PCF : dans les fédérations
Meeting national PCF et banquet fraternel du PCF Paris 15ème – dimanche 11 décembre
La section du PCF Paris 15ème organise, comme chaque année, son banquet fraternel de fin d’année, le 11 décembre 2016.
Nous avons décidé d’utiliser cette – bonne – occasion pour tenir un meeting. Il nous semble important de faire le point, en cette fin d’année, sur notre démarche communiste nationale, celle du texte de congrès « PCF : Reconstruisons le Parti de classe, priorité au rassemblement dans les luttes ».
La période, déjà grave, est lourde de menaces internationalement et nationalement. En France, le système prépare une alternance à droite en 2017 qui, avec Fillon, en s’appuyant sur les mauvais coups de Hollande et Valls, s’apprête à enfoncer encore les acquis sociaux et démocratiques de notre peuple. L’extrême-droite est en situation de jouer sa terrible diversion.
Une recomposition de la « gauche » réformiste est lancée pour limiter les dégâts en termes de places et continuer à essayer de stériliser le mouvement populaire en préparant une posture d’opposants. Dans ce cadre, la direction du PCF louvoie pour se tirer le moins mal possible des échéances électorales en restant à la remorque de la social-démocratie et en aggravant sa mutation réformiste. L’acceptation de l’UE du capital, à l’exemple de Tsipras, ou la caution au social-libéralisme comme à Paris, en sont deux symptômes. Elle recourt à de petits calculs politiciens pour tenter de faire illusion (voir nos dernières déclarations sur la conférence nationale et la consultation des communistes de fin-novembre liens 1. et 2.).
La défaillance du point de vue et de l’organisation communistes ont pesé et pèsent lourdement sur des luttes pourtant nombreuses, avec un noyau déterminé, sur le mouvement syndical.
En 2016, notamment grâce à notre texte de congrès, nous avons mieux fait entendre et développé notre démarche. En cette fin d’année, nous nous proposons d’en faire un bilan et de mettre en avant nos propositions d’axes de rupture pour alimenter la riposte populaire, pendant et après les campagnes électorales.
Le cadre festif du 11 décembre ne nuira pas, au contraire. N’oublions pas qu’en 2017, nous célébrerons le 100ème anniversaire de la Révolution d’Octobre !
La rédaction de Cahiers communistes
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MEETING, dimanche 11 décembre 2016, à 10h30 au 61 rue Violet, 75015 Paris
« PCF : reconstruire le parti de classe. 2017 : priorité à la riposte populaire pendant et après les élections ! »
Interviendront :
- Un camarade de la direction du PCF Paris 15.
- Dominique NEGRI, secrétaire de la section du PCF Saint Martin d’Hères, sur le développement de l’activité à l’entreprise
- Emmanuel DANG TRAN, membre du Conseil national du PCF sur le Parti en 2017.
Le meeting sera suivi du banquet fraternel de fin d’année du PCF Paris 15ème.10h30 – Meeting national PCF
Prises de paroles :
- Bilan de l’année militante (Pierre Dargham, PCF Paris 15)
- Luttes et entreprise (Dominique Négri, secrétaire de section du PCF Saint-Martin d’Hères)
- Situation nationale (Emmanuel Dang Tran, secrétaire de section du PCF Paris 15, membre du CN)
12h30 – Repas fraternel de fin d’année
Menu :
- Terrine de poisson / Assiette de charcuterie
- Poulet façon chasseur, écrasé de pommes de terre, tomate provençale
- Plateau de fromage
- Trou normand
- Pâtisseries
Animation musicale :
- Les mauvaises herbes (Brassens & chanson française)-
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Pour les sections et camarades de province souhaitant participer, voici quelques détails pratiques :
- La salle ouvrira vers 9h et le banquet se termine en général vers 18h
- Des hébergements chez les camarades parisiens peuvent être organisés pour le samedi soir et/ou le dimanche soir.
- Merci de renvoyer vos inscriptions par retour de ce mail, ou par téléphone (Pierre D. au 0671526237) si possible avant le 4 décembre.
