hollande !
Le PCF paie très cher, en termes d’élus, mais surtout de crédibilité dans le pays et parmi la classe ouvrière cette stratégie. Comme nous l’avions dénoncé, avec d’autres, la stratégie du Front de gauche a prolongé et aggravé le processus d’effacement et d’abandon des orientations fondamentales et de l’organisation historiques révolutionnaires du PCF.
Pour le moins, la convocation d’une conférence nationale du PCF se justifiait. Mais, une fois de plus, la direction du Parti s’est évertuée à l’organiser de façon à éviter toute remise en cause et à faire cautionner la poursuite de sa stratégie mortifère ou liquidatrice. Surtout, la direction nationale n’a soumis aucun texte politique stratégique à la discussion des communistes. Signe plus que révélateur : la réunion du Conseil national sur la stratégie électorale pour les scrutins départementaux et régionaux de 2015 s’est tenue le 15 octobre, avant la conférence nationale.
La stratégie électorale révèle la stratégie politique déjà adoptée. Elle sera à géométrie variable : ici avec le PS, là indépendamment. Elle sera illisible nationalement et risque de coûter aussi cher qu’aux municipales.
Pierre Laurent et l’équipe dirigeante, relayés quotidiennement par l’Humanité, donnent le ton depuis plusieurs mois. Leur stratégie renouvelée consiste à combiner la main tendue aux socialistes – aux courants et personnalités qui se placent à la « gauche » du PS – et la poursuite du Front de gauche.
Mais quel communiste peut se faire des illusions sur le calcul du PS et du système avec les « frondeurs » ? Hollande et Valls grillés, il s’agit de recréer une illusion de possibilité d’alternance à gauche d’ici 2017. Sur la base du programme de Hollande de 2012 et de propositions aussi dangereuses que la fusion CSG/Impôt sur le revenu ! Quant à la gauche « mouvementiste », gauchiste, « indignée », elle s’est toujours confirmée être complice de la social-démocratie et ennemie de l’organisation communiste de classe.
Autant dire que la direction du Parti, toujours sous l’ombre de Mélenchon, plus que jamais animée de sa volonté révisionniste, fuit en avant et fonce délibérément dans le mur. Prépare-t-elle les communistes à jouer au jeu des primaires de 2016 ? On peut le redouter, après les exemples des partis italiens du PGE !
Le système politique de l’alternance, dans la démocratie bourgeoise avancée, est arrivé au bout en France, quasiment au modèle américain. Deux équipes, droite, gauche, républicains, démocrates, se concurrencent et se complètent périodiquement pour accomplir la même politique au service du capital. La disparition du camp socialiste a accéléré le processus sans laisser disparaître les résistances ouvrières nationales, l’attachement à la sécurité sociale, au secteur public, les racines du processus national émancipateur, le PCF.
A partir de la fin des années 70, notre parti a fait l’analyse de l’erreur et du piège de « l’Union de la gauche ». Il n’est pas arrivé à se départir de cette stratégie institutionnelle dans les années 80, tout en maintenant peu ou prou son organisation de classe, ses cellules. Après la destruction du Mur de Berlin – il y a tout juste 25 ans -, contrairement à d’autres partis, le PCF et ses adhérents ont refusé le retournement de veste, le changement de nom. Mais les directions du PCF se sont engagées dans les années 90 – la « Mutation » de Robert Hue a 20 ans – dans la voie des abandons et renoncements, de l’inclusion dans le système. La participation à la « gauche plurielle » sous Jospin, le congrès de Martigues en 2000, les « collectifs antilibéraux » ont marqué ce processus de destruction que poursuit le Front de gauche. Il est plus nécessaire que jamais de le contrecarrer, de dire STOP !
Nous devons – et nous le faisons tous – évaluer la place renouvelée que le système politique à bout de souffle laisse aux ultra-réactionnaires et au FN pour détourner la colère populaire vers le pire. L’antifascisme est inscrit dans l’engagement communiste.
Il n’est pas vrai que les travailleurs, notre peuple ne se battent pas contre la politique du capital ! Mais, à l’opposé des logiques politiciennes suivies par la direction du Parti, communistes, nous devons avoir l’ambition, ouvertement, d’y figurer à l’avant-garde. Sinon pourquoi être communistes ? Nous mettons en avant 4 exemples récents parmi bien d’autres.
