Vive le PCF
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Articles par Vive le PCF
Le débat sur la nécessité de lancer une campagne communiste pour l’abandon de l’euro et la rupture avec l’UE est devenu incontournable
En 2011, responsables d’organisations du PCF, nous avons lancé un appel rendu public, intitulé : « Le PCF doit lancer une campagne pour la sortie de l’euro et la rupture avec l’Union européenne ».
Malgré les milliers de signatures, dont celle de notre regretté Henri Alleg, malgré l’acuité de la question, la direction du PCF a pris soin d’éviter toute discussion sur le sujet. Nous avons obtenu trois petites lignes dans l’Huma et quelques soupirs au Conseil national. Seuls des nationalistes ont vu leur tribune contestant l’euro publiée dans le journal.
Cette réaction de la direction du PCF reflète une gêne profonde, devant l’actualité de plus en plus criante des analyses dénonçant la nature capitaliste et impérialiste de l’Union européenne, que l’ensemble du Parti a continué à porter jusqu’aux années 90 contre Maastricht et la monnaie unique. Elles continuent à imprégner le pays, à nourrir une opposition anticapitaliste à l’UE, bien loin des « souverainistes », bien loin aussi de la conversion réformiste à l’intégration européenne conduite sous l’égide du Parti de la gauche européenne. Au 36ème congrès, bâclé, la direction a esquivé cette question de fond comme les autres.
Ce n’est plus possible aujourd’hui. L’absence de la position et de l’action communistes n’est plus tenable. (Lire la suite…)
Le scandale des bâtiments (mal) construits par le privé de l’Université Paris VII
Exigeons la mise aux normes immédiate des bâtiments Olympe de Gouges et Sophie Germain !
Tract de l’UEC Paris-7
Depuis le début de l’année, l’accès aux étages supérieurs des bâtiments Sophie Germain et Olympe de Gouges est interdit aux étudiants. Et pour cause : le tribunal administratif de Paris a annulé leurs permis de construire. Les bâtiments, construits par la société privée Vinci ne respectent pas les normes de sécurité des établissements destinés à recevoir du public : planchers trop peu résistants, accès pompiers insuffisants, installations de désenfumage inexistantes ou défaillantes … la liste des anomalies relevées dans la décision de justice est longue.
La situation nouvelle a de graves conséquences sur nos conditions d’étude et de travail. Les étudiants ne peuvent désormais plus accéder à la bibliothèque du bâtiment Olympe de Gouges, ni à ses salles de réunion et de documentation. Par ailleurs, nous ne pouvons plus accéder aux bureaux de nombreux professeurs : la possibilité de les consulter pour des interrogations sur un cours ou des problèmes d’examen est rendue bien difficile.
Devant la gravité de la situation, le président de l’Université Paris-Diderot, M. Vincent Berger, loin de prévoir la mise aux normes des bâtiments, préfère faire appel de la décision de justice, pour garder les bâtiments en l’état, au détriment de notre sécurité et de nos conditions d’études. Les étudiants et personnels de l’université se sont réunis, nombreux, le 24 septembre dernier et sont décidés à ne pas laisser la situation durer plus longtemps.
Par la mobilisation, nous pouvons obtenir :
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LA MISE AUX NORMES IMMÉDIATE DES BÂTIMENTS - Ils doivent être ouverts aux étudiants dans des conditions de sécurité normales !
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LA PRISE EN CHARGE DE TOUS LES TRAVAUX SUPPLÉMENTAIRES PAR LA SOCIÉTÉ VINCI – Elle a construit des bâtiments au rabais pour augmenter ses profits. Désormais, elle doit payer
A L’ORIGINE DU PROBLÈME : UN PARTENARIAT PUBLIC-PRIVÉ A 300 MILLIONS D’EUROS (Lire la suite…)
Collectionner les points « pénibilité » pour ne pas partir encore plus tard…
pcf 15 et RATP Croix-Nivert – 27 septembre 2013
Les gouvernements se suivent et se copient. Ils assortissent tous leur contre-réforme des retraites d’une soi-disant « meilleure prise en compte de la pénibilité ». Le résultat, c’est le contraire : une dégradation des conditions de départ en retraite et une augmentation des salariés exposés aux travaux pénibles.
