Mvt. communiste inter
Assassinat d’un responsable du Parti communiste d’Ukraine. Répression, bientôt interdiction du PCdU. Exigeons une protestation officielle de la France !
Brève, EDT&DN pour vivelepcf, 24 juillet 2014
On apprend dans un communiqué de presse du Parti communiste d’Ukraine le fait suivant :
Le corps mutilé de Vyacheslav Mikhalovitch Kovshun a été retrouvé mardi 22 juillet gisant dans une mare de sang, avec des marques de blessures au thorax et aux jambes et de blessures par balle. Il a été torturé à mort.
Il se trouvait à un barrage de l’armée ukrainienne près du village de Luzkhi dans l’est du pays.
Vyacheslav Kovshun était responsable de l’organisation du Parti communiste d’Ukraine dans la localité de Glinki et conseiller de la communauté de communes de Kumachovskiy.
Il avait reçu plusieurs menaces anticommunistes à son domicile qu’il n’a pas voulu prendre au sérieux.
Les organisations locales et nationale du CPU ont rendu hommage à leur camarade, âgé de 58 ans, adressé leurs condoléances à sa famille. Elles exigent l’application de la Loi et le lancement de poursuites pénales contre les assassins, ce qui n’a pas encore eu lieu.
On apprend également dans des dépêches de presse internationales que le processus d’interdiction du Parti communiste d’Ukraine s’accélère.
Ce même 22 juillet, selon la radio gouvernementale, la « Rada », chambre des députés, a adopté un changement rétroactif du règlement intérieur destiné à dissoudre le groupe communiste. Le PCdU avait obtenu 13% des voix aux élections de 2012.
Les intimidations et agressions physiques des responsables communistes se multiplient, au sein même de l’Assemblée, venant notamment du Parti néonazi Svoboda, composante du nouveau pouvoir ukrainien.
La dissolution du groupe communiste devrait devenir effective jeudi 23 juillet. Le « président » de la chambre, Turtchinov, s’est réjoui « d’accomplir cette tâche historique » et a déclaré : « il ne reste plus que quelques heures à supporter ce groupe ».
En même temps, les lois sont modifiées pour donner un semblant de légalité à l’interdiction totale du Parti communiste d’Ukraine. Il sera probablement interdit pour « activités anti-ukrainiennes » et soutien aux séparatistes de l’est du pays.
Le prétexte est inventé. Il se trouve que le PCdU a toujours défendu l’unité du pays et une évolution fédéraliste.
Les causes profondes sont à trouver ailleurs, dans le rejet absolu par le nouveau régime de la seule force d’opposition nationale sérieuse et représentative, de la seule force politique qui :
- Condamne le choix de l’action militaire dans l’est du pays.
- Dénonce et combat aussi l’aggravation de la politique de casse sociale et le plan de privatisations, d’ampleur inédite, décidés par le pouvoir.
- Continue à dénoncer l’accord économique avec l’Union européenne et à exiger l’organisation d’un référendum sur son adoption.
- S’oppose résolument au fascisme, a demandé la condamnation des fauteurs du massacre d’Odessa.
Les partis fascistes, qui disposent de toute latitude d’action et de l’impunité, développent une hystérie anticommuniste dans un climat de haine et d’intimidation tout azimut, pour mieux servir cette politique.
Ce qui se passe dans l’ensemble de l’Ukraine est d’une extrême gravité. Communistes français nous adressons notre soutien total et l’expression de notre solidarité à nos camarades ukrainiens. Leur secrétaire général, Petro Symonenko était en visite en juin dernier en France pour expliquer la situation et ses inquiétudes à la direction du PCF.
Aucune tolérance n’est possible devant l’avènement d’une dictature et l’arrivée au pouvoir de groupes fascistes. Les faits sont d’autant plus établis qu’ils sont revendiqués par leurs auteurs.
Aussi, nous appelons les communistes, et par-delà tous les antifascistes et les démocrates, à demander au ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius et au Président de la République, François Hollande,
- d’émettre une protestation internationale solennelle devant les crimes anticommunistes en Ukraine et la présence fasciste dans le gouvernement de ce pays
- d’envisager des sanctions politiques et économiques à l’encontre du régime ukrainien
- d’exclure de mettre à l’ordre du jour du Parlement en France la ratification de l’accord UE/Ukraine, signé, en Ukraine, par des représentants illégitimes.
Cette exigence peut et doit être déclinée localement, par exemple dans les municipalités.
Le fascisme ne passera pas !
Déclaration du Parti communiste d’Israël et du Front Hadash sur la guerre contre Gaza, après la manifestation à Haïfa
20 juillet 2014, traduit et repris par PCF Paris 15, 22 juillet 2014
Le Parti communiste d’Israël et le Front démocratique pour la paix et l’égalité (Hadash) expriment leur colère et leur douleur devant l’attaque criminelle et inhumaine d’Israël contre les populations de Gaza. Nous transmettons notre plus profonde sympathie et notre solidarité aux habitants de Gaza, qu’un gouvernement malfaisant blesse et tue et dont la seule intention est de perpétuer l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens occupés et le siège de Gaza.