+ En 2009, la volonté de défendre les services publics et La Poste en particulier s’est exprimée massivement. La « gauche » et ses satellites ont organisé une « votation » qui a recueilli plus de 2 millions de voix. Mais cette force s’est trouvée dévoyée vers la perspective électorale de 2012. Et la votation évitait un point principal : le rejet nécessaire de l’application de la directive européenne de mise en concurrence générale du courrier. La direction du PCF s’est coulée dans le moule unitaire, stérile. Aujourd’hui, depuis le début de l’année 2014, 6000 emplois ont été supprimés à la Poste, une augmentation de 15% du timbre est prévue, mais des dizaines de luttes résolues se sont développées dans tout le pays. Nous proposons que le PCF impulse une véritable nationalisation de la bataille de La Poste (en lien avec notre rejet de la réforme territoriale), en remettant en avant le refus des directives européennes.
+ Dès son arrivée en 2012, Hollande a validé le plan de liquidation des usines PSA en France, l’enterrement de la sidérurgie de Florange. Aucune force politique nationale n’a mis en avant la nécessité et les possibilités effectives, liées au rapport de force, de la nationalisation (avec la reprise en main nationale de Renault). Le Parti n’a pas pu relayer efficacement, sur Alstom, la proposition de nationalisation. Voilà des campagnes prioritaires à mener en s’appuyant sur la signification historique de la « nationalisation démocratique à la française » issue de la Libération, la liant avec l’intervention des salariés et de la population.
+ En juin 2014, les cheminots ont mené un mouvement de grande ampleur pour défendre une entreprise nationale centrale, des acquis sociaux importants pour tout le monde du travail. Leur mobilisation a déjoué le plan du gouvernement qui attendait une réaction résignée de complaisance. Elle préserve des luttes et des convergences de luttes dans tout le secteur des transports. Il est nécessaire aujourd’hui de revenir sur les positions de repli du porte-parole parlementaire du Front de gauche (PCF) qui s’est abstenu sur la dissolution de la SNCF de 1937 avant d’appeler à la fin de la grève. Les députés PS « frondeurs » ont voté comme un seul homme contre les cheminots et les usagers. Il est impensable de continuer à s’aligner sur eux !
+ En 2010, par millions, les salariés sont descendus dans la rue pour défendre la sécurité sociale et la retraite à 60 ans, des semaines durant. Englués dans le Front de gauche, le Parti n’a pas aidé à préciser les revendications – retrait de la loi Woerth -, a contribué à renvoyer l’issue vers les élections de 2012. Auparavant, la faiblesse du soutien à la lutte contre la casse des régimes spéciaux en 2007, a participé de l’échec de 2010. Ce rapport de force pour la sécurité sociale ne s’est pas évaporé. Dans les hôpitaux publics, les effets de la loi Bachelot se font subir comme jamais. La Sécurité sociale est la première victime du Pacte de responsabilité. La nécessité de mener une grande campagne nationale pour la Sécu est impérieuse.
Mais sur ce sujet, comme sur les autres, une clarification de nos positions théoriques est indispensable, même si, d’autant plus si, elle nous met en contradiction avec les organisations réformistes.
Exemples. La modulation des cotisations sociales patronales ne saurait être une bonne proposition : elle valide le discours sur la baisse du coût du travail au nom de l’emploi. Le thème mis en avant de la « baisse du coût du capital », derrière les mots, nous place dangereusement dans une logique de cogestion, de « moralisation » du capital. A son profit. L’abandon depuis quinze ans des positions historiques de notre Parti contre l’Europe du capital, l’alignement sur les positions d’accompagnement de la CES et du Parti de la gauche européenne sont incompatibles avec la mise en œuvre des luttes prioritaires en France, dans un esprit internationaliste.
L’impérialisme français s’est associé comme partenaire et concurrent des autres impérialismes européens dans l’UE. Cette logique s’étend au plan mondial avec le rapprochement UE/USA et les accords transatlantiques en préparation (TAFTA) contre les puissances impérialistes émergentes. Les conséquences, graves, sont économiques, sociales, diplomatiques, militaires. L’expression anti-impérialiste systématique de notre parti, pour la sortie de la France de l’OTAN, pour la condamnation de l’UE et des expéditions guerrières françaises est aussi une priorité absolue.
Communistes, responsables d’organisation du PCF qui signons ce texte, suivant l’expression de Maurice Thorez, nous sommes attachés à notre parti comme à la prunelle de nos yeux. Nous savons que sa disparition signifierait un nouveau recul sans précédent pour les travailleurs et la population. Nous constatons aussi, dans nos sections et fédérations, dans les entreprises, les villes et les campagnes, l’intérêt croissant de nombreux travailleurs et de jeunes pour le PCF et son histoire, la recherche et le besoin de son organisation inspirée du marxisme et du léninisme, de la tradition de lutte nationale.
