Crayon Rouge

(0 commentaires, 77 articles)

Cet utilisateur n'a pas partagé les informations de son profil

Articles par Crayon Rouge

Elections aux USA: débat dans le 15ème – INVITATION

Rencontres de la revue CAHIERS COMMUNISTES, avec le concours du site internet « Solidarité internationale PCF ».

 

Elections américaines 2016 : La crise de la démocratie bourgeoise US, reflet de l’aggravation de la crise globale du capitalisme ? Conséquences pour le monde, état et perspectives du mouvement ouvrier américain.

 

DEBAT PUBLIC, mercredi 5 octobre 2016, à 18h30, au 61 rue Violet (métros Emile-Zola ou La-Motte-Piquet) Interviendrons :

  • Roger KEERAN, historien marxiste américain (auteur notamment de « Le socialisme trahi, les causes de la chute de l’Union soviétique », publié en français aux éditions Delga).
  • Andrew EISENHAUER, enseignant américain en France
  • Russel YATES, militant communiste américano-français
  • Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF, corédacteur de la motion du 37ème congrès, « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ».

Le système politique américain présente, depuis des décennies, une caricature de la stérilité et de l’imposture de la « démocratie » bourgeoise : alternance entre deux partis aux positions fondamentales similaires, abstention massive des travailleurs, politique spectacle. Au moment où la campagne des présidentielles en France rejoint ce bas niveau (ex : primaires), ce système semble montrer des signes de craquement aux Etats-Unis. De façon très différente, les résultats de Bernie Sanders aux primaires démocrates, sur un discours social-démocrate, et la victoire aux primaires républicaines de Donald Trump, populiste aux positions incongrues, traduisent une aspiration nouvelle au changement politique. Nous y voyons un effet de l’aggravation de la crise globale du capitalisme dans ce qui reste sa première puissance. La paupérisation des travailleurs américains s’accélère durement. Loin de se résorber, les tensions raciales et communautaires s’accentuent. Relativement affaibli dans le monde, l’impérialisme américain se précipite dans une nouvelle surenchère agressive, commerciale et militaire, notamment au Moyen-Orient, aux conséquences également lourdes sur la population américaine.Pour autant, le début de crise politique ne laisse pas entrevoir d’issue progressiste, comme si les rôles avaient été partagés entre Clinton, Trump et Sanders. Le milliardaire Trump déstabilise un peu l’establishment sur certains points mais ne conteste nullement le système. Il fait craindre, aussi bien si Clinton est élue, un durcissement répressif du régime. De son côté, Sanders a rallié, comme l’ex-président George Bush senior, la représentante de Wall Street et des « faucons » fauteurs de guerre qui paraît en situation d’aggraver encore le cours actuel.Dans notre débat, nous souhaitons approfondir et confronter ce début d’analyse, informer sur l’état des résistances et de l’organisation de la classe ouvrière aux Etats-Unis, mesurer les conséquences pour le monde et la France de la campagne et du résultat des élections américaines. Les interventions seront prononcées en français et en anglais avec traduction.

A lire également :

Que devraient faire maintenant les partisans de Bernie Sanders ?

Bernie Sanders : « Occupy Wall Street » ? Oui, mais aux côtés d’Hilary Clinton!

Renseignements : pcfparis15@orange.fr

Rentrée scolaire 2016 : loin des boniments ministériels ! Violence contre un surveillant, manque de personnel : deux semaines de grève d’alarme au lycée Suger de Saint-Denis.

« Lire, écrire, compter pour tous », Nadjat Vallaud-Balkacem place la barre bas dans un de ses « tweets» qui lui tiennent lieu de politique à cette rentrée. Gestionnaire de façade de la pénurie organisée des moyens et de la crise de l’éducation nationale, la ministre est bien obligée d’entendre les alarmes qui montent à 30 minutes de métro du ministère, venant des lycées les plus en détresse.

Du 6 au 19 septembre, et pas de gaieté de cœur, les enseignants et les personnels du lycée Suger de Saint-Denis, largement soutenus par les élèves, ont fait grève. Pour être sûrs d’être mieux entendus, ils sont allés manifester sous les fenêtres du lycée des privilégiés de la République « Louis le Grand ».

A Suger, à Saint-Denis, la rentrée scolaire a été marquée par l’agression sauvage d’un surveillant à la porte du lycée dès le premier jour de cours. Ce dernier, après avoir interdit l’entrée à une personne extérieure à l’établissement, a été violemment pris à partie par trois individus. Il s’en ressort avec un nez cassé, un traumatisme crânien et 15 jours d’ITT.

Le jour même, les enseignants réunis en assemblée générale, à l’appel des syndicats SNES, CGT et SUD, ont décidé de se mettre en grève pour apporter leur soutien au surveillant et pour pointer du doigt le manque criant de moyens pour l’exercice de leur mission.