Depuis le début de l’offensive, le Parti communiste d’Israël et le Hadash ont organisé et mené de nombreuses manifestations et initiatives contre cette attaque. Ils ont exigé qu’un cessez-le-feu immédiat soit établi et que les populations civiles, palestinienne comme israélienne, soient préservées de ce conflit sanglant. Lors de nos activités et initiatives, nous avons été agressés par les meutes des racistes et des fascistes, sans que la police israélienne intervienne vraiment pour les arrêter. Dans les faits, ces attaques violentes ont été favorisées par le gouvernement néofasciste, qui s’emporte constamment contre toutes les forces démocratiques et progressistes en Israël, en particulier contre le Parti communiste d’Israël et le Hadash et encore davantage contre la population arabo-palestinienne présente dans l’Etat d’Israël.
Samedi 19 juillet 2014, nous étions des centaines à manifester – juifs et arabes confondus – à Haïfa contre l’agression israélienne. Nous avons été agressés physiquement et poursuivis par la meute néo-nazie, certains d’entre nous ont été blessés par des jets de bouteilles ou de pierre. La police a arrêté 13 membres de notre parti, bien que personne d’entre nous n’ait été impliqué dans la moindre action de violence.
Camarades, nous allons continuer ! Nous ne céderons jamais à la violence et à l’intimidation. Gaza : Nous, du Parti communiste et du Hadash, Juifs comme Arabes, nous allons poursuivre notre combat pour la libération du peuple palestinien !
Juifs et Arabes ne sont pas des ennemis mais des camarades, des frères et des sœurs !
Libérez Gaza !
Assez de l’occupation !
Vive la Palestine indépendante !
Sur la situation en Ukraine : déclaration commune de 18 partis communistes et ouvriers
Adopté le 22 juin 2014, traduit par ML pour vivelepcf, 19 juillet 2014
A l’occasion de la réunion du groupe de travail des partis communistes et ouvriers, tenue à Chypre, les 21 et 22 juin, a été adopté cette déclaration commune.
- Les partis signataires dénoncent l’intention déclarée des autorités ukrainiennes d’interdire le Parti communiste d’Ukraine. Ils dénoncent la terreur déchaînée contre les communistes et les autres forces démocratiques dans le pays, l’incendie du siège du Parti communiste et la tentative de saisir ses biens. Ils déplorent les actions des organisations fascistes et d’extrême droite qui rêvent de la renaissance du fascisme.
- Ils dénoncent la politique d’intervention impérialiste dans le pays perpétrée par les États-Unis et l’UE dans le contexte de la guerre non déclarée en vue du contrôle de l’énergie et des voies d’approvisionnement. Elle a causé et cause des souffrances humaines et place la région en danger de guerre. Le droit international a été violé de diverses manières, en premier lieu par les milieux impérialistes qui prétendent hypocritement être ses gardiens.
- Ils appellent les peuples de la région et le mouvement de la paix à être vigilants devant la forte concentration de troupes dans la région et devant les agissements de l’OTAN, qui profite de la situation pour renforcer sa présence militaire autour de la mer Baltique et dans d’autres régions.
- Ils exigent la fin immédiate des opérations militaires menées par le gouvernement ukrainien dans les régions du sud-est de l’Ukraine, un cessez-le-feu rapide, pour rendre possible la mise en œuvre d’un accord de paix garantissant les droits des personnes dans leur intégralité.
- Ils condamnent les crimes et les massacres commis contre les personnes et les organisations qui résistent aux actions fascistes et à la répression illégale.
- Ils affirment leur solidarité avec les forces communistes et toutes les forces démocratiques d’Ukraine et invitent les forces éprises de paix à résister à l’intervention impérialiste et au fascisme qui relève la tête dans le pays.
- Ils soutiennent le droit du peuple à l’autodétermination.
Signataires:
1. Parti communiste belge (Wallonie-Bruxelles)
2. Parti communiste du Brésil
3. Parti communiste de Grande-Bretagne
4. AKEL Chypre
5. Parti communiste de Bohême et de Moravie
6. Parti communiste de Grèce
7. Parti communiste de l’Inde
8. Parti Toudeh d’Iran
9. Parti des communistes italiens
10. Parti communiste libanais
11. Parti du peuple palestinien
12. Parti communiste portugais
13. Parti communiste de la Fédération de Russie
14. Parti communiste des travailleurs russes
15. Parti communiste syrien
16. Le Parti communiste sud-africain
17. Parti communiste soudanais
18. Parti communiste d’Ukraine
Anti-impérialisme, Europe : les positions du Parti communiste portugais exprimées par le Comité central des 29 et 30 juin 2014
Introduction et traduction ML pour vivelepcf, 10 juillet 2014
Le Comité central du Parti communiste portugais s’est réuni les 29 et 30 juin 2014. Il a adopté une importante résolution sur la situation politique. Dans un de ses points, elle aborde la situation internationale et les questions relatives à l’Union européenne.