Responsables de fédération, de section du PCF, membres du Conseil national, nous appelons les communistes, les militants syndicaux et autres, qui partagent cette démarche à rentrer en contact avec nous.
Premiers signataires :
Corinne Bécourt, secrétaire de la section de Saint-Quentin, Emmanuel Dang Tran, membre du Conseil national, secrétaire de la section de Paris XV, Claude Fainzang, membre du Conseil national, Paris XIX, Armelle Hervé, secrétaire de la section de Mantes-la-Jolie, Yvelines, Eric Jalade, membre du Conseil national, secrétaire de la fédération du Tarn, Eric Monini, secrétaire de la section de Jarny, Meurthe-et-Moselle, Cyril Morlot, secrétaire de la fédération de la Haute-Saône, Dominique Negri, membre du Conseil national, secrétaire de la section de Saint-Martin-d’Hères (Isère)
Hollande sur TF1 : très mauvais programme mais objectifs d’audience et d’intox atteints !
EDT pour Pcf Paris 15, 7 novembre 2014
Presque 30% à l’audimat, 7,9 millions de téléspectateurs, pour une émission politique : TF1 a réussi son coup. On sait que sur TF1, ce n’est pas la qualité du programme qui compte mais l’audience et la satisfaction des producteurs.
Les coproducteurs, Elysée, Medef et UE ont toutes les raisons d’être contents d’eux. Leur objectif est de continuer à anesthésier la colère et le rejet populaire de la politiquement violemment antisociale poursuivie depuis 2012. L’interview télévisée d’hier s’est parfaitement inscrite dans cette stratégie politique.
François Hollande n’a annoncé aucun infléchissement de sa politique. Au contraire, il a, à nouveau, mis en avant le « pacte de responsabilité » comme remède universel, la réduction des « déficits », mais en même temps les cadeaux au profit des entreprises qui les creusent, comme ses axes directeurs. De nouvelles coupes dans le financement de la Sécurité sociale, avec encore des baisses de cotisations patronales, l’extension du travail du dimanche, du travail sponsorisé par la collectivité au service du patronat (contrats « d’avenir », service « civique » : les quelques nouveautés se situent dans la continuité. A Manuel Valls le soin de mettre en œuvre le pire et le non-dit.
Mais ces graves orientations de fond ont été bien diluées dans l’émission. Hollande n’a guère eu besoin de se justifier, sur rien, avec des interlocuteurs si complaisants.
Comme dans la plupart des programmes de prime-time de TF1, la qualité des dialogues étaient affligeantes. Le personnage principal est apparu comme un looser. Mais en cela, l’acteur Hollande ne cesse de progresser dans son rôle de punching ball. Il absorbe parfaitement les coups et désole les Français en colère. Il ne laisse aucune illusion sur son départ de l’Elysée en 2017, les laissant patienter dans la résignation jusqu’aux prochaines élections générales.
Le premier journaliste à interviewer le Président, à l’heure de la plus grande audience, a placé le niveau politique au plus bas : pratique du scooter, vie privée et psychologie de comptoir. Hollande s’est plié à ce jeu humiliant sans faire de problème.
Il a adopté la même posture de faiblesse devant les attaques des quatre personnes « normales », soigneusement choisies dans la « société civile » par TF1. Il ne les a pas contredites. Ils se sont trouvés en accord sur le principal, sur leur « bonne volonté » commune. Avec la première, Hollande a pu placer sa seule intention un peu sociale : un aménagement du chômage des 60/62 ans avant la retraite. Avec les trois suivantes, imprégnées des valeurs patronales mais jouant – mal – leur rôle, mal répété, de gens normaux, il a partagé tous les poncifs de l’idéologie dominante du patronat. Et le coût du travail qui est trop élevé pour l’emploi et l’initiative individuelle, et les pays étrangers où ça se passe bien mieux qu’en France !
Si Hollande est apparu peu à son avantage, la mise en scène de cet échange avec le « peuple » a surtout visé à illustrer un consensus sur les présupposés politiques et économiques du patronat.