Le lycée Suger compte 1 300 élèves. Il est situé dans un quartier pauvre (ex-classement ZEP) où les familles sont frappées de toutes les difficultés sociales que l’on connaît. Pour autant le lycée Suger ne compte que 7,5 postes de surveillants en équivalent temps plein : soit un surveillant pour 175 élèves ! Bien moins encore en termes de travail de terrain d’accompagnement des élèves quand on sait la multitude de tâches – en particulier administratives – qu’ils ont à effectuer! Pour compléter le tableau, depuis la rentrée, un poste de CPE du lycée n’est pas pourvu.

Ce manque d’encadrement est directement pointé du doigt dans l’agression de la rentrée. La direction du lycée a dû envoyer un surveillant s’occuper seul de l’entrée du lycée, alors même qu’il venait tout juste d’arriver dans l’établissement. L’agression n’aurait pas eu lieu, ou tout du moins pas dans ces proportions, si une équipe de surveillants s’occupait de l’entrée, comme cela doit toujours être le cas. Mais pour cela, encore faut-il encore avoir un minimum de personnel!

Pour les grévistes, enseignants, personnels administratifs ou ouvriers, il s’agit de défendre leur travail, l’éducation à Saint-Denis, l’éducation nationale. La revendication précise a porté sur la création de 7,5 postes de surveillants supplémentaires ainsi que la nomination immédiate d’un nouveau CPE. Un minimum.

Le mouvement, très largement suivi, fortement soutenu par les élèves (qui ont mené différentes actions conjointement avec leurs enseignants) et par les parents d’élèves est parvenu à gagner un poste de surveillant et un « contrat d’insertion » à mi-temps. On est loin du compte. Mais la cohésion de la communauté éducative s’est renforcée et cela pèsera. Elle a enregistré les appuis des élus locaux de « gauche » qui ont soutenu ou soutiennent encore la politique antisociale du gouvernement. Elle connaît la logique de casse, de division sociale, de rabaissement de l’éducation nationale proposée par la droite et l’extrême-droite.  Elle sait que sa propre lutte, avec celles des travailleurs, sera déterminante.

Pour nous communistes, l’illustration est à nouveau montrée que seule la voie de la lutte paie et ouvre une perspective, y compris politique. Dans des centaines d’établissements, face aux fermetures de classe, aux manques d’enseignants, ou parfois à des situations de crises aigües comme à Saint-Denis, la rentrée s’est faite sous tension.

Le gouvernement prétend imposer l’état d’urgence, le climat de peur, la méfiance généralisée aux élèves et aux enseignants tout en continuant sa politique de casse du fondement même du développement de notre pays. Coupes dans les budgets, non recrutement, non revalorisation des métiers, précarisation des personnels, destruction de l’éducation prioritaire…  autant d’éléments qui aggravent les conditions de travail des personnels et les conditions d’étude des élèves.

Communistes, nous apportons tout notre soutien au surveillant agressé ainsi qu’aux travailleurs de l’éducation nationale en lutte en ce début d’année. Partout nous nous battons pour exiger :

  • la création de postes d’enseignants et de surveillants à la hauteur des besoins ;
  • l’augmentation des moyens alloués à l’éducation nationale. Plutôt que de financer les guerres et l’armée, finançons les écoles !
  • l’arrêt de la précarisation des métiers d’enseignement ou d’encadrement ;
  • la revalorisation des métiers de l’enseignement ;

A Saint-Denis, comme dans tout le pays !

Petition – Levée immediate de l’état d’urgence

 

Levée immediate de l’etat d’urgence

 

Non à la logique de l’état de guerre permanent!

Non à la doctrine de l’ennemi de l’intérieur !

 

 

Visiteurs de la Fête de l’Huma 2016, nous vous appelons, si ce n’est fait, à signer et faire signer les pétitions équivalentes de différentes organisations progressistes, exigeant la levée immédiate de l’état d’urgence.

L’horrible attentat terroriste de Nice, le 14 juillet, a permis au pouvoir de prolonger encore l’état d’urgence, malgré l’opposition de quelques parlementaires de plus qu’en novembre.

Pourtant, il est avéré – sans surprise – que l’état d’urgence ne sert à rien contre ces attentats. Il ne donne aucun moyen supplémentaire réel  à la police pour dépister ce type d’assassins. Il ne peut rien contre la crise sociale, politique et morale du système qui enfante, dans notre pays comme ailleurs, sous telle ou telle obédience politique ou vaguement « religieuse », de tels actes.

Non, l’état d’urgence, aujourd’hui renforcé, n’est efficace que pour un tout autre but : continuer à jeter les bases d’un Etat répressif étouffant les libertés démocratiques fondamentales et écrasant la contestation. Les députés communistes français et algériens l’avaient déjà courageusement dénoncé en 1955 lors de son institution.