Pour réservation ou détails : Pierre / 0671526237
Fête de l’Huma 2016 : actes inqualifiables à l’encontre de nos militants, inquiétudes renforcées sur l’état d’esprit de la direction du PCF
Communiqué de la section du PCF Paris 15, 20 septembre 2016
Après réflexion, à froid, après avoir laissé retomber l’excitation, nous décidons de dénoncer publiquement, à l’attention de l’ensemble du Parti d’abord, les actes inqualifiables que certains de nos militants ont subis à la fête de l’Humanité 2016, les 8, 9, 10 et 11 septembre. Ils sont trop graves pour être tus, dans l’intérêt du Parti.
Nous indiquons au préalable que la direction de la Fête, venue à notre rencontre le 10 septembre, dans un esprit d’apaisement dont nous lui sommes gré, nous a garanti n’être d’aucune manière responsable des agissements de « l’accueil sécurité » et que de nombreux camarades des équipes de cet « accueil sécurité » nous ont apporté leur soutien moral pendant la fête.
Les événements que nous dénonçons ci-dessous n’altèrent pas non plus notre bilan globalement positif de la Fête de l’Huma, celui de notre présence cette année, des milliers de contacts réalisés, même si la fête a renforcé nos inquiétudes sur la montée globale de la violence et nos inquiétudes pour l’avenir de notre parti.
Venons-en aux faits : notre stand était placé avenue Joséphine Baker, à côté du stand de la section de Saint-Quentin. Avec le stand de la Haute-Saône plus éloigné, ces deux stands, de notoriété publique, représentaient sur la Fête des organisations du PCF militant majoritairement contre la stratégie d’effacement et d’intégration du Parti dans la gauche réformiste. Elles ont porté au congrès de juin la motion « Reconstruisons le parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes ! ».
Nos stands ont été victimes d’agressions inqualifiables venant d’éléments de « l’accueil sécurité » (AS) dont la direction du Parti a la responsabilité.
Jeudi 8 septembre, en soirée, ces éléments de l’AS interpellent avec véhémence les camarades de Saint-Quentin au prétexte de nuisances sonores excessives. Une demi-heure après, une bombe lacrymogène est balancée de l’extérieur dans le stand, polluant durablement les 120 m2 et incommodant gravement les occupants. Goguenards, la vingtaine de gros bras de l’AS rigolent devant le stand. Ils nient à peine l’usage d’une arme de 6ème catégorie (voire plus sous réserve d’examen de la bombe) hors de toute situation légitime et légale. Une délégation part alerter la direction politique de l’AS qui l’éconduit et couvre ses gros bras. Les camarades de Saint-Quentin, soucieux de ne pas aggraver les choses en début de fête, en restent là, prenant sur eux.
Vendredi 9 septembre, dans la nuit, c’est au tour de notre stand d’être attaqué après le même type de provocations et le même lâche procédé. Là, aucun prétexte puisque notre stand ne disposait pas de sonorisation (sinon un haut-parleur d’ordinateur !) et que la fête avait officiellement commencé. La bombe lacrymogène, particulièrement puissante, a rendu notre stand inexploitable pendant 36 heures (heureusement qu’il a fait beau !). Le samedi matin, il a fallu faire venir les services de santé quand plusieurs enfants pleuraient de douleur à cause des gaz persistant sous le stand.
De tels agissements sont absolument intolérables à la Fête de l’Huma. Mais il y a eu pire.
Un élément de l’AS s’est identifié le jeudi soir en fanfaronnant sur le ton de la haine politique. Dans la nuit de vendredi à samedi, au moment de l’attaque contre notre stand, un de nos militants, par ailleurs responsable syndical, a été agressé par un individu cagoulé, sur l’allée devant le stand. Malgré la cagoule, notre camarade a reconnu aisément l’insulteur de la veille.
Celui-ci a précipité à terre notre camarade, l’a bloqué, puis l’a aspergé à bout portant sur le bras et le visage de gaz lacrymogène.
Nous avons immédiatement fait constater médicalement l’agression. 10 jours d’incapacité totale de travail ont été constatés le samedi par un médecin, 6 jours le mardi suivant par les urgences médico-judiciaires sous réserves de séquelles psychologiques plus graves.
Devant la gravité des faits, nous informons la direction de la Fête, lors d’un échange courtois et fraternel, que nous allons alerter Pierre Laurent le dimanche, lors d’un débat sur un stand voisin auquel quelques uns d’entre nous avaient déjà l’intention de participer. Nous considérons en effet que la Fête de l’Huma peut et doit aussi être un endroit où les communistes et leurs sympathisants débattent politiquement, y compris de la stratégie de la direction du PCF, et non seulement un lieu de rencontre où se montrent « frondeurs » du PS, écolos-politiciens et diverses autres personnalités.