Pour une émission similaire, il y a quelques années, à l’occasion du mi-mandat de Sarkozy, les journalistes avaient fait autrement et invité des éléments revendicatifs, syndiqués (certes gauchistes). A l’époque, il s’agissait de canaliser la colère vers la « gauche » d’alternance avant 2012. Là, au mi-mandat de Hollande, il s’agit pour les tenants de l’idéologie dominante de décourager la révolte ou de dévoyer la colère vers la droite d’ici 2017.
Dans l’émission d’hier, le journaliste de droite Yves Calvi a été le plus agressif, promouvant les mesures que les Sarkozy, Juppé et Fillon promettent pour enfoncer encore plus les travailleurs après 2017 sur la base du sombre bilan que laissera la « gauche » d’alternance. Il n’y a que face à lui que Hollande s’est montré énergique et a pris quelques accents de gauche (sans guillemets). « La dépense publique, c’est aussi l’école et la santé » : dans cette émission, ce simple rappel fait passer l’intervenant pour de « gauche » !
La droite comme perspective de changement institutionnel en 2017, mais aussi l’extrême-droite. Hollande joue le jeu du repoussoir politicien du FN plus que jamais. Il s’est évertué, une nouvelle fois, toujours sous son ton lénifiant, à assimiler le rejet de l’Union européenne – cette évidence pour une majorité des classes travailleuses – à une position du FN.
Aucun calcul politicien, et des plus sombres, n’aura été épargné aux téléspectateurs. Hollande a pris soin de réduire Valls dans les mots à un exécutant de sa politique à lui pour lui préserver une position pour 2017. Il a été peu disert sur les « frondeurs » du PS: c’est la cartouche suivante. Pour l’instant, c’est bien, pour Hollande, que la « gauche de la gauche » se concentre sur la question – hors classe – du barrage de Sivens après le drame de la mort du jeune manifestant.
La politique version TF1, version Hollande, c’est bien la politique atone, débarrassée de cette horreur qu’est la lutte des classes ! La lutte des classes pourrait pourtant soutenir les audiences mais moins les dividendes des actionnaires de la chaîne.
Mais c’est à nous de l’animer !
Contre leur politique « d’austérité », PRENDRE L’ARGENT LA OU IL EST! – Tract général/Sécu oct. 2014
Les femmes de ménage des hôtels de grand luxe Hyatt Vendôme et Madeleine ont montré l’exemple. Dans ces hôtels, certaines suites se louent plus cher pour une seule nuit – plus de 10.000 euros – qu’une année de paye de celle ou de celui qui la nettoie. Le personnel, organisé par la CGT, a fait grève pour que la multinationale Hyatt cesse de recourir à des sous-traitants qui payent les femmes de ménage au lance-pierre et les embauche directement, sous la convention collective bien moins désavantageuse de l’hôtellerie de luxe. La détermination des grévistes, l’indécence dévoilée de la situation sociale, ont permis de gagner.
Au plan national, la situation est tout aussi scandaleuse. Hollande et Valls prétendent maintenant faire les poches des retraités, des familles, abaisser les allocations familiales et notamment le congé parental. Ils pleurent que le pays serait en faillite.
Les médias appointés ne cessent d’alarmer sur la « dette publique » qui écraserait le pays. Le problème, c’est que c’est précisément la politique de ces gouvernants, Hollande et Valls maintenant, après Sarkozy et Fillon hier, toujours sous l’égide de l’Union européenne, qui la creuse ! Pendant ce temps, les profits – 32 milliards d’euros en 6 mois pour les entreprises du CAC 40 – explosent. La machine à broyer les acquis sociaux, la santé, la formation, l’investissement pour répondre aux besoins, l’avenir de notre pays s’emballe.
On dramatise la dette publique en faisant oublier que la dette privée, des ménages et des entreprises, est largement supérieure (2600 milliards d’euros). Communistes, nous sommes résolument contre le mauvais endettement public, celui qui rétribue les parasites financiers et ne sert pas à l’investissement. C’est là le problème. Le soi-disant « pacte de responsabilité », dont l’application est en cours dans le projet de budget pour 2015, dirige 41 milliards d’euros vers le patronat et le profit capitaliste : 41 milliards qui plombent les comptes de la Nation, de la Sécurité sociale ! Le « Crédit d’impôt compétitivité » (CICE) ne crée par un emploi mais coûtera 20 milliards par an ! Exemple : les laboratoires pharmaceutiques Sanofi, aux actionnaires engraissés sur le dos de l’assurance maladie, touchent 130 millions d’euros par an grâce au CICE mais annoncent la suppression de 4000 emplois en France.
