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Articles par Vive le PCF
Elections municipales en Styrie de mars 2015 : le meilleur résultat des communistes depuis 50 ans
Brève, vivelepcf, 28 mars 2015
Communistes français, notre attention se porte depuis quelques années sur la province autrichienne de Styrie qui compte 1,2 million d’habitants et dont la capitale est Graz. En effet, dans cette région, la fédération du Parti communiste autrichien (KPÖ) se renforce considérablement, depuis une quinzaine d’année, sur une base de classe et de masse.
Cette expérience tranche avec le reste de l’Autriche où, malheureusement, le KPÖ, confidentiel malgré sa forte notoriété historique, s’efforce surtout de conserver ses privilèges constitutionnels et s’aligne sur le Parti de la gauche européenne et le parti allemand Linke, c’est-à-dire sur une ligne social-démocrate de « gauche ». La Jeunesse communiste autrichienne (KJÖ), au contraire, se développe sur des bases plus avancées.
Dimanche 22 mars 2015 avaient lieu des élections municipales en Styrie. Le KPÖ régional a enregistré ses meilleurs résultats depuis 1965. Il passe globalement de 28 à 38 conseillers municipaux. Dans le bassin sidérurgique, il renforce ses positions réunissant 20% des voix à Eisenerz, arrivant 2ème avec 17% à Trofaiach, se maintienant à 11% dans la deuxième ville régionale, Leoben. Dans le reste de la province, il fait son entrée dans plusieurs conseils dont Bruck-an-der-Mur. Notons que la capitale, Graz, 240.000 habitants, n’était pas concernée par ce vote. En 2012, la KPÖ y atteint le résultat historique de 19,9% qui en fait le deuxième parti de la ville.
Le KPÖ en Styrie est devenue, régionalement, une alternative crédible à gauche à la politique de casse sociale que mènent, au niveau national,, au sein de la même coalition, le Parti populaire de droite et le Parti social-démocrate. Le KPÖ de Styrie refuse de laisser à l’extrême-droite néofasciste du Parti « libéral » FPÖ (ami du FN) le terrain de l’opposition à l’UE du capital et à l’euro. Le KPÖ de Styrie a redéveloppé une organisation de proximité efficace et solidaire, notamment investie dans la défense du droit au logement, répondant politiquement aux besoins de la population laborieuse, indigène ou immigrée, la plus frappée par la crise.
L’échelon est modeste. L’expérience n’est pas transposable. Elle n’en est pas moins intéressante et instructive pour les communistes français.
Félicitations et fraternité aux camarades du KPÖ de Styrie !
Voir nos articles antérieurs :
Novembre 2012 : 20% des voix pour les (vrais) communistes dans la deuxième ville d’Autriche! Félicitation!
Septembre 2010 : félicitations à nos camarades du Parti communiste autrichien (KPÖ)
Raymond DURAND (PCF Tarn – Lavaur) nous a quittés. Hommage
Nous reprenons l’article de la Dépêche du Midi qui rend un hommage à notre camarade Raymond Durand, dirigeant du PCF du Tarn, décédé le 12 mars. Nous adressons nos condoléances à sa famille, à ses camarades de la section de Lavaur et de la fédération du Tarn.
Raymond Durand est décédé ce jeudi 12 mars, à l’âge de 86 ans. La nouvelle a plongé la section de Lavaur du PCF dans une profonde tristesse. Raymond Durand était en effet une figure marquante du communisme dans le département. Tout jeune, il découvre avec son frère la Résistance et son idéal de libération. Il adhère au PCF en 1947 à l’âge de 19 ans et il ne cessera d’y militer jusqu’à la fin de sa vie. Ouvrier agricole tout de suite après le certificat d’études, il deviendra rapidement un militant syndical tout en continuant son travail.
Il sera à l’initiative de la rédaction de la convention collective des ouvriers agricoles et permettra à beaucoup d’entre eux de percevoir les congés payés avec effet rétroactif sur plusieurs années car leurs patrons n’appliquaient pas encore la loi des congés payés de 1936. Il participera par la suite à la direction départementale du PCF jusqu’au secrétariat. «Raymond ne supportait pas l’injustice et n’a cessé de se battre pour une société socialiste faite par et pour les hommes. Il a été de tous les combats que ce soit pour le soutien au peuple vietnamien ou pour l’hôpital de Lavaur», souligne Christiane Odetti au nom de la section PCF de Lavaur. Conseiller municipal de Briatexte pendant six ans, il joua un rôle essentiel pour le maintien de la poste de son village. «Il adorait discuter. D’esprit fertile et créatif, il était toujours de bon conseil pour nous» se souviennent ses camarades communistes.