La loi Fillon de 2003 a ouvert des « négociations » sur la pénibilité. Elles auront amusé les « partenaires » sociaux 8 ans sans évidemment déboucher sur rien. Mais l’allongement de la durée de cotisation et la décote frappent bien tous les salariés.
La loi Woerth de 2010 est en train de reculer l’âge de départ de 2 ans. En termes de « prise en compte de la pénibilité », elle a exempté une infime minorité de travailleurs, sur critère, non d’exposition à la pénibilité, mais d’invalidité avérée à 60 ans, dans des conditions extrêmement restrictives. A peine 2000 salariés par an obtiennent ce départ anticipé, sur 700.000 ! Et ce n’est en rien une amélioration, mais seulement une non-dégradation de leur sort. Une arnaque !
Entre temps, l’attaque contre les régimes dits « spéciaux » de 2007 a détruit des modèles de prise en compte de la pénibilité, repères pour l’ensemble des travailleurs : réduction du « service actif » et, pour nous à la RATP, remise en cause du dispositif du 1/5ème (une année de bonification pour 5 années travaillées dans les conditions reconnues les plus dures) au détriment des nouveaux embauchés.
L’actuel projet de loi Ayrault-Touraine suit la logique de la loi Woerth, d’une manière encore plus perfide. Des salariés pourront partir avant l’âge légal, dans la limite de deux ans (toujours rien d’autre qu’une non-dégradation) ou travailler à temps partiel en fin de carrière, s’ils justifient de suffisamment de « points pénibilité » accumulés pendant leur vie active.
Des « points pénibilité » ! Comme dans les grandes surfaces des « points fidélité » ! C’est scandaleux, c’est cynique ! Au lieu de diminuer le recours des patrons aux travaux pénibles, on l’encourage !
Une étude de 2010 de la Direction de la recherche des études et des statistiques (DARES) montre les dégâts. La pénibilité ne cesse de se développer dans le pays, contrairement à l’idée reçue. Les situations de contraintes physiques (postures pénibles, manutention de charges), de travail de nuit ou répétitif, d’exposition à un environnement agressif, pour retenir les critères établis, se multiplient. (Lire la suite…)
Contrer le FN et le rôle que lui attribue l’idéologie dominante.
Communistes de plusieurs fédérations, à la suite de notre texte alternatif de congrès, nous poursuivons une réflexion sur le phénomène FN et ses nouveaux aspects.

Le slogan « Le peuple d’abord » se joue de l’abandon de toute référence de classe dans « L’humain d’abord ».
L’idéologie dominante tente, avec un succès certain et inquiétant, de faire du FN le réceptacle de toutes les colères sociales. Avec Marine Le Pen et son équipe renouvelée, la démagogie atteint un niveau inédit. Elles n’hésitent pas à reprendre, en les déformant et en cultivant l’ambiguïté, des positions historiques de notre parti : par exemple pour les nationalisations ou pour le « produire français ». Dans la suite des dérives de Sarkozy et d’autres leurs discours récurrents sécuritaires et racistes sont banalisés.
Dans le même temps, le FN reste le repoussoir qui permet au pouvoir de justifier toute sa politique, en jouant sur les réflexes, même usés, du « rassemblement républicain ». Dans son discours lénifiant du 14 juillet, Hollande a lourdement insisté sur le danger de l’extrême-droite pour légitimer son alignement sur l’Union européenne et les sacrifices imposés au peuple avec l’euro.
Identifier le danger, le repousser constituent un vrai problème pour nous communistes. Contrairement, à une période antérieure, la revendication du vote FN parmi nos collègues et nos voisins s’est aussi banalisée et ne tient plus seulement de la provocation. Mais cela va aussi de pair avec un développement du racisme et, même à un niveau faible, de groupuscules fascistes. Avec des différences locales, des similitudes avec les situations d’autres pays européens.
Nous le savons, le principal rempart à l’extrême-droite, c’est l’expression et l’organisation de classe révolutionnaires, communistes. Aujourd’hui avec les positions affadies, la conversion au réformisme et à l’Union européenne de la direction du PCF, elles sont gravement défaillantes. (Lire la suite…)

