Crayon Rouge
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Articles par Crayon Rouge
Rythmes scolaires à Paris: se souvenir des votes et des promesses pour continuer la lutte
Le résultat était couru d’avance. Lors de sa séance du 25 mars, le Conseil de Paris a voté le passage à la semaine de 4,5 jours pour les écoliers, dès la rentrée 2013.
Bertrand Delanoë avait mis en ordre sa majorité la semaine précédente. Il a reproduit le même exercice de langue de bois pour vanter les bienfaits de ce rythme pour les enfants, les aménagements consentis par la municipalité. Anne Hidalgo, un temps exposée sur ce dossier, est restée en retrait. Même dans le 15ème arrondissement, le 21 mars, c’est l’adjointe Colombe Brossel qui a été chargée d’affronter quelque 200 enseignants, directeurs d’école, parents, militants syndicaux et associatifs, ressortis tous encore plus en colère de la réunion de « concertation » qu’ils n’y étaient arrivés. L’élue s’est bien gardée de répondre aux questions principales, notamment aux nôtres.
Grève dans les écoles : il faut les moyens de tenir le rythme !
Dans le 15èmearrondissement, comme dans tout Paris, une grande partie des écoles primaires sont fermées aujourd’hui. Le mouvement de grève, à l’appel de 6 organisations syndicales, avec le soutien des organisations de parents d’élève, est suivi à plus de 80%. Le projet de décret du ministre Peillon sur les rythmes scolaires et, précisément les conditions de son application par la municipalité de Paris dès 2013, sont massivement condamnés. Ils doivent être abandonnés. Le PCF Paris 15ème apporte son soutien aux enseignants du 15ème en grève.
En 2007/2008, nous nous sommes engagés contre la « réforme » du ministre Darcos établissant la journée de 4 jours. La question des « rythmes scolaires » a servi de couverture à la politique de diminution des moyens et de l’offre d’enseignement, notamment de suppression massive de postes. L’abandon des cours le samedi matin, moment privilégié de la rencontre entre enseignants et parents, avait aussi pour but de céder au lobby de l’industrie du tourisme aux dépens des élèves. Les activités périscolaires, plus ou moins sous-traitées selon les moyens des communes, allaient être de qualité pédagogique et d’accès inégaux. Cela s’est confirmé.
Pourquoi les enseignants ont raison de s’opposer au projet de révision de leur évaluation
Plus de 40% des enseignants du secondaire étaient en grève le 15 décembre 2011 à l’appel de la quasi-totalité de leurs organisations syndicales et de plusieurs associations. Ils s’opposent à un projet de décret modifiant l’évaluation de leur travail. Communistes, nous leur apportons notre entier soutien.
Car il ne s’agit pas du tout de dispositions anodines mais d’un élément grave de l’attaque générale contre le service public de l’éducation nationale.
50% de grévistes chez les enseignants le 27 septembre : continuer ! Avant, après 2012, seule la lutte sera décisive pour gagner le changement
Par le nombre, la journée de grève et de manifestation du 27 septembre 2011 dans l’éducation a fait la démonstration de la persistance de la colère, de la volonté de changement politique, de la capacité de mobilisation des salariés.L’opposition massive à la casse des retraites et les millions de manifestants l’an dernier ne se sont pas évanouis.
Comment cela pourrait-il en être autrement dans l’éducation après une rentrée encore plus difficile due notamment aux effets des suppressions 66.000 postes depuis 2007 ? La situation devient de plus en plus insoutenable dans la plupart des établissements.
La question de la perspective politique est plus que jamais posée. Dans les mois qui viennent, elle va être de plus en plus placée sous le signe des élections de 2012. Le budget de l’Etat qui s’apprête d’être voté est quasiment virtuel pour l’éducation puisque la rentrée et les 14.000 nouvelles suppressions de poste prévues auront lieu après mai 2012. Le Parlement, dont le Sénat nouvellement de « gauche », va surtout être le théâtre de joutes préélectorales.