En 2015 et 2016, les assignations arbitraires à domicile de militants de différentes causes pacifiques, la tentative d’interdiction de manifestations des plus importants syndicats contre la casse du code du travail l’ont montré. Elles s’accompagnent d’une répression sociale, encouragée par le gouvernement, sans précédent depuis des décennies, contre des militants du mouvement ouvrier.

Nous demandons la levée immédiate de l’état d’urgence qui est le symbole et le socle politique de la dérive sécuritaire du pouvoir.

Nous dénonçons la tentative éhontée du gouvernement, à l’occasion de cette rentrée, d’enrégimenter dans la logique de peur et de militariser le monde de l’école.

Nous refusons la propagation par l’idéologie dominante de la doctrine de l’ennemi de l’intérieur.

Nous dénonçons l’hypocrisie des campagnes du gouvernement, de la droite, des médias dominants détournant les notions de fraternité et de laïcité. Nous n’acceptons pas le terme de « radicalisés » pour désigner les auteurs des récents attentats, qui assimile dangereusement l’ensemble des musulmans à une culture de violence. Dans le même temps, nous combattons la campagne idéologique tendant à renvoyer les individus vers des appartenances communautaires ou religieuses respectives supposées pour les différencier et les opposer, pour diviser la société et notamment la classe ouvrière. Nous opposons à ce discours la fraternité des travailleurs dans les luttes pour leurs conditions de vie.

Nous renvoyons les envolées corcardières, nationalistes, étroitement identitaires, des gouvernants successifs pour enrôler la nation à leur politique qui sont en totale contradiction avec leur obsession à étouffer le droit du peuple français, des peuples, à disposer d’eux-mêmes.

Enfin et peut-être plus que tout, nous refusons d’être enrôlés, au nom des attentats terroristes, dans un état de guerre permanent. Les derniers gouvernements ont placé la France à l’avant-poste des guerres impérialistes qui ont détruit les Etats du Moyen-Orient, semé la désolation et fait le nid des groupes « islamistes » quand ils ne les ont pas aidés directement. Le gouvernement continue de livrer des armes et une alliance aux dictatures obscurantistes qui les finances et soutiennent. Encore plus de guerre impérialiste : certainement pas !

Le 24 septembre, des manifestations sont organisées dans toute la France pour la Paix. Nous appelons à y participer sur les slogans suivants :

  • Sortie de l’OTAN et des politiques extérieures de l’UE,
  • Plus un seul soldat français hors de France,
  • L’argent pour l’école et la santé, par pour les armes !

Ensemble, mettons à cette occasion également en avant l’exigence de la levée immédiate de l’état d’urgence !

En Grande-Bretagne aussi: non aux trains sans contrôleur!

 

Grèves à la Southern Railway et à l’Eurostar début août : Les cheminots britanniques du RMT mobilisés au cœur de l’été !

Le syndicat britannique RMT (Railway, Maritime, Transport Union), syndicat national des salariés des transports de Grande-Bretagne, regroupant 80 000 adhérents, est affilié au TUC britannique (Trade Union Congress – 7 millions d’adhérents).

 

Sous la direction du mythique leader Bob Crow, qui fut son secrétaire général de 2002 jusqu’à sa mort tragique en 2014, le RMT est devenu le porte-drapeau du syndicalisme de lutte de classe en Grande-Bretagne, rompant tout lien structurel avec la Labour Party de Blair, combattant contre la guerre en Irak, menant compagne pour la sortie « par la gauche » de l’Union Européenne sur des bases de classe et pour la re-nationalisation du rail et le retour au monopole public du transport en Grande Bretagne.

Sans se désaffilier de la branche transport de la CES (ETF), le RMT va marquer sa rupture avec la CES et opérer un virage à gauche en adhérant officiellement à la Fédération Syndicale Mondiale en 2013 et intégrer son conseil présidentiel.

Le RMT a animé de nombreuses luttes et grèves dures ces 15 dernières années, dans les différentes compagnies ferroviaires privées, comme dans les plateformes offshores et dans son bastion du métro de Londres.

Sous l’actuelle direction de Sean Hoyle, son président et de Mike Cash, son secrétaire général, le RMT anime une compagne nationale « keep the guard on the train » (gardons le contrôleur dans le train) qui prend de plus en plus d’ampleur, contre la volonté des compagnies ferroviaires privées de supprimer l’accompagnement systématique des trains par un agent embarqué, en mettant en place les opérations de contrôle AVANT l’embarquement et en confiant au conducteur du train la fonction de fermeture des portes, afin de réduire les effectifs.

C’est ce qu’en France on appelle l’Equipement Agent Seul (EAS), qui s’est imposé depuis une quinzaine d’années en Ile-de-France et que la SNCF et les conseils exécutifs régionaux (de droite comme de gauche) veulent étendre à tout le pays en ce moment même !

