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Suppression des départements, de la région Franche-Comté: déclaration du PCF Haute-Saône

Communiqué du comité départemental Haute Saône du Parti communiste français

PCF 70, avril 2014  

Les présidents socialistes de régions,  Marie-Guite Duffay et François Patriat, prêts au mariage Bourgogne-Franche-Comté. Mais les citoyens ?

Manuel Valls a décidé dès sa nomination de diviser par deux le nombre des régions et de supprimer tous les conseils généraux d’ici quelques années, les départements, autrement dit de mettre fin au processus de décentralisation. La création des métropoles accélère déjà la suppression des départements.

Il s’agit d’abord d’un alignement servile du gouvernement sur les injonctions de l’Union européenne de réduction du coût des collectivités locales. De fausses économies qui pénaliseront la population.

Avec cette concentration des pouvoirs locaux entre quelques mains et l’objectif d’appliquer au plus vite les réductions de 10 milliards de dépenses des collectivités locales décidées avec le pacte de responsabilité.

Ce qui va aboutir à une régression inédite des conditions d’accès de nos concitoyens aux services publics locaux, et par conséquent de leurs conditions de vie et leur pouvoir d’achat.

Ce projet est l’expression du capitalisme prédateur, refoulant la démocratie, d’une Europe des régions, sur fond d’affaiblissement des États, pour le plus grand bénéfice des grandes puissances économiques, qui pourront faire jouer la concurrence entre les régions pour baisser les impôts et les salaires.

Le gouvernement ouvre la porte à un État fédéral, c’est-à-dire une transformation radicale de

notre République, indivisible, qui assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens.

La méthode utilisée est d’un autoritarisme total, puisque aucune concertation n’a été engagée avec les élus concernés, pas même lorsqu’ils sont socialistes. Et encore moins avec les populations concernées.

La ministre Marylise Lebranchu annonce vouloir « redessiner toutes les régions de France », faisant fi de l’histoire, de la culture commune et des pratiques politiques qui font que les citoyens s’identifient à leur région. On est en plein délire technocratique !

Au moment où l’abstention atteint des niveaux record, la réorganisation proposée va éloigner davantage les lieux de décisions des citoyens et concentrer tous les pouvoirs en quelques mains.

Destituant les populations de leur pouvoir démocratique.

Ces projets sont graves, très graves. C’est pourquoi nous entendons les combattre avec une énergie sans faille.

Marie-Guite Dufay et François Patriat estiment qu’un référendum comme en Alsace serait « contreproductif ». On ne peut exprimer plus clairement la peur du verdict des urnes et l’arrogance des pouvoirs en place lorsqu’ils se sentent le droit de passer en force contre la volonté populaire.

Mais ils n’ont pas gagné la partie :

-Nous allons lancer une pétition auprès des Haut-Saônois et des Francs-Comtois demandant au conseil régional de surseoir aux décisions de fusion avant les élections régionales de 2015, afin que le débat ait lieu dans des conditions démocratiques, c’est-à-dire pendant la campagne électorale.

-le Parti Communiste va lancer une campagne dans l’ensemble du pays pour exiger et obtenir un référendum national sur la réforme territoriale, si le projet est maintenu.

Nous sommes pour garder nos régions mais aussi nos départements en l’état, fruit d’une bataille démocratique contre les capitalistes et de permettre à l’ensemble de la population à l’échelon le plus local de s’exprimer.

Nous ne laisserons pas passer cela !

Au nom du comité départemental.

Le secrétaire départemental.

Cyril MORLOT

Election des exécutifs des communautés urbaines: Les compromis et compromissions du 4ème tour des municipales – exemple d’élus PCF à Amiens

Brève, vivelepcf, 21 avril 2014

Des camarades du PCF d’Amiens ont exprimé leur vive condamnation avec la décision des maires, adhérents du PCF, de Camon et de Longueau, de rejoindre l’exécutif, comme vice-présidents, de la Communauté urbaine d’Amiens.

Nous reproduisons en bas de cet article pour information leur déclaration.

L’élection des présidents et exécutifs des communautés de communes, d’agglomération ou des communautés urbaines (future « métropoles ») constituent un véritable 4ème tour des élections municipales après les élections des maires.

Le fait que les conseillers communautaires aient été pour la première fois élus directement (par un « fléchage » peu compréhensible sur les bulletins de vote aux municipales) – et non plus par les conseils municipaux – ne change rien à l’éloignement de ces responsables vis-à-vis des populations et du suffrage universel.