Loin de pouvoir engager le dialogue le dimanche matin, nous sommes accueillis par un double service d’ordre mobilisé par l’état-major de Pierre Laurent qui nous empêche l’accès au stand où à lieu le débat. Le service d’ordre habituel est doublé d’un deuxième dont la promptitude à la provocation et à la violence nous a paru inversement proportionnelle à la culture politique. Mais leurs insultes ont été déçues par notre calme olympien.
Le spectacle était consternant pour les générations de camarades présents. Loin de tenir le propos d’apaisement et d’ouverture qu’on attendrait de n’importe quel dirigeant, Pierre Laurent s’en est tenu à une invective avant de filer précipitamment, sans même honorer réellement le débat prévu par la section invitante, pour semble-t-il … accueillir Christiane Taubira. Vraiment consternant !
Nous ne pouvons que relier ces épisodes de la Fête de l’Huma 2016 à l’aggravation de la crise du PCF devant l’obstination de la direction à poursuivre sa stratégie suicidaire d’insertion dans la gauche réformiste pro-UE. Congrès bâclé, questions de fond évitées, voix de communistes étouffée, décision unilatérale de s’insérer dans les primaires (ou, pour d’autres clans, de s’aligner sur le populisme politicien de Mélenchon), statuts bafoués : la finalité et la méthode s’accordent.
Ce que nous venons de vivre à la Fête n’est qu’une répétition. Au Congrès national à Aubervilliers début juin, la direction manoeuvrait pour éliminer tous les représentants de notre motion de congrès du Conseil national. Le samedi 4 juin, le même « service d’ordre » que celui de la Fête était envoyé pour empêcher les militants de diffuser un communiqué informant et alertant les congressistes, allant jusqu’à le leur reprendre des mains et à fouiller les sacs de certains camarades pourtant délégués…
Ces méthodes en disent long sur l’état d’esprit des dirigeants du PCF… Elles n’atteignent en rien notre détermination à continuer à faire vivre notre parti, suivant sa raison d’être, marxiste et léniniste, avec, sans ou malgré eux.
Sur les événements de la fête, nous appuyons la plainte de notre camarade et continuons à rassembler les témoignages. Pour le reste, nous nous en tiendrons à ce communiqué et poursuivrons le débat politique général.
Dans son « discours aux personnalités » (sic), prononcé à la fête le 10 septembre, Pierre Laurent s’exclame : « face au poison distillé, nous sommes venus ici, à La Courneuve, pendre un grand shoot d’espoir et de bonheur ! ». De ce « shoot », nous nous souviendrons, en particulier un de nos camarades !
Débat national à l’occasion de la Fête de l’Huma 2016 – Samedi 10 septembre 11h00 – stand PCF Paris 15
Débat national à l’occasion de la Fête de l’Huma 2016, Samedi 10 septembre 11h00
RETROUVONS-NOUS sur le stand de la section du PCF Paris 15ème pour une conférence de presse/débat
« Quand la volonté de changement et les luttes se heurtent aux calculs réformistes et à la logique du moindre mal dans les institutions, engageons la reconstruction du Parti de classe, la reconquête de l’indépendance du PCF au service du monde du travail ».
Avec Corinne Bécourt, secrétaire de la section du PCF de Saint-Quentin de l’Aisne, Emmanuel Dang Tran, secrétaire de la section du PCF de Paris 15ème, membre du Conseil national du PCF, Eric Monnini, secrétaire de la section du PCF du Jarnisy en Meurthe-et-Moselle, Cyril Morlot, secrétaire de la fédération du PCF de Haute-Saône, Dominique Negri, secrétaire de la section du PCF de Saint-Martin-d’Hères
Fête de l’Humanité, Parc Georges Valbon, La Courneuve, 9, 10, 11 septembre 2016
ATTENTION, NOUVEL EMPLACEMENT : Avenue Joséphine Baker, sous le ballon hélium PCF – (faucille et marteau), à côté du stand de la section du PCF Saint-Quentin.