À l’âge de la retraite, à 60 ans il était devenu le président de la CNL 81 (Confédération nationale du logement.) où il a continué d’œuvrer pour que les gens modestes, les locataires ne subissent pas les abus de pouvoir de leurs bailleurs. «Une vie entière consacrée au service des autres, à la lutte, à la lutte des idées contre le lavage de cerveau quotidien opéré par les capitalistes, à la lutte pour une société solidaire, fraternelle et affranchie des puissances d’argent. Il nous manque beaucoup. C’est un exemple de vie à méditer par les jeunes et les moins jeunes pour que la poursuite de tant d’efforts soit assurée. Plus que jamais notre peuple a besoin de tels hommes et de femmes courageux et d’esprit libre pour avancer vers la maîtrise de leur destin», a déclaré Christiane Odetti dans son hommage au disparu.
Un hommage lui sera rendu ce mardi 17 mars, à 14 heures, au crématorium d’Albi, route de Millau.Le corps y reposera ce lundi 16 mars, à partir de 10 heures. L’urne sera ensuite déposée au cimetière de Lavaur dans le caveau familial vers 17 heures.
Richard Bornia
Elections régionales en Andalousie : percée très relative des opportunistes de Podemos et chute de la « Gauche unie » (Izquierda unida) englobant le PCE. Enseignements.
EDT pour Vivelepcf, 24 mars 2015
Le 22 mars 2015, les élections régionales en Andalousie, région la plus peuplée d’Espagne, ont largement déjoué les sondages et les pronostics. Le Parti socialiste (PSOE) reste en tête avec 36% des suffrages, 4% de moins qu’en 2012. Le Parti populaire (droite) subit un violent vote sanction perdant 13% mais reste à la deuxième place avec 27% des voix.
Le tout récent parti à la mode dont tout le monde parle en Europe, Podemos, s’il fait une percée avec 15%, n’est pas en état de renverser la vie politique régionale et ne sera peut-être pas en état de le faire, comme annoncé, aux élections nationales de la fin de l’année.
« Podemos » (« Nous pouvons » suivant le « Yes, we can » d’Obama) est un ovni politicien créé par des professeurs de science politique qui ont modélisé, optimisé suivant une « théorie des jeux », l’opportunisme et le populisme politiques (de « gauche »), surfant sur toutes les vagues et les lunes, notamment celle de « l’indignation », celle de l’écologie durable, celle de la démocratie participative, sur la dénonciation de la corruption, celle de l’austérité, sur toutes les questions de société possibles…
Les instigateurs de Podemos prônent une démocratie directe inédite. En fait, dans leur nouveau parti, celle-ci comporte trois échelons de représentation. Le premier, ce sont les braves gens qui sont tirés au sort par internet pour causer toujours et s’exprimer en votant par internet… C’est la terre. Le deuxième, ce sont ces nouveaux notables qui se cooptent en direction inamovible pour contrôler l’expression du mouvement pseudo-spontané. C’est le ciel. Le troisième, c’est le leader, l’icône médiatique, Pablo Iglesias. C’est Dieu.
Mais cette création politique, à mi-chemin entre le « Mouvement Cinq Etoiles » italien de Beppe Grillo (sans le côté xénophobe) et le parti Syriza grec d’Alexis Tsipras (sans l’origine politique traditionnelle), semble déjà avoir du plomb dans l’aile. Ce serait tant mieux. Les déboires prévisibles de Syriza en Grèce commencent à discréditer ses propositions affichées. D’ailleurs, Iglesias recentrent son discours. Les révélations sur les malversations fiscales du n°3 de Podemos ont aussi fait mauvais effet.
Podemos semble être mis en avant par l’idéologie dominante en Espagne pour être une force de diversion pour le mouvement populaire mais non pour devenir un parti de pouvoir comme Syriza.
Devant les difficultés de la droite au pouvoir et les scandales à répétition touchant le PP, le PSOE et la famille royale, un mouvement centriste est ressuscité, 40 ans après Adolfo Suarez. Les Ciudadamos d’Albert Rivera font leur entrée au Parlement andalou avec 9% des voix : une sorte de Bayrou 2007, mis en avant par le système pour diversifier et contrôler l’offre politique, en complément de Podemos.
La défaite la plus cinglante est enregistrée par la coalition de la « Gauche unie » – Izquierda Unida, IU qui englobe le Parti communiste espagnol. L’Andalousie est la fédération la plus forte du PCE, représentant autour de la moitié de ses adhérents dans le pays et ses principales positions électives. IU perd 7 des 12 sièges qu’elle avait obtenus en 2012, reculant de 11,3% à 6,9% et passant de la 3ème à la 5ème et dernière place des partis représentés.
Cette chute s’explique aisément. Après 2012, IU, souvent allié local du PSOE dans les institutions, a fait le choix de servir de force d’appoint à la social-démocratie dans l’exécutif régional andalou, en contradiction pourtant avec l’orientation de sa campagne de 2012 qui mettait en cause la gestion du PSOE. Avec l’aggravation du discrédit national du PSOE, le rejet croissant des politiques européennes d’austérité relayées régionalement, devant la poussée médiatisée de Podemos, IU s’est retrouvée dans une situation de moins en moins tenable. Le PSOE décide de rompre l’alliance avec IU et de provoquer ces élections anticipées en Andalousie pour prévenir la poussée de Podemos et retrouver de la légitimité. IU, entre deux chaises, a logiquement payé le prix fort de la rupture de la coalition, plus cher que le PSOE, en récusant le bilan de la politique régionale dont elle était elle-même partie prenante.