Pourtant, les intercommunalités n’ont cessé de voir leurs prérogatives, leurs moyens, leur influence politique augmenter, jusqu’à devenir prédominants, au détriment de la démocratie communale.

Dans ce contexte de recul démocratique organisé, d’opacité, les tractations politiciennes vont bon train. Les collusions entre droite et « gauche », sur fond de large consensus voire d’interchangeabilité des équipes et des programmes, se réalisent.

Un « sans étiquette » a été élu à la tête de la Communauté urbaine de Lille avec l’aval d’une partie de la droite, majoritaire, et de Martine Aubry. Gérard Collomb (PS) garde la présidence de la Communauté urbaine de Lyon avec le soutien d’une large frange des élus de droite (avec aussi les félicitations du maire PCF de Givors mais pas celles des élus PCF de Vénissieux).

A Bordeaux, grand seigneur, Alain Juppé et sa large majorité de droite ont laissé des places de présidents au PS, aux Verts mais aussi une au PCF.

A Amiens, Alain Gest, UMP, a été ravi d’octroyer à deux maires PCF une vice-présidence  de la Communauté urbaine dont il vient de prendre le contrôle.

Pourtant les exécutifs des communautés d’agglomération ne pas des institutions « techniques » (« au delà des clivages »), mais bien des gouvernements locaux ! Comment des élus PCF peuvent-ils concevoir une participation à l’application – loyale – de la politique de la droite (la question se pose aussi ailleurs pour la politique du PS) ? Qu’obtiennent-ils en échange ?

Notre parti, le PCF, vient de subir un lourd recul électoral en influence et en élus. Malgré ses militants, il a subi le vote sanction de la gauche au pouvoir. Il a certes payé les illusions semées par le Front de gauche sur un changement en 2012. Il continue de payer la perte d’identification de ses positions et de sa forme d’organisation historiques. Dans ce cadre, l’institutionnalisation de son appareil, les alliances sans principes auxquelles elle conduit (comme à Paris dès le 1er tour derrière les sociaux-libéraux Delanoë et Hidalgo) coûtent très cher.

Voilà maintenant que certains élus PCF sont prêts à gérer les institutions intercommunales avec la droite !

Nous comprenons et partageons l’indignation de nos camarades amiénois. Ces compromissions ne peuvent être ni tues, ni tolérées au sein du Parti!

 

