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Municipales Saint-Quentin: analyse de la section PCF

Communiqué de Corinne Bécourt, secrétaire de section

La colère est forte !

Olivier Tournay est réélu Conseiller Municipal avec 7.72% des voix, nous progressons en pourcentage et en nombre d’électeurs, une belle victoire.

– A notre grand regret, Xavier Bertrand est élu dès le 1er tour ce qui lui permettra d’amplifier sa politique de casse sociale.

-Seule l’abstention sort réellement « victorieuse » de ce scrutin. Cette abstention est le résultat du dégoût des politiques menées successivement par la droite et la gauche, politique qui cassent le peuple un peu plus chaque jour…

– Trop de Saint-Quentinois se sont trompés de colère en votant Front National.

– Le PS à travers la candidature de Michel Garand s’écroule, c’est le juste résultat de leur politique nationale de casse que tous  nous subissons tous les jours. Ils portent la responsabilité de leur échec.

– Dans un contexte national difficile nous regrettons le manque de clarté du positionnement politique de notre direction nationale. Tous, nous avons besoin d’une organisation politique forte et revendicatrice. Les unions opportunistes avec le PS dès le premier tour au détriment de revendications claires pour les salariés et la population nuisent quotidiennement à l’organisation ouvrière sur des bases solides. Tout comme l’éloignement des positions de classe indispensables à la résistance à la politique du capital, accentué par son adhésion au Front de Gauche.

 

- La candidature de Lutte Ouvrière, a joué son rôle de dispersion, nous empêchant d’obtenir un deuxième siège pour porter plus haut nos revendications légitimes.

 

Nous sommes fiers du combat des communistes et sympathisants, de leur engagement à travers la liste « les voix de la colère ».

De nombreux Saint-Quentinois nous ont rejoint, notamment de nombreux jeunes. Nous avons creusé notre sillon, nous sommes prêts pour continuer le combat : CICE, sécurité sociale, retraites, défendons nos droits !

 

Un grand merci à tous les candidats, aux militants, aux électeurs, nous avons vécu une campagne exceptionnelle. Bravo

Vive les luttes, vive le PCF !

Corinne BECOURT
Secrétaire de la section de St-Quentin du PCF

Municipales à Saint-Quentin : succès du lancement de la liste « Les voix de la colère »

Vivelepcf, 9 décembre 2013

Dimanche 8 décembre, plus de 150 personnes sont venues assister à la présentation de la liste « Les Voix de la colère » initiée par la section du PCF de Saint-Quentin pour les municipales.

Une dynamique de rassemblement est lancée. L’ambiance fraternelle, même survoltée, a impressionné les observateurs. Elle traduit la force d’une démarche politique.

Le rassemblement voulu par les communistes saint-quentinois n’est pas celui des appareils, des groupes politiciens, la coordination des petits calculs. La démarche pour les municipales, c’est la même que celle de la section toute l’année, des cellules du Parti qu’elle anime ou reconstitue. C’est le rassemblement de ceux qui s’engagent dans leur quartier, dans leurs entreprises, de ceux qui rassemblent autour d’eux leurs voisins et leurs collègues dans la résistance à la politique du capital et ses conséquences, contre les fermetures d’école comme pour la défense des retraites.

Dimanche, cela s’est vu.

Les 45 candidats de la liste ont été présentés tour à tour. Ouvriers, employés, fonctionnaires, travailleurs sociaux, actifs, chômeurs, retraités : ils portent les intérêts de la classe ouvrière et des couches populaires. Toutes les générations se retrouvent avec la présence notable  de nombreux jeunes travailleurs. Des militants syndicaux et associatifs non engagés dans un parti politique se sont reconnus dans la démarche. Les communistes leur ont naturellement ouvert la liste qui comprend un tiers de non-adhérents.