ET TOUT LE LONG DE LA FETE SUR LE STAND, MATERIEL MILITANT EN VENTE
-Drapeaux rouges avec faucille et marteau
-Badges, autocollants, affiches
-Nouvelle affiche de rentrée « De l’argent pour les salaires, pas pour la guerre »
-Dernier numéro de Cahiers communistes
-Brochures politiques par thème
-Point de rencontre du site « Solidarité internationale PCF »
Corinne Bécourt (PCF Saint-Quentin) dans l’Aisne Nouvelle: « la Fête de l’Huma, c’est un temps fort du militantisme »
Publié dans le journal l’Aisne Nouvelle, édition du 5 septembre 2016 . Par M.FO.
La section saint-quentinoise du PCF a déménagé pour une semaine à La Courneuve (93), pour la Fête de l’Huma. Un rendez-vous jamais manqué.
Le week-end prochain, la Fête de l’Humanité battra son plein à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Mais déjà la section saint-quentinoise du Parti communiste français a pris ses quartiers sur le site ce samedi pour une semaine « de rencontres » et « d’échanges ». Un rendez-vous qui mobilisera 60 à 80 adhérents et sympathisants entre vendredi et dimanche. Corinne Bécourt, secrétaire de l’antenne locale, raconte.
Depuis quand la section de Saint-Quentin participe-t-elle à ce rendez-vous, avec son stand propre ?
Depuis toujours. Avant la guerre, quand il y a eu la première Fête de l’Huma, je ne sais pas, mais depuis, elle a toujours été là. […] Il y a des stands départementaux, de région, de section… C’est vrai que c’est plus difficile pour une petite section parce que c’est toute une infrastructure, des hommes mobilisés, etc.
Combien de personnes y participent ?
Pour la fête en elle-même, le week-end, ça navigue entre 60 et 80 personnes – majoritairement des adhérents et on va dire environ 20 % sont des sympathisants. Pour l’équipe montage, on tourne autour d’une trentaine de personnes. Par exemple, ce week-end [3 et 4 septembre, ndlr.], le gros des équipes est venu et est reparti à Saint-Quentin dimanche. Ils reviendront petit à petit mercredi, jeudi et vendredi.
Pour cette semaine, combien êtes-vous sur place ?
Là, on est une petite quinzaine. Et on a un vrai camping derrière ! On a une baraque avec des douches et des WC que nous a construite un camarade, on a une chambre froide, etc. […] Tout ça nous appartient, on s’est équipés au fil des années.
Pourquoi arriver aussi tôt ?
Déjà parce que nous, le stand de Saint-Quentin, on fait de la restauration pour les monteurs [de l’événement]. Notre emplacement, c’est 3 200 euros à peu près. Il y a après la logistique, les marchandises, etc. Donc ça nous permet de financer tout ça. Après, il y a l’aspect politique. C’est là qu’on se revoit tous, les militants, qu’on échange. La fête, elle a quelque chose de particulier. C’est pour ça que certains sont en colère quand on dit « festival de l’Huma », c’est vraiment une fête militante.
Le week-end ne permet pas ces débats et échanges ?
C’est une des plus grandes fêtes européennes donc on a des milliers de personnes qui viennent, on va tous tenir notre stand. Pendant la semaine, on rencontre les autres militants. […] Les questions politiques sont aussi au cœur de la fête. Il faut savoir qu’une majorité de communistes refusent de se retrouver derrière Mélenchon.
Ces jours-ci, il y a aussi des animations organisées ?
Il y a des animations musicales dans les stands, mais pour les militants, ce n’est pas ouvert au public. […] Mais on est co-organisateurs de deux gros débats samedi et dimanche. Le premier sera sur la reconstruction du PCF. Pour le deuxième, normalement, il y aura l’intervention d’un camarade américain qui fait partie de la section de Meaux [Seine-et-Marne, ndlr.] sur la question des présidentielle et primaires aux États-Unis. Pour arriver à faire un parallèle avec ce qui se passe en France.
Comment vous choisissez les thèmes ? Comment vous organisez-vous ?
On a des réunions de préparation. Et après, [pour le premier débat] au niveau national, on est tout un groupe de fédérations à refuser la ligne nationale du PCF.
Qu’est-ce que la Fête de l’Huma représente pour vous ? Quel est l’intérêt d’une section comme Saint-Quentin d’y participer ?
C’est le grand moment de l’année. C’est un temps fort du militantisme, de l’échange… Un grand temps de fraternité. C’est aussi une bouffée d’oxygène, on le dit souvent, par rapport à l’action régulière. Parce qu’on a l’impression parfois d’être un peu oppressés, avec toute cette sécurité autour.