La direction du PCF de la Somme se compromet avec l’UMP! http://www.cedricmaisse.fr/
L’équipe de l’Aube nouvelle et les communistes de la cellule Jean Petit d’Amiens condamnent avec la plus grande fermeté la décision des maires PCF de Camon (Jean-Claude Renaux) et de Longueau (Colette Finet) de rejoindre l’exécutif UMP d’Amiens-Métropole.
Ainsi Jean-Claude Renaux a tenté de justifier l’injustifiable à la radio ce jour :
« - Camon, troisième commune de l’agglomération, Longueau, deuxième commune de l’agglomération, donc, de ce point de vue là, en dehors de tout critère politique, c’est normal qu’elles aient leur place dans l’exécutif de la métropole.  » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Jean-Claude Renaux fait partie de la direction départementale du PCF de la Somme mais il ne fait pas de politique. Pour lui, seuls les poids démographique et économique des communes détenues par des maires PCF comptent. Surtout pas de politique ! Participer à la gestion de notre agglomération sous la direction du député UMP, et maintenant président d’Amiens-Métropole, Alain Gest ne lui pose aucun problème ! Pour lui la gestion d’Amiens-Métropole ne relève que de décisions techniques. Pourquoi veut-il donc être élu dans ce cas ? Qu’il laisse faire les services qui appliquent bien sagement les directives européennes sur notre territoire…Par ailleurs a-t-il lu le programme politique de l’UMP ? Alain Gest a participé par exemple à la manif amiénoise s’opposant au mariage pour tous !
Mais Jean-Claude Renaux ne s’arrête pas là :
« - Quand on est dans un exécutif, c’est comme dans un conseil des ministres. Voilà on est partie prenante dans un travail d’équipe… » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Les ministres d’un gouvernement sont nommés de façon cohérente à l’issue de la définition d’une majorité par un vote aux élections présidentielles et législatives. Ce n’est pas pareil à amiens-Métropole ! Jean-Claude Renaux a fait un choix qui ne respecte pas les objectifs ni de son parti le PCF, ni du Front de gauche ! Colette Finet s’est présentée aux électeurs comme tête de liste d’un rassemblement de la gauche à Longueau. Peut-elle représenter ses électeurs tout en siégeant dans un exécutif de droite ? Nous pensons qu’elle va trahir, à coup sûr, leurs intérêts de par le fait même de la cogestion avec l’UMP !
« Lorsqu’on a des désaccords, on les exprime là où il faut les exprimer, poursuit Jean-Claude Renaux, et puis ensuite, évidemment, on porte la parole commune une fois que les débats sont tranchés, on se doit de les porter. » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Que vont peser 2 vice-présidents PCF en face de 13 de droite. Jean-Claude Renaux nous explique donc qu’il va devoir approuver, mettre en œuvre et justifier une politique de droite ! C’est tellement inacceptable que le PS par la voix de Thierry Bonté en arrive à dire :
« - Je ne dirais pas qu’ils se vendent mais au fond il va bien falloir évidemment qu’ils votent les budgets parfois sans doute en contradiction avec ce qu’ils ont voté lors de la mandature précédente.  » (France bleu Picardie 18 avril 2014)
Comme d’habitude, le PS n’ose pas dire franchement les choses. Les élections cantonales se préparent déjà avec un partage des candidatures entre le PCF et le PS, notamment en ce qui concerne le canton de Camon… Jean-Claude Renaux et Colette Finet font une politique de notables. Ils espèrent tirer des avantages de la majorité de droite pour leur commune respective. Ils veulent, au passage, continuer à toucher les indemnités de vice-président…
Les élus communistes et plus largement de la gauche à la métropole vont devoir entrer en contradiction avec ces vice-présidents s’ils veulent respecter leurs convictions notamment au moment du vote du budget. Ils n’en auront probablement pas le courage.
Tout cela est dans la continuité de la gestion du précédent président d’Amiens-Métropole, le « socialiste » Gilles Demailly. Colette Finet, qui reste donc vice-présidente à l’eau et assainissement, a augmenté les tarifs de l’eau chaque année (+ 8% sur 6 ans) et a supprimé une tournée de ramassage hebdomadaire des ordures ménagères. Elle a approuvé entre 2008 et 2014, avec Jean-Claude Renaux, toutes les privatisations, augmentations de tarifs, subventions aux entreprises… décidées par le PS.
À présent, ces deux dirigeants du PCF de la Somme vont pouvoir continuer la même politique d’austérité en compagnie de la droite. Pour eux, cette politique menée indifféremment par la gauche ou par la droite est la seule possible. Quelle imagination !
Nous avons dénoncé avec constance, entre 2008 et 2014, leurs options politiques antisociales. En acceptant d’entrer dans l’équipe d’Alain Gest, ils ne font que suivre leur pente naturelle.
Nous refusons donc d’être associés à cette hideuse dérive qui explique en partie pourquoi le Front de gauche ne parvient pas à convaincre les électeurs de le soutenir (car Jean-Claude Renaux et Colette Finet sont bien au front de gauche en tant que membre du PCF) Ce genre de compromission tend également à justifier le « tous pourris » tant entendu qui alimente une abstention grandissante ou même, malheureusement, le vote d’extrême-droite !
 

Anne hidalgo béate d’admiration devant Manuel Valls. Ce que cela inspire au PCF Paris 15!

Repris de PCF Paris 15, 17 avril 2014

Une fois n’est pas coutume, nous reproduisons ci-dessous intégralement le communiqué d’Anne Hidalgo, nouvelle maire de Paris, suite à la déclaration de politique générale de Manuel Valls.

Il nous est en effet impossible de trouver les mots pour traduire l’enthousiasme que sa plume exprime, sa résolution inconditionnelle à inscrire son action à Paris dans les pas de ceux du nouveau premier ministre.

En revanche, les mots nous viennent spontanément à la bouche pour exprimer ce que cela nous inspire : le rejet, la détermination à combattre avec encore plus d’ardeur le « social-libéralisme » à Paris qui, dans la suite de Delanoë, annonce plus de sacrifices, plus de reculs démocratiques, pour les travailleurs, plus de complaisance pour les puissances d’argent.

Ce communiqué ne peut pas ne pas provoquer chez nous non plus un (petit) dégoût pour ceux, qui se réclamant de notre parti, qui se sont évertués à apporter une caution de gauche à Hidalgo pendant la campagne électorale. Ils se retrouvent bien récompensés par de bonnes places d’élu et d’adjoint pour continuer à tenir ce rôle docilement, à discréditer notre parti. C’est lamentable.