La campagne des municipales à Saint-Quentin s’inscrit dans la bataille nationale contre la politique de casse sociale pilotée par le patronat, plus nettement encore qu’ailleurs car celle-ci est localement relayée par un maire qui n’est autre que Xavier Bertrand, l’ancien ministre UMP du chômage. A la casse du code du travail (ANI), des statuts publics, à la poursuite du démantèlement des retraites, telles que l’opère le nouveau gouvernement, il ne trouve rien à redire, sinon qu’elles ne vont pas assez loin ! La plupart des dirigeants socialistes locaux, déjà en retrait dans la ville pendant la dernière mandature, disqualifiés maintenant par la politique gouvernementale, évitent de trop s’exposer cette année…

Le vote communiste est clairement le vote efficace et mobilisateur à Saint-Quentin, aujourd’hui et demain, contre cette politique et ses conséquences, contre la dégradation des services publics, SNCF, hôpital, centres de santé, contre l’austérité des dépenses sociales etc.

La municipalité sortante accompagne la politique nationale, bien loin de s’y opposer. C’est facile à démontrer. Olivier Tournay, tête de liste du PCF, s’y est appliqué dimanche dénonçant la zone franche qui détourne de l’argent public pour faire des cadeaux aux patrons, sans créer d’emplois mais en faisant pression sur les salaires. En fait de sécurité, l’argent public part vers des systèmes privés de vidéosurveillance sans efficacité. En termes de services publics municipaux, la situation est dramatique : une seule crèche…

En fait, ce que montrent les communistes saint-quentinois, c’est la justesse de la conception de toujours du rassemblement dans la lutte, dans la présence lors des échéances électorales.

Ils donnent la meilleure image du PCF. Leurs dernières affiches illustrent ce parti pris du parti populaire d’avant-garde : la voix de la colère porteuse de l’espoir révolutionnaire !

Toute la ville de Saint-Martin-d’Hères se mobilise pour ses facteurs à l’initiative la section du PCF

Vivelepcf, 15 novembre 2013

Bientôt 1500 pétitions. La section du PCF s’est emparée de la question. Les élus communistes, René Proby, Maire et conseiller général à leur tête, sont pleinement dans la bataille.

La direction départementale de La Poste espère encore fermer le centre de distribution du courrier – 27 facteurs – qui se trouve dans le bureau central de cette ville de 35.000 habitants et qui couvre également deux petites villes Gières et Venon. Elle entend le délocaliser dans une autre ville, Eybens.

Cette opération n’a rien de technique, comme le démasquent les communistes en lien avec les postiers. Elle s’inscrit pleinement dans les plans de restructuration, tel « facteurs d’avenir ». Toujours moins de coûts, toujours plus de foyers de profits en vue de la concurrence et de la privatisation programmées avec l’UE, toujours moins de service public et toujours plus d’exploitation. 90.000 emplois ont été supprimés en 10 ans à la Poste… Le « Contrat d’avenir » signé par l’Etat en juillet 2013 laisse La Poste continuer dans cette direction.

La direction n’a qu’un argument à mettre en avant. Il est frelaté ! La Poste paierait un loyer trop élevé à Saint-Martin-d’Hères. Et puis quoi encore ? La Poste de Saint-Martin-d’Hères est propriété de La Poste elle-même qui l’a transférée à une de ses filiales. La branche courrier paie un loyer à la branche immobilière ! Cet artifice pour racketter les usagers et faire le lit de la privatisation  est scandaleux !

Les conséquences de la fermeture du centre de distribution sont totalement prévisibles. Comme partout, les directions ont pour ordre de supprimer des tournées et autant de postes – à Saint-Martin-d’Hères mais aussi à Eybens. Pour les facteurs précaires, la perspective de titularisation s’éloigne encore. En moyenne les trajets des facteurs seraient allongés de 3 km à l’aller et d’autant au retour. Avec effectifs et temps réduits, comment pourront-ils, par exemple, distribuer les recommandés ? Au plan national, la privatisation fait passer la norme de J+1 à J+2, le courrier au mieux deux jours après. Pourtant le prix du timbre va encore augmenter de 3 centimes au 1er janvier, alors que La Poste fait des bénéfices…

Les conséquences de cette politique sont déjà sensibles à Saint-Martin-d’Hères comme ailleurs : retard de distribution, suppression de boîtes aux lettres etc.

La section du PCF, consciente de la force du mouvement pour la défense du service public postal, telle qu’elle s’est exprimée en 2009 contre la transformation en société anonyme et l’application de la directive européenne de mise en concurrence, telle qu’elle s’exprime chaque semaine dans des dizaines de localités dans le pays, a lancé la lutte.