Au total, les exonérations d’impôts et de cotisations sociales patronales atteignent 220 milliards d’euros par an, bien plus que les « déficits » dont on nous rabat les oreilles. Et ces cadeaux au patronat, nous les payons cher sur notre santé, nos retraites, l’école de nos enfants, aussi sur le maintien et le développement de la production. La Cour des comptes a été obligée d’estimer le coût de la fraude patronales à la Sécurité sociale : entre 20 et 25 milliards d’euros par an, deux fois le « déficit » affiché. Le gouvernement inscrit dans son projet de loi des mesures pour essayer de récupérer 75 millions, 0,3% du total… Mais on criminalise les familles!
Autre dépense du moment : la guerre ! Mali, Centrafrique, Irak : on va arriver à 1,5 milliard d’euros pour jouer les supplétifs des Etats-Unis et les aider à entretenir le chaos dans le monde.
La liste des mauvais coups est très longue. La hausse des tarifs du gaz, de l’électricité, dosée dans le temps pour essayer d’esquiver une explosion sociale est révoltante vu les profits des entreprises du secteur. 11,5 millions de Français renoncent à se chauffer correctement ! La hausse du prix du timbre, de 15%, après les 5300 suppressions d’emploi à la Poste au premier semestre, sous la couverture de l’ex-ministre Montebourg, confirme la stratégie de démolition d’un service public structurant. Le gouvernement – toujours le duo Valls/Montebourg – est allé aider PSA à liquider 10.000 emplois dans l’automobile et à se lier au groupe capitaliste chinois Dong Feng.
La question, c’est comment on s’oppose à ces choix politiques. Pour nous communistes, il n’y aura d’issue politique qu’à partir du développement des luttes, de chaque lutte. C’est une politique globale qu’il faut changer mais la cadre politique institutionnel reste actuellement bouclé par le système.
Après les illusions de 2012, on essaie de recréer des illusions pour 2017. Quel décalage avec la réalité vécue par les travailleurs et leurs familles !
Hollande réussit si bien sa politique antisociale qu’il permet à Sarkozy, malgré ses « affaires » louches, de faire un come-back. Sarkozy, Fillon, Juppé ne savent plus quoi trouver pour se démarquer à droite du gouvernement. A « gauche », le PS sépare ses œufs dans le panier. Pendant que Président et premier ministre continuent leur travail de casse sociale, on remonte une équipe de « gauche » avec Aubry, Montebourg, des « écologistes » et d’autres supplétifs, en vue de 2017, sur la base … du programme de Hollande en 2012 !! Dans la même logique, le système flatte outrageusement, jusqu’à l’écoeurement, l’extrême-droite et sa démagogie attrape-tout. Plus que jamais, elle est missionnée pour détourner les colères populaires et les traduire en haine, tout en les enfermant dans le système.
Pour l’immense majorité, des travailleurs, des retraités, des jeunes, la perspective ne situe ni dans ces illusions, ni dans la résignation mais dans l’action pour se défendre.
Des mouvements forts ont ouvert la voie, comme celui des cheminots en juin, ceux des postiers un peu partout dans le pays, aussi ceux des ouvriers des raffineries ou de l’agro-alimentaire, celui contre la généralisation du travail du dimanche etc. Les mobilisations médiatisées avec complaisance des professions libérales, douteuses ou justes, n’y sont pas assimilables. Il y a un potentiel de lutte et de convergence de lutte pour commencer à mettre en échec la politique du pouvoir.
Le 16 octobre, la CGT organise une grande journée d’action pour la Sécurité sociale, avec des appels à la grève et une manifestation à Paris à 13h00 au départ de la place de la Nation.
Communistes, nous appuyons cette mobilisation pleinement, notamment pour défendre l’hôpital public, remettre en cause la logique de restriction des soins au moyen de la « tarification à l’activité » les fermetures de services, la régionalisation, pour exiger le retrait des nouvelles mesures contre les allocations familiales et la revalorisation légitime des allocations et retraites. A cette occasion, plus que jamais, nous exigeons la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales (35 milliards d’euros par an depuis les « 35 heures »), la suppression du « crédit d’impôt compétitivité », l’abandon du « pacte de responsabilité », des baisses de TVA.
Ça ne peut plus durer !
Tract général : TVA, bas salaires, hausse des loyers, du prix de l’énergie, du timbre… ARRETONS DE SUBIR, RIPOSTONS!
PCF Paris 15ème, Octobre 2014
TVA, bas salaires, hausse des loyers, du prix de l’énergie, du timbre… ARRETONS DE SUBIR, RIPOSTONS!