Spéculation accrue, privatisation, recul accélérés des services publics, passage sous la tutelle de la « métropole » : communistes de la section du PCF Paris 15, nous serons, demain comme hier, de ceux qui résisterons, qui rassemblerons les travailleurs et les habitants dans les luttes contre la politique gouvernementale et sa transposition parisienne !

 

Communiqué de presse d’Anne Hidalgo à la suite de l’intervention de Manuel Valls

08/04/2014

Je salue le volontarisme dont a fait preuve le Premier Ministre, Manuel Valls, dans le discours de politique générale qu’il a prononcé devant l’Assemblée Nationale. Sur tous les sujets qui préoccupent les Français, il a fait preuve de lucidité sans occulter aucune des inquiétudes exprimées lors des dernières élections municipales. En commençant par poser un diagnostic de vérité, il se donne la chance de construire, avec les forces politiques du pays, la politique claire et efficace de rassemblement et de redressement dont notre pays a besoin.

Il a fixé avec beaucoup de netteté un cadre exigeant en matière de croissance, d’emploi, de transition écologique, mais également de solidarité pour les plus fragiles de nos concitoyens. En adressant dans le même temps, une feuille de route ambitieuse aux acteurs économiques, il a créé les conditions d’une vraie convergence entre toutes les forces vives de la Nation. Le Premier Ministre a enfin eu raison de proposer une réorganisation territoriale ambitieuse autour des régions et des intercommunalités. Paris prendra sa part dans cette simplification administrative à travers la Métropole qui verra le jour à l’horizon 2016.

La lucidité et la sincérité dont ont besoin les Français  imposaient à Manuel Valls d’évoquer les efforts nécessaires au redressement dans la justice.

Parce que Paris s’est déjà depuis plusieurs années engagée plus qu’aucune autre collectivité sur la voie de la solidarité territoriale, je veillerai personnellement à ce que les efforts supplémentaires ne contreviennent pas aux intérêts essentiels des Parisiens. Je m’assurerai de la juste répartition des efforts demandés en prenant en compte la situation objective de chaque territoire. Dans ce cadre, la Ville de Paris que j’ai l’honneur de diriger entend contribuer à l’effort de redressement du pays tout en continuant, grâce à un haut niveau d’investissement, à créer des richesses et des emplois.

Pour une coopération choisie entre les communes ! Et pas des Métropoles imposées par l’Union Européenne

REPRIS DU SITE DU PCF SAINT-MARTIN-D’HERES 

Luttons contre la marche forcée de la Métropolisation !
Les statuts des fonctionnaires en danger, l’UE ne reconnait pas nos services publics !
Luttons contre la casse des services publics de proximité !

La réforme des collectivités locales initiée par Sarkozy sera mise en place dès le 1er janvier 2015, par Hollande et son gouvernement. Elle est partie intégrante de l’offensive des classes dominantes d’Europe contre les services publics nationaux et contre les travailleurs. La création des métropoles françaises s’inscrit dans des critères de compétitivité économique au niveau européen. Calquée sur le modèle fédéral États-uniens, l’Europe des régions répond à plusieurs objectifs :

1) Sous-couvert « démocratique » (vote des conseillers communautaires), elle ouvre un processus de centralisation et de concentration du pouvoir entre les mains de quelques élus régnant sur d’immenses territoires, en réduisant le champ d’action des élus municipaux. Cette réforme exonère l’État de son obligation de répondre aux besoins des populations en participant au financement des collectivités territoriales et de leurs grands projets nécessaires. De plus, elle éloigne concrètement les citoyens des décisions.

2) Elle met en œuvre une casse des services publics de proximité sans précédent. Le transfert de compétences des communes vers les métropoles devrait voir une centralisation des services qui aura de lourdes conséquences sur la qualité du service rendu aux usagers, ainsi que sur les conditions de travail des agents territoriaux. Hollande l’a annoncé, il va falloir que les fonctionnaires territoriaux, après les fonctionnaires d’État, paient leurs tribus aux suppressions d’emplois publics. A l’occasion de cette concentration de services et d’une rationalisation des coûts jamais démontrée, de lourdes saignées d’emplois sont à prévoir.

3) Elle répond au diktat de l’Union Européenne (avec l’accord du gouvernement) de mettre en concurrence les services et les travailleurs d’une région face à une autre, en amplifiant celle existante, des travailleurs d’un pays contre un autre. (Lire la suite…)