IU et le PCE paient à nouveau également leur stratégie d’abandon de l’organisation communiste et des positions révolutionnaires engagée depuis plus de 20 ans. Podemos fait ses vaches grasses des reniements de la direction du PCE. Podemos ne porte pas le poids de ses compromissions électoralistes et institutionnelles. Aux feux de l’idéologie dominante, Podemos, dénué de toute notre tradition communiste, est bien plus apte à séduire sur des positions pro-européennes, des engagements limités aux questions de société sur fond de la dépolitisation générale de la classe ouvrière et de ses organisations syndicales à laquelle a participé gravement la direction du PCE. Stade suprême du masochisme d’IU : l’accueil bras ouvert par les dignitaires du Parti de la gauche européenne des députés européens de Podemos dans le même groupe « GUE-NGL » qu’eux au Parlement européen.
Nous ne pouvons qu’espérer que le choc des élections en Andalousie précipite la réaction et l’organisation des communistes, dans le PCE, pour un changement de cours. Des évolutions prometteuses nous sont relatées venant de plusieurs autres régions et des Jeunesses communistes, avec des militants qui prennent l’initiative dans les luttes, notamment avant la manifestation du 14 avril à Madrid.
Evidemment, l’expérience espagnole nous touche directement dans notre propre expérience française.
Elections départementales: analyse de la section du PCF Saint-Quentin
A contre-courant de l’évolution nationale, les candidats communistes dans les 3 cantons de Saint-Quentin ont fait marquer des points au PCF, malgré le contexte national, malgré la vague FN orchestrée dans le pays, très fortement sensible dans l’Aisne, malgré une candidature de division du FDG-PGE. La prochaine étape essentielle pour nos camarades: la journée sociale du 9 avril.
Résultats des élections départementales : communiqué de la Section du PCF de Saint Quentin
Parti communiste français – Section de Saint-Quentin – 23 mars 2015
Déclaration-Lundi 23 mars 2015
La direction de section du PCF de Saint-Quentin a procédé à une première analyse des résultats du 1er tour des élections départementales en France, dans les 3 cantons du Saint-Quentinois en particulier.
Nous remercions les 2310 électeurs qui se sont saisis du vote communiste pour exprimer leur volonté de changement, leur refus des politiques de casse sociale, au service des puissances d’argent, alignées sur l’Union européenne. Nous remercions les 120 camarades et sympathisants qui se sont investis dans la campagne électorale à nos côtés malgré un contexte politique confus.
Électoralement, nous faisons progresser le vote communiste à 8,94% sur l’ensemble des 3 cantons, dans des configurations différentes, à 10,66% sur la seule commune de Saint-Quentin. Suivant la dynamique des municipales, notre section se renforce, notamment parmi les travailleurs et les populations qui ont le plus intérêt à lutter contre le capitalisme.
Nous nous en félicitons. Dans les grandes batailles qui s’annoncent, pour la Sécurité sociale, pour les services publics, pour préserver ce qui reste de notre industrie, de notre agriculture, cela comptera.
Mais il reste beaucoup à faire à Saint-Quentin et avec nos camarades communistes dans le pays. Le résultat du 1er tour montre que le désaveu du pouvoir s’exprime d’abord par l’abstention, 50% en France comme à Saint-Quentin. Cela relativise tous les autres votes.
Tour à tour, UMP et PS se renvoient la balle pour poursuivre la même politique. Cette fois-ci l’UMP s’en tire un peu mieux – 38% des suffrages exprimés pour la droite unie – et la social-démocratie prétend avoir limité les dégâts avec 25%. En réalité, celle-ci a détruit un peu plus gravement la notion même de « gauche ».
Nous dénonçons le calcul cynique et dangereux de Manuel Valls. Le premier ministre socialiste a choisi de polariser toute la vie politique sur la question du FN, dangereux auxiliaire du patronat et des politiques de casse sociale. Le calcul politicien dépasse évidemment les départementales et vise à enfermer la perspective politique sur les alliances, les primaires, et autres choix du moindre mal, d’ici les élections présidentielles de 2017. Tout cela pour mieux laisser passer les mauvais coups tels les projets de loi Macron ou Touraine.
Nous continuerons à dénoncer et combattre le FN et son rôle de diversion puante au service du système. Nous continuerons à convaincre, dans l’action, les travailleurs, les retraités, les jeunes, qui sont détournés vers ce parti d’opportunistes millionnaires et fascistes, qu’ils se trompent de colère. Nous condamnons aussi les positions, calculs et agissements des partis qui font le lit de l’extrême-droite.
Dès maintenant nous appelons à la journée de grève et la manifestation nationale à Paris du 9 avril, à l’initiative de la CGT, pour faire converger nos luttes. De là seulement sortira la perspective politique de rupture, démarrant immédiatement, pour laquelle, communistes, nous militons.
Le combat continue.
Corinne Bécourt, secrétaire de la section du PCF Saint-Quentin