Salariés, retraités, jeunes, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser pour défendre la SECURITE SOCIALE.
Le pouvoir et le Medef n’arrivent plus à faire croire à personne à la fatalité de leurs « déficits » et des sacrifices sur le dos de notre système de santé, de retraites, de soutien aux familles. Le « Pacte de responsabilité » de Hollande et Valls accordent 41 milliards d’euros de cadeaux sur l’argent public par an aux employeurs, notamment de suppression de cotisations sociales familles. C’est 4 fois le « déficit » de la Sécurité sociale prévu pour 2014. Ces nouveaux cadeaux s’ajoutent aux 30 milliards d’euros par an d’exonérations de cotisations sociales patronales déjà existantes (accordées par Mme Aubry). Déjà un scandale. Il faut les supprimer.
Où va l’argent avec cette politique ? Aux licencieurs, au profit capitaliste, aux dividendes des actionnaires, aux intérêts financiers ! Exemple : Dans la branche chimie, le patronat va toucher 655 millions d’aides nouvelles par an, dont 290 avec le nouveau « Crédit d’impôt compétitivité » (CICE) d’ici 2017. Pour combien de créations d’emploi ? Entre 1000 et 3000 « sauvegardés », selon les termes de « l’accord » national, dont s’est réjoui François Hollande… Pendant ce temps, les profits des entreprises du seul « CAC 40 » ont bondi à 31,4 milliards d’euros dans les six premiers mois de l’année.
Où est prélevé l’argent ? Sur les dépenses publiques et sociales les plus nécessaires, et notamment sur la protection sociale ! LES RETRAITES, MÊME LES PLUS BASSES, SONT A NOUVEAU GELEES, avec autant de pertes de pouvoir d’achat. L’assurance maladie voit ses moyens encore amputés de 3,2 milliards d’euros en 2015, dont plus de 1 milliard pris à l’hôpital public. La situation, en termes de pénurie de personnel, de conditions d’accueil et de travail, est déjà critique. Le gouvernement aggrave les choses pour tous les patients sauf pour les émirs milliardaires du Golfe, pour lesquels, le directeur de l’Assistance publique, Martin Hirsch, transforme les services hospitaliers en suite de luxe (Hôpital Ambroise Paré en avril).
Le gouvernement met aussi en avant sa priorité de diminuer de 700 millions d’euros par an les allocations familiales, tout en restant flou sur les familles qui seront touchées. La continuité est totale avec la politique de cette droite réactionnaire et hypocrite qui a prétendu manifester «pour la famille ». Sarkozy avait – entre autres – déjà gelé les allocations familiales et supprimé la demi-part fiscale pour les personnes isolées ayant élevé des enfants.
Le 16 octobre, à l’appel de la CGT, des dizaines de milliers de salariés et de retraités ont manifesté dans tout le pays pour défendre nos conquêtes sociales, pour faire échec la politique poursuivie par la « gauche », après la droite, au service des puissances d’argent.
A nouveau, déjà, on nous remet en scène le cirque électoral lamentable pour 2017. On se croirait aux Etats-Unis.
Sarkozy, Fillon et Juppé préparent les « primaires » et ne savent plus comment surenchérir à droite de propositions antisociales, tant ils ont du mal à se distinguer de la politique de Valls. A « gauche », on se repositionne, on manœuvre. Des ministres démissionnent. Des politiciens pleurent qu’ils ont été trahis par Hollande. Mais qui pouvait imaginer en 2012 que Hollande et le PS, inféodés à l’Union européenne, feraient une autre politique ? Ceux qui ont semé de si graves illusions hier ne pensent qu’à en fabriquer d’autres d’ici 2017. Le FN, omniprésent jusqu’à la nausée, démagogue tout azimut, complète le tableau pour détourner les colères vers 2017.
Tout cela alimente une logique de résignation politique, de repli sur soi. Globalement, nous en sortiront tous perdants, y compris sur l’essentiel comme notre droit à nous soigner.
Pour nous communistes, l’alternative politique nécessaire ne peut partir que des luttes. En 2010, pour la défense de la retraite à 60 ans, nous étions des millions dans les rues. Pour l’ensemble de la Sécurité sociale aujourd’hui, nous pouvons être encore plus nombreux. Parce que c’est le moyen de mettre un coup d’arrêt à cette politique antisociale. Parce que c’est vital.
Ensemble, donnons le signal de la riposte !