Le PCP réaffirme sans ambiguïté son rejet de la logique d’adaptation au système et à l’UE du capital suivie par le Parti de la gauche européenne, dont le PCP n’est pas membre.
Dans le même temps, il souligne la nécessité de rechercher des coopérations et une solidarité entre les partis communistes et les forces progressistes des pays d’Europe. C’est ce qui justifie la poursuite de l’appartenance des députés européens du PCP au groupe de la « Gauche unitaire européenne – gauche verte nordique ».
Le caractère hétéroclite de la GUE-NGL s’est encore accusé comme son instrumentalisation par le PGE. Le PCP considère que sa nature confédérale apporte toujours des moyens et des possibilités d’échange intéressant dans le sens de ses principes fondamentaux. De son côté, le Parti communiste grec a jugé qu’il n’était plus possible d’y siéger (voir notre article).
Au-delà de ce débat, nous publions la traduction de l’extrait de la résolution du CC du PCF sur les questions internationales pour apprécier l’ensemble de la démarche anti-impérialiste du PCP.
Résolution du Comité central du Parti communiste portugais du 1er juillet 2014
Point n°4 : RENFORCER LE COMBAT, LA SOLIDARITE ET LA COOPERATION CONTRE L’IMPERIALISME !
1- Le Comité central du PCP attire l’attention sur l’aggravation de l’instabilité et de l’insécurité de la situation internationale, du fait de l’escalade agressive de l’impérialisme nord-américain qui, multipliant les foyers de tension et de déstabilisation, poussant à la guerre, promouvant l’intervention de forces fascistes, tente de faire face à sa profonde crise et de contrer les luttes des travailleurs et des peuples.
L’aggravation de la situation en Ukraine, découlant du coup de force appuyé par les Etats-Unis, l’OTAN et l’Union européenne, la dégradation de la situation au Moyen-Orient, avec les derniers événements en Irak et la poursuite de l’agression contre la Syrie, les actes criminels permanents d’Israël contre le peuple palestinien, les opérations de recolonisation de l’Afrique, la militarisation croissante en Extrême-Orient venant des Etats-Unis et d’un Japon revanchard, l’ingérence toujours plus évidente des Etats-Unis au Venezuela et dans les autres pays d’Amérique latine : tout cela illustre l’escalade agressive de l’impérialisme.
Au vu d’une telle situation, il est particulièrement important de construire l’unité la plus large autour de la lutte contre l’impérialisme et la guerre, notamment par le renforcement du mouvement pacifiste et de la solidarité avec les peuples victimes de l’agression impérialiste.
Les dangers que l’évolution préoccupante de la situation nationale fait peser soulignent la nécessité du renforcement des partis communistes, du renforcement de leur coopération et de leur coopération avec les autres forces progressistes et anti-impérialistes.
2- Au niveau européen, le PCP s’est constamment investi dans le renforcement de la coopération et de la solidarité entre les partis communistes et s’efforce de contribuer à l’action commune et convergente de toutes les forces progressistes, qui, dans le respect de l’identité et de l’indépendance de chacune, s’accordent sur l’objectif d’une autre Europe, d’une Europe des travailleurs et des peuples.
Le PCP estime que les positions tendant à s’adapter au système, telles que les propage le Parti de la gauche européenne, ou des conceptions dogmatiques et sectaires, ont introduit des facteurs de division et d’incompréhension, qui ont compliqué la coopération et la solidarité entre les partis communistes et avec les autres forces progressistes en Europe, notamment dans le cadre du Parlement européen.
Le Comité central du PCP apprécie positivement le rôle joué par le PCP dans le travail avec d’autres forces politiques pour la continuation du groupe confédéral de la Gauche unie européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) et sa contribution à la lutte pour une autre Europe. Le PCP met en avant que, malgré une très grande diversité, les principes fondamentaux du groupe fonctionnent : le respect de sa nature confédérale, de son autonomie et de son identification vis-à-vis des autres groupes du Parlement européen et des autres structures et espaces de travail, la prise de décision par le consensus, l’égalité entre les délégations et le respect de leurs différences. L’importance et le rôle présent et futur du groupe sont liés de façon indissociable avec la garantie de l’application de ces principes et avec son intervention en faveur d’une Europe de coopération, de progrès et de paix.
Le PCP continuera à intervenir – notamment dans le cadre du Parlement européen – pour représenter les intérêts des travailleurs, du peuple et du pays, pour rejeter les reculs de la démocratie et de l’expression des peuples et pour combattre pour la rupture avec l’Union européenne des grands monopoles et des grandes puissances, pour une Europe de coopération entre Etats souverains, égaux en droits, de progrès social et de paix.