Vous trouverez ci-dessous le texte de la pétition, en lien le tract de masse.

Incapable de se justifier, la direction départementale de La Poste de l’Isère, ses tutelles politiques, devront reculer !

TRACT-PETITION DE LA SECTION PCF DE SAINT-MARTIN-D’HERES : (Lire la suite…)

Municipales Paris : analyse de la section du PCF Paris 15

Pcf Paris 15, 4 octobre 2013

Pour les étapes précédentes, cliquez sur les liens:

9 septembre 2013: Municipales PCF Paris 15. D’abord le bilan, puis le programme, puis la stratégie, à la fin seulement les candidatures et les places ! Et non l’inverse !

19 août 2013: Municipales 2014 à Paris, le choix du PCF départemental : toujours l’indécision !

18 juin 2013: Municipales 2014 à Paris : le flou jusqu’à l’automne…

17 avril 2013: Municipales 2014 à Paris: entre le dilemme des élus PCF sortants et l’opération PG… Quelle voie communiste

Le mardi 2 octobre, une assemblée départementale des communistes parisiens était organisée à propos des municipales.

C’est 6 mois trop tard, au moins, pour cette réunion qui a réuni 200 camarades, pendant plusieurs heures.

Les questions municipales, les positionnements des élus au niveau parisien, sont traités en dehors des communistes. Mandature après mandature, cela se confirme et s’aggrave.

D’ailleurs, mardi, personne ou presque, n’a discuté du programme ou du bilan de l’équipe des élus sortants, présenté unilatéralement comme globalement positif par les intéressés eux-mêmes. Un projet de programme était bien parvenu aux camarades dotés d’internet … mais le lendemain de la  désignation des chefs de file par arrondissement, le 7 septembre. Un programme très prospectif !

La question des noms des prétendants élus étant déjà réglée au préalable, la réunion du 2 a porté sur celle de l’alliance électorale avec Hidalgo, laissée prudemment en attente depuis trois mois et l’annulation de la consultation de juin.

Avec sa pédagogie propre, lors d’une longue intervention de fin de séance, Pierre Laurent, secrétaire national, a clairement laissé voir vers quel choix son cœur et sa raison balançaient. De l’ancienne école, Henri Malberg, ancien secrétaire fédéral, ancien conseiller de Paris – pendant de 36 ans – a été plus direct.

Au bout de plusieurs mois de négociations, le PS est prêt à attribuer au PCF-FdG, dans le cadre de listes uniques dès le 1er tour, 13 places éligibles de conseiller de Paris (à la fois conseillers municipaux centraux et conseillers généraux), contre 8 sortants (7 adhérents du PCF et un qui a quitté le Parti après son élection, Pierre Mansat du 20ème). Dans ce cas, le PG-FdG, qui a deux sortants de son côté, se présenterait seul. En cas de fusion entre les deux tours, les 4 premiers sièges de conseiller de Paris du PG seraient pris sur le contingent du PS et non sur celui du PCF-FdG, ce qui sécurise les 13 premières places…

Le PS s’attend à ce que le choix de l’autonomie à Paris des écologistes, qui participent au gouvernement avec, leur coûte des plumes.

Dans le cas d’une liste Front de gauche avec le PG, même avec un score correct, 6 ou 7%, la direction du PCF ne se retrouverait qu’avec quelques sièges, probablement 3 seulement, à la suite de fusions dans des conditions défavorables et du partage obligé des places avec les partenaires du FdG…

13 ou 3 ? C’est vite réfléchi, d’autant que la répartition des postes d’adjoints, de secrétaires de groupe dans les arrondissements, des postes d’administrateur des sociétés d’économie mixte etc. suivra.

Ce choix est fortement aidé par le choix de Mélenchon et de ses relais parisiens du PG d’attaquer frontalement – haineusement – les communistes. Il ne semble pas qu’ils aient grande envie de partir avec les élus PCF ! Une posture « radicale » autonome les arrange visiblement avant la réconciliation prévisible pour les élections européennes.