La campagne « Keep the guard on the train » du RMT britannique a pour objet d’unir les cheminots des différentes compagnies en lutte pour leurs emplois aux usagers excédés par la dégradation du service public des transports ferrés britanniques depuis plus de 20 années de privatisation, sous prétexte d’une « ouverture à la concurrence » prônées par les gouvernements au service du Capital sous prétexte du respect des directives libérales du l’Union Européenne.

Galvanisés par leurs victoires sur ce dossier en Ecosse et dans le Sud-est de l’Angleterre, où la direction des compagnies privées a dû reculer sur le projet d’EAS face aux grévistes, le RMT a lancé début août l’assaut contre la Southern Railway Company, qui exploite le trafic ferroviaire du sud de l’Angleterre.

Southern Company dont un des actionnaires majoritaire est Keolis, filiale privée du « groupe » SNCF, spécialisée dans l’exploitation des anciennes compagnies nationales de ferroviaires et ex-régies publiques de transport urbain. Keolis est une des compagnies « laboratoire de la privatisation » du groupe SNCF et sans aucun doute un des futurs « concurrent » ferroviaire des cheminots français, avec Transdev, filiale privée de la caisse des dépôts et consignations !

L’exemple britannique montre d’ailleurs bien que la pseudo « ouverture à la concurrence » dans le transport, n’est rien d’autre que la casse de nos monopoles publics historiques, issus des conquêtes de la classe ouvrière et voués à satisfaire les intérêts populaires, afin de les remplacer par des monopoles privés, voués à engraisser des actionnaires au détriment de la qualité du service rendu et au prix de la casse des emplois et des conditions de travail des cheminots, marins et traminots !

Après une première manifestation, le 15 juin dernier, devant le siège londonien de la Southern Company pour mettre les négociations sous pression, le RMT a consulté ses adhérents fin juillet pour lancer une grève de 5 jours à compter du 08 août.

Il faut savoir que l’action syndicale est rendue très difficile en Grande Bretagne depuis les lois « anti-grève » de Thatcher en 1984, dispositif durci par ses successeurs, y compris Tony Blair.

En effet, pour qu’une grève soit considérée comme « légale », il faut que le syndicat consulte ses adhérents à bulletins secrets et que le OUI l’emporte à plus de 50% des voix, chaque votant devant être rentré dans un listing avec son nom, l’intitulé exacte de sa profession, son numéro de Sécurité sociale, etc…. une seule erreur dans ce listing épluché par l’administration et la grève est déclarée illégale, exposant le syndicat à de lourdes amendes, équivalente au montant perdu par la compagnie « victime » de la grève !

L’ex-premier ministre Cameron a d’ailleurs aggravé ce dispositif en obligeant une participation de plus de 50% des adhérents à ce type de vote, pour que la grève puisse être déclarée légale.

Les piquets de grève sont limités à 6 personnes et toute manifestation est très encadrée policièrement….

Le vote à la Southern Railway Company fut sans appel : plus de 90% de votes en faveur des 5 jours de grève à compter du 08 août !

La grève fut donc un succès, avec près de 40% des circulations supprimées et des piquets de grèves dans plusieurs gares de Londres et du sud du pays.

Dès le 3ème jour, sous la pression des grévistes et de l’opinion publique, la direction de la compagnie accepte de reprendre les négociations, ce qui suspendu le mouvement, mais la direction du RMT a prévenu : en cas d’échec des négociations, le mouvement reprendra à compter du 7 septembre !

Dans le même temps, le RMT a appelé à la grève, pendant les 2 week-ends de chassé/croisé touristique d’août, les agents britanniques du service commercial train de l’Eurostar, pour exiger l’application d’un accord (pourtant signé par un patronat qui décidément ne désarme jamais) permettant de meilleurs roulements de service aux agents.

Face au succès du mouvement, du rassemblement devant la gare de Londres Saint-Pancras et surtout face aux suppressions de trains, la direction d’Eurostar a dû céder aux revendications des cheminots en lutte.

Il apparaît évident que les syndicalistes de classe du transport dans les pays de l’Union Européenne doivent travailler à des convergences fortes contre la privatisation du rail, dont l’EAS est une conséquence, pour la défense de nos monopoles publics et pour la re-nationalisation des compagnies privatisées et donc pour la rupture avec l’Union Européenne et la non-application de ses directives libérales, qui sont un point d’appuis important pour la casse du statut des cheminots et leurs conditions de travail.

S’il est important de mobiliser les usagers sur ces questions, c’est par la montée du niveau des luttes que nous pourrons assurer la défense de nos intérêts, et la convergence internationale dans ces luttes par la solidarité internationaliste dans la défense de nos intérêts de classe communs, peut être un point d’appui gagnant dans ce combat !

 

Matthieu B-R

Flux RSS de Crayon Rouge