Au cours de la réunion, quelques voix discordantes se sont fait entendre et ont relayé les réticences exprimées dans les assemblées de section. Comment peut-on aller, dès le 1er tour, avec le Parti qui poursuit la politique d’austérité au gouvernement que l’on est censé combattre ? Surtout qu’à Paris, ville capitale, les questions locales et nationales se confondent plus que partout ailleurs. Delanoë, Hidalgo, socio-libéraux, ce n’est vraiment pas une découverte avons-nous répété.

Le malaise restera, même après la consultation des 17, 18 et 19 octobre.

Un groupe d’anciens élus et d’anciens dirigeants du Parti a désespérément proposé de continuer le débat quelques semaines encore pour essayer d’aboutir à des listes Front de gauche. Un camarade a exprimé la crainte que l’on risque de laisser paraître l’échec du Front de gauche.

Communistes de la section du PCF Paris 15ème, ces négociations, manœuvres, mises en scènes politiciennes se situent à l’opposé de la raison d’être du Parti communiste, à Paris comme ailleurs.

En s’alignant sur le PS à Paris, la direction du PCF va peut-être conserver voire gagner des postes mais va déconsidérer à nouveau le Parti.

Fête de l'Huma 2007 - Delanoë devant le stand du PCF Paris 15

L’alternative, comme nous l’avons souligné, ne peut consister à s’aligner sur un autre socialiste, Mélenchon, opportuniste débridé, ouvrant ses portes à l’anticommuniste Noël Mamère après ses offres à Cohn-Bendit.

Un autre choix s’impose pour les municipales Paris et nationalement, adaptable selon les réalités locales : celui de listes de rassemblement initiées par le PCF sur la base d’un programme de résistance à la politique nationale au service du capital.

On en est tellement loin !

Dans les quelques minutes accordées, nous avons essayé de revenir au principal.

Le bilan de la municipalité Delanoë-Hidalgo, c’est celui de 12 ans de soumission aux intérêts de la finance, à peine maquillée sous une campagne de publicité sociétale.

Le bilan des élus communistes, partie prenante de l’exécutif de Delanoë, c’est 12 ans d’asservissement pour apporter une caution de gauche, labellisée « communiste », à la politique de Delanoë.

L’externalisation de services publics, le ramassage des ordures dans 2,5 arrondissements supplémentaires, l’adhésion à la politique de casse de l’Assistance publique, rendue évidente depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir et les positions dégoûtantes de Le Guen, conseiller d’Hidalgo à la santé (Hôtel-Dieu) font partie des exemples les plus frappants. Sans parler du sport ou de la culture, ou des rythmes scolaires…

Sur le logement, qu’on arrête de rentrer complaisamment dans le jeu de la municipalité ! Depuis 2001, comme depuis 2008, la situation réelle des travailleurs, des locataires s’est aggravée. Les sortants se prévalent de 70.000 logements sociaux « produits » depuis 2001. « Produits » ? Cela ne veut pas dire construits ou créés !

Le chiffre ne compense même pas la baisse du nombre de « logements sociaux de fait ». D’étonnantes opérations de passe-passe ont, au prix fort, au détriment souvent des locataires et des contribuables, transformé des chambres de foyer en logements, des logements à loyer modéré mais non conventionnés, en logements conventionnés mais plus chers etc.

La bête noire des associations en lutte contre les ventes à la découpe, le groupe Gécina a bénéficié de cadeaux royaux à Beaugrenelle, ou dans les reventes de ses immeubles de placement. Idem pour Unibail !

En acceptant d’être promu Président de la plus grande SEM de Paris, la Sempariseine, qui couvre des deux plus scandaleuses opérations spéculatives organisées par Delanoë-Hidalgo, Ian Brossat a choisi de lier ses mains à la social-démocratie. Pas les nôtres !

Partant de cette réalité, réplique à l’identique de la politique nationale, refusant de restreindre l’alternative entre Hidalgo et Mélenchon, refusant de laisser à la droite et à l’extrême-droite le soin de détourner la colère populaire, la section du PCF Paris 15 continue à porter sa proposition de constitution de listes communistes de rassemblement, branchées sur les luttes, ouvertes à tous ceux qui combattent la politique au service du capital.